Après le départ de tout ce monde il ne restait plus grand monde dans la salle hormis les professeurs, monsieur Güldayakan, madame Zaleski, madame Krüger, étonnant Popescu le Cavalier Noir, moi évidement, monsieur Crow, madame Castillo. Mohan le surveillant, monsieur Wolfstrein et sa fille, l'agent d'accueil. C'est vrai que les élèves, disons, du bon côté, ils y en avaient très peu... Je me sentais un peu seule. Il y avait Mei, mais elle était malade, super a part Popescu il n'y a personne... De plus pourquoi un cavalier noir, serait avec nous, ils sont mauvais normalement ? Je me suis levée tout à coup, me suis tournée vers lui.
-Tu n'es pas un Cavalier Noir n'est-ce pas ? Dis-je avec affirmation. Tu te caches simplement parmi nous. Je sais très bien qui tu es ! N'est-ce pas ? Monsieur qui aime se déguiser hein ? Dis-je avec assurance les mains sur mes hanches.
Il se redressa, se leva. Setourna un bref instant retira son masque à gaz et sortie de je ne sais d'où unchapeau et se retourna vers nous en jetant sa cape noire en l'air. Voilàc'était Silka17, vêtu comme dans ma chambre, avec son petit masque et sonchapeau haute forme, une longue veste, une écharpe, mais tout en blanc. Sur lecoup cela m'a choqué, ce n'était pas comme dans ma chambre, cela y ressemblaitmais pas tout à fait. J'étais un peu stupéfaite, qui m'a sauvé d'Abbott, j'avaisun doute...
-Bravo Irem, tu m'as trouvé cette fois.
-Vais-je enfin voir ton visage ?
-Je te donnerais mon prénom, nous commencerons par là.
Les professeurs autours se demandais ce qui se produisait dans la salle. Même monsieur Crow était surpris. Tout le monde nous regardait attentivement.
-Qui êtes-vous monsieur ? Demanda Güldayakan.
-Je suis Waydon Crow, on m'appelle « Wayco », je suis le fils du Croquemitaine. C'est un peu à cause de moi, que tout ceci arrive en ce moment.
-Comment cela ? Demanda madame Krüger.
-J'ai préparé un plan important pour détruire celui que vous connaissiez tous comme étant monsieur Chambers.
-Qui nous dit que vous êtes réellement ce que vous dites ? Attendez-vous avec dit Crow ? Vous êtes en lien avec le doyen ? Demanda madame Zaleski avec son accent.
-Oui monsieur Crow, comme la découverte d'ailleurs mademoiselle Kovacic, c'est mon Démon Familier. Je me suis fait passer pour son fils durant plusieurs années car auparavant j'avais une apparence plus jeune.
-Oh je vois, c'est votre familier ? Comment avez-vous obtenu ce secret ? Demanda madame Zaleski.
-Ma belle-mère était Irina Kovacic, une Babaroga et ma véritable mère était une femme disons dangereuse.
Tout le monde réfléchissait en le regardant quand monsieur Güldayakan se retira vers la porte ouverte.
-Excusez-moi tous, mais je voudrais vous présenter ma fille. Ayline Güldayakan.
Elle entra dans la salle, un peu comme le père, peau très claire, les yeux rouge vermillon. Les lèvres presque brunes. Les cheveux mi-longs noirs, mais avec des mèches bleues. C'était une belle femme, mais elle semblait assez timide. Piercing aux lèvres, un pull mauve, un peu kawaii ou emo, un legging en dégradé noir et plus mauve en bas des jambes. Il était ouvert devant, ficelé laissant apparaitre dessous un collant mauve également. Le tout avec des sabots simple et noir. Elle avait des tatouages presque tribaux sur le visage, des traits ondulés près des lèvres, sur le front et les yeux. Elle avait aussi un petit collier de perle noir autour du cou. Elle semblait petite et menu, mais me paraissait sympa déjà.
Elle effectua une révérence à l'ancienne.
-Bonjour à vous tous, je souhaite rejoindre votre groupe, sur les conseils de mon père.
-Ce choix t'appartient à toi seule, même si ton père est un personnage sage, tu dois faire ce choix pour toi-même. Ajouta madame Zaleski avec son accent.
-Kof ! Kof ! Excusez-moi mais j'ai encore une personne à vous présenter. Dit monsieur Güldayakan.
Un jeune homme entra, il était asiatique, les cheveux en épis noirs dans tous les sens, un peu court, Mais attacher derrière formant une queue de cheval. Les yeux noirs avec des poches très marqué sous les yeux, on aurait dit qu'il ne dormait plus. Il semblait perdu. Il avait un tatouage au cou, très visible et un petit sous l'œil droit, un millepatte ou la queue d'un scorpion, je n'arrivais pas le distinguer vraiment avec ses cheveux. Il portait une veste longue à capuche, verdâtre, un t-shirt blanc et un pantalon noir, comme les chaussures.
-Yeh ! Tout le monde. Dit-il en levant la main. Je viens pour découvrir, voir comment cela se passe. Dans sa voix on sentait le type un peu blasé, ou qui s'en fou. Je suis Dambi « Douce Pluie » Yangban, je suis d'origine coréenne et je suis un Métamorphe Tengu.
Les deux nouveaux jeunes se sont installés dans la classe, nous étions avec Waydon, ça me fait bizarre qu'il est un prénom maintenant, j'avais vraiment pris l'habitude de Silka17. Puis les professeurs commençaient à discutés entre eux. L'un d'eux s'avança devant nous. C'était monsieur Wolfstein.
-Les enfants nous allons passer une soirée spéciale, car nous avons besoins de réponse. Dit-il avec son accent allemand.
-Je comprend. Dit Waydon en se levant. Il saisit une chaise et se place au-devant près du tableau.
-Ya, très bien mon jeune ami, tu as compris que nous parlions de toi. Nous avons besoin de connaitre des choses pour avancer. Ajouta monsieur Wolfstein.
J'avoue que j'étais intriguée moi aussi.
-Je suis né en 963 en Pologne, dans une petite maison dans les forêts profondes de Bialowieza.
Pendant qu'il parlait, soudain je me suis sentis partir, je me suis accrochée au pupitre ou j'étais assise et j'ai eu un flash, une vision d'une forêt. Je ne sais pas encore pourquoi j'ai toute ses visions, comme si je connaissais la forêt ou encore que je susse l'histoire... J'aimerais bien comprendre ça aussi !
-Ma mère était une femme, si je puis dire peu commune. Car elle me cacha durant plusieurs années à mon père. Elle fit semblant d'avoir une fausse couche. Elle ma éduquée à sa façon durant plusieurs années, mais elle s'est rapidement rendu compte que je n'étais pas ordinaire, car après un temps, plusieurs années, je ne grandissais plus. Elle avait des dons étranges et décida de tout faire pour m'empêcher de voir mon père. Malheureusement tout changea quand elle se rendit compte qu'il venait me voir en pleine nuit depuis que j'étais tout bébé. Mon père a toujours été intrigué par le fait que je sois autant humain, il me touchait, ne comprenait pas que j'avais cette apparence. Etais-je vraiment son fils ? Il se posait la question, il m'a étudié très longtemps, avant de m'emporter avec lui. Ah oui je dois vous dire aussi que ma mère était l'amante, la maîtresse d'un personnage peu commun. Bubak, ou autrement nommés, le Croquemitaine. Ils se sont rencontrés par hasard peu après qu'il est appris la trahison de son épouse, Irina Kovacic, une sorcière Croate. Comme elle lui a fait du tort, il a fait de même et a rencontré ma mère et c'est ainsi que je suis né. Ma mère semblait humaine, mais en réalité elle a toujours caché au monde sa nature profonde, c'était une transmorphe Strige. Une femme-oiseau très violente et méchante, parfois j'imagine que les légendes de vieilles sorcières qui enlèvent et mangent les enfants proviens d'elle.
Il racontait son histoire sans vraiment montrer d'émotion, pourtant je l'ai vu dans ses yeux, il y avait comme une profonde tristesse, un peu comme dans les yeux de son père, mais ce n'étais pas vraiment pareille.
-Ma mère était Zuzanna Szyszka « Pomme de Pin », une sombre Strige de Pologne qui est tombé enceinte du Croquemitaine.
Il débuta à peine sa phrase que j'ai à nouveau eu une vision étonnante, celle de la Strige Zuzanna, je ne la connaissais pas, et pourtant je voyais son visage, mais le plus étonnant, c'est que lorsque j'ai regardé mon téléphone, j'y retrouvais les photos de mes visions.
-Evidement quand elle vue que mon père me rencontrait elle a voulu fuir, très loin. Mon père au début voulait renouer avec Irina, mais cela ne fonctionnait pas. Il y eut de nombreux affrontement familial très anciens. Mais ce fut très rapidement régler par mon père, comme à son habitude il ne demanda pas l'avis des autres. Pourtant chose étonnante il épargna les deux femmes Irina et Zuzanna. Mais quelques siècles plus tard en Italie vers l'an 1270, mon père rencontra une autre femme, Gabriella dit Bella « Physiquement Belle » Alighieri, c'était une femme mariée.
Il voulait que cette femme-là s'occupe de moi. Mais Zuzanna ne laissant aucun répit au Croquemitaine, car elle désirait récupérer son fils, moi-même, elle tua violement cette femme. Cet acte sanglant sonna le début d'une guerre.
Immédiatement j'ai eu encore une vision de l'affrontement entre Gabriella et Zuzanna.
Vivement qu'il retire son masque, je veux l'avoir juste pour moi, entre quatre yeux... Mince, c'est vrai que j'ai Mei à la maison maintenant punaise certainement pas de partage avec mon amie, un trio, ah non ! J'écoutais son histoire, mais en même temps je ne pouvais m'empêché de pensée a des choses plus intimes. Ce qui me perturbais un peu c'était l'apparence de Bubak et de Silka17, c'est son fils, d'accord, mais on dirait des jumeaux, c'est vrai que maintenant que j'y pense, je dois faire plus attention aux détails.
-La femme qui fut tuée, Gabriella Alighieri avait deux jumeaux, Francesco et Dante. Ils n'avaient que cinq ans quand leur mère est décédée, mais l'un des deux jumeaux, s'inspirant des travaux de son frère est devenu un monstre sans la moindre humanité. Certains supposent que c'est un Magnus, mais je vous l'affirme, ce n'est qu'un Humain très ingénieux. Son frère Dante à écris plus tard « La Divine Comédie », une œuvre majeure, parlant du Diable. Son frère Francesco lui à accomplit le grand œuvre et a ensuite voué entièrement sa vie à la vengeance, aux démons, aux satanismes, devenant un fervent adorateur. Avant la fin de sa vie, il a réussi à accomplir un changement de corps, donnant naissance en Allemagne au terme de « Doppelgänger » qui veut dire double ou sosie, l'homme qui change de peau.
J'ai eu une vision claire et net de Fransceco, c'est vraiment ressemblant, c'est Samuel Chambers en version plus jeune, avec les cheveux et le bouc noir, toujours avec les yeux bleus.
J'ai conservé ce nom pour parler de lui. Grâce aux pactes qu'il a effectué avec divers démons, ses études dans le milieu de la magie, il a établi un rituel permettant d'invertir un objet d'une magie, une fois la cible choisit, il devait lui faire avaler l'objet, elle tombait malade, au bout d'un temps, ou en effectuant un exorcisme elle recrachait l'objet accompagnée d'une huile noire. Celle-ci formerais en quelques jours son nouveau corps. Il pouvait ainsi mourir et renaitre chaque fois, possédant toujours de préférence des corps d'êtres surnaturelles pour obtenir de plus grand pouvoir et accès à la magie. Voilà monsieur Chambers est ce Doppelgänger et il rend mon père responsable de la mort de sa mère et veut absolument le détruire. Mais ce n'est pas tout car ce monsieur est sorti plusieurs fois avec Irina Kovacic, il s'intéresse à toutes les légendes et rumeurs concernant le Croquemitaine.
C'est une histoire peu commune, j'étais vraiment heureuse d'en apprendre davantage enfin sur lui. Mais pour le moment je ne sais toujours pas pourquoi il est parfois là et parfois comme absent. Déjà c'est bien il n'a qu'un seul corps et franchement celui qu'il possède me plait beaucoup et me convient parfaitement.
-Mon père, je sais que c'est un monstre, mais parfois, pendant un bref moment, je me dis qu'il cherche la même chose que moi, l'amour, son âme-sœur. Il a voulu y croire avec Irina, ou encore Zuzanna, Gabriella et sans doute tous les autres avants eux. Car depuis qu'il est venu dans notre monde il est seul, il est le seul de son espèce, tout comme moi aujourd'hui. Car je ne sais même pas ce que je suis ! Ni Croquemitaine, ni Strige. Je ne sais pas. Quoi qu'il en soit j'ai voulu réparer son erreur en rencontra le Dopplegänger afin de comprendre, car je connaissais sa haine, sa colère d'avoir perdu sa mère. Il m'a capturé en l'an 1517, c'était un quinze Août. Il était avec nous et ma capturer pensant que j'étais le Croquemitaine, Egolian.
J'ai aperçu l'enlèvement de Waydon par Fransceco.
-Il m'a torturé durant plusieurs années, il m'a étudié, découpé... Il s'est depuis toujours vanté à tout le monde d'avoir capturé le Croquemitaine, mais ce n'était que moi. J'ai réussi à fuir, grâce à une intervention de mon père, mais j'ai dû faire des choix. Un monstre grandit en moi, tel l'ombre de la mort, il s'emploie à me montrer des choses aux qu'elles je n'oserais jamais pensée. Pourtant maintenant je les perçois dans mes rêves et j'ai des visions qui envahit mon esprit, c'est l'œuvre de la bête qui gît au fond de mon âme. Elle se déploie, se nourrit de mes pensées impures, en plein croissant elle enivre mes moindres désirs, s'intensifiant avec le temps. Ce qui me semblait intolérable auparavant me semble banale aujourd'hui. J'ai le sentiment d'avoir enfermé mon cœur dans une boîte, tout se métamorphose autour de moi, je deviens ce monstre que je redoutais tant autrefois. Plus jeune j'avais peur de cette créature, étrange et malfaisante, pourtant quand je regarde par-dessus mon épaule, je suis devenu cette chose, ce monstre féroce dont tant de gens font peur. Comment puis-je entrevoir un avenir plus clairvoyant, quand je sais que le seul qu'il me reste est celui de devenir pire encore. Je réalise que je suis devenu ce que j'affrontais, comment peut-on se résoudre à poursuivre un combat perdu d'avance. Je suis perdu dans le néant, luttant seule contre moi-même. Alors qu'il y a peu je luttais contre un adversaire, mais comment puis-je poursuivre quand je sais maintenant que le croquemitaine c'est moi. Plus je me débats, plus je sombre dans l'obscurité, plus j'avance, plus la lumière s'éloigne, je suis perdu dans ce vide absolu qui m'entoure. Je n'ai plus le choix, je dois assumer être devenu ce monstre et accepter ma transformation. Je suis devenu les ténèbres... Il y a peu je rêvais encore, d'un être naïf, à des évènements simples et pourtant qui me remplissaient de joie, ces pensées, ces rêves me semblent bien loin aujourd'hui. Il n'y a que l'amour qui pourra me délivréeeeee AAAHHHHH !!! Arrrrggg !!! Puis il hurla de douleur et son corps se dédoubla comme devenant fantomatique et disparu tout à coup sans aucune explication. Tout le monde était debout inquiet et s'interrogeait sur cette bizarrerie. Il était là nous parlait et l'instant suivant il n'y avait plus personne.
Monsieur Wolfstein très intéresser par son histoire se leva de sa chaise et tournait en rond, il semblait un peu anxieux et stresser.
-C'est une histoire effroyable, car il ne s'agit que d'amour et d'incompréhension comme pour les humains, trahison, incertitude, doute, toutes ses émotions qui nous amènent à commettre des actes douloureux. Parfois on en veut juste un peu plus, on cherche ailleurs alors que l'on avait déjà tout. C'est un sentiment très étrange. Pourquoi avons-nous été créer ainsi, sans savoir qui était notre âme-sœur, nous ne serions pas en train de déchirer les uns les autres ? Dit monsieur Güldayakan.
-Ces derniers mots me semble très étrange, différent du début de son discours, comme s'il perdait le contrôle, ou comme s'il s'agissait d'un combat intérieur, il ne veut pas devenir comme son père, Egolian ! Mais à force d'agir, de devenir calculateur, de faire des plans, il devient juge et bourreau tout comme son père, il se demande si ce qu'il fait est juste ou non ? Il est en proie à des émotions, des incompréhensions. Car il combat son père et pourtant peu à peu il a la sensation de lui ressembler. Dit monsieur Wolfstein avec un accent Allemand.
-J'aimerais juste comprendre pourquoi il a disparu ? Dis-je en les regardant débattre. N'auriez-vous pas une réponse, une idée ?
-Là j'avoue que c'est délicat, un sort, une malédiction, un souci personnel... C'est très difficile à dire. Dit madame Zaleski.
-Vous ne pensez pas que c'est dû à son monde et le roi Ahaswerus ou son père ? Dis-je.
Tout le monde c'est tourné vers moi d'un coup.
-C'est qui Ahaswerus ? J'ai déjà entendu ce nom, c'est étrange. Demanda madame Krüger.
-C'est le père du Croquemitaine, Egolian. Dis-je simplement en les regardant bizarrement, punaise, je ne peux pas dire n'importe quoi, apparemment c'est clair que mon livre est beaucoup plus complet que ceux des autres, j'ai parfois l'impression qu'ils ne savent rien les autres.
-Comment ça le père ? Le Croquemitaine vient d'où ? Tu le sais ? Demanda-t-elle avec beaucoup d'intérêt.
-Euh... De l'Autre-Monde ! Je crois... Vaut mieux que j'esquive la question des lieux, d'où et quand on ne sait jamais. Certains pourraient devenir envieux et s'en prendre à eux.
Après j'ai fait les gros yeux et les regardés un peu ébahi comme si je ne savais rien, parfois je préfère presque ça, plutôt que l'on me pose dix milles questions. Là sur le coup, je comprends Waydon quand je n'arrêtais pas de le questionné, je vois ce qu'il a dû ressentir. C'est assez usant.
-Par contre je voudrais savoir pourquoi, je vais l'appeler ainsi, monsieur Chambers, c'est plus simple. Pourquoi il a parlé où évoquer une trêve ? Il s'agit de quoi ? Dis-je en les regardant.
-Car nous avons décrété une trêve durant de nombreuses années, vers 1976, la signature eut lieu entre les forces présentes dans l'établissement pour en faire une zone neutre. Afin de pouvoir enseigner à tous. Il est stipulé que celui qui rompra la trêve devra quitter l'établissement. Nous parlons des forces de la magie blanche, noir, rouge et verte essentiellement, mais aussi les créatures Féeriques et les Transmorphes... Puis plusieurs représentants des Sorcières, Magnus et toutes les autres races. Dit monsieur Crow.
-Ça doit faire un paquet de monde présent juste pour une signature, punaise ! Dit Dambi, le coréen. Moi je viens juste d'arriver, mais franchement, je ne pensais pas qu'il y avait autant de chose ici, enfin d'évènement, car en apparence c'est plutôt calme. Il avait une voix légèrement rauque, comme pas encore mûre.
-C'est sûr qu'avec le groupe que l'on a croisé dans le couloir moi et Dambi il va y avoir de l'affrontement dans l'air d'ici peu. C'est très bizarre comme lieu, vouloir faire un établissement neutre ? Si déjà à la base personne ne se supporte ? Dit Ayline avec une voix calme et très posée.
Je n'étais pas encore sûre de Dambi et Ayline. Dambi semblait se foutre de tout et n'étais pas vraiment attentif, comme ailleurs, avait-il une conviction, une volonté de se battre, ce n'était pas certain. Pour Ayline, j'étais divisé, car elle était réfléchie, mais suivant aussi l'avis de son père, comme pour se faire bien voir. Donc difficile à dire, pour le moment, c'était surtout des connaissances, pas vraiment des amis.
-Le fondateur du lycée c'est monsieur Crow, autrement dit Waydon, si je ne m'abuse. Par contre on est d'accord, il n'a réellement aucun véritable nom de famille, car monsieur Crow étant son Démon Familier, désolé je ne veux pas être péjorative, mais c'est lui qui a choisi ce nom. Dis-je en réfléchissant à haute voix.
-Il n'y aucun soucis Irem, je ne le prends pas mal, c'est vrai que c'est ma nature, je suis sa création. Et comme sa mère n'était pas une Sorcière je suppose qu'il a obtenu ce secret de votre grand-mère. Répondit monsieur Crow. Sinon oui pour le lycée vous avez raison. C'était sa volonté, sans doute le piège qu'il désirait faire pour détruire le Dopplegänger, sans doute.
-Il semblerait qu'il y ait un plan en marche et que nous ayons tous un rôle à jouer, sans même le savoir, personne n'est ici par hasard, nous avons tous quelques choses à faire pour avancer ensemble dans cet objectif. Ajouta monsieur Mohan, le surveillant il avait un accent nordique.
Après de nombreuses discutions et interrogations nous avons quittés l'établissement, madame Castillo semblait inquiète de l'avenir et me déposa chez moi. Elle n'avait plus cette joie de vivre, elle semblait ailleurs. Peut-être avait-elle des idées différentes, mais elle ne les a pas exprimés, c'est bizarre. Quelques choses devaient la gênée ou l'ennuyée.
-Que ce passe-t-il Luna ? J'ai la sensation que vous êtes pensive ? Lui dis-je en la regardant, portière ouverte.
-Je ne sais pas, la sensation d'être utilisée, de ne pas être aussi utile que cela dans le monde, tout à coup... Je ne sais pas, c'est étrange. J'ai toujours aidé les gens en me disant que c'était nécessaire, mais là je me rends compte que nos adversaires sont assez puissants, je me sens presque inutile. Je n'ai jamais vraiment participé à de grand affrontement, même quand Mei était possédé, c'est une personne que j'ai contacté qui l'aider, moi non. Tu vois ce que je veux dire ? Me dit-elle en me regardant.
-Luna il faut garder espoir, on a tous besoin des uns des autres. Ne perdez pas la Foi ! Il faut que l'on y arrive ! Dis-je en la rassurant.
-Tu as peut-être raison. Bonne nuit Irem ! A demain !
J'ai fermé la portière et suis rentrée chez moi assez vite, comme pour me rassurer et voir par moi-même que Mei était bien encore dans mon lit ! Mais j'y pense, espérons que cela n'arrive pas, mais si l'une prend la place de l'autre je la reconnais comment ? Bon les vêtements c'est évident, mais Chambers, Raahh, c'est vrai ! Le Dopplegänger, peut faire semblant et se faire passer pour elle ? Il peut très bien venir dans ma chambre et faire semblant d'être malade ? Punaise le cauchemar oui ! Ce cinglé dans mon lit, non même pas une seconde ! Quoique y a peut-être un moyen car il ignore que Mei possède un familier, en tout cas je suppose, donc il ne pourra pas contrôler Chatouille, c'est une chose qui les différentiés avec certitude. Mais d'ailleurs ? Je suis rentrée dans ma chambre par le balcon, j'ai pris vite une chaise, Chatouille et Fripouille m'attendaient me posait des questions, voulaient savoir. Mais j'ai d'abord cherché sur mon armoire et effectivement j'ai découvert une pierre noire, style onyx, avec des gravures. Ça doit être ça son lien avec ma chambre. J'ai ouvert la fenêtre je l'ai jeté dans le jardin en face, chez les Abbott. Bon débarras !
J'étais contente de la rencontre avec Waydon, mais bizarre il a un problème important, je devais savoir quoi ! J'ai ensuite couru vers Mei, je me suis assise sur le bord du lit, j'ai regardé Chatouille et Fripouille.
-Elle n'a pas bougé d'ici ? Dis-je en les regardant.
-Non pas du tout. Répondit Fripouille.
-Non on te le jure. Répondit Chatouille.
-Très bien ! Tant mieux.
Ensuite j'ai tout raconté, j'espère aussi que Mei puisse m'entendre. J'ai changé sa lingette humide, j'ai cherché des solutions pour la soulager avec la magie. La magie curative c'est l'eau ou l'esprit, je dois rendre à Euh... au feu ou à la terre pour l'esprit et au feu ou à l'air pour l'eau. Ok je vais tenter le coup on verra bien. Il me faut du feu pour les deux. Je ne crois pas qu'un briquet suffira. Quoique je peux prendre des cendres. Je vais dans le jardin je brule un vieux truc, je ramasse les cendres et c'est bon en plus ça fonctionne pour les deux. Je suis descendu discrètement en bas pour aller fouiller un peu, puis j'ai pensé au bois que mon père gardait pour l'hiver. Une buche de bois ça devrait aller ? Je l'ai placé sur le sol dur en pierre de la terrasse, bon pas trop de vent ni rien. Je vais bruler tout ça, punaise ça va être long ! Après plus d'une heure passée à attendre que la buche entière brule, j'ai attendu que ce soit assez froid et j'ai tout emporté dans un sac dans ma chambre. Je me suis placé sur le côté un peu à genoux et j'ai placé mes mais au-dessus du corps de Mei. Pourvu qu'il n'arrive pas de connerie, non je ne dois pas pensée à ça ! Chut concentration. Allez Irem tu va réussir !
J'ai passé plus de vingt minutes à passer mes mains sur son corps, a me concentré pour lui transmettre de l'énergie. La cendre dans le sac est presque plus de la moitié disparue, donc logiquement cela à agit, mais je ne trouve pas que son état soi meilleur ? Elle transpire toujours à grosses gouttes, elle est toujours inconsciente, allongée divagant des choses incompréhensibles.
Épuisée je me suis endormie à côté de Mei. Je n'ai pas eu le temps de préparer le matelas. J'étais bien trop fatigué et inquiète. Durant mon sommeil, j'ai réalisé des rêves très étranges. J'étais très agité, comme confuse, de nombreuses images se mélangeais dans mon esprit. Soudainement un bruit m'a réveillé, je me suis réveillée, dans mon lit, la fenêtre qui donnait sur le balcon était ouverte, il y avait du vent dans la chambre. Je me suis retournée, mais Mei n'était plus là, ni Fripouille et Chatouille. Tout à coup l'ensemble de ma chambre semblait différent, car à la place du balcon il y avait un chemin qui menait dans la forêt. C'était comme dans un rêve, mais j'avais des vêtements. J'avais les mêmes que lorsque j'avais rendu visite aux voisins. Une veste noire, robe blanche.
C'était assez surprenant comme si les murs de ma chambre était relié à une forêt ? J'ai regardé avec attention, j'ai pris immédiatement mon téléphone sur le bureau et j'ai avancé doucement et avec prudence. Il faisait sombre, donc j'ai allumé l'application « Torche » sur mon téléphone. Soudain j'ai vu que le téléphone me notait « Terre, forêt de Białowieża, Pologne, année 1122 ». Cool mon téléphone m'indique tout ! Je marchais en entendant le hurlement des loups. J'étais seule sur ce chemin très lugubre, il faisait froid, en avançant je vis peu à peu de la neige sur le sol. Après plusieurs minutes de marche je suis arrivée devant une maisonnette en bois au beau milieu des bois, il y avait une torche de flamme suspendu sur un pilier de métal devant la maison. Je me suis approchée en regardant partout, au détour d'un angle, j'ai aperçu une petite ombre se mouvoir près d'une caisse en bois à l'arrière de la maison. Je me suis dirigée vers cette endroit et juste derrière il y avait un petit garçon qui se cachait.
-Que fais-tu ici ? Dis-je tous bas en le regardant.
-Chut ! Sinon y'aura des problèmes. Me dit-il craintivement en se cachant les yeux puis en regardant parfois si j'étais toujours devant lui.
-Ne t'inquiète pas je ne dirais rien. Je te le promets. Dis-je en prenant discrètement une photo. Mais j'ai oublié de retirer le flash.
-Toi aussi tu fais la magie ? Dit-il effrayé en voyant la lumière et en se relevant.
-Non maman va veni, tension maman est méchante ! Dit le jeune garçon qui semblait effrayer.
-Ne t'inquiète pas, mais comment t'appels-tu ?
-Moi c'est Way et Don, mais tu dois patir ! Puis il mit ces mains à sa bouche. Pouquoi je dis ça ? Pffff... Maman va crier... Dit-il en baissant la tête.
-Merci ! Dis-je en souriant. Tu te souviens de moi ?
-Non, je te connais pas ! Dit-il comme un peu perdu.
-Je suis venue pour t'aider. Dis-je en le regardant et en lui touchant les cheveux. Ta maman est Zuzanna, c'est une Strige, une femme-oiseau et elle est méchante n'est-ce pas ?
-Comment tu sais ? Dit en me saisissant la main et en courant vers un arbre plus loin. Je l'ai suivi.
-Mais ou vas-tu ? Dis-je en le suivant.
-Je me cache ! Paske ma maman va veni. Tension ! Dans la nuit un montre me chèche ! Maman dit que je peux pas aller dehors. Tu dis pas hein ? J'ai pas droit ! Mais... Rrrr ! Dit-il en râlant tout seul. J'ai pas droit de dire. Mais le montre, ben la nuit il a pas de yeux dans la tête, il est pas beau pis y sort de dessous de mon lit. Il vient du noir !
-Pourquoi tu n'as pas le droit de me le dire ? Ne t'inquiète pas, je t'aiderais. Le monstre y te parle ?
-Tension ! Y a des montres dans le noir !! Faut pas fait du bruit sinon y vont veni !! Dit-il en me regardant apeuré.
-D'accord, je fais attention. Dis-je tout doucement en me baissant près de lui. Mais tu fais quoi dehors ?
-J'ai attendu du bruit, j'ai regardé. Pis y avait une bête. J'ai juste regardé moi c'est tou. Dit-il plus calmement.
-C'était quoi comme bête ?
-Euh... Il réfléchissait en se tenant le menton avec la main. C'est grand avec conne ! J'avais jamais vu !
-Des cornes ? Ah oui je vois, ça doit être un cerf.
-Comment tu sais tou !
-Je te crois, rassures toi. Dis-je en souriant.
-Tu es gentille toi.
-Ah oui merci ! Tu me trouves gentille ? Cool, tant mieux. Dis-je un peu gêné.
-Pouquoi tu deviens rouge ? Dit-il en me regardant.
-Ce n'est rien. Mais par contre on fait quoi ici ?
-J'attends pou voi le montre ! M'a dit qui va veni ! Je veux voir comment y va dans la maison. Dit-il en regardant la maison par moment.
-Ah d'accord tu veux savoir comment y fait pour rentrer sous ton lit ?
-Oui. Mais chut ! Sinon y va pas veni. Dit-il inquiet et curieux.
-Tu as qu'elle âge Waydon.
-Non, c'est Way et Don. Dit-il en me regardant bizarrement car j'avais écorché son nom. C'est quoi l'âge ?
- L'âge c'est le nombreux d'années que tu as ?
-Je sais pas... Dit-il en me regardant un peu tristement.
-Ta maman ne devais pas revenir ?
-Si, mais elle est partie cheche à manger.
-Ah ok, parce qu'on va rester ici toute la nuit.
-Chut ! Tu pale boucou ! Dit-il très intrigué et patient.
-Tu penses qu'il vient par ou le monstre ? Dis-je en le regardant si curieux.
-Je quoi il vient dans... Euh... L'ombe...
-L'ombre ?
-Oui c'est ça.
Tout à coup je me suis levée car à force d'attendre j'avais une envie pressante. Je me suis dirigée vers un autre arbre plus loin.
-Tu va où ?
-Je reviens t'inquiète pas. J'ai... Humm. Je reviens t'inquiète pas. Dis-je car je ne savais plus trop quoi dire.
Je me suis baissée pour faire pipi derrière l'arbre en baissant ma jupe, mon collant et ma culotte. Punaises-y fait froid dans cette forêt.
Puis brusquement Waydon était devant moi. Les bras écartés très étonné et surpris.
-Tu fais koi ? Dit-il avec des gros yeux.
-Hé dis donc tourne toi ! Punaise tu m'as fait peur ! J'ai piqué un phare directement.
Il sait tourner légèrement.
-Pouquoi j'ai pas le droit de regadé ? Tu fais quoi ?
J'arrivais plus faire pipi... J'étais un peu tendu.
-Pourquoi tu es venu ici ? Tu ne devais pas regarder si le monstre allez venir ?
-Si mais je voulais savoi tu faisais koi. Dit-il en tournant ses doigts dans sa main.
-Psssi flic plic ! Oh punaise je me cachais le visage de honte, il était juste à côté de moi et j'étais en train de faire pipi dans les bois.
-Oh tu fais koi ? On entend l'eau qui coule !
-Je fais pipi ! Dis-je morte de honte. En cachant mon visage d'une main. Donne-moi un papier s'il te plaît une feuille. J'étais mortifié de honte.
Il me tendit une feuille d'un arbre.
-Non pas ça ! Oh merde sa existe pas encore... Euh... mince... Punaise ! Mince je vais devoir m'essuyer avec ça ? Oh non, c'est dégoûtant...
J'ai pris la feuille d'arbre. Désespérément, donne-m'en deux ou trois s'il te plaît. Il se déplaça et en ramassant plusieurs.
-Pouquoi j'ai pas le doit de te regarder ? Dit-il timidement et curieusement.
-Euh... Je pris les feuilles pour m'essuyé, punaise c'est clair ce n'est pas du papier. Aïe !
-Koi ta mal ?
-Mais non... On... Les filles ne doivent pas montrer aux garçons et les garçons ne montre pas aux filles, c'est comme ça. L'embarra. Je n'ai pas d'enfant je ne sais pas quoi dire !
-C'est un seket ? Dit-il en se tournant comme s'il boudait.
-Euh... Oui voilà c'est un secret ! Ne bouge pas, reste comme ça je vais me lever ok ?
-Pouquoi ? Dit-il en se tournant les mains sur le visage pour cacher ses yeux mais en écartant les doigts pour regarder.
-Hé ! Je t'ai dit de pas regardé ! Dis-je très gêné par la situation en remettant très vite ma culotte, mon collant et ma jupe. En plus maintenant j'ai la sensation d'être irrité avec les feuilles d'arbres, Rhooo j'espère je ne vais pas avoir d'allergie ou de truc du genre.
-Je peux regader ?
-Ouais ouais... Petit curieux ! Je t'ai vu. Dis-je en souriant jaune.
-C'est pas comme moi ! Dit-il très étonné.
-De quoi ? De quoi tu parles ? Dis-je en le regardant avec des gros yeux me demandant ce qu'il allait me sortir.
-Ben ta zézette, elle a pas poussé ?
-Quoi ? J'étais au fond du gouffre toute rouge. Punaise qu'est-ce que je fais ici ? C'est un rêve ? Je suis ou là ? Je me suis endormi dans ma chambre c'est quoi ce bordel ? Je suis avec Waydon enfant dans la forêt punaise ? Y me pose des questions de fou ! Je ne sais plus quoi répondre. Ohalallala c'est trop curieux un enfant y veut tout savoir, je fais comment moi ? Ben ! Dis-je en souriant. Tu as découvert le secret des filles ! Avec les yeux écarquillés. On a pas de zézette nous on a une nénette ! Vivement que l'on passe à autre chose, punaise j'ai chaud, le malaise...
-Ah c'est ça le seket ? Aaaahhhh... Mais tu fais comment pour fait pipi ?
-On parlera de tout ça quand tu seras plus grand ok ? Tu veux bien ?
-Oui, mais ma maman elle connait le seket ?
-Non ne parle pas de ça avec ta maman, ça va tourner au drame, évitons. Pis arrêtons de parler de pipi et tous ! Le monstre, ça avance il est où ?
-Je koi y viens pas ! Dit-il en fixant mon entre jambe.
-Dis donc petit curieux tu arrêtes de me regarder comme ça ? Je ne suis pas ici pour t'apprendre c'est quoi tout ça... Bon sans doute qu'on doit voir le Croquemitaine...
Il me coupa directement la parole.
-Ahhh non !! Ta dit le mot !! Non !! Puis il se mit à courir complètement terrifier dans la forêt.
-Mais non ! Attends viens ici ! Cours pas ! Je me suis mis à le poursuivre. Tu vas où ?
Brusquement tout devient noir, en plus, des ombres semblaient se mouvoir dans la nuit, devenant plus épaisse, le brouillard est survenu. Et des bruits étranges s'entendaient au loin comme des échos. Je sentais la pression qui commençais à s'accroitre et le jeune Waydon avait disparu, je ne voyais plus la maisonnette en bois, j'étais seule, entouré d'arbres et d'une épaisse brume. Cela sentait le feu de bois. J'avais tous les poils du corps qui s'hérissait sur le corps, j'avalais ma salive. Je ne comprenais pas ce qui se passait car d'habitude je n'avais pas autant la pression quand il arrivait. Je commençais à avoir les mains congelés, l'air qui sortait de ma bouche devenait visible. J'avais les bras croisés, la sensation d'avoir beaucoup plus froid. Je me suis recroquevillée vers le sol frottant mes bras mutuellement pour me réchauffer. Mais c'est quoi ce bordel ! C'est pas comme ça d'ordinaire. Des filaient d'ombres se tissaient sur le sol dans ma direction, comme de grosses veinures noirâtres. C'était vraiment lui, mais ça veut dire c'est pas un rêve ? Mais je suis où ? Plus les veines avançaient vers moi plus je tremblais de froid. Puis il est apparu dans les airs au-dessus de moi, en se dressant devant moi semblant presque gigantesque et imposant alors que j'étais réduite au sol, j'ai levé les yeux vers lui.
-Egolian ? C'est toi ! J'étais effrayé sans vraiment comprendre, même mes cheveux semblaient me picotés comme s'ils étaient dressés sur ma tête.
Il se pencha vers moi avec le visage de travers, il n'avait toujours pas de visage, mais plutôt un masque métallique, mais je voyais bien qu'il se posais des questions en me dévisageant.
-Je t'en prie Egolian aide moi, je ne sais pas ce que je fais ici ? J'ai vu ton fils Waydon, je ne sais pas pourquoi je suis ici ?
-Ame ? Dit une voix sombre et déformée.
Quand j'ai parlé de son fils, son corps c'est tordu complètement comme s'il passait derrière moi et m'observais en ce demande qui j'étais. Il a collé son visage sur le côté gauche du mien, comme pour tester ma réaction. Je respirais à peine, mais peu à peu je me suis redressée en versant des larmes, j'avais comme une frayeur incontrôlable et cette douleur atroce de mes membres frigorifiés. Il tourna encore autour de moi.
-Waydon est ici, il est dehors tout seul ! Tu ne peux pas le laisser avec cette femme ! Elle ne l'aime pas ! Dis-je en parlant plus fort. C'est ton fils tu dois prendre soin de lui !
Il se recula un peu de moi comme si lui semblait surpris de ma réaction et me fixait différemment avec son visage. Son corps se réduisait peu à peu, car j'avançais vers lui. Il semblait désorienté à chacun de mes pas. Comme s'il ne comprenait pas ce qui arrivait.
-Egolian sauve ton fils ! Dis-je en criant plus fort.
-Sœur ? Dit-il avec une voix toujours aussi sombre.
Puis il disparut dans la forêt très subitement avec tout le brouillard qu'il y avait autour de nous. Quand tout s'est dissipé, j'ai aperçu plus loin une lueur c'était la torche de la maisonnette. J'ai couru pour y retourner pour voir si Waydon était là-haut. J'étais inquiète. Je courais à vive allure et après quelques mètres j'ai trébuché sur une branche d'arbre et je suis tombée au sol pas très loin de la maisonnette. J'ai pu voir quelques choses d'ailleurs que je n'avais jamais fait attention, c'était comme une évidence maintenant que je l'avais sous les yeux, mais je n'y avais jamais pensée auparavant. J'avais des frissons sur l'ensemble du corps. La scène me semblait irréel. Egolian était dressé, imposant devant son fils, Waydon, entre les deux il y avait un cerf éventré au sol.
Mais c'est Waydon qui semblait avoir du sang sur les mains et la bouche. Il regardait son père comme honteux. Puis en tournant la tête j'ai vu ses yeux, en colère et plein de tristesse d'avoir déçu son père, il savait que c'était son père, il me regardant avec amertume. Comme voulant pleurer, mais retenant ses larmes de toutes ses forces pour paraitre plus grand, mais c'était trop difficile, il craqua en me regardant et ses joues se sont recouvertes de larmes.
-Je voulais juste jouer avec lui. Dit-il avec de la peine. Mais j'avais faim... Maman reviens pas ! Dit-il en baissant la tête.
Je venais de réaliser que je n'avais jamais vu Egolian et son fils Waydon en même temps, c'était peut-être ça le souci, de sa disparition ? Il devait y avoir un lien ? C'était très étrange, comme une scène surréaliste. Il y a dû y avoir quelques choses qui a fait que de nos jours ils ne peuvent plus agir dans notre monde tous les deux en même temps ou un truc du style. Peut-être que j'étais ici juste pour comprendre le problème qui était évident depuis le début, j'ai compris je crois le souci, mais si je n'en connais pas l'origine, je crois, j'en suis certaine ! J'avais raison !
Soudain j'ai vu une serre d'oiseau énorme se posé devant moi et cela devint un pied et en levant la tête j'ai juste eu le temps de cliquer sur le phone et une main ma saisit à la gorge et il m'a soulevé du sol d'un seul bras. Elle serait assez fort ma gorge.
-Tu es qui toi ? Dit-elle très froidement en me regardant très méchamment. On sentait à sa voix et ses yeux, avec son casque bizarre, qu'elle n'était pas une tendre. Elle avait de très longs cheveux verts, un masque pointu jusqu'au nez, des cornes.
-Ze suis Irem ! Dis-je avec la gorge compresser, en faisant des grimaces et en essayant de me débattre.
Puis tout à coup j'entendis Waydon.
-Lâche-là ! Elle est gentille ! Laisse-la vive !
La femme se pencha légèrement et retourna une grande gifle avec l'autre main sur Waydon le projetant au sol.
-Tais-toi misérable vermisseau ! Je n'ai pas besoin de ta faiblesse ! Dit la vieille.
-Arrrêterrr !! Non !!! Dis-je en débattant davantage.
-Je suis Yubaba la grand-mère de Zuzanna, c'est moi qui décide pour l'enfant !! Tu n'as rien à dire !! Dit-elle en criant.
-Laichhhh...Laissez-moi !! Dis-je en essayant de crier.
Elle compressa encore plus fort sa main sur ma gorge. Avec une force surhumaine. J'avais les yeux qui s'ouvraient et ce fermaient de plus en plus vite, tout devenait flou, je commençais à perdre conscience. Puis j'ai vu Egolian derrière la vieille, il mit ses bras autour de la tête de Yubaba, ses doigts enserraient son visage. J'ai juste eu le temps d'entendre des os qui craquaient, puis j'ai perdu complètement conscience.
AAAAAhhhhhh !! J'ai hurlé subitement en me réveillant dans mon lit dans la chambre à côté de Mei. Comme manquant d'air, comme si l'on m'étouffait. Me levant d'un coup en sursaut très vite. Comme sortant de l'eau en expirant très fort. Il faisait très sombre dans la chambre cela n'a pas durée très longtemps, j'ai eu comme un sursaut très violent et peu à peu je me suis laissé retombé doucement dans mes draps perdant la notion du temps, comme en ayant la tête qui tourne, mais j'ai senti que j'avais quelques choses dans la main, c'était bizarre, je ne savais pas ce que c'était. Je n'arrivais pas deviner ou savoir, mes yeux étaient bien trop lourds. J'avais la sensation d'être soudainement abattu de fatigue. Je me suis endormi à nouveau très profondément.
C'était une nuit très étrange. Je me demandais ce qu'il se passait, je me suis frottée les yeux, le jour se levait, c'était l'aube. Puis me regardant mes jambes et mes mains, j'ai remarqué que j'étais beaucoup plus petite. Je me suis levé de mon lit. J'ai regardé dans le miroir et j'avais huit ou dix ans, pas plus. J'ai vite saisi mon téléphone, c'est noté « Monde des Rêves, année inconnu ». Qu'est-ce que c'est que ça encore ? Brusquement une mélodie très douce se faisait entendre. Puis avec le vent son arriver des pétales de roses. Une lumière provenait de l'extérieur. Il faisait encore nuit c'était la pleine lune. En me penchant légèrement vers la terrasse j'ai pu apercevoir un escalier de vers en colimaçon qui menais jusqu'au nuage. Puis tout à coup, un homme arriva en descendant les marches jusqu'à ma fenêtre. C'était Waydon toujours avec son masque et son chapeau haute forme. Il se stoppa devant ma fenêtre me regarda et tendit une main vers moi. Mais c'était étrange, car c'était lui, mais une chose avait changé, ou je ne venais que de le remarquer, mais il avait les cheveux blancs.
-Desire-tu toujours venir avec moi dans les nuages, je te l'avais promis. Dit-il avec un sourire.
-Oui ! Dis-je avec beaucoup de joie.
-Mais tout d'abord vous devez mettre vos vêtements de princesse avant que l'on ne rejoigne le royaume dans les nuages. Dit-il avec calme. Puis il leva l'autre main et une lumière de ses doigts est venu à moi. Elle m'a envahi et recouvert de vêtement fabuleux. Une belle et longue robe couleur crème, des collant blanc en coton, de petite chaussure blanche au pied. Un collier de perle avec au centre, en forme de losange, une plume d'argent. J'avais soudain une queue de cheval dans mes cheveux. Je me suis regardée dans le miroir en face de moi, j'étais très heureuse.
-Voilà princesse Irem, vous êtes parfaite, accompagné moi. Dit-il en me donnant la main.
Nous sommes montés tous les deux sur les marches. Puis il sait arrêter et sait tourner vers moi, je l'observais avec admiration, j'étais très heureuse. Il m'a tendu son autre main et quand je l'ai saisi nous nous sommes soulevés dans les airs en tournant légèrement sur nous même, comme si nous étions des plumes on flottait dans les airs, en sentant le vent qui parcourais notre corps. C'était merveilleux. J'étais vraiment comblé de bonheur en traversant les nuages, j'avais l'impression d'apercevoir le lever du soleil avec des couleurs fabuleuses.
-Vous aimez voler dans les airs princesse ? Me dit-il.
-Oui j'adore c'est tellement beau vu du ciel, que l'on pourrait oublier tous nos soucis ! Dis-je avec plaisir.
-C'est exactement ce que je me dis chaque fois que j'y viens. Dit-il en me regardant avec le sourire.
Quand je le fixais j'avais la sensation de ne voir que ces yeux. On aurait pu croire que c'était les eaux turquoise de l'océan autour d'une île. Bleu et vert, limpide, presque transparente. J'avais chaud, l'impression que son regard touchait mon cœur, le fait de flotter dans les airs avec lui me faisait ressentir des émotions beaucoup plus fortes. Puis nous sommes redescendus sur les marches de l'escalier. Il me regarda, nous nous sommes posés tous doucement.
-Voilà, je serais bien resté plus longtemps, mais nous devons gravirent les marches c'est important.
-Pour qu'elle raison ? Dis-je en le dévorant du regard.
-Car je veux que tu ressentes la plénitude des lieux. Que tu te rappelles le chemin pour venir dans ma demeure.
-Tu as une maison dans les nuages ?
-Je garde votre demeure, princesse. Me dit-il en me faisant une révérence.
-Merci, je pourrais y venir comment ?
-Quand tu iras te coucher il te suffira de tenir un objet entre les mains et de t'endormir avec lui.
-Ah bon ! Tout à coup je me souvenais tenir un objet quand je me suis endormi, peu après l'espèce de cauchemar étrange que j'ai fait. Mais d'où provenais l'objet ? Pardon mais j'obtiendrais l'objet comment ?
Il sourit en me regardant.
-Il me semble qu'un petit curieux que vous avez rencontré plus tôt vous a donné un objet pour vous remercier.
-C'est vrai ? Mais je n'ai rien vu !
-Par contre ma princesse, n'oubliez jamais de croire en moi, ne m'oublié pas, quand vous trouverez le sommeil, il vous suffira de gravir les marches pour me rejoindre. Même si un jour elles ne sont pas visibles, faites-moi confiance, avancer sans avoir peur et je vous promets que je serais toujours là pour vous ! Dit-il avec passion.
-Oui j'y crois !
-Car si d'aventure un jour, vous perdiez la foi en moi, tout aussi puissant que je puisse l'être je disparaitrais à jamais. Ajouta-t-il avec un peu de tristesse.
-Non cela n'arrivera pas !
Plus nous avancions sur les marches, plus ma robe semblais rétrécir, en vérité c'est moi qui grandissais à ses côtés. Nous avons gravi les escaliers jusqu'à arriver devant un monde couvert de nuage très épais et dense. J'ai fermé les yeux et prit une grande inspiration, je sentais l'air, le vent sur mes joues, cela me semble si réel.
Arriver tout en haut j'avais atteint mon âge actuel. D'un geste de la main il a ouvert un passage sur une maison en verre, dépassant des nuages, très jolie, juste devant nous.
-Comment puis-je profiter pleinement de ce moment si j'ignore quand tu vas disparaitre ? Demandais-je en le regardant presque amoureusement et un peu rouge.
-Tu le peux, je ne disparaîtrais pas, je te le promets, nous sommes dans un de tes rêves. C'est réel sans être réel. Nos consciences sont bien réunies ici dans cet espace, dans ce lieu que j'ai créé pour toi seule. Dit-il en me regardant à son tour attentivement.
Je me suis avancée vers lui. Me rapprochant beaucoup plus.
-Alors si ce n'est pas vraiment réel je veux tout de même connaître la saveur de tes lèvres. Dis-je en m'avançant vers lui. Peu à peu je fermais les yeux et je touchais enfin ses lèvres pulpeuses et douces.
Nous nous sommes embrassés pour la première fois devant ce royaume, au milieu des nuages. Je me sentais très légère et heureuse, comme si plus rien autour n'avait aucune importance. J'étais juste parfaitement bien ici à cet instant. Comme si le temps n'avait plus aucune importance. J'ai glissé ma langue dans sa bouche et j'ai ressenti une immense chaleur qui grandissait en moi. Je ne m'étais jamais autant senti aussi heureuse que dans ses bras, collé contre lui, en l'embrassant.
-Smack... Smack... Smack... Hummm...
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