Nous sommes retournés dans notre appartement, c'était très tôt le matin, il ne devait pas être loin de 4h. Il faisait encore nuit. L'appartement était quasiment vide. Il y avait encore le sang noir séché sur les planches d'Egolian, quand il était Ayden et qu'il était blessé. Nous étions un peu perdus par tous ses secrets découverts. Pourtant il fallait bien avancer, poursuivre notre vie, tout en se préparant pour affronter nos adversaires.
Nous avions, dans un premier temps, sans doute besoin de comprendre ou plutôt d'accepter ce qui était arriver dans le passé. Mais c'était compliquer.
-Cela vous dites de commencer à meubler, ranger les appartements ? Cela nous changerait les idées, on penserait à autre chose non ? Dit Mei cherchant comment continuer à avancer.
-Je ne sais pas si c'est le mieux, mais au moins, cela nous occuperait, car réfléchir ce n'est peut-être pas le bon moment. C'est trop vif encore. Dis-je pour lui répondre.
-Oui c'est vrai que toutes ses paroles, m'embrouille presque encore plus qu'avant. Ajouta Egolian.
-Bon, ton père à pas dit que des personnes doivent nous apportés les meubles, au moins la base non ? Dit Mei avec un peu d'entrain voulant se bouger et agir.
-Oui je dois l'appeler, pour voir avec lui comment cela se déroule. Dis-je avec une petite mine tristounette.
-Dois-je partir ou je peux rester ici ? Demanda Egolian un peu gêné.
-Non reste ne t'inquiète pas. Dis-je immédiatement.
-Oui tu ressembles plus vraiment au Roi en Jaune ni rien, donc même si son père vient, il ne sera pas qui tu es. On te présentera comme un ami. Ajouta Mei en souriant.
-Heu... Oui je n'ai pas encore réfléchi à tout ceci, à dire vrai. Mais si mon père apprend qu'un homme vit, ici avec moi ? Je suis morte ! Dis-je en m'inquiétant et en réfléchissant.
-Ben moi je veux bien t'aidé, Irem, je peux dire que c'est mon copain à moi ? Et tu sais bien que ton père ira pas vérifier. Répondit Mei.
Egolian nous regardais discutés et souriait en nous voyant vivre normalement, cela le rendait heureux après ses dernières heures.
-Non certainement pas ! Dis-je vivement et sèchement. Je m'imaginais tout le temps ou mon père serait là, Mei collé contre Egolian. Hors de question. Non je préfère pas. Ajoutais-je presque en grognant.
-Eh !! Irem !! Je vais pas te le volé ! Calme-toi ! Répondit Mei en faisant les gros yeux.
Egolian éclata de rire en nous voyant nous disputés gentiment pour des détails.
-Je peux tous simplement dire la vérité. Que je ne vis pas ici et que je suis un ami de l'école. Après il n'est pas obligé de savoir les détails. Dit Egolian avec le sourire.
-Non justement, ce n'est pas la vérité, car tu vis ici maintenant ! Dis-je plus possessive. Nous avons perdu assez de temps. Je veux que tu restes ici.
-Oh d'accord, oui, mais... Ajouta Egolian.
-Quoi ? Qui a-t-il ? Parle ? Dis-je en le voyant un peu gêné. Dis ce que tu penses, parles-moi, je veux que tu me dises tout ! Comme tu me là dis, je ne veux plus aucun secret entre nous, plus aucune arrière-pensée que l'on ose pas dire. Rien. Nous avons perdu des centaines, des milliers d'années, vécu des choses horribles. C'est beaucoup trop d'épreuve. Maintenant je veux tout ! Dis-je presque en rougissant et en souriant.
-Oui, je comprends, mais pour dormir, je dors où ? Ajouta Egolian.
-Ohhlalala !! Dis Mei tout-à-coup. Bon je vais téléphoner à ton père, je vais vous laissez entre vous dites donc ! Dit-elle en souriant en me touchant l'épaule du doigt. Eh oui coquine, il va dormir ou à ton avis, tout nu dans ton grand lit ?
Mon dieu j'étais rouge comme une tomate, je ne savais plus ou me mettre, je l'imaginais nu ? Unisexe, punaise ? Non ça repousse ? Punaise mais à quoi je pense non ?? Oh qu'est-ce que je réponds... Il ne va dormir sur le canapé ? OMG !!! Tout explose dans ma tête !! C'est... Ce... C'est la première fois pour de vrai ? Je tremble non ? Je fais quoi ?
Mei s'en allait me laissant seule devant lui, pour la première fois, alors que j'avais imaginé la scène trois milliards de fois dans ma tête, maintenant tout-à-coup, j'étais pas prête. Il restait là devant moi, à me fixer. Je ne savais plus quoi dire.
-Donc Irem ? Tu voulais dire ? Me dit Egolian.
Oh mon dieu, j'avais l'impression que mon cœur allait sortir de ma poitrine. J'avais tellement chaud. J'étais paralysée. Complètement absente. Est-ce que je vais me dissoudre ? J'aimerais disparaitre, devenir invisible ! Pitié... Mes émotions sont complètement chamboulées, je voudrais que ce soit parfait ! Oh non !!! Merde ! Je viens d'y penser, je n'y connais presque rien, je suis vierge ? Mais lui aussi !!! Oh non, c'est pas possible, ça va être compliquer... Il ne sait rien, il ne là pas fait depuis de milliers d'années, s'en souvient-il ? Moi rien du tout concernant le sexe. Mais punaise pourquoi je pense à ça ?
-Irem ? Me dit-il
-Oui, c'est moi. Dis-je sans réfléchir.
-Je pense que le plus simple, c'est que je rentre chez moi. Me dit Egolian.
-Hors de question ! Dis-je directement. Car c'est clair que non je veux un câlin punaise ! J'attends ça depuis trop longtemps !! Heureusement je l'ai pensé dans ma tête ! Je ne l'ai pas dit. J'ai rien dit non ?
-Non attends, tu ne comprends pas. Je vais te laisser réfléchir, je vais juste prendre et récupérer mes affaires personnelles pour les apportés ici. Ne t'inquiète pas je veux vivre avec toi.
Quoi ? Oh non... Je vais fondre... Il veut vivre avec moi. Je vais craquer !
-Hummm ! Oui d'accord, je ne bouge pas d'ici, j'espère que tu ne seras pas absent longtemps. Je vais préparer le lit ! Heu qu'est-ce que je raconte. On a pas de lit encore !! Dis-je en riant. Désolé je pense à autre chose ?? Arrête de parler Irem arrête tout de suite !!! Tu vas dire des conneries. Reviens vite !! J'ai besoin de toi !
Egolian s'approcha d'une vitre. Alors que je le regardais s'écarté de moi. Il toucha le carreau et disparu très rapidement.
-Et reviens très vite !! Punaise j'ai besoin d'un câlin !!! Dis-je tout seule dans la pièce.
J'ai saisi mon téléphone très rapidement. Vite j'ai appelé Mei. Elle devait surement être au-dessus chez elle. Mince c'était occupé, elle ne répondait pas. A mon avis elle est encore avec mon père. Je suis pressée de savoir ce qui va arriver. Bon je fais quoi moi maintenant ? Après quelques minutes à attendre, j'ai visité les pièces de l'appartement une à une tranquillement, c'était beau, propre et parfait pour débuter une belle vie, j'étais heureuse. J'avais encore chaud aux oreilles, c'est dingue les frissons que j'avais quand je pensais à tout ça ! La vue était splendide, une rue, un parc, l'endroit était très agréable. J'ai ouvert une fenêtre, que l'air frais circule et que cela aère la pièce. Quand brusquement j'ai entendu du bruit dans l'escalier de l'entrée. Mei est entrée ! Oh mais c'est pas possible !!!! Elle estf olle ou quoi ??? Elle porte juste un body transparent.
-Qu'est-ce que tu fais ? Dis-je presque furieuse en la voyant.
-Comment ça ? Vous avez fini ou pas ? Me dit-elle très naturellement.
-Fini quoi ? Mais bon sang !!
-Quoi de faire des câlins et tous ? De savoir qui dort de quel côté du lit tout ça ? Me dit-elle en souriant.
-Mais punaise Mei tu as vu comment tu es vêtue ?
-Ben quoi ? Il fait chaud et j'attends pour prendre une douche. Ton père nous envoie des agents qui vont monter les meubles et les éléments principaux.
-Et tu comptes les recevoir comme ça ? Mais !!
-Quoi Irem détends-toi arrête de stresser, tu t'inquiètes pourquoi exactement ?
-Ben, tu vas pas te balader comment ça dans l'appartement alors qu'Egolian sera ici ? Tu es presque nu !?? Dis-je avec tonicité.
-Ohhhh... Irem c'est bon il a déjà vu des femmes non ? Pis j'aime les femmes, donc je crois que ce n'est pas trop gênant. Pour les agents non t'inquiète pas je vais m'habiller, mais je voulais voir en bas dans ta cuisine, ton père a dit qu'il a déposé des affaires. La dernière fois j'ai tout laisser dans le coffre de la voiture. Ton père les a apportés et montés dans l'appartement.
-Quoi ? Il a fait ça tout seul ? Mei je te préviens ! Le débat n'est pas clos ! Je ne suis pas d'accord. Je ne veux pas qu'Egolian te vois comme ça.
-Eh dis donc madame, tu serais pas un peu jalouse ? Dit-elle en souriant.
-Cela n'a rien avoir ok ! Dis-je un peu boudeuse.
Après cela le temps est passé bien plus vite. Mei c'est habillé un peu plus. Et encore c'était léger je trouve. Nous avons déjeuné, en passant une commande. C'était bizarre d'avoir notre indépendance. Ensuite les agents ont monté les meubles, je regardais l'heure et j'arrêtais pas de me demander quand est-ce qu'il reviendrait. L'appartement prenait forme petit à petit. J'ai décoré et mise en place la chambre.
La chambre faisait belle, propre et assez simple pour le moment. Un lit dans le fond à droite, une petite étagère, un bureau dans le renfoncement, un tableau et un miroir pour décoration. Un petit tapis, je n'avais rien besoin de plus pour le moment. J'ai ensuite commencé à mettre en place la salle de bain, j'étais vraiment contente, c'était chez moi, enfin non, chez nous !! Oh j'étais trop exaltée, c'était presque comme un rêve qui prenait forme.
Lasalle de bain, avec son porte serviette, j'avais préparé un peignoir, une serviette. Quelques petits cadres, la douche dans le coin gauche, le wc un petit meuble au-dessus avec le nécessaire. Un lavabo à droite, un sceau avec des produits, un tapis. Comme beaucoup de pièce, c'était pas encore trop personnalisé, mais bon, c'est un début. J'ai installé un petit bureau avec un salon sympathique dans la pièce la plus grande. Le salon et le bureau c'est chose faite ! C'est bien cela avance. Je suis contente. C'est une pièce tout en longueur. Cela commence au hall d'entrée et la cuisine et va jusqu'au fond, vers la chambre et la salle de bain. Cela commence à prendre forme, je me sens déjà beaucoup plus chez moi.
Le bureau, tout est bien ranger, juste devant une fenêtre pour obtenir de la lumière, c'est plus pratique. Un petit tapis, une chaise, un bureau avec un petit ordinateur, des stylos... Bizarre, j'ai déposé des tableaux pour la décoration, mais certains ne sont pas à moi ? Egolian a déjà déposé des affaires à lui ?Je viens de remarquer. Juste à côté j'avais installé une petit cheminé électrique, c'est plus une décoration qu'autre chose, mais j'ai rempli le dessus avec des statues et des affaires d'Egolian, car c'est pas à moi.
Ensuite, tout au fond, ce trouvait le salon. C'est pas très grand, mais juste bien. En face il y a la porte de la salle de bain. Un petit meuble blanc et rouge entre les deux portes, avec des plantes. Un petit canapé une lampe, la fenêtre pas très loin, une mini table basse. J'ai fait installer une télévision petite forma sur le coin de mur en face avec un bras articulé. Un tapis et des tableaux, voilà c'est tout de suite mieux !
Quand brusquement il se décolla et j'ai ouvert les yeux. Il se recula et tourna la tête en la secouant de gauche à droite, comme s'il y avait un problème. Que se passe-t-il ? J'ai fait quelques choses de mal ? Je ne comprenais pas du tout. J'étais presque choqué, c'était bizarre. Il me tournait presque le dos. Il était de trois quart et regardait par la fenêtre les yeux perdus dans le vide, avalant sa salive.
-Il... Il me faudra... Hummm... Il respirait très fort et serrait fort ses poings. Il me faudra un peu de temps. S'il te plait. Je n'ai plus l'habitude des contacts physique. D'autant de tendresse. Il baissa la tête comme désolé. J'espère que tu comprends.
J'avais presque les sourcils froncés, cherchant à comprendre et l'écoutant. J'étais un peu surprise de sa réaction, oui j'entendais ses mots, mais en même temps, je n'arrivais pas les entendre. Mon esprit était bloqué, paralysée. Il n'osait plus me regarder, comme si nous venions de faire quelques choses de mal, j'avais du mal à saisir son sentiment.
-Je suis vraiment désolé, cela doit te sembler bizarre... Il s'arrêta de parler et se dirigea d'un coup, sans un mot vers la salle de bain. Mais non ? Qu'est-ce qu'il fait ?
-Attends ! Dis-je en avançant doucement vers lui qui s'était stoppé en entendant ma voix. Que fais-tu ? Tu pars sans dire un mot, je comprends, enfin j'essaie de comprendre, mais ne me laisse pas comme ça. Je ne veux pas que cela devient un obstacle entre nous. Nous pouvons tout nous dire et parler de tout non ? Dis-je tout en approchant. Puis je me suis avancée devant lui, je voulais lui caresser la joue, voulant le rassurer, il avait le visage baissé et n'osait pas me regarder.
Il ne disait rien, mais son corps était chaud, presque bouillant. Une grande chaleur s'échappait de lui. J'avais ma main collée à son visage, attendant une réponse, mais il n'osait pas dire un mot.
-Tu as raison. Dit-il d'un coup. Mais je n'ai pas connu cela depuis très longtemps. Le problème c'est que c'est contradictoire dans mon corps, mes émotions. Je t'aime c'est indéniable, mais je n'ai plus l'habitude des relations humaines, en général. J'essaie de m'habitué à avoir des émotions, de me vêtir, d'avoir une apparence commune... J'ai vécu trop longtemps avec un masque, seul, sans personne à qui parlé... C'est difficile.
Après ce moment nous avons rangés ses affaires ensemble, j'ai regardé avec lui, il y avait des objets très étrange et même temps particulier parfois. Comme son nounours et d'autres objets, lier à son enfance. Par moment, j'avais l'impression qu'il était encore comme un enfant, qu'il n'avait pas grandi d'une certaine façon. D'ailleurs j'ai aperçu ses bouteilles de lait. En le voyant les prendre et les déposés. Je l'ai regardé.
-C'est quoi exactement ses bouteilles Egolian ? Demandais-je un peu curieuse.
Il tourna la tête comme se cachant et quand j'avançais il se tournait davantage, comme désirant ne pas répondre. Il avait un comportement très étrange, comme un animal, un chien qui saisit un bâton et qui tourne la tête pour se cacher. On le voit, mais lui fait comme si on ne le voyait pas. C'était étrange. Brusquement, pensant à lui comme un enfant, j'ai mis mes mains sur mes hanches, en demandant avec plus d'assurance. Il avait son regard perdu, triste et mélancolique, parfois j'avais la sensation qu'il savait, mais qu'il ne voulait rien dire, c'était énervant. Il faisait la tête, comme un gosse. Il se fermait complètement dans ses moments-là, c'est incroyable ?
-Bon ! Egolian, tu veux bien répondre ? Parle-Moi ? Allez, réponds-moi s'il te plait ? Regarde-moi ! Dis-je en le regardant.
Il se tourna vers moi, le visage froncé, baissé, comme en colère et honteux, comme un enfant qui boude. Mais non c'est dingue cette réaction !
-Alors tu me réponds ? C'est quoi ça ? Dis-je en montrant les bouteilles du doigt et sur un ton comme si je le grondais.
Brusquement il se retourna et se mise assis dans un coin de la salle de bain, recroquevillé sur lui parlant tout seul tout bas. Il était comme un enfant ayant subi quelques choses, mais c'est quoi ce bordel ? J'ai tenté d'écouter ce qu'il disait, mais je n'arrivais pas comprendre son baragouinage incessant et permanent de mot sans aucun sens. C'était comme un langage inconnu, il était complètement ailleurs. Je me suis approchée de lui et j'ai posé ma main sur sa tête et d'un coup très brusque il sait tourner vers moi, s'agrippant à mes jambes.
-Je suis désolé... Me dit-il sans me regarder. J'ai eu un sursaut. J'étais déboussolée par son comportement. Je ne me souviens pas ! Mais je sais que si je l'ai perdu je vais mourir, c'est important !! Je ne dois pas m'en séparer !! Dit-il avec hargne.
-Ne t'inquiète pas ce n'est rien. Dis-je doucement en caressant son visage. Mais il va falloir que tu acceptes de tout me dire. Je veux t'aider, je ne sais pas ce que tu as, je veux comprendre, aide-moi ? Dis-je avec une voix plus douce et posé.
Je voulais comprendre, mais j'étais un peu perdu sur la position que je devais avoir, car trop autoritaire c'est pas trop bien et pas assez non plus, trop douce et tendre il se referme d'un coup. Il était comme surprotéger par une carapace épaisse ou il s'était enfermé lui-même. La seule fonction qu'il maitrisait parfaitement c'était l'affrontement, la peur, le combat... Pour ce qui était des relations humaines, c'était bien plus compliquer.
Moi et Mei avions un mot d'absence vis-à-vis du déménagement, mes parents étaient au courant et l'établissement aussi. Nous avons donc passés tout un week-end ensemble à apprendre à se connaitre. J'y ai mis toute ma volonté, coupé des manigances et des plans diaboliques des Néphilim et tous ceci. Nous étions juste entre nous. Ce soir-là nous avons passés un diner dans la salle à manger, tous les trois avec Mei. J'ai brièvement parler entre deux avec elle de toutes ses bizarreries comportementales. Elle était étonnée tout comme moi. Mais cela ne nous a pas empêchés de bien manger ensemble. Nous avons beaucoup discuté et j'avoue que la bonne humeur de Mei nous faisait du bien.
Mais alors que je débarrassais la table, je retirais les assiettes, pour les mettre dans le lave-vaisselle. Egolian était en train de boire un jus de pomme. Il y a eu un évènement sans précédent. Mei a posé très soudainement une question, pis elle est sans détour, un peu trop directe et pas du tout pudique.
-Tu préfères pas du lait ? Dit-elle en riant en soulevant son pull en laine en montrant ses seins.
Egolian a presque littéralement faillit s'étouffer recrachant le contenu de ce qu'il avait en bouche. Tandis que j'hurlais sur Mei.
-Tu es malade Mei !! Dis-je folle de colère. Punaise je lui avais pourtant dis de ne pas faire des choses comme ça bon sang. Mais j'avoue ça m'a fait rire, mais pas sur le moment.
-Quoi c'est vrai non ? C'est pas ça le lait maternelle ? Dit-elle en baissant son pull et en le tenant entre ses mains serrer. Elle baissa la tête. Rhooo ! Désolé, c'était pour détendre l'ambiance Irem.
Egolian ne bougeait plus, il était tout rouge et le visage baissé très gêné. Il ne savait plus ou regardé. Puis Mei se leva, un peu mécontente de ma réaction trop vive.
-Bon je vais vous laissez, désolé Irem. Dit-elle. Je vais rentrer chez moi. Mais bon j'aimerais bien être une petite souris. Dit-elle en souriant. Car ce soir... Ohlalala ! C'est votre première nuit ensemble !! Mmmmmmm !! Je me demande bien ce qu'il va se passer ! Dit-elle alors que je là poussais gentiment en dehors de la cuisine. Mais quoi Irem c'est vrai ! Je me pose des questions essentielles !
-S'il te plait Mei, arrête ! Dis-je en la poussant.
-En tout cas merci pour l'invitation ! C'était délicieux ! Dit-elle en riant. J'ai vraiment bien mangé. Ajouta-t-elle en se frottant le ventre. Elle se tourna alors que je la poussais encore faisant coucou de la main à Egolian. Salut Ego !! A demain !! L'épuise pas trop !! Dit-elle alors que je devenais rouge comme une tomate.
-Arrête Mei !! Tu dépasses les bornes !! S'il te plait !! Dis-je ne sachant plus où me mettre.
Elle est sortie ce dirigeant vers le hall en chuchotant vers moi.
-Tu me raconteras si cela s'est bien passé !! S'il est doué ou pas, hein ? Dit-elle en me regardant très curieuse.
Après l'avoir raccompagné je suis retournée dans la cuisine. Oh my god, je ne savais plus où me mettre.
-Tu as encore soif ? Demandais-je en m'approchant et en saisissant son verre.
Il me saisit la main sans bouger vraiment le reste de son corps, il n'osait pas me regarder.
-Je vais boire encore un peu, s'il te plait.
Quand tout-à-coup il me saisit pour me tirer vers lui et que je m'assois sur ses genoux. Il se colla contre moi sans un mot. J'avais l'impression qu'il sentait mon odeur. Je ne bougeais pas, je n'osais pas, je le laissais faire, comme s'il découvrait peu à peu. Il recula son visage comme un tique ou un frémissement trop fort, et fit un mouvement de gauche à droite très rapidement en faisant craquer les doigts de l'un de ses mains, prenant une profonde respiration. J'avais la sensation qu'il ressentait de forte émotion, mais trop intense d'un coup et il ne savait pas comment réagir, comme un mouvement nerveux hors de contrôle. Soudain contre tout attente il passa son bras sous mes genoux et l'autre dans mon dos, se leva et me souleva en même temps. Toujours sans dire un mot. Il respirait bien plus fort et regardais droit devant lui. Son corps est devenu brulant, comme s'il avait de la fièvre. Il a traversé rapidement le salon, puis le bureau ce dirigeant vers le fond, j'avais le cœur qui s'accélérait beaucoup. J'étais un peu en panique. Que lui arrivait-il tout d'un coup ? J'espérais, je souhaitais très fort et pensais à des choses, mais je n'osais y croire. Oh mon dieu j'ai trop chaud. Il m'a déshabillé très vite, puis retiré son pantalon, il m'a poussé en arrière sur le lit, montant au-dessus de moi, relevant mes jambes, tout allait si vite tout-à-coup, mon sang ne faisait qu'un tour. Ohhhhhhhh mon dieu, il est en moi !!!
J'avais la sensation de ne plus comprendre ce qui se produisait, tout allait si vite tout d'un coup, j'étais surprise et éprise d'attention, mon cerveau et mon corps était en ébullition complète. La chaleur de ses doigts sur ma peau, c'était torride. Ces gestes étaient surs, sans hésitation, c'était comme s'il avait toujours su. Il connaissait mon corps, mes zones de sensibilité par cœur. Lors d'un cri de jouissance j'ai pleuré car j'avais oublié à quel point c'était important d'être avec celui qui nous est destiné depuis le début. J'avais parfois une affinité particulière, l'impression de ne former plus qu'un seul être. Il a retiré et jeté sa veste, son t-shirt, il m'a retourné OOOOhhhhh !! Il était derrière moi, nos corps s'entrechoquaient, mon dieu !! C'était si vif.
C'était une nuit, comme celle-ci, dont je me souviendrais toutes mon existence. La passion, la fureur de nos accolades, ma transporté dans un autre monde, un rêve fabuleux, j'étais au paradis, véritablement heureuse depuis la première fois depuis très longtemps. Ce sentiment d'avoir accomplis un pas décisif, très important. J'avais un appétit insatiable, chacun de ses mouvements devenant plus vif et plus fort, je m'agrippais à lui en lacérant son dos avec mes ongles. C'était si bon, si parfait, que les chocs étaient ressentis avec plus de plaisir que jamais. Je ne voulais plus quitter ses bras, je ne voulais plus que cela ne s'arrête. Nous avons ensuite changé de place, il était allongé et moi à l'envers sur lui. Il me tenait les bras, j'étais tellement bien.
J'étais au bord du précipice, l'extase de nos ébats restaient tendre, doux et pourtant passionné et vigoureux. Je n'avais plus toute ma tête c'était comme une fusion de nos âmes, j'éprouvais enfin une plénitude et une exaltation intense et profonde. C'était la première fois que je découvrais de si forte sensation. Parfois c'est comme si l'esprit d'un animal m'envahissait, je devenais plus sauvage et je hurlais. C'était parfois très étrange de le voir si impliqué par ses actes, mais malgré tout il avait toujours l'air aussi mélancolique. Il était à l'abri entre mes bras, mais je le sentais perdu. Son cœur palpitait, je sentais pratiquement son pouls, tellement nous étions serrés l'un contre l'autre. Nous étions au bord du lit, assit, moi sur lui, tandis qu'il caressait ma poitrine et m'embrassait dans le coup, c'était torride et intense.
Je ne sais même plus combien de temps nous avions passés l'un avec l'autre, mais ce fut si merveilleux que j'en avais oubliés tous nos soucis. Mes cris étaient comme une libération de tous ce que j'avais subit depuis le début, une sorte de récompense que j'attendais depuis si longtemps, un partage, un lien avec mon âme sœur. Je pouvais enfin me dévoiler entièrement sans aucune honte, m'offrir toute entière à l'homme que je désirais, celui avec qui je désirais faire ma vie. Je me suis tournée face à lui l'embrassant avec passion. Enlacé l'un contre l'autre.
C'était exactement ce que j'attendais de lui, comme s'il le devinait. Il devançait mes attentent, caressant mon corps avec fougue. Il avait un talent pour s'occuper de moi, nous étions faits pour être ensemble. Mais par moment, l'espace d'une seconde j'avais comme un sentiment étrange qui m'envahissait, car il avait comme une retenu. Il se donnait entièrement pour moi, pour me satisfaire, mais il avait un visage froid et presque distant, comme s'il retenait ses émotions à l'intérieurs de lui, il ne l'exprimait pas. Il savait parfaitement ou me toucher pour me faire frémir, ou appuyer pour que je cri, mais lui, à part le fais qu'il semblait très sensible à mes caresses, aucun son de s'échappait de sa bouche. J'avais beau embrasser sa peau, la caresser, il se tordait, mais il me manquait l'expression de ce qu'il ressentait.
Cela ne m'a pas marqué immédiatement, car j'avais la tête ailleurs, profitant de ses mains, du bien qu'il me procurât. A la fin nous étions couchés l'un contre l'autre, j'étais si heureuse et joyeuse, mais je n'ai pas pu m'empêcher de lui demander.
-Qu'est-ce qu'il y a Egolian ? Dis-je dans un chuchotement en le regardant, en caressant son visage.
-Pourquoi dis-tu cela ? Que se passe-t-il ? Me répondit-il.
-Tu ne t'exprime pas beaucoup, on dirait que tu te retiens, que tu as peur de dire, de te laisser aller.
-Ah... Oui... Dit-il en baissant les yeux. Je découvre tout comme toi, même si je semble plus sure de moi dans mes mouvements. Mais chaque seconde, je pense, je réfléchis, je me demande ce que tu veux, ce que tu penses et j'en oublie ce que moi je ressens. C'est peut-être aussi l'impression que si je m'exprime je perdrais mon authenticité, que tu ne me verras plus tel que je suis... J'ai peur de ne plus être à la hauteur. J'ai peur de me laisser emporter par mes émotions. C'est très bizarre, mais c'est comme un torrent à l'intérieur de moi. Je ressens tellement de chose. C'est ce qui me permet de savoir, ce que tu veux, ce que tu ressens...
-Moi j'aimerais vraiment t'entendre, te voir, tel que tu es, que nous n'ayons aucune limite, car c'est toi et moi, il n'y a personne d'autre avec nous, je vous te voir tout en entier. Que tu puisses tout me montré de toi.
Egolian baissa légèrement la tête, puis bougea sur le côté en regardant le plafond et respirant plus fort. Parfois j'avais l'horrible sensation, qu'il était sincère, mais pourtant qu'il y avait des choses qu'il n'osait pas dire. C'était très étrange, comme s'il ne pouvait pas en parler. Je ne sais pas, comme s'il y avait un blocage profond ancré en lui. Brusquement il sait redresser et lever.
-Qui a-t-il ?Tu vas où ?Dis-je en le voyant se levé avec sa silhouette dans la nuit.
-Je... Hummmm.... Il eut une longue respiration, presque comme un soupir.
-Quoi, dit ?
-J'ai une étrange sensation. Dit-il avant de tomber vers le sol en se tenant. Il était presque à quatre pattes en faisant des grimaces.
-Mais qu'est-ce que tu as ? Dis un peu plus fort, commençant à paniquer.
Il respirait de plus en plus férocement, avec suffocation, il enfonça ses doigts dans le bois du plancher, contractant une majorité des muscles de son corps. C'est sans doute pas le moment, mais même quand il souffre, tout est en silence, comme si le dire était un aveu de faiblesse. Son regard devint très sombre, ses pupilles disparaissaient derrière un liquide noir qui envahissait ses yeux. Son teint devint plus blafard et obscure.
-Il... IL ARRIVE !!! IL M'APPEL A LUI !!! Cria Egolian en me regardant avec des larmes de sangs noirs qui coulaient de ses yeux.
Je me suis levée du lit très vite et lorsque j'ai posé ma main sur sa peau, nous avons basculés tous les deux.
Nous nous sommes retrouvés tout d'un coup sous forme spirituel tous les deux, nous avions les mêmes corps, mais comme si tout était à l'envers. C'était étrange car tout était très sombre. Un torrent d'énergie noire et violent parcourrais une terre vide. J'étais presque frigorifiée auprès d'Egolian qui se relevais.
-Ça y est tu l'a choisi, cette fois tu es sûre de toi ? Dis une grosse voix très lugubre et forte qui résonnait au loin.
-Qui êtes-vous ? Dis-je en criant.
-Voyons, Irem, tu sais très bien qui je suis. Dit la voix, tandis que nous entendions des bruits de pas avançant vers nous.
-C'est en toi !! Erodian !! Cria Egolian.
-Parfaitement mon « Frère ». En l'entendant derrière nous. Nous nous sommes retournés, il était dressé seul devant nous, sans aucun masque.
Son visage était entièrement défiguré, comme brulé, ressemblant toujours à Jarod, mais très abimé par de nombreuses blessures.
-Je suis ravi de voir, que cette fois tu as fait le bon choix. Dit-il en baissant la tête. Il y en aura au moins l'un de nous qui aura droit au bonheur. Tu as toujours cru que c'était moi, le monstre qui remplissait votre vie de cauchemars. N'est-ce pas ?
Il semblait mal en point c'est très étrange, il n'était pas comme d'habitude.
-Je n'en ai plus pour longtemps. Arrrggggghhh !!! Quand tout-à-coup il poussa un cri. Il se tenait l'estomac. Sa main était couverte de sang. Il leva la main très vite et l'enfonça à l'intérieur de ma tête, dans ma forme spirituelle. Je n'ai même pas eu le temps de bouger. Je me suis figée sur place. Je vais libérer ton pouvoir, pour ta mémoire, il te faudra du temps. Pour moi tout ce fini aujourd'hui. Je n'ai plus lieu d'être ici. Tu as fait le bon choix Irem. Mais les autres... Ils continueront la guerre contre vous... Prenez garde à vous. Je suis désolé mon frère, mais je vais devoir libérer toi aussi tes souvenirs, cela prendre du temps, mais je t'en conjure, je suis désolé de devoir le faire. Le plus grand, le plus sombre des secrets est dans le cœur d'Egolian... C'est pour cela qu'il n'a presque plus d'émotion... Qu'il ait différent... J'ai fait tous ce que j'ai pu pour te protéger mon frère... Bluuurrrrggggg !!! Puis il vomit un flot de sang assez conséquent.
-La vérité est parfois très difficile à accepter... Dit Erodian en regardant Egolian. J'ai conservé tes secrets tout ce temps, pour te faciliter la vie, mais tu dois faire face à la vérité. Je ne peux plus vous aidez. Vous avez réussi à être ensemble malgré les choix, les épreuves, je suis fière de vous deux. AAAAArrgggghhhhhh !!!!! Cria-t-il en crachant du sang. Il existe un monstre féroce, une créature sanguinaire impitoyable. Dit-il en pleurant. J'ai tout fait pour vous épargnez.
-Il va falloir y faire face, ce sera votre ultime épreuve. Si vous désirez y survivre, vous allez devoir être extrêmement prudent. Je n'ai plus beaucoup de temps. Je vous ai contactez à travers ce monde, une sorte de voile ténébreux, afin de brouiller les pistes. Mais je sais qu'ils me trouveront.
-De quoi tu parles ? Dis-je en le regardant.
-Adieu Irem, prend soin de lui... N'oublie pas, l'amour est la seule chose qui vous maintiendra unis. N'oublie surtout pas Irem !! Cria-t-il avant de disparaitre devant noir sous forme de poussière.
Peu après nous sommes revenus aussitôt dans la chambre. C'est étrange, j'ai l'impression que nous étions dans les sous-sols de Rightful ? Etais-ce un message secret ? Indirect ? Qui la tuer ?
-Qu'est-ce qu'il voulait nous dire ? Dis-je un peu effondré. Il parle de quoi ? Egolian ça me fait peur !! Je ne veux pas te perdre ! Maintenant que je t'ai trouvé, je ne veux pas !!!
-Je l'ignore Irem, je l'ignore également, mais je me demande ce que sait... Ma mémoire va revenir, la tienne aussi, j'ai presque peur de me souvenir... Ce que nous avons oubliés. Répondit Egolian sous le choc.
-J'ai l'impression que cela va être terrible... J'ai presque envie que les souvenirs ne reviennent pas. Dis-je tremblante.
-La vérité, n'est-ce pas ma fonction, je dois l'affronter.
-Mais si tu l'as oublié c'est que c'était trop dur à supporter.
Nous avons passés le reste du week-end à nous poser des questions, en attendant que les souvenirs refassent surface, mais cela ne revenait pas vraiment. Etais-ce un coup de bluff d'Erodian ou une chose horrible qui se profilait à l'horizon. Nous n'avions plus aucune certitude. Mei nous a dit avoir fait des cauchemars, elle aussi, mais elle ne se rappelle pas vraiment. Etais-ce Erodian ? En tout cas elle nous a dit que c'était effrayant... Elle s'était réveillée en sursaut, en larme dans son lit. Mais ne se rappelait de rien. Nous avons tenté de nous occuper, sans être vraiment rassurés, à jouer à des jeux de sociétés, nous avons fait une partie de cache-cache, nous avons regardés des films et séries. Malheureusement le moral ne revenait pas. Notre dernière nuit, Egolian était agité et n'arrivais pas trouver le sommeil. Il se relevait toutes les demi-heures. Buvant un jus de fruit, mangeant du chocolat, cherchant à réfléchir pour ce souvenir. Je ne sais plus à qu'elle heure il sait endormit, mais j'étais songeuse. Que pouvait-il bien y avoir qui l'effraie tant que cela ? Pourquoi étions-nous le couple qui pourrait résoudre la guerre, les conflits ? Pourquoi avions-nous ce rôle ? Qui avait-il d'aussi sombre ? J'avais trop de question en tête.
Quand brusquement il se décolla et j'ai ouvert les yeux. Il se recula et tourna la tête en la secouant de gauche à droite, comme s'il y avait un problème. Que se passe-t-il ? J'ai fait quelques choses de mal ? Je ne comprenais pas du tout. J'étais presque choqué, c'était bizarre. Il me tournait presque le dos. Il était de trois quart et regardait par la fenêtre les yeux perdus dans le vide, avalant sa salive.
-Il... Il me faudra... Hummm... Il respirait très fort et serrait fort ses poings. Il me faudra un peu de temps. S'il te plait. Je n'ai plus l'habitude des contacts physique. D'autant de tendresse. Il baissa la tête comme désolé. J'espère que tu comprends.
J'avais presque les sourcils froncés, cherchant à comprendre et l'écoutant. J'étais un peu surprise de sa réaction, oui j'entendais ses mots, mais en même temps, je n'arrivais pas les entendre. Mon esprit était bloqué, paralysée. Il n'osait plus me regarder, comme si nous venions de faire quelques choses de mal, j'avais du mal à saisir son sentiment.
-Je suis vraiment désolé, cela doit te sembler bizarre... Il s'arrêta de parler et se dirigea d'un coup, sans un mot vers la salle de bain. Mais non ? Qu'est-ce qu'il fait ?
-Attends ! Dis-je en avançant doucement vers lui qui s'était stoppé en entendant ma voix. Que fais-tu ? Tu pars sans dire un mot, je comprends, enfin j'essaie de comprendre, mais ne me laisse pas comme ça. Je ne veux pas que cela devient un obstacle entre nous. Nous pouvons tout nous dire et parler de tout non ? Dis-je tout en approchant. Puis je me suis avancée devant lui, je voulais lui caresser la joue, voulant le rassurer, il avait le visage baissé et n'osait pas me regarder.
Il ne disait rien, mais son corps était chaud, presque bouillant. Une grande chaleur s'échappait de lui. J'avais ma main collée à son visage, attendant une réponse, mais il n'osait pas dire un mot.
-Tu as raison. Dit-il d'un coup. Mais je n'ai pas connu cela depuis très longtemps. Le problème c'est que c'est contradictoire dans mon corps, mes émotions. Je t'aime c'est indéniable, mais je n'ai plus l'habitude des relations humaines, en général. J'essaie de m'habitué à avoir des émotions, de me vêtir, d'avoir une apparence commune... J'ai vécu trop longtemps avec un masque, seul, sans personne à qui parlé... C'est difficile.
Après ce moment nous avons rangés ses affaires ensemble, j'ai regardé avec lui, il y avait des objets très étrange et même temps particulier parfois. Comme son nounours et d'autres objets, lier à son enfance. Par moment, j'avais l'impression qu'il était encore comme un enfant, qu'il n'avait pas grandi d'une certaine façon. D'ailleurs j'ai aperçu ses bouteilles de lait. En le voyant les prendre et les déposés. Je l'ai regardé.
-C'est quoi exactement ses bouteilles Egolian ? Demandais-je un peu curieuse.
Il tourna la tête comme se cachant et quand j'avançais il se tournait davantage, comme désirant ne pas répondre. Il avait un comportement très étrange, comme un animal, un chien qui saisit un bâton et qui tourne la tête pour se cacher. On le voit, mais lui fait comme si on ne le voyait pas. C'était étrange. Brusquement, pensant à lui comme un enfant, j'ai mis mes mains sur mes hanches, en demandant avec plus d'assurance. Il avait son regard perdu, triste et mélancolique, parfois j'avais la sensation qu'il savait, mais qu'il ne voulait rien dire, c'était énervant. Il faisait la tête, comme un gosse. Il se fermait complètement dans ses moments-là, c'est incroyable ?
-Bon ! Egolian, tu veux bien répondre ? Parle-Moi ? Allez, réponds-moi s'il te plait ? Regarde-moi ! Dis-je en le regardant.
Il se tourna vers moi, le visage froncé, baissé, comme en colère et honteux, comme un enfant qui boude. Mais non c'est dingue cette réaction !
-Alors tu me réponds ? C'est quoi ça ? Dis-je en montrant les bouteilles du doigt et sur un ton comme si je le grondais.
Brusquement il se retourna et se mise assis dans un coin de la salle de bain, recroquevillé sur lui parlant tout seul tout bas. Il était comme un enfant ayant subi quelques choses, mais c'est quoi ce bordel ? J'ai tenté d'écouter ce qu'il disait, mais je n'arrivais pas comprendre son baragouinage incessant et permanent de mot sans aucun sens. C'était comme un langage inconnu, il était complètement ailleurs. Je me suis approchée de lui et j'ai posé ma main sur sa tête et d'un coup très brusque il sait tourner vers moi, s'agrippant à mes jambes.
-Je suis désolé... Me dit-il sans me regarder. J'ai eu un sursaut. J'étais déboussolée par son comportement. Je ne me souviens pas ! Mais je sais que si je l'ai perdu je vais mourir, c'est important !! Je ne dois pas m'en séparer !! Dit-il avec hargne.
-Ne t'inquiète pas ce n'est rien. Dis-je doucement en caressant son visage. Mais il va falloir que tu acceptes de tout me dire. Je veux t'aider, je ne sais pas ce que tu as, je veux comprendre, aide-moi ? Dis-je avec une voix plus douce et posé.
Je voulais comprendre, mais j'étais un peu perdu sur la position que je devais avoir, car trop autoritaire c'est pas trop bien et pas assez non plus, trop douce et tendre il se referme d'un coup. Il était comme surprotéger par une carapace épaisse ou il s'était enfermé lui-même. La seule fonction qu'il maitrisait parfaitement c'était l'affrontement, la peur, le combat... Pour ce qui était des relations humaines, c'était bien plus compliquer.
Moi et Mei avions un mot d'absence vis-à-vis du déménagement, mes parents étaient au courant et l'établissement aussi. Nous avons donc passés tout un week-end ensemble à apprendre à se connaitre. J'y ai mis toute ma volonté, coupé des manigances et des plans diaboliques des Néphilim et tous ceci. Nous étions juste entre nous. Ce soir-là nous avons passés un diner dans la salle à manger, tous les trois avec Mei. J'ai brièvement parler entre deux avec elle de toutes ses bizarreries comportementales. Elle était étonnée tout comme moi. Mais cela ne nous a pas empêchés de bien manger ensemble. Nous avons beaucoup discuté et j'avoue que la bonne humeur de Mei nous faisait du bien.
Mais alors que je débarrassais la table, je retirais les assiettes, pour les mettre dans le lave-vaisselle. Egolian était en train de boire un jus de pomme. Il y a eu un évènement sans précédent. Mei a posé très soudainement une question, pis elle est sans détour, un peu trop directe et pas du tout pudique.
-Tu préfères pas du lait ? Dit-elle en riant en soulevant son pull en laine en montrant ses seins.
Egolian a presque littéralement faillit s'étouffer recrachant le contenu de ce qu'il avait en bouche. Tandis que j'hurlais sur Mei.
-Tu es malade Mei !! Dis-je folle de colère. Punaise je lui avais pourtant dis de ne pas faire des choses comme ça bon sang. Mais j'avoue ça m'a fait rire, mais pas sur le moment.
-Quoi c'est vrai non ? C'est pas ça le lait maternelle ? Dit-elle en baissant son pull et en le tenant entre ses mains serrer. Elle baissa la tête. Rhooo ! Désolé, c'était pour détendre l'ambiance Irem.
Egolian ne bougeait plus, il était tout rouge et le visage baissé très gêné. Il ne savait plus ou regardé. Puis Mei se leva, un peu mécontente de ma réaction trop vive.
-Bon je vais vous laissez, désolé Irem. Dit-elle. Je vais rentrer chez moi. Mais bon j'aimerais bien être une petite souris. Dit-elle en souriant. Car ce soir... Ohlalala ! C'est votre première nuit ensemble !! Mmmmmmm !! Je me demande bien ce qu'il va se passer ! Dit-elle alors que je là poussais gentiment en dehors de la cuisine. Mais quoi Irem c'est vrai ! Je me pose des questions essentielles !
-S'il te plait Mei, arrête ! Dis-je en la poussant.
-En tout cas merci pour l'invitation ! C'était délicieux ! Dit-elle en riant. J'ai vraiment bien mangé. Ajouta-t-elle en se frottant le ventre. Elle se tourna alors que je la poussais encore faisant coucou de la main à Egolian. Salut Ego !! A demain !! L'épuise pas trop !! Dit-elle alors que je devenais rouge comme une tomate.
-Arrête Mei !! Tu dépasses les bornes !! S'il te plait !! Dis-je ne sachant plus où me mettre.
Elle est sortie ce dirigeant vers le hall en chuchotant vers moi.
-Tu me raconteras si cela s'est bien passé !! S'il est doué ou pas, hein ? Dit-elle en me regardant très curieuse.
Après l'avoir raccompagné je suis retournée dans la cuisine. Oh my god, je ne savais plus où me mettre.
-Tu as encore soif ? Demandais-je en m'approchant et en saisissant son verre.
Il me saisit la main sans bouger vraiment le reste de son corps, il n'osait pas me regarder.
-Je vais boire encore un peu, s'il te plait.
Quand tout-à-coup il me saisit pour me tirer vers lui et que je m'assois sur ses genoux. Il se colla contre moi sans un mot. J'avais l'impression qu'il sentait mon odeur. Je ne bougeais pas, je n'osais pas, je le laissais faire, comme s'il découvrait peu à peu. Il recula son visage comme un tique ou un frémissement trop fort, et fit un mouvement de gauche à droite très rapidement en faisant craquer les doigts de l'un de ses mains, prenant une profonde respiration. J'avais la sensation qu'il ressentait de forte émotion, mais trop intense d'un coup et il ne savait pas comment réagir, comme un mouvement nerveux hors de contrôle. Soudain contre tout attente il passa son bras sous mes genoux et l'autre dans mon dos, se leva et me souleva en même temps. Toujours sans dire un mot. Il respirait bien plus fort et regardais droit devant lui. Son corps est devenu brulant, comme s'il avait de la fièvre. Il a traversé rapidement le salon, puis le bureau ce dirigeant vers le fond, j'avais le cœur qui s'accélérait beaucoup. J'étais un peu en panique. Que lui arrivait-il tout d'un coup ? J'espérais, je souhaitais très fort et pensais à des choses, mais je n'osais y croire. Oh mon dieu j'ai trop chaud. Il m'a déshabillé très vite, puis retiré son pantalon, il m'a poussé en arrière sur le lit, montant au-dessus de moi, relevant mes jambes, tout allait si vite tout-à-coup, mon sang ne faisait qu'un tour. Ohhhhhhhh mon dieu, il est en moi !!!
J'avais la sensation de ne plus comprendre ce qui se produisait, tout allait si vite tout d'un coup, j'étais surprise et éprise d'attention, mon cerveau et mon corps était en ébullition complète. La chaleur de ses doigts sur ma peau, c'était torride. Ces gestes étaient surs, sans hésitation, c'était comme s'il avait toujours su. Il connaissait mon corps, mes zones de sensibilité par cœur. Lors d'un cri de jouissance j'ai pleuré car j'avais oublié à quel point c'était important d'être avec celui qui nous est destiné depuis le début. J'avais parfois une affinité particulière, l'impression de ne former plus qu'un seul être. Il a retiré et jeté sa veste, son t-shirt, il m'a retourné OOOOhhhhh !! Il était derrière moi, nos corps s'entrechoquaient, mon dieu !! C'était si vif.
C'était une nuit, comme celle-ci, dont je me souviendrais toutes mon existence. La passion, la fureur de nos accolades, ma transporté dans un autre monde, un rêve fabuleux, j'étais au paradis, véritablement heureuse depuis la première fois depuis très longtemps. Ce sentiment d'avoir accomplis un pas décisif, très important. J'avais un appétit insatiable, chacun de ses mouvements devenant plus vif et plus fort, je m'agrippais à lui en lacérant son dos avec mes ongles. C'était si bon, si parfait, que les chocs étaient ressentis avec plus de plaisir que jamais. Je ne voulais plus quitter ses bras, je ne voulais plus que cela ne s'arrête. Nous avons ensuite changé de place, il était allongé et moi à l'envers sur lui. Il me tenait les bras, j'étais tellement bien.
J'étais au bord du précipice, l'extase de nos ébats restaient tendre, doux et pourtant passionné et vigoureux. Je n'avais plus toute ma tête c'était comme une fusion de nos âmes, j'éprouvais enfin une plénitude et une exaltation intense et profonde. C'était la première fois que je découvrais de si forte sensation. Parfois c'est comme si l'esprit d'un animal m'envahissait, je devenais plus sauvage et je hurlais. C'était parfois très étrange de le voir si impliqué par ses actes, mais malgré tout il avait toujours l'air aussi mélancolique. Il était à l'abri entre mes bras, mais je le sentais perdu. Son cœur palpitait, je sentais pratiquement son pouls, tellement nous étions serrés l'un contre l'autre. Nous étions au bord du lit, assit, moi sur lui, tandis qu'il caressait ma poitrine et m'embrassait dans le coup, c'était torride et intense.
Je ne sais même plus combien de temps nous avions passés l'un avec l'autre, mais ce fut si merveilleux que j'en avais oubliés tous nos soucis. Mes cris étaient comme une libération de tous ce que j'avais subit depuis le début, une sorte de récompense que j'attendais depuis si longtemps, un partage, un lien avec mon âme sœur. Je pouvais enfin me dévoiler entièrement sans aucune honte, m'offrir toute entière à l'homme que je désirais, celui avec qui je désirais faire ma vie. Je me suis tournée face à lui l'embrassant avec passion. Enlacé l'un contre l'autre.
C'était exactement ce que j'attendais de lui, comme s'il le devinait. Il devançait mes attentent, caressant mon corps avec fougue. Il avait un talent pour s'occuper de moi, nous étions faits pour être ensemble. Mais par moment, l'espace d'une seconde j'avais comme un sentiment étrange qui m'envahissait, car il avait comme une retenu. Il se donnait entièrement pour moi, pour me satisfaire, mais il avait un visage froid et presque distant, comme s'il retenait ses émotions à l'intérieurs de lui, il ne l'exprimait pas. Il savait parfaitement ou me toucher pour me faire frémir, ou appuyer pour que je cri, mais lui, à part le fais qu'il semblait très sensible à mes caresses, aucun son de s'échappait de sa bouche. J'avais beau embrasser sa peau, la caresser, il se tordait, mais il me manquait l'expression de ce qu'il ressentait.
Cela ne m'a pas marqué immédiatement, car j'avais la tête ailleurs, profitant de ses mains, du bien qu'il me procurât. A la fin nous étions couchés l'un contre l'autre, j'étais si heureuse et joyeuse, mais je n'ai pas pu m'empêcher de lui demander.
-Qu'est-ce qu'il y a Egolian ? Dis-je dans un chuchotement en le regardant, en caressant son visage.
-Pourquoi dis-tu cela ? Que se passe-t-il ? Me répondit-il.
-Tu ne t'exprime pas beaucoup, on dirait que tu te retiens, que tu as peur de dire, de te laisser aller.
-Ah... Oui... Dit-il en baissant les yeux. Je découvre tout comme toi, même si je semble plus sure de moi dans mes mouvements. Mais chaque seconde, je pense, je réfléchis, je me demande ce que tu veux, ce que tu penses et j'en oublie ce que moi je ressens. C'est peut-être aussi l'impression que si je m'exprime je perdrais mon authenticité, que tu ne me verras plus tel que je suis... J'ai peur de ne plus être à la hauteur. J'ai peur de me laisser emporter par mes émotions. C'est très bizarre, mais c'est comme un torrent à l'intérieur de moi. Je ressens tellement de chose. C'est ce qui me permet de savoir, ce que tu veux, ce que tu ressens...
-Moi j'aimerais vraiment t'entendre, te voir, tel que tu es, que nous n'ayons aucune limite, car c'est toi et moi, il n'y a personne d'autre avec nous, je vous te voir tout en entier. Que tu puisses tout me montré de toi.
Egolian baissa légèrement la tête, puis bougea sur le côté en regardant le plafond et respirant plus fort. Parfois j'avais l'horrible sensation, qu'il était sincère, mais pourtant qu'il y avait des choses qu'il n'osait pas dire. C'était très étrange, comme s'il ne pouvait pas en parler. Je ne sais pas, comme s'il y avait un blocage profond ancré en lui. Brusquement il sait redresser et lever.
-Qui a-t-il ?Tu vas où ?Dis-je en le voyant se levé avec sa silhouette dans la nuit.
-Je... Hummmm.... Il eut une longue respiration, presque comme un soupir.
-Quoi, dit ?
-J'ai une étrange sensation. Dit-il avant de tomber vers le sol en se tenant. Il était presque à quatre pattes en faisant des grimaces.
-Mais qu'est-ce que tu as ? Dis un peu plus fort, commençant à paniquer.
Il respirait de plus en plus férocement, avec suffocation, il enfonça ses doigts dans le bois du plancher, contractant une majorité des muscles de son corps. C'est sans doute pas le moment, mais même quand il souffre, tout est en silence, comme si le dire était un aveu de faiblesse. Son regard devint très sombre, ses pupilles disparaissaient derrière un liquide noir qui envahissait ses yeux. Son teint devint plus blafard et obscure.
-Il... IL ARRIVE !!! IL M'APPEL A LUI !!! Cria Egolian en me regardant avec des larmes de sangs noirs qui coulaient de ses yeux.
Je me suis levée du lit très vite et lorsque j'ai posé ma main sur sa peau, nous avons basculés tous les deux.
Nous nous sommes retrouvés tout d'un coup sous forme spirituel tous les deux, nous avions les mêmes corps, mais comme si tout était à l'envers. C'était étrange car tout était très sombre. Un torrent d'énergie noire et violent parcourrais une terre vide. J'étais presque frigorifiée auprès d'Egolian qui se relevais.
-Ça y est tu l'a choisi, cette fois tu es sûre de toi ? Dis une grosse voix très lugubre et forte qui résonnait au loin.
-Qui êtes-vous ? Dis-je en criant.
-Voyons, Irem, tu sais très bien qui je suis. Dit la voix, tandis que nous entendions des bruits de pas avançant vers nous.
-C'est en toi !! Erodian !! Cria Egolian.
-Parfaitement mon « Frère ». En l'entendant derrière nous. Nous nous sommes retournés, il était dressé seul devant nous, sans aucun masque.
Son visage était entièrement défiguré, comme brulé, ressemblant toujours à Jarod, mais très abimé par de nombreuses blessures.
-Je suis ravi de voir, que cette fois tu as fait le bon choix. Dit-il en baissant la tête. Il y en aura au moins l'un de nous qui aura droit au bonheur. Tu as toujours cru que c'était moi, le monstre qui remplissait votre vie de cauchemars. N'est-ce pas ?
Il semblait mal en point c'est très étrange, il n'était pas comme d'habitude.
-Je n'en ai plus pour longtemps. Arrrggggghhh !!! Quand tout-à-coup il poussa un cri. Il se tenait l'estomac. Sa main était couverte de sang. Il leva la main très vite et l'enfonça à l'intérieur de ma tête, dans ma forme spirituelle. Je n'ai même pas eu le temps de bouger. Je me suis figée sur place. Je vais libérer ton pouvoir, pour ta mémoire, il te faudra du temps. Pour moi tout ce fini aujourd'hui. Je n'ai plus lieu d'être ici. Tu as fait le bon choix Irem. Mais les autres... Ils continueront la guerre contre vous... Prenez garde à vous. Je suis désolé mon frère, mais je vais devoir libérer toi aussi tes souvenirs, cela prendre du temps, mais je t'en conjure, je suis désolé de devoir le faire. Le plus grand, le plus sombre des secrets est dans le cœur d'Egolian... C'est pour cela qu'il n'a presque plus d'émotion... Qu'il ait différent... J'ai fait tous ce que j'ai pu pour te protéger mon frère... Bluuurrrrggggg !!! Puis il vomit un flot de sang assez conséquent.
-La vérité est parfois très difficile à accepter... Dit Erodian en regardant Egolian. J'ai conservé tes secrets tout ce temps, pour te faciliter la vie, mais tu dois faire face à la vérité. Je ne peux plus vous aidez. Vous avez réussi à être ensemble malgré les choix, les épreuves, je suis fière de vous deux. AAAAArrgggghhhhhh !!!!! Cria-t-il en crachant du sang. Il existe un monstre féroce, une créature sanguinaire impitoyable. Dit-il en pleurant. J'ai tout fait pour vous épargnez.
-Il va falloir y faire face, ce sera votre ultime épreuve. Si vous désirez y survivre, vous allez devoir être extrêmement prudent. Je n'ai plus beaucoup de temps. Je vous ai contactez à travers ce monde, une sorte de voile ténébreux, afin de brouiller les pistes. Mais je sais qu'ils me trouveront.
-De quoi tu parles ? Dis-je en le regardant.
-Adieu Irem, prend soin de lui... N'oublie pas, l'amour est la seule chose qui vous maintiendra unis. N'oublie surtout pas Irem !! Cria-t-il avant de disparaitre devant noir sous forme de poussière.
Peu après nous sommes revenus aussitôt dans la chambre. C'est étrange, j'ai l'impression que nous étions dans les sous-sols de Rightful ? Etais-ce un message secret ? Indirect ? Qui la tuer ?
-Qu'est-ce qu'il voulait nous dire ? Dis-je un peu effondré. Il parle de quoi ? Egolian ça me fait peur !! Je ne veux pas te perdre ! Maintenant que je t'ai trouvé, je ne veux pas !!!
-Je l'ignore Irem, je l'ignore également, mais je me demande ce que sait... Ma mémoire va revenir, la tienne aussi, j'ai presque peur de me souvenir... Ce que nous avons oubliés. Répondit Egolian sous le choc.
-J'ai l'impression que cela va être terrible... J'ai presque envie que les souvenirs ne reviennent pas. Dis-je tremblante.
-La vérité, n'est-ce pas ma fonction, je dois l'affronter.
-Mais si tu l'as oublié c'est que c'était trop dur à supporter.
Nous avons passés le reste du week-end à nous poser des questions, en attendant que les souvenirs refassent surface, mais cela ne revenait pas vraiment. Etais-ce un coup de bluff d'Erodian ou une chose horrible qui se profilait à l'horizon. Nous n'avions plus aucune certitude. Mei nous a dit avoir fait des cauchemars, elle aussi, mais elle ne se rappelle pas vraiment. Etais-ce Erodian ? En tout cas elle nous a dit que c'était effrayant... Elle s'était réveillée en sursaut, en larme dans son lit. Mais ne se rappelait de rien. Nous avons tenté de nous occuper, sans être vraiment rassurés, à jouer à des jeux de sociétés, nous avons fait une partie de cache-cache, nous avons regardés des films et séries. Malheureusement le moral ne revenait pas. Notre dernière nuit, Egolian était agité et n'arrivais pas trouver le sommeil. Il se relevait toutes les demi-heures. Buvant un jus de fruit, mangeant du chocolat, cherchant à réfléchir pour ce souvenir. Je ne sais plus à qu'elle heure il sait endormit, mais j'étais songeuse. Que pouvait-il bien y avoir qui l'effraie tant que cela ? Pourquoi étions-nous le couple qui pourrait résoudre la guerre, les conflits ? Pourquoi avions-nous ce rôle ? Qui avait-il d'aussi sombre ? J'avais trop de question en tête.
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