Je me suis réveillée dans mon lit avec l'idée que mon père allait sans doute me boudée durant plusieurs jours, ne se remettant pas de ma soirée télé-pizza. Je n'étais pas très fière de moi, pourtant je n'avais rien fait de mal. C'est étrange cette sensation, comme si on se sentait sale alors que non. J'ai passé du temps à chercher ce que j'allais dire, mais bon. Je n'avais même pas pensée vraiment à eux, absorbés dans mon drama, bien installés dans le canapé, ventres bien remplis. Ahlalala ! Je ne me sentais pas belle... Tous ses sucreries, je regrettais déjà. C'est quoi ce foutu truc de grossir alors que c'est des choses tellement bonnes quand on les mange. C'est trop dur. La vie est injuste parfois. Allez Irem, faut essayer de tenir le coup. Je me suis mis assise dans mon lit à me gratter les cheveux. Ohalalah ! C'est tout gras, vivement la douche je n'en peux plus. Heureusement que je ne suis pas un homme, pourquoi je pense à ça. Ah ça gratte... Les poils, j'avais horreur des poils partout. Je pensais à ça à cause des barbes, mais bon nous les filles. Pffff... Soupir long et pénible. Me frappant la tête. Eh oui ça pousse aussi, c'est dérangeant, chiant. Tout ça pour être miss parfaite. Bon ça va seize ans, ce n'est pas encore la jungle. Mais bon ça commence à se voir.
C'était partis pour une déforestation intense. Bras, maillot, il fallait que ma petite « Gillette » passe partout. Une douche, avec mes crèmes anti-fatigues pour adoucir la peau. Ohhh ! Détends-toi Irem ! Profite de la vie, il ne reste plus très longtemps et c'est là rentrer. J'avais envie et pas envie, c'était compliqué. M'enfonçant dans la douche ne laissant aller sous l'eau qui coulait dans mes cheveux qui sentait une odeur de fruit. J'étais bien ! Puis tout à coup l'image de la photo en noir et blanc met revenue, avec ce livre. C'était quoi ce truc, comment je pouvais faire pour savoir ce que c'était ? Une photo et hop une inscription sur un forum « Timbré de vieux bouquin, please c'est quoi ce livre ? ». Non, on ne sait jamais si des gens cherches le livre, je ne veux pas de dingue supplémentaire dans ma vie, c'est bon y en a assez ! Mais il n'est peut-être même pas connu ou rechercher. Une librairie ? Dans la bibliothèque de Rightful Staten Island High School. Non après les autres me prendront pour une fanatique de littérature ou je ne sais quoi, accros aux anciens livres. Je ne connais personne en plus, quoi que si quelques personnes, mais bon je n'avais pas envie de les voir. Si, Gabriel était charmant, ou même sexy c'est sûr ! Oh God, je dois arrêter de pensée à ça maintenant, sinon je ne finirais pas mon bain tranquille, je sens que mon corps s'agite avec mes pensées. Je me tiens le visage, j'espère que je n'ai pas encore rougie.
Nettoyage fini, je suis douce, toutes propres, cheveux démêlés soignés. Ah ! Voilà je me sens mieux. Bizarre j'étais dans la douche, comment je peux avoir une photo de moi dans le téléphone ? C'est quoi ce bordel ? Mon téléphone fait des photos tout seul ou quoi ? J'ai été pour effacer la photo, mais elle est enregistrée dans un cloud et j'ai pas l'accès ??? Mais non ?!! C'est quoi ça encore ? Bon aller direction l'armoire et les vêtements, aujourd'hui j'étais plutôt d'humeur rebelle et surtout provocation. Lunette ronde noir. Des bottines noirs, j'aurais voulu mettre les blanches, mais ça ne va pas avec ce que j'avais en tête. Je vais prendre mes chaussures en cuir noir. Un collant blanc brillant, pas trop avec de grandes chaussettes bleues. Une veste bleue molletonné et épaisse à capuche style « Grunge ». Un short noir court et un t-shirt noir et des gants en cuir noir sans doigts comme ça on voit mes ongles. Voilà un look un peu « Bad Girl ». Ça change un peu de style. Pis mon père va me tuer donc un peu plus ou pas, ça ne changera rien. De toutes façons cela va arriver. Mon sac en bandoulière noir, avec quelques pressions argentés parsemés. Mon téléphone, je suis prête pour ma journée.
J'ai descendu l'escalier avec un style un peu « Dark », musique rock en tête, guitare, rébellion. Tout à coup j'ai la sensation que tout s'est arrêté.
-Voilà !! ça c'est VRAIMENT. Insistant sur les mots. Pas mal ! Maco ! Viens voir ta fille ! Mon père riait en bas de l'escalier. Elle croit que c'est déjà HALLOWEEN ! Elle met un déguisement, elle pense, on ne la reconnaitra pas ! Hum. C'est vraiment bien. En riant dans sa main.
Ma mère accourus, soupirant. Elle faisait le petit déjeunée préparais tous et mon père l'appelais pour se moquer de moi. Mon père devint plus sérieux serrant un poing contre sa hanche me montrant du doigt.
-Tu vas ou habillés comme ça ? Il était plus irrité. Plus ferme dans ses mots.
-Je venais juste prendre le déjeunée. Lui dis-je sans trop en rajoutée.
-Va dans ta chambre ! Ta mère t'apportera un plateau, je ne veux pas te voir comme ça dans la maison. File ! Il faisait des gestes avec sa main et son doigt pour que je remonte.
-Pffff... Je soupirais et remontais.
-Et je ne veux rien entendre ! Tu as compris ? Dit-il très agacé.
Je remontais dans ma chambre un peu désemparée, m'asseyant à mon bureau. A croire que c'est ça ma vie deux minutes de bonheur puis hop ça redescend d'un coup une claque aux morales, tout se dégonfle. Malaise et sensation de gêne qui colle à la peau. J'attendais ma mère, j'avais faim. Limite entre larmes et colère. Aucune liberté de rien. C'est exactement ce que je me disais.
Tapotant ma botte sur le pied de bureau arrondie nerveusement. Ne sachant plus quoi faire. Je saisis mon téléphone pour patientée un peu. TikTok, quelques choses me travaillaient l'esprit et je voulais voir, vérifier. Compte, liste d'abonnés, je défile. Non... Non... Punaise ! Non... Je repasse la liste quatre fois. Je n'ai aucun abonné nommé Silka17. C'est dingue non ? J'ai toujours le même nombre d'abonnés. Pourtant Silka17 n'est plus là. Ce n'est pas normal. J'ai presque ouvert toutes les pages de mes abonnés, une part une. Rien à faire, il avait disparu de mon compte, ça part contre c'était un peu étrange tout de même. Peut-être que mes abonnés c'est juste des « Bots » ou des faux comptes ? Je frappais mon bureau avec la main, punaise ça m'énervais encore plus. Pfffff !! Je soupirais, me levais et me dirigeais vers la fenêtre, quand ma mère arriva dans la chambre, sans vraiment dire un mot, elle déposa le plateau avec des tartines, un chocolat chaud, deux aux beurres, deux avec de la confiture. Et elle redescendit aussi vite presque énerver. Je haussais les sourcils, car je savais que ma mère endurait aussi tout cela. Quand mon père était énervé il s'en prenait à elle et lui demandais dix milles choses, râlais pour tout et était simplement insupportable. Du coup j'avais l'impression qu'elle me faisait la tête, car c'était à cause de moi. J'ai baissé la tête me suis dirigée au bureau et j'ai mangé un peu, mais je n'avais plus trop faim. J'ai bu légèrement mon chocolat. Je me suis relevée, me suis dirigée vers la fenêtre, je devais faire un test ! Un TikTok juste pour voir si j'avais des commentaires, ou autre, des likes. Voir si au moins un compte était réel. Comment savoir autrement. J'ai cherché sur le bureau rapidement, pour prendre ma ventouse et coller mon téléphone sur la grande vitre. J'essayais de faire un TikTok à la mode, la chorégraphie me plaisait, la musique aussi. Je me lançais. Après avoir effectuée une dizaine d'essai, je vis par la fenêtre quelques choses qui m'a perturbée un peu. Quand j'étais très près de ma fenêtre, j'arrivais à voir celle du voisin proche en diagonal. Et j'y aperçue Gabriel torse nu en train de fumée une cigarette par la fenêtre, sans doute de sa chambre, je suppose. Nous n'étions pas très loin. Mon TikTok n'étais pas au point, mais j'ai enregistrée et postée la vidéo, tant pis. J'ouvris la fenêtre en la faisant coulissé, l'aire de rien je m'avançais sur le balcon. Gabriel tourna la tête vers moi, souris et me fixa.
-Hey !
Je me suis tournée vers lui, en faisant semblant d'être surprise.
-Oh tu es là ? Qu'est-ce que tu fais ?
-T'es pas mal comme ça, mieux que la dernière fois. Parlant avec une voix détendue, un peu arrogante et cassée.
-Merci. Ne rougis pas rougis pas, que je me disais.
-Et toi qu'est-ce que tu fais de beau ?
-Je sors un peu prendre l'air, j'en ai assez d'être enfermée dans ma chambre.
-Oh je vois « Poulette », tu veux faire un tour ?
Poulette, mais bien sûr... J'ai sans doute eu un rictus ou un sourcil qui sais froncée tout à coup.
-Oui je veux bien.
-Alors je t'attends, ramènes-toi ! Puis il ajouta en parlant plus bas. Si tu ne veux pas que ton père te voie, passe par le petit chemin entre nos deux maisons. Avec un ricanement presque provocateur, comme s'il savait comment cela se passais à la maison.
Bien, c'est à moi de jouer, je vais désobéir à mes parents, j'ai eu deux secondes d'hésitations. Je... Lance-toi Irem c'est l'occasion de rencontrer quelqu'un même si « Poulette » c'est un peu limite. Je fis le tour de l'étage par le balcon et descendit les marchent doucement, derrière la maison. J'ai longé le jardin arrière et emprunté une porte menant à un chemin entre les deux maisons comme il m'avait dit. Je n'avais même pas encore eu connaissance de tous sur mon propre terrain. Je découvrais avec le temps. En m'avançant je vis Gabriel, avec un débardeur gris très grunge, le même que la dernière fois, avec un crâne noir dessus.
-J'arrive !
-Allez viens. Il se retourna et se dirigea vers la rue avec un bâton entre les dents et les lèvres. Il avait une démarche presque « Gangsta ». En avançant derrière lui, une voiture arriva peu après, s'arrêtant devant nous. Le moteur grondait avec puissance. C'était une voiture rouge assez classe, style véhicule Allemand.
Une femme était à l'avant de la voiture, côté passager. La porte était ouverte des deux côtés car elle n'avait que deux portes. Ils nous attendaient.
Puis elle se tourna ensuite vers moi. Elle avait un regard extrêmement froid. Mâchant un chewing-gum presque vulgairement. Cheveux très court, attachés en chignon, blonde. Un make-up noir autour des yeux ressortant ses yeux bleus. Un rouge à lèvre sombre. Elle portait une jupe en jean et un haut très ouvert avec bretelle, style bustier. Les manches transparentes, le tout très bleuté. Elle me dévisageait agressivement, je ressentais un malaise à me sentir jugée par elle.
Elle sortit du véhicule, souleva le siège à l'arrivé de Gabriel et il entra dans la voiture sans ce retourné, laissant la place pour que j'entre à mon tour, tandis que la femme me dévisageait. Il salua le chauffeur, un gars plutôt jeune. En plus il portait une vieille veste en cuir plus grise que noir, très usée. Le mec avait environ vingt ans. Il avait les cheveux courts légèrement bouclé sur le haut du crâne, brun foncé. Les yeux brun clair. Un pantalon marron voir bordeaux. Des tatouages écrits sous les yeux, ainsi qu'une balafre sur l'œil droit. Mais surtout un tatouage très voyant sur la gorge notée « Not Dead ».
C'est clair comme ça ? Je marchais vers la porte ouverte et me penchais pour entrer. Il semblait moins froid que la femme, le visage plus ouvert, plus souriant. Je trouvais qu'il avait de petits yeux rapprochés.
-Allez dépêches-toi ma belle ! Dit Gabriel avec un ton presque saouler, ou je ne sais pas désabuser. On s'entais dans sa voix qu'il n'en avait rien à foutre. Le gars blasé de tout.
Le chauffeur tourné me regarda brièvement. J'ai à peine eu le temps de fermer la porte que la voiture à avancer d'un coup laissant crisser les pneus, faisant de la fumée blanche. Gabriel avait ouvert la fenêtre du côté chauffeur et s'avança pour hurler « Yaouhhhhh !!! ». Je me demandais tout à coup ce que je faisais avec eux. Il avait un bras sur la plage arrière derrière ma tête et me regardais avec un peu d'attention. J'ai brièvement et discrètement regardé mon téléphone et j'ai vu un truc très étrange, sur les photos prises, parfois, certaines n'étaient pas de moi, enfin c'est pas moi qui l'avais prise. Il y avait les noms et prénoms de tout le monde ? What the fuck ? C'est quoi ce truc ? Je savais déjà avec qui j'étais dans la voiture ? Je ne comprenais pas !
-Alors, poulette, tu bédav ? Personne ne parlait dans la voiture à part Gabriel.
-Euh... Non. Je ne préfère pas.
La fille se mise à rire, un rire moqueur.
-Tu nous as trouvés un ange qui se fringue comme un petit diable Gaby ! Dit-elle avec ça voix aigu énervante.
-Un ange, ouais peut-être bien. Dit Gabriel de façon très désinvolte.
Je me sentais un peu à l'étroit dans ce véhicule. Il se tourna vers moi.
-Tu sais, il faudra bien mourir un jour, alors aujourd'hui ou demain, moi j'dis qu'il faut vivre la vie à fond la caisse ! Sinon ça ne sert à rien. Me dit-il en allumant son joint.
Il ferma la vitre de son côté. Puis il s'étala un peu plus en prenant de la place dans le siège. Moi j'avais l'impression d'être toute droite, muscle tendu de mon côté.
Pendant qu'elle riait, Gabriel sortais des feuilles et un sachet avec du cannabis et roulais un carton pour faire un filtre et préparais tranquillement un joint. Soudain le chauffeur lança la musique, assez fort je dois dire, je n'avais pas l'habitude d'écouter ça. Je ne connaissais pas vraiment, mais c'était du Rap, assez lourd au niveau son avec des bass qui tapais fort. Des paroles assez virulentes. Je ne voulais pas faire la prude, mais bon, je n'avais pas vraiment eu ce genre d'expérience. Je venais de désobéir à mes parents, sortir en douce, j'étais dans une voiture avec des inconnus. Je ne savais plus pourquoi j'étais là. J'étais perchée entre panique et curiosité, mais c'était une ambiance étrange. « Kof ! Kof ! Kof ! » Je me suis mise à tousser quand Gabriel souffla plusieurs fois sur son joint. Punaise l'odeur, c'était tellement fort !
-Hey, c'est quoi ton petit nom ? Me dit Gabriel.
-Irem. Dis-je un peu gênée.
Il se pencha vers moi.
-Ouvre la bouche et aspire, Irem tu vas voyager avec nous.
J'ouvris légèrement la bouche et il souffla de la fumée entre mes lèvres. En aspirant, j'ai cru que mes yeux explosaient, j'avais chaud. Ses lèvres étaient si proches des miennes. La chaleur de cette fumée. Oh merde c'est quoi ce truc. Je ne voulais pas faire la fille coincée et je me retrouvais a absorbée des... Oh... « Koffff !! Kofff ! » Je toussais à nouveau. Ah y fais chaud. J'ai la tête qui tourne un peu. Nous roulions je ne sais même pas vers où, putain, j'étais mal barrée, qu'est-ce que je foutais ici ! OOOhhhhh ! J'avais l'impression de transpirée plus que d'habitude. J'étais molle, plus envie de rien faire. « Ahhh Ahh Ahhh Ahhhh » Je rigolais tout seule comme une conne, me tenant la tête dans la main. Oh punaise, je vacillais presque, j'avais la sensation de perdre l'équilibre. Je tombais peu à peu vers le côté droit de la porte, à l'opposé de Gabriel. Puis je sentis une main sur ma hanche.
-Reste avec nous Irem. On a pas fini. Me dis Gabriel.
-Tu sais que t'es mignon, trop cute comme mec. Pourquoi je disais ça ? Oh seigneur, j'avais l'impression de dire ce que je pensais sans aucune retenue.
-Je sais Irem, on me le dit souvent. Dit-il en regardant devant lui et en me replaçant contre son épaule.
-Tu veux qu'on s'arrête Gaby ? Dit le chauffeur.
-Continu Dan, roule jusqu'au local. Lui répondis Gabriel.
J'ai dû perdre connaissance un moment, j'ai ré-ouvert les yeux il n'y avait plus un bruit, plus de chauffeur, ni de fille devant. J'étais la tête sur la cuisse de Gabriel, enfin je suppose. Je relevais la tête doucement, en peu engourdis.
-Alors ta tripé le voyage ? Me dis Gabriel, toujours aussi blasé.
-Je... On est où ?
-On est à notre local. Par contre ? Il saisit ma tête par la nuque, la main dans mes cheveux. J'étais en train de me redresser quand il m'attrapa. On est que nous deux. Je vais pas te la faire à l'envers. Mais tu me dois un service ! Dit-il plus sérieusement.
-Pou... Pourquoi ? J'étais déconcertée, pourquoi je lui devais un service.
-Pour Louis. Il t'embêtera plus, ok. Alors tu me dois une faveur.
Oh my GOSH !! C'était lui qui avait renversé Louis Abbott et en plus il voulait me faire du chantage. Je fis des gros yeux, j'étais sur le cul.
-Mais j'ai rien demandée moi ? Dis-je un peu prise au dépourvu.
Il se rapprocha d'un coup vers moi, presque joue contre joue. Serra plus fort ses doigts.
-Ah ouais, si tu veux la prochaine fois je le laisse te peloter partout et mettre ses mains partout sur toi. Son visage se recula presque face au mien. Tu préfères que je le laisse te violée comme il là presque fait avec Béatrix ? Il se recula un peu plus et me lâcha. C'est toi qui vois, ce que tu veux, moi je pensais juste t'avoir rendu un service, ok ?
Décontractée, il ouvrit la portière et se dirigea vers une porte en taule toute rouillés très rouge.
En coulissant la taule, cela faisait un bruit d'usure, de ferraille, un crissement bruyant. Puis je vis au loin juste les jambes en l'air de Béatrix et l'autre type pantalon baissé sur elle. Oh !! Je... Je voulais pas sortir ici. J'étais très rouge. Je l'entendais crier « Ouais vas-y plus fort Dan !! Oui !! OUI !! Défonce-moi !! » J'avais le cœur qui battais à cent à l'heure. Toute rouge, couverte de honte. Mon père m'avais jamais vraiment trop parlé de ça, j'avais un peu honte, mais j'étais encore vierge, je voulais pas finir comme ça. En plus avec sa tenue bleue ou chez pas quoi on aurais-dis une pouf. Sa me dégoutais presque ou alors étais-ce de la jalousie de ma part ? En tout cas, cela m'énervait.
Je repris peu à peu ma respiration, me demandant, me posant des questions. J'avalais ma salive nerveusement. Après tout c'était l'occasion ou jamais d'en savoir un peu plus... Me disais-je en me laissant tenté. Puis j'ai entre-ouvert la porte et j'ai commencé à regarder ce qu'il faisait tous les deux.
Daniel était penché sur elle, contre une table ou un établit ou elle était allongée, elle avait les jambes autour de sa taille. Il lui tenait les bras plaqués contre la surface et donnait de grand coup de rein fort et sec.
-Aaaahhh !!! Aaaahhh Ouuuuiii Dann !! Vas-y !! Plus fort !! Criait-elle, j'étais extrêmement gênée, mais je voulais savoir, découvrir.
On aurait dit qu'elle se débattait presque, mais quand même temps elle adorait cela, cela me procurait des sensations bizarre et étrange en même temps. J'étais embarrassée, mais aussi très intriguée, je commençais à avoir chaud en la regardant. Tout à coup Daniel se recula d'un coup brusque.
-Non vas-y continu ! Cria-t-elle presque avec énervement.
-Si tu veux que je poursuive ma petite, il va falloir que tu te tournes contre moi bb ! Dit-il dans une voix légèrement sensuelle et avec un sourire.
Puis elle se redressa en faisant une grimace, comme si elle n'était pas satisfaite en relevant ses lèvres pincées en montrant ses dents légèrement. Elle se tourna dos à lui en se frottant un peu contre lui, un peu sensuellement, mais Daniel la poussa d'un coup sec dans le dos et elle tomba sur la table, bras écarté. J'ai sursauté en voyant la scène en mettant la main devant ma bouche. Il posa sa main fort sur le dos, près de sa nuque afin qu'elle ne se relève pas. Puis de l'autre il semblait tenir son sexe et s'approcha d'elle. RRhhhooo !! C'est chiant je ne voyais pas bien la situation !
-AArrggg !! Blam ! Blam ! Daniel entra en elle d'un coup sec et secoua la table avec elle. Elle criait par à-coup, mais plus de la même manière, plus avec douleur qu'autre chose. AAArrrggg !! AAAArrrggg !! MMMmmmm !!! Fermant parfois la bouche comme énerver contre lui. Mmmmm !! Je... AAArrggg !! T'avais !! AAArrrhh !! Aarrrgg !! Dit pas ce trou-là !! Dit-elle avait du mal tellement elle était secouée par le martellement de Daniel.
-Tais-toi ! Moi j'ai envie ! Tais-toi putain ! Blam ! Blam !! Blam !! Cria-t-il avec colère. Putain moi j'ai envie !!
Oh my gosh.... J'étais rouge tomate, il avait mis son sexe dans ses fesses... Je fis les gros yeux, mais je continuais a regardé. Je l'entendais crier de plus en plus.
-AArrhh ! AArrhh ! AARRHH !! AARRHH !! AArrhh !!! A chaque coup de rein de Daniel puis d'un coup il cria et se colla tout contre elle.
-AAAAhhhh OUUUiiiiii !! C'est bon !!!
Tandis que Béatrix bougeait violement pour se dégager de lui. Il se recula en riant, elle se releva et lui balança une claque dans la figure.
-Je t'avais dit que derrière, je ne voulais pas ! Dit-elle presque avec une larme.
-Oh c'est bon ! Fais-pas ta coincé ! C'est juste une fois comme ça non ?
-Ouais c'est ça ouais ! Sniff ! Dit-elle en reniflant. Elle redescendait sa robe pour la remettre bien. Ça me rappel de mauvais souvenir ok ! Dit-elle en levant le ton.
-Ok c'est bon, excuses-moi bb ! J'oubliais ! Dit-il dans un élan de désespoir en soupirant.
Mais comment j'allais rentrer chez moi ? Je savais même pas ou j'étais. Autour on aurait dit des quais. Un port. Je sais pas. Des conteneurs énormes. C'était plutôt un coin style usine portuaire de Staten Island.
Assise la tête ente les jambes, les mains sur le visage, je me disais que j'allais juste me faire butée par mon père. J'hésitais, je fais quoi maintenant ? Faillais pas ce dégonflée. Sinon j'allais passée pour une pleureuse ou je ne sais quoi. Je me suis redressée et je suis sortis de la voiture, prenant plusieurs respirations. Allez courage Irem. Je me suis dirigée vers la porte. J'ai ouvert. Ouff ! Béatrix avait fini son plan cul. C'était déjà ça, ben dis donc c'était rapide. Haussant les sourcils.
C'était sombre, un vieux canapé dans un fond de la pièce, une table, des vieux casiers en taule, des étagères, de la sono, quelques leds pour éclairés le tous. Sa sentais une odeur de gasoil, de cigarette, d'alcool, c'était vraiment un entrepôt pourri. Whaou, c'était ambiance zonarde de la mort. Il y avait des dollars sur un coin de meuble. Plein de tube en verre, du liquide, des sachets. Surement de la drogue. Mais je suis pas une grande experte là-dedans. J'avançais doucement sur le béton. Béatrix était près du lavabo dégueulasse, bruni par le temps. Gabriel avait une jambe sur le canapé l'autre en bas, il aimait bien apparemment prendre de la place, se mettre à son aise. Mais je ne voyais pas le chauffeur, Dan... Puis j'entendis un bruit de métal plus haut. Il y avait un petit escalier en fer et une petite cabine en haut, comme un mini bungalow. Tout en riant et pour détendre l'atmosphère je me suis lancer à faire de l'humour et surtout pour me détendre.
-C'est le labo de Met du coin ?
-Hey ! Doucement ma jolie.
Puis j'entendis des bruits de talon qui claquais sur le sol rapidement se rapprochant de moi, je me suis retournée et Béatrix était contre moi. Son bras se leva rapidement elle avait un couteau à la main et me le colla à la gorge. Je reculais d'un pas un peu en panique.
-Je... Je blaguais c'est tout ! Dis-je calmement.
Elle me fixait méchamment dans les yeux.
-Je te préviens, moi je te connais pas, ok ? Si tu veux faire la maline, ça va pas durer longtemps ! Me dit Béatrix avec la rage au ventre.
Elle se recula, baissa son couteau. Tourna la tête vers Gabriel. Gueulant presque.
-Tu l'as fouillé ? Ta confiance ? Elle me fixa. Enlève tes sapes ! Je veux voir ? Elle a peut-être un micro !
-Hey ! Béa, arrête tes conneries. Elle vient d'arriver, elle est Croate, ses parents viennent d'emménagés ici. Alors calme tes nerfs ok ?
Comment savait-il tout ça sur moi ? J'étais étonnée de l'entendre dire tout ça sur moi. Je me suis tournée vers lui en écoutant ce qu'il racontait. Béatrix repartis vers le lavabo. Tandis que Gabriel me fit signe d'approcher avec son doigt.
-Viens pars là Irem.
Je m'avançais doucement.
-Pourquoi, qui a-t-il « Gaby ». Je m'essayais au surnom. Surtout j'essayais de me donner un peu d'assurance avant de finir dans l'eau perforée par une timbré avec un couteau. J'avalais ma salive avec du traque.
-Approche bb.
Je me suis avancé un peu plus de lui.
-Alors tu as réfléchi à ce que je t'ai dit dans la voiture ?
Whouaouuu... Direct, en vrai c'est clair, je me faisais tout un trip romantique chez pas quoi, le mec s'en tape de moi. Veux juste des services, rendre les gens dépendant de ses trucs chelou. « Alerte !! » Criait mes pensées. Ce mec veut m'utiliser plus que m'avoir en copine. Il en a vraiment rien à foutre de tous.
-Oui je dois faire quoi exactement, car j'imagine que si je ne le fais pas, tu ne me lâcheras pas ?
Il esquissa un sourire presque charmant. Oh... Jolie, en plus tu es intelligente, j'admire. Dit-il.
-Merci, mais tu veux quoi ? Disais-je en insistant.
-Assieds-toi. Il tapa le canapé juste à côté de lui. Irem.
-J'ai pas envie de m'assoir là. Dis-je les bras croisés.
-Ah Ah ahahahah. Il rigolait en me regardant. Oh une tigresse. Grrrr ! Il fit un bruit de rugissement avec sa cigarette dont la cendre tombait sur lui. Il saisit la clope et la jeta au sol sur le béton. Il se redressa d'un coup. Pris un ton plus sérieux. Viens ici on va discuter.
Je me suis avancée et me suis assise un peu plus loin.
-Voilà c'est bon comme ça ? Dis-je un peu énerver à contre cœur.
-Très bien. Il se leva et ouvrit un casier, sortie des paquets en cellophane. Un sac à dos et deux gros cube entouré de papier aluminium. Il déposa tout sur la table, pris un sac poubelle et mis tout dedans. Il ferma le sac. Il me regarda. Tu vas prendre ce sac avec toi, en rentrant chez toi. Tu le garderas pour moi. Comme ça si on me fouille, je n'aurais rien. Toi par contre tu es à l'abri de tout soupçon, personne ne viendra t'emmerdé et en plus ça tombe bien tu es ma voisine. Dit-il en souriant.
-Carrément, Ah ouais, tu veux que je sois ta mule, c'est moi qui stock ta drogue.
-Pas Exactement, une mule c'est quelqu'un qui transporte la drogue, toi tu es notre « Nourrice » Car tu gardes tout pour nous. Alors ? Dit-il en attendant ma réponse.
J'ai un gros blanc, un moment de silence inconfortable.
-Ok. Une réponse pas sure du tout.
-Yeah ! Cria-t-il.
Même la folle était contente et souriait, elle s'avança vers moi, plus joyeuse, moins vénère. Elle se baissa en face de moi. On va devenir les meilleurs amis du monde. Si quelqu'un te prend la tête tu me le dis et je m'en occupe.
-Ouais, Béa occupe-toi d'elle, s'il lui arrive un problème, on aura tous un problème. Ajouta Gabriel.
-Par contre. Ajouta Béatrix. Si jamais tu nous balances je te préviens. Elle serra juste ses poings et fit craquer ses os.
Soudain le bungalow s'ouvrit en haut et le chauffeur, Dan descendit. Il s'avança rapidement vers Gabriel.
-Alors, elle a dit quoi ?
-C'est ok, ça roule Daniel.
-Bien joué Gaby, ça c'est bon pour toi ! En levant les bras, j'ai vu que Dan, enfin Daniel avait un révolver à l'arrière de la ceinture, dans le pantalon. Je pensais que c'était juste le chauffeur, mais en réalité, c'était peut-être lui le chef. En tout cas il était pas du tout de notre âge. Heureusement que je suis pas obligé de tout dire à mes parents, j'essayais d'imaginer ma chambre pour savoir où j'allais cachais autant de drogue. Ma mère touchait presque rien dans ma chambre, heureusement c'est plus comme quand j'étais plus jeune. Mais bon apparemment ça sentait fort. Mais surtout, il fallait surtout pas que cela disparaisse car sinon j'étais morte. Ça tombait bien, avec un gars qui me surveillais et maintenant le voisin, le trafiquant du coin qui stockais de la drogue chez moi. Bien-vu Irem !! Emoji bail de dingue.
Du coup je réfléchissais un peu pendant qu'il discutait, il y a des chances que ce soit Daniel ou un ami à lui qui est renverser Louis Abbott et c'est sans doute Gabriel qui s'est introduit chez moi et qui à laisser un mot. Il va falloir que je fasse plus attention à tout ça, j'ai déjà une tablette avec un type qui me parle, m'espionne, je sais pas comment et maintenant j'ai un voisin qui s'introduit chez moi. En plus je garde sa drogue. Je devais avoir plus de vigilance.
-Irem ? Dit Daniel.
-Quoi ? Un peu perdu dans mes réflexions. Je me tournais vers lui avec un sourire.
-Tant que tout se passe bien entre nous, tu recevras un billet chaque semaine. Gaby ici présent sera comme ton grand frère, tu verras, il n'y aura aucun problème.
-Moi je serais cool aussi avec elle. Ajouta Béatrix en regardant Daniel. Puis elle me fixa reprenant un ton plus sec. Mais je garderais un œil sur toi quand même.
-Béa, ma belle, tu les ramènes chez eux, puis tu reviens vite me voir, j'ai un dossier que j'aimerais approfondir avec toi ! Dit Daniel en ricanant.
Super les blagues salassent. Le mec discret. Je me suis levée et me suis dirigée vers la porte. Tranquillement.
-Hoooo ! Irem ? Cria Gabriel.
-Oui ! Dis-je en me retournant.
-T'oublie pas ton sac déjà ? En me montrant le sac poubelle.
-Ah oui, mais je pensais que tu me le ramènerais à la voiture.
Béatrix éclata de rire, Gabriel avais l'air comme choqué.
-Le clash ! Ajouta Béatrix.
-Non t'a mal compris, je suis pas ton boy et entre nous c'est juste du bizness. Donc tu portes le sac. Répondis Gabriel avec un ton plus énerver.
J'ai fait demi-tour et j'ai saisis le sac, c'est lourd quand même, je le prix à deux mains. Me dirigeant cette fois vers la porte, je voulais en finir avec tout ça.
-Je crois que je vais peut-être l'aimer elle ! Dit Béatrix.
J'écoutais avec stupeur, car en disant elle, j'avais l'impression qu'il y en avait eu des autres avants moi. Cela ne m'encourageait pas trop.
Gabriel ma suivit avec Béatrix, nous sommes montés dans le véhicule, moi et Gaby à l'arrière, cette fois je me disais pas question d'absorbé de la fumée, je voulais rester conscience et arrêté de faire des conneries. J'ai déposé le sac à mes pieds. Je me suis tournée vers Gabriel, j'avais envie de lui poser des questions plus personnelles.
-Gaby, c'est ta mère la femme que j'ai vue l'autre fois ?
-Quoi ? Etonné par la question. Pourquoi tu me demande ça ?
-Histoire de se connaitre un peu, tu es mon voisin et je garde ton « Matos » non ?
-C'est une connasse ! D'un ton très sombre.
-Ah wouais ok. Un peu en reste de sa réponse.
-Cette salope à épouser mon père alors que ma mère est décédée, maintenant que mon père aussi est décédé, elle a toute la tune pour elle et le tribunal a décidé que c'est elle qui doit m'élever, car j'ai plus de parents. Ça te va ça comme réponse. Super vénère, regardant dehors, regard fuyant.
-Désolée d'avoir posé la question Gaby. Avec une voix plus douce et désolée, en lui touchant l'épaule de la main.
-Lâche-moi, punaise ! Bougeant son épaule pour dégager ma main. Il sait tourner d'un coup. Presque la larme à l'œil. Remonté. Je le voyais plus humain. J'ai besoin d'argent, très vite, tu comprends, à vingt-et-un an elle fou dehors et j'aurais plus rien, de l'héritage de mes parents ! Elle bouffe tout le pognon et le claque partout. Je veux pas finir ma vie dans la rue ! Mon père et ma mère avaient travaillés durent pour que j'ai quelques choses. Malheureusement, apparemment, ce n'est pas toujours comme on veut dans la vie.
-Je vois, désolée. Je voulais juste discutée un peu.
-Comme ça s'est fait !
On avançait, l'ambiance était pesante d'un coup, la question avais changer tout. C'était presque silencieux dans la voiture, pas de musique, sans doute que Béatrix écoutait tout comme un serpent. Je la voyais vraiment comme un crotale cette femme. Une vipère ou un truc du style. Bon elle a peut-être eu des choses pas trop drôles à ce qu'avais dit Gaby. Mais bon ce n'est pas une raison d'en vouloir à tout le monde.
-Humm hummm ! Je me râclais la gorge sèchement. Ne sachant plus quoi faire. Et toi Béa ?
-Moi tu m'oublis ok ? Tout ce qui est perso, tu m'oublis. D'un ton très sec.
-Ok.
-Car si tu continus à poser des questions, je vais finir par croire que tu es flic et je vais m'arrêter sous un pont et je vais te foutre à poils ! Ok ?
-Y a pas de soucis Béa. T'inquiète c'était juste comme ça je comprends. En essayant de resté zen, malgré qu'avec mes mains je frottais nerveusement mes grandes chaussettes bleues.
Après un moment de silence et de calme on arriva devant chez Gabriel. Je descendis doucement de la voiture en prenant le sac. Je me suis dirigée vers le chemin entre les deux maisons pour remonter dans ma chambre. Putain ! J'ai laissé ouvert toute la journée, j'espère que personne n'était rentré. J'accélérais le pas. Je montais les marches, essayant de faire trop de bruit. C'est presque la fin d'après-midi. J'arrivais devant ma fenêtre. Oh non ! C'était refermer. Non ce n'est pas vrai. Je fais quoi ? Je me jette tout de suite par le balcon. Là j'avais peur.
J'ai fouillé mon sac, pris mon téléphone.
-Maman ? Un peu craintive de me faire tuer.
-Quoi milo. Avec un ton très posé et très calme comme sans émotion.
-Euh... C'est... Allez je tente. C'est toi qui à fermer la fenêtre de ma chambre ? En fermant les yeux en priant que c'était elle, je respirais un coup sur deux.
-Ahhhhhhhh... Dit-elle Tu as trouvés le chemin de nôtre maison ?
Mince, si ma mère me fait des remarques... ça commence mal.
-Oui maman, je t'en prie je t'expliquerais. Tu peux m'ouvrir s'il te plait ? En faisant des grimaces nerveuses devant ma fenêtre.
-Je peux faire ça pour toi. Elle raccrocha.
Après quelques secondes je la vis entrer dans ma chambre et elle ouvrit la fenêtre, elle semblait un peu contrariée ou en colère. En tout cas pas contente de moi. J'entrais en laissant le sac sur le balcon la tête baissée. Comme désolée. Elle resta debout sans me regardée.
-Assieds-toi ici ma fille. Dit-elle sans crier.
Je me suis assise sur la chaise de mon bureau, assez rouge et très gênée.
-Lève la tête, regarde-moi ?
Je levais la tête vers elle plaine de malaise.
-Je suis quoi pour toi ?
-Ma mère.
-Je te soutiens, tu sais que ton père est difficile.
-Oui.
-Et tu dis rien, tu files comme une voleuse ?
Je n'ai rien répondu, j'ai juste baissé les yeux. Encore plus rouge.
-La prochaine fois que tu fais ça, je préviendrais ton père, tu entends ? Dit-elle énervée, je sentais qu'elle retenait ses larmes de colère car je l'avais déçue.
Elle quitta la chambre sans fermer la porte. Je pleurais presque avec toutes cette pression, les larmes coulaient, j'étais au bout de mes possibilités. J'aurais voulu être plus forte, mais là c'était trop. C'est vrai que j'abusais un peu, mais je ne pouvais pas restée enfermer ici non plus. En même temps-là sortie ne m'avais pas particulièrement réussi. Je tournais la tête et fixais le sac poubelle noir sur mon balcon. J'avais trop de chose qui se bousculais en tête. Je cherchais des solutions, mais pour le moment je n'en avais pas. J'ai essuyé mes larmes, me suis levée et ai saisis le sac, refermée la fenêtre sans oublier de bloquer la sécurité. J'ai tous jeté au fond de mon armoire, sous mes robes et vestes suspendus à des cintres. J'avais même pas envie de voir ce que contenais le sac tellement cela m'énervais. J'étais partagée entre la honte d'avoir déçue ma mère et toutes les conneries qui m'étais arriver. Je retirais mes chaussures militaires j'avais mal au pied avec ça, toute la journée. Je repensais à Béatrix et son couteau sur ma gorge, à Gabriel et sa « Soufflette » dans la voiture, ses réponses dans la voiture. Je me plaignais de ma vie, mais apparemment je n'étais pas la seule à avoir une vie qui n'étais pas le rêve que j'espérais. J'ai retiré mes vêtements et les aient jetés sur ma chaise. Je me suis allongée sur mon lit me frottant un peu contre mon oreiller et mes couvertures. Ohhhhh non, mes vêtements puaient encore cette odeur de beuh ou de cannabis. C'était une odeur d'herbe terreuse, assez forte, proche de l'ammoniac, plus suave voir un peu acre. J'avais passé presque une journée sans me prendre trop la tête avec le mystère de la tablette et pourtant cela ne m'avait pas vraiment été favorable. Je me suis tournée sur le côté et j'essayais de pensée plus positivement, mais je n'y parvenais pas. Franchement, j'étais pas conne quand même, j'avais même réussi à entrer dans une école avec une bonne réputation. A moins que ce soit juste l'argent verser par mon père qui importait à ses gens, dans ce cas peu importe que je sois super douée. AHHH ! J'hurlais dans ma tête. C'était le chaos. Je devais me posée les bonnes questions plutôt que de démoraliser. « Grouikkkk Grouikkkkk » Mon ventre criais famine, j'avais rien avalée depuis le matin. Il fallait que je descende, mais j'avais pas du tout envie de voir ma mère, ni mon père. Je me sentirais encore jugée. Pourtant j'allais pas me laissée mourir de faim. En même temps j'allais pas faire une commande et demander au livreur de venir dans le jardin, monté les escaliers, traverser le balcon jusqu'à la fenêtre de ma chambre ? Non et avec qu'elle argent ? Dan ! Oui il m'avait promis un « Billet » pour le fait que je gardais les sacs. Oh laisse tomber Irem, c'est le premier jour, je vais pas mendier un billet maintenant. En plus je peux rien commander. C'est la merde. J'ai pas d'autres choix, je vais devoir descendre affronter le regard de mes parents, surtout celui de ma mère, qui sais ce que j'ai fait. La-t-elle dit à mon père, j'espère pas car j'aurais déjà reçu remarque et des jurons par tonnes. Privation et tout le reste. Bon je me redressais du lit, retirais mon haut, enfilais un t-shirt long genre chemise de nuit bleutée, la flemme, j'enfilais mes pantoufles en forme de dinosaure. A punaise je me sens compressés avec ses grandes chaussettes, je vais retirer ça d'abord. Je me suis mis au bord du lit les aient retirés et ai fait une boule, puis l'ai jeté dans mon bac de linge sale. Voilà plus à l'aise. J'avais l'impression d'avoir encore l'odeur sur moi.
Je suis sortie un peu de ma chambre dépitée, essayant d'écouter en bas s'il y avait du bruit. Tous semblaient calme. J'ai mis mes R-pods lancé ma musique, « Wasted time » (Temps perdu), parfait, puis je suis descendue doucement. Je me suis avancée et là j'ai vu mon père et ma mère à table dans le salon. Ils se sont tournés vers moi, je me suis figée, ils n'ont rien dit. Mon père faisait des gros yeux, je voyais qu'il devenait rouge et faisait presque des signes « Non » de la tête ou je sais pas quoi. Bizarre j'avais pas encore vraiment vu mon père aussi gêné, d'habitude c'était l'inverse. J'ai avancé un peu. Mon père a poussé la table. « Hummm Kofff..Hummm » Il se râclais fort la gorge et toussais tout à coup, tout rouge. Il a tapé fort sur la table. Je suis restée figer à attendre.
Puis tout à coup une femme arriva derrière mon père. Je retirais mes R-Pods pour comprendre ce qui se passais.
-Vous allez bien Monsieur Kovacic ?
Elle leva la tête et me fixa.
-Ah voilà votre fille. Avec une voix très mielleuse et douce.
-Ohhh Ce n'est pas possible !! « Muči budalo ! », dit-il en Croate à la femme, car il ne savait plus où se mettre en me voyant en tenue si légère alors qu'il y avait des invités. [Muči budalo ! » *(Tais-toi idiote)]
Ma mère à éclater de rire. Un homme se leva et se mit à hauteur de l'entrée du salon pour me regarder. Costard et tout, ça rigole pas.
-Nous n'attendions plus que vous mademoiselle. Dis l'homme d'un ton un peu supérieur et très musical dans sa façon de parler.
L'ambiance était bizarre tout d'un coup je me suis avancée timidement, car pas très vêtue comme il convenait, c'est surtout ça qui gênais mon père. Un rire nerveux s'affichais sur mon visage, j'étais un peu crispé, je ne savais pas qui était ces gens chez nous. L'homme se décala pour laisser entrer et sortie une chaise pour que je m'assoie avec eux à table.
Il y avait une vieille dame en robe tailleur avec un haut à rayure en bout de table. Les cheveux en chignon très grise, très âgé, presque une momie, environ soixante ans au moins. Elle avec un air d'institutrice, très stricte avec ses lunettes. Elle avait des boucles d'oreilles noirs, des sortes de triangle tombant. A l'autre bout de table il y avait mon père. Moi j'étais en face de ma mère du côté de table près de mon père. De l'autre côté juste à côté de la vieille dame il y avait l'homme, très « huppé » cheveux court grisonnant, une barbe grise et épaisse avec moustache. Un visage allongé, un peu pointu, je dirais au moins quarante-cinq ans. Un homme qui semblait bien au premier abord, presque amical. Un costume sombre avec une longue veste trois quart, entièrement fermé, très soigné. L'autre femme qui s'était également levée, portait une grande robe noire avec une traine. Elle avait de longs cheveux roux plaqué contre la tête, un chignon reliait ses cheveux en arrière. Elle avait les yeux verts, le haut de sa robe était en dentelle. Je pense qu'elle avait la trentaine environ. Elle portait des collants noirs à motifs et de grande bottes assez épaisse, je trouvais, toujours noir. Sur le ventre, sur la robe, elle avait quelques dessins colorés. Elle semblait un peu plus excentrique et moins classique.
-Bonsoir, mademoiselle Kovacic, je suis madame Perkins, la directrice de Rightful Staten Island High School et voici. Elle désigna l'homme. Monsieur Samuel Chambers, le vice-président du conseil des professeurs, ainsi que. Elle désigna la dame avec eux. Madame Kristen Von Fürstenberg. C'est l'une des femmes les plus importante pour l'établissement, sans ses investissements, nous ne serions pas ici. Elle siège aussi au conseil à titre honorifique comme grande donatrice. Elle est aussi Comtesse.
-Bonsoir, je suis ravie de vous rencontrer. Dis-je timidement. Je ne savais plus quoi dire, je ne savais pas qu'ils venaient me voir à la maison. Mes parents auraient pu me prévenir ? En même temps c'est vrai je n'étais pas présente de la journée. Oh punaise ! C'est mon avenir, c'est important, je dois me concentrer, faire attention.
D'un coup, Mr Chambers, légèrement décalé, mais assis à côté de moi, se pencha vers moi. Il me chuchota quelques choses, tandis que mon père parlait.
-Excusez-moi mademoiselle, je trouve que vous dégagez une odeur, disons très spécial, si vous voyez de quoi je veux parler ? Je me suis retourné vers lui presque horrifiée, de quoi il parlait ? Du joint ? Oh merde, y vas me prendre la tête. On en parlera ensemble à mon bureau, car dans notre établissement, c'est interdit on est bien d'accord ! Puis il se redressa et serra son poing enfoncer dans sa poche. Qu'est-ce qu'il fait dans sa poche ? Je l'ai regardé bizarrement.
Tout à coup, Mr Chambers se leva brusquement, il se dirigea vers un coin de la pièce tira une poignée avec une importante valise au bout et l'apporta plus près de la table. Super, ça commence bien, j'ai pas débuté l'année, je vais déjà me faire repérer par un des professeurs ! Génial ! J'espère qu'il va pas me prendre la tête et me collé une étiquette... Merde ! Je l'ai bien regardé tout le long il avait la main dans la poche, très chelou le type ? Il a quoi ? C'est un tic ou quoi ?
-Voici tout le nécessaire pour les tenues de l'établissement, car était une école privée il s'agit d'être uniforme et sans aucune distinction religieuse ou personnels. Nous travaillerons la discipline et l'ordre à l'intérieur de nos murs. Puis il sortit un carton de la valise et le déposa sur la table avant de le faire glisser vers moi.
-Merci. Dis-je très timidement en le regardant, en baissant un peu la tête. Punaise pourvu qu'il ne m'en tienne pas rigueur pour si peu ?
-Mais de rien mademoiselle Kovacic ! Dit-il très sérieusement en souriant légèrement.
Ah punaise je ne sais pas quoi pensée de lui, il est étrange comme type, trop sérieux, trop bien habillé, soigneux.
-Je dois dire que je suis impatient de voir ma fille dans votre établissement. Mon père parlait avec calme et sérénité, puis tourna ses yeux vers moi. Véritablement, impatient qu'elle reçoit l'enseignement de la discipline comme il faut. Voilà. Il tourna la tête vers ma mère. Ça c'est bien Maco.
-Merci bien à vous Mr Kovacic de nous offrir l'opportunité de transmettre notre savoir à votre fille. Vous verrez elle en sortira transformer, véritablement. La dame à la voix mielleuse, avait un accent étrange. Je ne sais pas, je dirais allemand.
-Nous avons appréciés vos recommandations et vos travaux effectués dans les établissements qui vous ont accueilli et enseignés, bien avant nous. Mais nous allons vous demandez beaucoup plus de travail, beaucoup plus de rigueur et davantage de discipline. Je pense que nous aurons tous le temps d'apprendre à nous connaitre. Madame Perkins se leva, ainsi que Mr Chambers et Mme Von Fürstenberg. Nous n'allons-nous imposés davantage, je vous souhaite une bonne soirée.
Mon père et ma mère raccompagnaient les invités jusqu'à la porte, tandis que je restais seule devant le gros carton imposant. Je le saisis et en passant très vite dans la cuisine, je pris un sachet de Chips, deux fruits, un yaourt, que je posais sur le dessus du carton et j'ai vite filé dans ma chambre avant le retour de mes parents. Ma mère arriva dans l'escalier juste avant que je ne sois tout en haut. Elle me lança un regard un peu déroutant, entre humilité et colère. Elle se demandais sans doute pourquoi j'étais ainsi. Je l'ai regardé avec beaucoup de désolation dans le regard, car je savais que j'avais abusée. Puis j'ai filé dans ma chambre.
J'ai déposé le carton sur mon bureau. J'avais besoin de me changer les idées. J'ai rangée mes R-Pods, mon téléphone. Il me fallait pensée à autre chose, changer d'air, façon de parler. J'ai mangé la pomme que j'avais prise. Tout en me dirigeant vers mon meuble, ouvrant le tiroir, je bougeais les serviettes et sortis le livre en cuir. Je l'ai observé, aucun moyen de l'ouvrir, enfin si en coupant la lanière en cuir et en l'abîmant. Mais cela valait-il le coup de faire ça. En attendant un peu, j'allais surement obtenir la clé de toute façon. Je le reposais avec plus de sagesse caressant un peu la couverture, puis tout à coup je sentis une surface plus granuleuse, moins lisse. C'était étonnant ? Juste à un endroit de la surface. J'ai repris le livre sur le bord du tiroir pour gratter la partie granuleuse, ce faisait comme une pâte sous mon ongle. Dessous il y avait la couverture, avec un petit dessin. Un pentagramme, une pointe vers le haut entouré d'un pentagone. J'ai lâché le livre, pris mon téléphone pour prendre une photo et faire une recherche. Je voulais connaitre la référence, ce que cela voulait dire. Voilà je crois que j'ai trouvée.
« C'est un symbole important pour les wicca, qui vénèrent la déesse mère. C'est une étoile à cinq branches, représentant les cinq éléments. L'esprit ou l'éther au sommet, l'air ou la raison à gauche et l'eau ou le cœur à droite. Les deux branches du bas sont la terre ou la volonté et le feu ou l'âme. L'astre majeur des wicca est la lune. Ce symbole est un lien qui représenté l'Homme en tant que faisant partie d'un tout dans l'univers. Il est censé être le symbole de la magie dites blanche. »
Eh ben, c'est vraiment chelou, car c'est un livre apparemment de l'art sombre avec le symbole de la magie blanche qui a été cachée. Je n'avais pas vu ce détail la première fois. Bon je retournais à ma première envie, je voulais prendre la tablette au départ, mais je ne sais pas pourquoi ce livre à quelques choses de particulier. J'ai le sentiment d'avoir comme une attirance pour cet ouvrage. C'est étrange comme sentiment. Je l'ai déposée et après hésitation, j'ai touché la tablette, mais non, je ne l'ai pas prise, j'avais changé d'avis. J'ai refermé le tiroir, après tout le jeu allait commencer dans quelques jours, je devais juste être encore un peu patiente. C'est vrai que j'aurais pu obtenir un avis extérieur de ma situation un peu bancal, mais franchement non. J'avais assez de chose aujourd'hui. Je suis retournée à mon bureau, jetant le trognon de pomme à la corbeille, j'ai commencé à manger mon yaourt. J'ai ouvert avec un cutter le carton détachant les scotchs qu'il y avait sur les côtés. J'ai posé mon yaourt, presque vide sur le bureau et j'ai ouvert. Il y avait cinq jupes plissés noirs avec des motifs de lune et de soleil sur chaque bas de plis de la jupe bizarre ? Cinq polos noirs avec le logo de Rightful Staten Island High School. Trois polos blancs pour le sport je suppose avec des inscriptions « Rightful » en lettre doré au dos. J'ai sorti le tout puis saisie deux vestons noirs avec le logo de l'établissements au dos. Deux paires de mocassin classique noir pour femme, super je vais devoir portée tout ça ! Il y avait aussi cinq petites boites en carton en ouvrant l'une d'elle je vis un collant noir. Il y avait dessous deux chemises blanches à manche courte et deux à manche longue, avec le logo. Trois shorts, deux paires de basket noire. De nombreux documents et fascicules de l'école, avec les règles à suivre, des conseils pour les tenues, ce qu'il fallait savoir. J'ai ensuite pris une photo du blason du lycée, c'est un logo avec des symboles, lune et soleil, un homme et une femme des couleurs rouges, or et noir. C'était un peu chelou, genre ancien.
Mais attends une minute ? Il y avait un planning et une liste de toutes les personnes du lycée, la directrice, mais aussi les professeurs de l'établissement, évidement j'ai retrouvé Louis Abbott dans le personnel jardinier, mais dans les professeurs, lui, c'est Mr Blake le voisin ? C'est noté domaine d'enseignement « Art ». En plus je crois que j'avais pris l'un de ses cours en option. J'ai relevé la tête pensive. Tu crois que c'est lui Silka17 ? Je me suis ressaisie et j'ai pris un shoot du planning avec les noms des personnes de l'établissement pour essayer de m'en souvenir.
J'ai passé la fin de ma soirée à ranger toutes ses affaires, finir ma clémentine, manger quelques Chips et je me suis endormie très pensive. Les jours suivant j'ai été beaucoup plus sage je devais faire bonne figure et me faire pardonnée surtout vis-à-vis de ma mère. J'ai essayé de vivre normalement j'ai aidé ma mère dans ses tâches quotidiennes, car mon père était plutôt élevé à l'ancienne génération, les hommes travails et les femmes s'occupent de la maison. Il faut dire que j'étais vraiment en décalage avec mes parents, moi je venais d'avoir seize ans et mes parents approchais bien plus la soixantaine. Mon père dirigeait une société de rénovation de maison, au début spécialisé dans les charpentes et toitures, mais avec le temps il a étendu son activité. Il avait commencé a travaillé pour cette société tout jeune, en Croatie et avec le temps il est devenu patron et à commencer à s'exporter à l'étranger. Pour ma part j'avais passé une partie de mon enfance en Croatie, puis en France, en Suède, en Slovénie, en Autriche, en Allemagne aussi... Que de voyage... Ah les souvenirs. J'ai découvert plein d'endroit, mais parfois à peine le temps de faire connaissance que nous devions partirent ailleurs. J'ai la sensation que mon adolescence n'était que des voyages en permanence. Ma mère l'avait suivi depuis toutes ses années, avec courage et détermination. Malheureusement je n'ai aucun souvenir de tout ceci car mes parents n'ont jamais été très adeptes des photos, donc aucun album de famille. Mes seuls souvenirs étaient ceux que j'avais en mémoire. Les odeurs, les mélodies, quelques images lointaines dans ma tête, mais c'est tout ce qui me restait de ma vie. Mon père avait gagné apparemment suffisamment d'argent en ouvrant plusieurs succursales je dirais, dans plusieurs pays, mais aujourd'hui de nos jours, même patron de sa société, ce n'est plus vraiment lui qui décide de tous, ce sont les actionnaires. Alors il avait décidé de profiter de la vie, comme pour l'idée du Ranch, il avait besoin de sentir la terre de la travaillé, de faire lui-même son propre vin. Mes parents étaient plus tournés vers les choses simples de la vie, la nature, pas de technologie. C'était pas l'inverse de moi, mais bon quand même le téléphone et tous ce qui va avec c'est important, ce n'est pas la même génération. J'ai aidé ma mère à faire le jardin, c'était essentiellement des fleurs, buissons et autres décorations, nous avons nettoyés tous, préparer le second garage, vidés tous les cartons. Misent en place tout le nécessaire à la maison. Nous avons accédé au grenier, il y avait un escalier dans un renfoncement de l'étage ou j'avais ma chambre, menant à une porte où se trouvait l'accès au grenier, c'était vaste, pas très haut, mais pourtant pas très usée. Vu l'état de la maison, façade propre, elle devait être récente, donc rien n'était très vieux ici. Dans le salon il y avait un escalier pour aller à la cave, par contre là c'était plus vieux, plus ancien, peut-être les fondations d'une maison ancienne, où ils ont rebâti par-dessus, je ne sais pas trop. En tous cas c'était plus vieillot, en pierre, mon père aimait la pierre. Et plus haut ont voyais le bois du plancher du Rez-de-chaussée. Nous étions vraiment en dessous directement. Avec de grosses poutres croisées pour soutenir le tout. Plus les jours avançaient plus je stressais un peu, car je ne savais pas ce que j'allais découvrir dans cette nouvelle école, j'avais pas encore l'habitude du système d'éducation américain, je ne connaissais pas trop. C'était presque angoissant. Les tenues obligatoires j'en avais déjà connus certaines, dans d'autres pays. Donc cela ne me gênait pas plus que ça. C'était juste pour l'éducation après chacun s'habille comme il voulait. Nous y sommes presque plus que quelques heures avant la rentrée. Nous sommes le soir, on a bien mangé, mais j'arrive pas m'endormir, ça me travail l'esprit. Qu'est-ce qu'il va m'arriver. Quand tout à coup « Tchik ! » Je me relevais en regardant la fenêtre, quelqu'un lançait un caillou ou autre chose dans ma vitre. Oh punaise, je suis sûre que c'est encore Gabriel. Merde, y veux un peu de « Matos »... ça aussi j'en avait marre ! Yes je suis une nourrice, non pas cool oui. J'avais surtout l'impression que l'on se servait de moi. Je me suis levée et j'ai pris un sachet, car forcement ça aussi j'ai fait du rangement, j'ai préparé et découpée plein de drogue, poudre et autres cristaux pour faire des sachets. J'avais la sensation d'être devenus une experte en dosage et en connaissance de substance illicite. J'avais des cristaux de méthamphétamine couleur bleutée, de la poudre blanche de la kétamine, des herbes séchés en plus grande quantité, c'était de la weed, pour faire des joints. Il y avait aussi de la résine de cannabis, qu'il fallait découper avec un couteau que l'on chauffait. Et plusieurs bocaux d'amphétamines, des petits cachets blancs. Je ne sais même pas si c'était juste pour consommer pour lui ou juste pour vendre. Et surtout je ne voulais pas le savoir. Mais c'était devenus une habitude, il m'appelait de sa fenêtre en jetant un caillou et je lui donnais un sachet contenant un peu de tout et il était content. Chaque semaine je recevais dans la boite au lettre un courrier déposé personnellement par Daniel, adresser à mon nom avec vingt dollars dedans. Cela me faisait de l'argent de poche que j'enfermais dans un bocal en haut de mon armoire. J'avais la sensation d'être devenue une sorte de dealeuse de drogue, mais bon non, rien avoir. Il pouvait consommer ou vendre tranquillement, sans avoir peur d'une perquisition à son domicile, car il n'avait rien chez lui. De toutes façons j'allais pas faire ça éternellement, car hors de question de retournée en voiture et d'aller au hangar. Récupéré un autre sac poubelle remplis de drogue. A force de pensée à tout ça je me suis endormie après avoir donné son sachet à Gabriel, que je ne voyais plus comme un éventuelle futur crush, hors de question. J'avais la tête sur les épaules je devais avancés et restés concentrés, un problème après l'autre.
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