J'étais enfin prête pour la plage ! Un short en jeans, des espadrilles en tissus, un t-shirt simple et léger, la crème à bronzé et bien-entendu dessous le maillot de bain une pièce bleuté taillé en « V ». Comme ça je peux me changer sur la plage tranquillement. J'ai aussi une serviette de plage, un petit parasol, le livre que je n'oublie pas. Lunette de soleil dans le sac, je crois que j'avais presque tout le nécessaire. Si peut-être un sandwich pour plus tard. Sinon j'avais un peu d'argent sur moi pour acheter le nécessaire. J'ai fait un essayage du maillot de bain, super il me va encore, c'est parfait !
Je suis descendue j'ai dit à ma mère que je voulais me rendre à la plage, elle n'était pas trop d'accords, mais me laissa faire. En sortant un des agents arriva vers moi. Avec sa chemise bleue et sa radio fixé sur l'épaule.
-Bonjour, Vous sortez ? Dit-il en se posant la question.
-Oui je vais à la plage ! J'étais souriante.
-Attendez ! Un instant s'il vous plaît. Il saisit son Talkie-walkie. « Unité 52 nous avons un problème. Mademoiselle Kovacic se dirige à la plage ».
-« Bien reçu, resté avec elle, occupez-vous de sa surveillance ».
-C'est bon je peux allez à la plage ?
-Tout-à-fait mademoiselle, bonne journée. Puis il rejoignit sa collègue et ils me suivirent tous les deux.
J'ai ouvert la porte du garage, saisie ma trottinette, mon casque. Je l'ai mis sur la tête, bien attachée et j'ai démarrée immédiatement. Quelques mètres plus loin, je me suis arrêtée plus loin, pour fixer mon téléphone sur le devant de la trottinette pour faire office de GPS. *(Global Positioning System, en français Système de Position Global). Puis j'ai poursuivi mon chemin pour trouver cette plage. Pourquoi me demandait-il d'aller là-haut, j'étais curieuse. Qu'est-ce qu'il pouvait bien y avoir sur cette plage ? Il y avait de la circulation, je découvrais en même temps le coin. J'avançais tranquillement à mon rythme. Je traversais plusieurs quartiers c'était agréable avec le vent. J'étais assez heureuse car je me disais que malgré les soucis cela avançais dans la bonne direction. Après plusieurs minutes tout de même je suis arrivée sur la plage, il y avait quand même très peu de monde, aucun enfant, je ne comprenais pas. C'était l'après-midi, il y avait du soleil et pourtant on aurait dit une plage abandonnée ? J'ai gardé espoir, c'était mon gage, je mis suis rendu. Le soleil, la plage, cela me rappelait la Croatie, même si ici c'était l'océan et pas la mer, ça me donnait la sensation incroyable d'y être. Soudain une question est venue ce bousculé dans ma tête. C'est peut-être ça son intention ? Que je me rappels de mes souvenirs ? Il m'avait dit clairement qu'il voulait que je me souvienne. Pourtant je n'avais pas l'impression d'avoir perdu la mémoire ?
Je me suis avancée je voulais aller sur la plage quand un groupe de jeune m'a interpellé.
-Wesh ? T'es la meuf qui a vu le meurtre ? Non ? Dit le type avec une voix mitigée entre les graves et les aigües, comme cassée.
Je me suis arrêtée rapidement, saisissant mon téléphone contre mon sac pour flasher directement des clichés en me retournant vers eux.
-Oui ! C'est moi ! Pourquoi ? Vous êtes qui ?
-Hey, tkt pas de soucis ! Il se leva pour faire un tchek avec moi poing vers moi. Moi c'est Jarem Littlewood. Le type avais un bouc léger rasé sous le menton. Un piercing à la lèvre côté droit. Des cheveux court bruns, les yeux clairs, bleus ou verts, un mélange. Il portait un survêtement kaki avec une chaine doré et des baskets, des converses all star.
Je trouve qu'il avait un regard étrange, ce n'était pas gênant, il était agréable à voir, mais comme une malice. Il avait plus un style bohême ou surfer. Très peu de tatouage visible en tout cas. Les autres se levèrent aussi, il y avait un autre gars et deux filles. Peut-être déjà des couples. Une des filles s'avança, mais l'autre type se mit devant me tendant son poing.
-Moi c'est Malcolm Littlewood je suis son frère. En l'attrapant par les épaules. C'est mon grand-frère ! C'est vrai qu'il était plus petit, je dirais même un visage plus vicieux, je n'osais pas me prononcée, il avait un regard plus méchant ou le type qui fait des crasses aux autres et se marre ensuite. Un farceur voilà exactement qui se fou des conséquences style c'est juste pour rire ! Il avait une voix presque identique à celle de son frère plus fluet, plus jeune.
Comme son frère cheveux court bruns, même s'il semblait vouloir narguer son frère pour se mettre en avant il devait être son modèle, son exemple. Il avait un tatouage sur la joue droit près de l'œil noté « 666 ». Ses yeux étaient bleus, un bouc très léger rasé. Il portait un chapeau, un bob noir avec une ficelle qui pendait sous le visage. Une chemise verte, à fleur, manche courte. Tient-il avait une manche longue et bleu turquoise sur le côté gauche. Un pantalon serré sombre et des baskets plates. Je l'aimais déjà moins lui. Une des filles s'avança, celle qui voulait venir vers moi au début.
-Salut, moi c'est « Viv » mais c'est pour Vivian Ashlord. Elle parlait avec un air désintéressé, détachée, comme rien à foutre.
Elle avait les cheveux mi-longs bruns, comme en épis de mèches revenant sur le visage. Elle était très bien faite, un surpoids très léger. Un pull bleu marine un peu crop-top a manche longue, avec une capuche. Mais elle ne l'avait pas mise sur la tête. Des lèvres bien dessinés. Les yeux marrons, mais très clair. Elle était jolie comme femme. Une cicatrice à l'œil gauche et un tatouage sous l'œil droit, tout petit, une croix. Elle avait aussi un collier ressemblant à une ficelle noire attaché avec un anneau. Un piercing dans la narine droite et deux dans la lèvre inférieure côté opposé. J'adorais son pantalon, a carreau bleu et noir, moi qui aime le bleu ! Il avait de nombreuse lanière qui pendait partout, cela lui donnait un style sympa !
La dernière jeune femme s'avança avec plus de mal vers moi. Elle semblait désappointée que je sois là, comme si j'attirais l'attention sur moi ou que j'allais lui volée son gars.
-Wesh ma sœur ! Moi c'est Sophiane Cossdrow, c'est moi la meilleure ici. Dit-elle avec le sourire, faisant semblant que tout allait bien pouces levés.
Elle avait de longs cheveux bruns et une coupe style Harley Queen avec des couettes. Un visage dégagé, des yeux verts, des lunettes décoratives jaune assez imposante. Aucun tatouage. Un petit collier, une chaine simple. Un rouge à lèvre mauve très foncé, un visage plus froid, de grosses boucles d'oreilles en triangle. Elle portait un vêtement très près du corps en haut, une matière semblable au latex, très ouvert, manche longue, tout noir. Elle avec une broderie jaune sur les épaules et un pantalon très particulier, mais sincèrement, j'aime bien ! Cela ressemblait à un short rattaché par des lanières jaunes au bas du pantalon, les cuisses étaient ainsi ouvertes.
-Ta vue le meurtrier askip ? Dit Viv.
-Il était comment ? Demanda Jarem.
-Je ne sais pas trop, il m'a juste poussée au sol, moi j'allais juste aux toilettes. J'avais la tête ailleurs et BAM un type me jette au sol. Pas eu le temps de regardé. Dis-je brièvement.
-Ta eu peur ? Ajouta Malcolm.
-Au début non, je me demandais pourquoi un gars sortais des toilettes des filles, mais c'est en ouvrant la porte que j'ai hurlé en voyant cette pauvre Sibyle morte au sol.
-Wouah le bail de dingue ! Ajouta Viv.
-En même temps Sibyle c'était un peu une connasse ! Dit Malcolm en riant.
-Clair ! Rétorqua Sophiane.
-Ouais ok, mais de là à mourir ? Répondit Jarem.
-Je suis d'accord avec toi mon petit Jarem. Dit Viv avec le sourire. Se collant bien plus à lui.
-En tout cas, ce n'étais pas beau à voir. Dis-je en haussant les sourcils.
-Donne nous des détails ? Demanda Malcolm.
-Oh non c'est dégueu ! Répondit Viv puis elle se mise assise sur le muret ou il était au départ comme boudant presque. Tandis que Sophiane et Malcolm semblaient très demandeur de la suite.
-Elle n'avait plus de tête, le tueur lui a retiré la tête, il restait juste son corps au sol.
-Wouah le batard ! S'exclama Malcolm.
-Il est chaud lui ! Ajouta Sophiane.
-Moi j'ai une question sérieuse, excuse mon frère, il est curieux. Pourquoi la police reste devant chez toi ? Puis j'ai vu qu'il regardait derrière mon épaule. Car y a des flics ont diraient qu'ils te suivent.
-C'est vrai ? Je me suis retournée et ils étaient deux derrière moi. Oh la poisse, ils me suivent partout. Me tapant la main au front.
-Super tu deviens une « Star » ici, même les flics te suivent. Ajouta Viv un peu dégoûté.
-Moi j'ai rien demandé Viv ! C'est juste qu'ils pensent que le tueur peut s'en prendre à moi, car je l'ai croisé ! Répondis-je plus sèchement.
-C'est bon, wesh ! Calme-toi ! Dit Sophiane. Levant sa main comme pour dire qu'est-ce qu'il y a ?
-Je comprends. Ajouta Jarem.
-Bon ce n'est pas que je m'ennui avec vous, mais je devais aller à la plage. Je vais vous laissez bonne journée ! Dis-je en souriant.
-Ouais bye ! Dit Malcolm et Viv.
-Ah plus ma belle ! Ajouta Sophiane.
-Peut-être à bientôt ! Dit Jarem avant de recevoir une tape sur la tête par Viv.
J'ai poursuivi mon chemin et suis rentrée sur la plage, j'ai immédiatement retiré mes espadrilles pour sentir le sable chaud sous mes pieds. Ahhhh ! Le bonheur. Je l'ai tenu dans la main, dans l'autre j'avais mon téléphone. J'avançais, tout en me sentant épiés car la police me surveillait. Enfin, bon ! Il était là !
J'ai choisi tranquillement une chaise longue, j'ai installé ma serviette de plage, mon parasol, qui était attaché en bandoulière avec une lanière. Je me suis mise assise paisiblement en regardant l'océan devant moi, je respirais cette odeur iodée. Mmmmmm ! ça faisait plaisir. J'ai retiré mon short en jeans, mon t-shirt, à voilà en maillot de bain. Plus à l'aise pour bronzer. J'ai commencé à mettre ma crème solaire pour pas trop brulée.
Quand une ombre arriva devant moi, il me cachait le soleil. Il était assez grand et costaud.
-Un coup de main ? La voix était chaude, suave, il avait un corps musclé bien dessiné, quelques tatouages. Je regardais son look tout en noir, veste longue ouverte, torse nu, ses tablettes de chocolat. Il avait les bras puissants, pas trop poilu. Son visage était bien taillé, mâchoire large, des cheveux courts d'un côté et tombant de l'autre, à droite. Le tout très blond. Avec une barbe épaisse et moustache, les yeux je ne voyais pas trop avec le soleil. Je l'ai regardé sans un mot durant quelques secondes. J'étais ailleurs quelques secondes avec ce que je voyais devant moi.
-Non merci ! Dis-je brutalement en faisant les gros yeux.
Le type se baissa vers moi accroupi, il était beaucoup plus près. J'avais assez chaud tout-à-coup, mais je n'aimais pas trop son style tout compte fait. Je ne savais plus, je ne voulais pas, mais je voulais.
-Je m'appel Tommy-Lee Night, tu viens de Rightful Staten Island High School ? Dit-il avec calme, une voix posée appréciable.
Il avait un air que je n'aimais pas, imbu de lui-même. Il avait un regard dur, froid, bleu turquoise et très clair. Il était devant moi, j'avais dû mal à le regarder dans les yeux. Oh la gênance ! J'étais mal à l'aise. Quand soudainement quelqu'un arriva derrière lui.
-Hey yo ! Laisse ma copine toi ? Dit la femme, je reconnaissais la voix de Mei. J'étais surprise, elle était à la plage ?
Le type c'est tourné sans rien faire. Un peu contrarié.
-Hey la bridée, casses-toi ! Dit-il très froidement.
-Quoi ? Dis-je d'un coup très remonté.
-Wesh ? Tes cinglés ? T'es sérieux ? Ajouta Mei très énervé aussi.
-Bon tu me fais chier toi ! Il se releva et se tourna devant elle. Alors ? Je t'ai dit quoi ? En levant le ton. Il était vraiment imposant.
-Comment ça ? Tu crois vraiment que je taillée la route ! Dit-elle en colère.
Ce fut si rapide, il frappa Mei en lui collant une droite. OMG ! Ce type est fou ? La tension est venue si soudainement.
Etrangement je n'ai pas vu Mei tombée, je l'ai vu de dos. Elle lui fit une clé de bras et le retourna au sol comme une crêpe.
-Putain !! Il gueulait en se ramassant sur le sol.
-Wouais mec tu te fais bottée le cul par une meuf ! Une asiatique en plus ! Ça te fou les boules ! Elle tournait autour de lui en parlant fort. Moi j'étais surprise mais heureuse, je riais nerveusement. Elle l'avait carrément renversé sur le sol.
-Espèce de salope ! Il se releva et lui mit une droite dans le ventre, dans l'estomac. Elle sait pliée en deux et tomba d'un coup à genoux, souffle coupé. Elle suffoquait. Sale pute de merde !
-Krrraaahhhh !! Hummm... Elle crachait sur le sable, avait du mal à respirer, mais elle se releva avec ténacité et sauta sur lui dans un élan très spectaculaire. J'ai regardé avec de gros yeux, mon dieu !! Elle lui donna un violent coup de genoux dans le thorax. Elle semblait plus forte, je ne sais pas comment le décrire, elle était devant moi, pourtant elle semblait différente !
Night a volé sur le sol, faisant des roulades, il a craqué ses doigts, j'entendaient ses os qui craquaient, j'ai horreur de ça !! Dans un hurlement très brutal, il a surgi sur elle. J'ai presque pris peur en l'entendant et en le voyant. Lui aussi avais un truc différent, quoi ? Je ne comprenais pas... C'était bizarre. Il semblait tellement plus agressif, sauvage ! On aurait dit que tout d'un coup il avait la rage. Il a sauté sur elle, là renversé au sol, levant le bras il lui donnait de grands coups de poing dans la figure, à plusieurs reprises. En voyant la scène, j'avais mal pour elle, la violence des coups, je tournais la tête.
Mais là les deux agents de police qui me surveillaient sont intervenus et l'ont maitrisé au sol. Il se débattait et n'acceptais pas.
-Lâché-moi ! Bande de batard ! Cette femme ma humilié en public je vais la buter cette salope ! Il levait la tête virulemment en la regardant avec haine. C'est en bougeant que j'ai aperçus l'un de ses tatouages particuliers, une croix gammée. Les agents l'ont menottés et emmenés hors de la plage, ils avaient assisté à toute la scène. Ils ont appelé un véhicule pour l'embarquer.
Je me suis approchée de Mei.
-Ça va Mei ? Merci ! Je me penchais vers elle, mais dans le dos.
L'un des agents revint vers nous.
-Mademoiselle ! Dit-il en regardant Mei. Vous allez bien ? Vous désirez déposés une plainte contre cette personne pour agression ?
-O..Ou..oui ! Je vais vous suivre... Je dois... Juste reprendre mon... Souffle. Huu huhhuuu huuu Fuuuu !! Elle soufflait et inspirais avec du mal.
L'agent l'aida a se relevée et l'emmena. Du coup je me retrouvais seule comme au départ, ben dis donc c'était chelou comme ambiance. Cette bagarre cela a vraiment troublé la journée, je le trouvais attirant mais c'était vraiment un connard raciste en plus. Je sentais en lui un air supérieur, genre les femmes sont inférieures, quel con !
Il était temps de se changer les idées, enfin tranquille. Je pris le livre, je commençais à le regarder et je l'ai ouvert, c'était très bizarre, en effleurant les pages j'ai ressenti une sorte d'énergie, comme une chaleur dans les doigts. Puis très lentement comme sur une tablette, la page c'est animé, les lettres changeaient, se replaçaient différemment pour que je puisse les lires. J'étais contente, c'était la première fois que de la magie s'activais devant moi. Sourire aux lèvres je continuais en lisant les pages. Je feuilletais les pages en survolant. Le début du livre était surtout des recommandations, il semblerait, écrit par les différentes descendantes. Chacune à ajouter ces propres consignes. Concernant l'équilibre, ces recommandations, les expériences effectués et le prix à payés pour tout acte. Une des recommandations m'avaient marqué « L'équilibre est une puissance inébranlable, quoi que vous fassiez, elle ne peut être rompu ou évité, tôt ou tard le prix de cet équilibre s'abattra sur vous si vous ne concédé pas à paie votre dû ». Je trouvais qu'elle était assez juste et correspondait à ce que la vieille Baba-Yaga m'avait dit.
Je tournais la page une et deux étaient surtout des consignes de base. Style « Attention ! »,c'est bon je me doute que cela ne va pas être simple, je serais prudente. J'ai ensuite atteint les pages de recettes, il y avait des potions de charme, de courage et beaucoup d'autres classiques, mais il y avait des formules, ou rituels plus compliqués. L'une a noté des enchantements, un sort qui affecte un objet pour lui accorder un don. Une autre à noter des symboles utilisables pour ouvrir des portes, sur des murs, miroirs et tous autres surfaces. C'était sans doute ce sort là qu'il utilisait.
Les pages vingt-six à trente évoquaient la « Transgression » et les règles à suivre. Ceux qui ne rétablissait pas l'équilibre de la magie. Ce qui est pris doit être rendu, c'est pour cela qu'il y avait des offrandes à faire. Sinon on subissait une sorte de retour de flamme.
De quarante-huit à cinquante-et-un c'était les recettes, les exemples possibles utiliser par des sorcières. Je ne comprenais pas par contre, comment elles créaient un sort ? Pourquoi tel symbole faisait cela ? Les ont-elles inventés et depuis tout le monde leur accorde un pouvoir, une croyance ? Il y avait tellement de possibilité. Il y avait de véritable sortilège, un acte rapide qui déploie des forces ou puissances que l'utilisateur maitrise, comme quand Baba-Yaga m'a collé au sol. C'est presque comme de la télékinésie, mais en utilisant des puissances, l'air, le feu et beaucoup d'autres, même le sang était l'une de ses forces. J'ai lu avec beaucoup de passion. J'ai apprécié les recettes et tout ce qui concerne les pouvoirs en général.
Le soleil tapait plus fort, j'ai décalé le parasol. J'ai repris ma lecture, j'attaquais la partie de l'histoire. Je me demandais ce qu'il y avait d'écrit dans ce passage. D'ailleurs je me posais une question, est-ce le livre de ma lignée ou un livre de magie quelconque ? Les Sorcières n'avaient pas toutes le même livre que moi, cela me semblait étrange. Ce n'était pas un livre unique que disons la première Sorcière fournissait à sa fille et ainsi de suite, car elles étaient immortelles ou presque, donc pourquoi ? Là j'avoue que c'est confus. Par exemple ma grand-mère était vivante, je l'ai vu, ma mère aussi, donc pourquoi aurais-je se livre. En plus elle a d'autre descendant. Bref, je vais lire on verra bien car cette histoire de livre me parait trop abstraite. Il y avait bien une partie de l'histoire de Baba-Yaga, parlant de ces origines ainsi que sa signature. Donc c'est bien elle qui l'écrit. Elle racontait qu'elle était née dans un marais profond de la Russie actuel. Elle décrit sa mère comme une femme sombre et obscure, en très peu de mot. Elle semblait cynique et virulente. Elle l'a abandonnée dans le marécage, dans une vieille demeure en bois sur piloris. Baba-Yaga a donc dû apprendre seule à survivre et dans les débuts de sa vie, elle devient une créature sans aucune pitié, affamée froide et sans cœur. Elle agissait comme un prédateur nocturne. En réalité j'ai l'impression que chacune à noter ses origines, d'où elles viennent. J'en ai lu plusieurs, certaines avaient subis depuis la naissance, l'univers semblait bien plus sombre avant, il y avait moins d'Homme, de technologie. Les humains n'étaient pas répandus partout. Il s'agissait juste de petit village ou de cités ici ou là. Cela devait-être difficile, les lois étaient pas les mêmes, plus rude et bien plus violent. Il y avait aussi beaucoup plus de magie il semblerait, ou est-ce parce que je ne vois encore tout dans son ensemble ? Certains évoquaient des guerres, des querelles, car certaines lignées se haïssaient profondément. Elle se sont établis partout dans le monde, issus de différente culture, les lignées sont devenues indépendantes. Aucun garçon n'a jamais eu aucun pouvoir de sa mère, il n'avait rien, pas de don, aucune connaissance ou savoir. Il est noté qu'une seule, à tenter d'initié son fils, elle a demandé au conseil. Elles ont accepté, mais en lui disant bien, qu'elle risquait de le perdre, que c'était son choix, elle à accepter. Elle à vue son enfant s'endormir, il a été convoqué et lors de son passage, son âme c'est complètement déchiré, elle a disparu, car la magie ne pouvait entrée en lui. Il dont resté endormis dans son lit à jamais. La Sorcière qui a fait ce choix était Gulltuka. Elle a changé à jamais maudissant le conseil devenant énorme comme une ogresse, proférant de la magie noire et sombre. Par vengeance et rage elle devint une Sorcière redoutablement malfaisante. Plus bas dans le texte il est référencé plusieurs « Races » de Sorcières en réalité ce sont plus des lignées différentes. Les Moires en Grèce, Les Mara en Norvège, les Babaroga en Croatie et pays de l'est, Black Annis en Angleterre... Il y avait des Sorcières partout chacune instaurant ses règles, ses traditions.
J'arrivais à l'arbre généalogique concernant juste les Babaroga en général. J'ai passé certains passages et en arrivant au lexique ou dictionnaire de définition il y avait tellement de nom de créatures, d'objets légendaires, de mythes, de puissances, d'esprits... C'étaient comme un abécédaire secret ou les Sorcières notaient tous ce qu'elles avaient rencontrés dans leurs vies. J'ai tourné les pages une à une cherchant c'est des « B » pour voir ce qui était noté sur le Bubak.
C'était les pages-vingt-un à vingt-cinq. Il y en avait tellement, j'étais un peu perdu avec toute ses informations. Il y avait tant de chose à retenir, qui était importante. Et le soleil bougeait sans cesse de place. Je ne faisais pas attention à l'heure. Je suis restée longtemps à lire et tournée les pages en cherchant à comprendre.
Soudain j'entendis une petite voix m'interpellée. J'ai levé la tête surprise. C'était Ayden Crow. Oh ! L'enfant de l'école. J'ai refermé le livre en le voyant, en le glissant dans mon sac.
-Que fais-tu ici ? Dis-je avec le sourire.
-Je me balade et toi ? Dit-il en souriant et en s'approchant timidement. Il était en pantalon noir, un t-shirt manche courte noir, avec un second très fin a rayure noir et blanc avec des manches longues et une serviette de plage. Il était accoudé sur la chaise longue à côté de la mienne. Je suis content de te voir ! Dit-il très gêné en rougissant et tournant la tête. Il était assez près de moi et j'avais déjà cette odeur, la même que celle du tueur, émanant de lui, la vanille, la bergamote et la... Je crois que c'est de la poire verte ou quelques choses comme ça, je n'arrivais pas le définir.
-Pourquoi es-tu gêné Ayden.
-Ben... Je ne sais pas. C'est parce que. Il se cacha le visage. Parce qu'on voit beaucoup tes nénés.
-Ah désolé ! Je me suis légèrement recouverte avec une serviette. J'étais assise sur la serviette, jambe repliée vers moi.
-Non t'inquiète pas, ce n'est pas grave.
-Et toi ta balade se passe bien ?
-Oui très bien vu que je t'ai rencontré. Avec le sourire
-Ah d'accord, tu es heureux, moi aussi en ce moment tout se passe bien.
-Dis-moi, je peux te demander une chose ?
-Oui, dis-moi ?
-Tu lisais quoi avant que j'arrives ?
-C'est un vieux livre, de contes et légendes anciennes.
-Oh tu aimes les contes et les belles histoires ?
-Oui c'est beau, ça me fait rêver.
-Moi j'adore les histoires de princesse, quand je vois des films à la télévision, quand grand-père me laisse regardé, j'aime les vieux films avec des légendes ou la princesse doit être sauvé ! Dit-il avec véhémence.
-Pourquoi les vieux films, dans les nouveaux tu ne retrouves pas la même chose ?
-Non... C'était différent avant. Dit-il avec hésitation ou crainte. L'innocence, je ne sais pas. L'amour. Aujourd'hui c'est quoi les nouveaux princes ? Un guerrier, un homme musclé, plein de tatouage, les cheveux colorés, des piercings partout pour avoir l'air méchant, style attention parce que j'ai ça sur moi je suis virile ? Non ça ressemble pas à l'amour, c'est juste des faux-semblants.
-Tu connais bien ton sujet dis-donc ! Je suis étonnée.
-Et toi... Tu aimes ça aussi ?
-Quoi donc ?
-Les jeunes que je te décris ?
-Ah heu oui et non, je ne sais pas, ça dépend du style, de ce que je ressens.
-Mais ça reste physique ?
-Ben un peu quand même c'est important non ?
-Ouais, c'est vrai tu as raison.
-Pour faire plus simple, disons qu'avant dans les films j'y trouve plus de joie, plus de symbolisme, une passion dans les personnages, cela me fait rêver, cela me donne de l'espoir.
-Oui c'est peut-être vrai, mais il y a quand même de bons films aujourd'hui ?
-Ils sont plus sombre, plus actuel, donc plus réaliste, plus violent et plus dure, afin que les gens sachent que la vie est plus difficile, il n'y plus cette sensation de rêve ou d'évasion.
-Ben tu as une culture cinématographique qui m'impressionne ! Je le savais rien qu'en te voyant, que tu étais un enfant intelligent, cultivé, sérieux, tu as un bon visage.
-Merci. Dit-il en rougissant.
-Oh tu rougis ?
-Oui je suis gêné auprès de toi. Quand je te vois ainsi après j'ai peur d'avoir encore plus de sentiment. Je sens que j'ai chaud quand je suis avec toi. Dit-il en regardant l'océan.
-Oh ne t'inquiète pas, ce sont les hormones, tu deviendras bientôt un homme, doucement ton corps s'éveil. Dis-je en souriant.
Il tourna son visage, un peu comme vexé vers moi. Non, moi je parle de sentiment, pas de pulsion. D'un ton un peu plus sec.
-Ah je suis navrée Ayden. Je ne voulais pas te blesser. Mais je suis trop grande pour toi. Moi il me reste plus que quelques années et je serais une adulte.
-J'ai douze ans et toi seize, nous n'avons que quatre ans d'écarts. C'est parce que je ressemble plus à un enfant que tu dis cela ? L'apparence, c'est pas important quand on ressent l'amour.
-Non, non pas du tout... Je... Mais pas du tout. Ohlalala situation de crise, Irem réfléchit car je veux pas le blessé.
-Tu sais l'amour ces des émotions, on ne peut pas les contrôlées... Il se mit à pleurer quelques larmes en tournant la tête vers l'océan. Moi je pense avoir des sentiments pour toi.
-Je sais je suis vraiment désolé Ayden, je t'en prie ne pleure pas. Je me suis rapproché de lui passant mon bras autour de lui, dans son dos. En le touchant j'ai ressenti une intense chaleur, forte et enivrante. Tu es très attachant, mais je ne peux pas être amoureuse de toi.
-Pourquoi ? Dit-il sèchement d'un coup. Tu as déjà un amoureux ?
-Non !
-Alors pourquoi tu ne veux pas de moi ?
-Euh... Merde qu'est-ce que je vais dire... C'est encore un enfant, je suis une adolescente. Ah la situation se complique.
-Tu ne sais pas, mais tu ne veux pas ?
-Non ce n'est pas ça Ayden, l'amour ne se commande pas. On ne choisit pas d'aimé une personne, c'est le cœur qui choisit. Il faut laisser faire les choses, le temps, apprendre à se connaitre.
-Moi ce n'est pas comme ça ! Dit-il en repliant sa tête entre ses genoux et en pleurant encore. Sa voix était tremblante. Moi j'ai ressenti cela juste en te voyant. C'est comme si c'était écris dans les cellules de mon corps. Je le sens tout au fond de moi, je sais que c'est toi mon âme sœur ! Je le sais... Il se tourna brièvement vers moi me regarda. Quand je t'ai vu j'ai tout de suite su... Puis il tourna la tête vers ses genoux. Comme une évidence.
Je restais sans voix devant ses mots, j'étais perturbée, comme agité dans mes émotions, il était doux et tendre, fragile, on avait envie de le protégé, en plus il semblait être un bon garçon sans histoire. J'avais un pressentiment étrange. C'était quand même pas Silka17 je l'ai vu ce matin, il est grand, presque adulte, les cheveux noirs. Comme Ayden d'ailleurs. Je ne savais plus quoi pensée. Puis il sait lever brusquement et est resté debout sur le bord de la serviette, tête baissée.
-Que fais-tu ? Dis-je en le voyant ce levé.
-J'aurais voulu rester ici plus longtemps, mais je dois partir, mon grand-père arrive.
J'ai regardé partout en tournant la tête, mais je n'ai pas vu monsieur Crow. Je ne comprenais pas.
-J'espère qu'un jour tu m'aimeras, je t'attendrais, dans ce monde ou le suivant s'il le faut. Et il est parti en courant avec un visage triste.
-Mais ! J'ai même pas eu le temps de lui répondre. Cette conversation m'avais fait quelques choses de bizarre, sa ma remuée. C'était important, je ne pensais pas que c'était aussi sérieux pour lui.
Je le voyais partir au loin tandis que le soleil se couchait. J'étais triste pour lui. J'étais presque mal à l'aise car je ne savais pas comment réagir sans être blessante ou qu'il ne voit cela différemment. D'ailleurs il était temps pour moi de rentré aussi, la nuit allait venir, je devais rentrer avant qu'il fasse tout noir. La lecture m'avait vraiment bien occupé. Mais la conversation avec Ayden me perturbait, j'avais la sensation d'avoir mal répondu, en tout cas pas ce qu'il attendait.
Je préparais mes affaires et rangeais tout, mon sac, mon téléphone, le parasol, la serviette. Je regardais bien ma place, je n'avais rien oublié. En regardant au loin, je vis que les agents avaient changés, c'étaient deux autres. Je suis sortie de la plage et j'ai remis mes espadrilles, mon short et mon t-shirt. J'ai démarré ma trottinette et je suis partie. Sur le chemin pour rentrer chez moi, je repensais à tout cela car j'étais pas tranquille dans ma tête. Silka17 je l'ai vu ce matin, apparemment c'est bien lui car j'ai discuté avec la tablette, il m'a même dit qu'il venait me voir quand je dormais. Ayden a des pouvoirs aussi il semblerait, mais il ne peut pas être Silka17, en plus d'après la légende et ce qu'il y a dans le livre, les Bubak ne changent pas de forme et tout, pis les Sorcières ont pas notés de pouvoir sur ça ! Sinon j'ai pas le bon livre et les bons sortilèges ! Punaise ! Pis le grand-père lui aussi traverse les miroirs et chez les Sorcières il n'y a pas d'homme, donc il l'a appris de quelqu'un ou je ne sais comment. Le Bubak bon c'est réglé lui c'est le tueur ! Il y a donc d'autres créatures surnaturelles dans l'école, ce n'est pas possible autrement ? Sans compter les tarés avec Chambers ! Je traversais les rues très vite, évitant des poteaux et des objets divers fonçant droit devant moi. Ce seraient des « Mages Noirs » des humains se vouant aux Démons, ou un truc du genre. D'ailleurs ça aussi c'est chelou, car si les humains peuvent pas avoir de pouvoir disons surnaturelle, vis-à-vis de l'équilibre comment y paie ou comment ça se passe ? Punaise le bordel ! Il y a encore des choses que je ne comprends pas et ça m'énerve ! Je vais devoir chercher des réponses ! Vas-y Irem fonce ! J'accélérais à fond !!! Je dois pas feuilleter le livre, il fait vraiment que je lise entier sinon je comprendrais rien. Il ne restait plus que quelques rues à traverser je revenais de la plage déterminé et décidé à ouvrir les yeux sur ce nouveau monde.
Je voyais la maison, j'étais assez près, quand tout à coup quelques choses semblaient avoir changé. Il n'y avait plus aucun policier, plus personnes devant chez moi. Je ralentissais, c'était inhabituelle. J'ai poursuivi ma route plus lentement en guettant les mouvements étranges, mais rien de spécial. Je me suis arrêtée, j'ai rangé la trottinette et mon casque. J'ai été à l'intérieur, mes parents étaient devant la télévision.
« Comme je vous le disais nous venons de retrouvés Béatrix Goodman, attachée à un poteau près d'un entrepôt. Ce dernier était abandonné et visiblement un lieu de squatte pour de nombreuses personnes. Nous avons aussi découvert plusieurs kilogrammes de drogue à l'intérieur du dépôt. Plutôt dans la soirée nous avons suivi l'arrestation en directe de Gabriel Gautier le voisin d'Irem Kovacic, celle qui fut témoin d'un meurtre à son enseignement secondaire à Rightful Staten Island High School. La police nous apprends également qu'elle procède à une enquête approfondie sur le réseau de drogue découverte dans l'entrepôt, car un homme à prix la fuite. Diffusion du portrait. Mr Daniel Blanchard, un Canadien naturalisé américain est en cavale, la police le recherche d'urgent, si vous apercevez cette homme composé le numéro qui s'affiche au-dessous. Le tueur en série nommé « L'habilleur » à volontairement dénoncé ce réseau, mais nous en ignorons les causes de cet acte. L'établissement de Staten Island pourra rouvrir ses portes aux élèves dès demain ».
Mon père baissa le son.
-Demain tu retournes à l'école ! Ton repas, ta mère te l'apportera, je ne veux pas te voir ! Après tu montes te couchés immédiatement ! Tu n'as vu l'heure ? Il est tard tu étais ou dehors ?! Budalo ! Il y a un tueur qui te cherche et toi tu te balade tranquillement ?? Tu es inconsciente ma fille ? Tu n'as vu l'heure ? Il fait nuit dehors !!
-Ago ! Laisses là tranquille. Dit ma mère en soupirant.
-Il y a un fou dehors qui veut tuer notre fille et tu me dis de rien lui dire ?
My Gosh ! C'est un truc de fou ! Gabriel arrêté, Béatrix relâchée, Daniel en cavale... La drogue ? C'est ce que j'avais dans la chambre ? J'ai même pas regardé depuis, mais oui c'est vrai il est venu dans ma chambre. Il a peut-être prix le sac avec lui. Oh merde le truc de dingue ! Pour Béatrix je suis contente, un souci en moins, elle n'est pas morte, c'est déjà bien. Je me suis dirigée à la cuisine, j'ai chauffé mon plat et j'ai mangé seule. Ensuite j'ai rempli le lave-vaisselle, mis en route et je suis montée en faisant coucou à ma mère qui m'a regardé du coin de l'œil. Mon père et ma mère semblait être redevenus comme avant, comme si l'histoire de la photo avait disparus.
Je me suis déshabillée dans la salle de bain directement pour gagner du temps j'ai pris une douche, mis toute les affaires au sale. J'étais épuisée. Je me suis regardée dans le miroir juste après ma douche. J'avais bronzé un peu, quelques marques rouges. Puis j'ai fixé la glace en me demandant si Silka17 pouvait me voir, j'étais nue devant mon miroir, j'étais un peu tendue je commençais à m'imaginer des choses coquines. J'avais déjà appliqué du gel douche sur ma peau, ainsi je n'étais pas vraiment entièrement nu, j'avais un peu de mousse sur le corps.
Le miroir se remplissait de buée et j'imaginais son ombre derrière moi, collée à mon corps. Avec une main je glissais sur ma poitrine et l'autre sur mon ventre, descendant peu à peu plus bas. J'avais la chair de poule, mes poils se hérissaient sur ma peau, une chaleur importante se dégageait de mon corps, je sentais comme un feu puissant qui me brûlait de l'intérieur. Ma main droite effleurait mon vagin. Ahhhhhhhh ! Je m'en mordais la lèvre. C'était une sensation si forte. Tout mon corps était en émoi. L'agitation devenais plus intense. Je commençais à introduire un doigt entre mes lèvres humides touchant lentement mon clitoris pour y faire pression. Je fermais les yeux me laissant allés aux plaisirs. Ma main gauche caressait mon sein, mes tétons sont devenus très dur, tendu par la tension qui circulait en moi.
J'avais tellement chaud que mon doigt commença tout seule à tourner autour de mon clitoris et j'ai sentis un torrent de sensation m'envahir.
-AAAAmmmmmm !! C'est tellement bon !!! Dis-je en parlant bassement et en me touchant.
Mes tétons étaient tout dur, je les malaxais avec mon autre main, je n'en pouvais plus. Je me débâtais seule devant mon miroir.
-AAAaaammmmm !! Huuuummmm !! Gémissant tandis que mon doigt s'agitais de plus en plus en tapotant parfois mon clitoris.
J'avais la sensation de transpiré, tellement ma peau était devenue brulante. Je n'en pouvais plus, j'étais si tendu...
-AAaahh !! AAaahh !! AAaahh !! AAaahh !! AAaahh !! AAaahh !! AAaahh !! J'ai joui avec une grande force devant le miroir couvert de buée. J'avais les doigts complètement humide, cela coulait entre mes cuisses. Je sentais un liquide qui ruisselait... Ohhh C'était un soulagement incroyable comme après une tempête. Je me sentais tellement mieux !
Soudain j'entendis un bruit étrange. Le bruit d'un doigt qui glissait lentement sur la glace du miroir. J'ai ouvert les yeux. Je me suis arrêtée net, comme figé dans l'action, j'avais les oreilles toutes chaudes et une chaleur qui ressortait de mes joues. Il n'y avait aucun doigt, mais des lettres s'écrivaient toutes seules et doucement sur la buée. La coupure, l'interruption fut brutale, j'ai immédiatement replié mes bras contre mon corps pour le caché. Je me demandais ce qui arrivait. Quand la phrase fut écrite, je pu lire.
« Très jolie j'apprécie le spectacle »
J'ai ris sur le coup, mais j'espérais juste que ce soit Silka17, car si ce n'était pas lui, la situation devenait gênante. D'un seul coup la buée c'est reformé effaçant la phrase puis une autre s'inscrivit beaucoup plus vite.
« Donne-moi tes cinq questions du jour »
Je ne savais pas si je pouvais parlés ou simplement retourné à la chambre et poursuivre sur la tablette. Je me suis lancé, desserrant mes bras, plus détendue, montrant mon corps.
-Première question : Je peux te demander ou tu as obtenu le livre ?J'avais la voix un peu bloquée, comme sèche. Les sensations et la brusque coupure, m'avais déboussolé.
« De mon père »
-Seconde question : Es-tu membre de l'école de State Island High School ?
« Oui »
-Donc tu es bien dans l'école ! C'est bien, ce sera plus simple que de cherché ailleurs. Troisième question : Es-tu dans ma classe ?
« Non »
-Quatrième question : Tu disais que je devais me souvenir de quelques choses d'important, c'était à qu'elle âge ?
« A tes 8 ans »
-Oh !! C'était il y a si longtemps que cela ? Non attends je m'interroge toute seul, désolé. Tout en riant un peu. Cinquième question : As-tu une sœur ?
« Non »
« Tu es réellement adorable »
« J'aurais aimé te voir te tournée pour apprécier toute la beauté de ton corps »
« Mais c'est indécent »
« Je ne peux pas te demander cela »
« Chaque fois que je t'aperçois je craque j'en veux plus »
« Je vais te laisser je ne veux pas céder à la tentation »
Puis l'instant d'une seconde, je me suis tournée très doucement devant mon miroir, j'avais beaucoup de gêne, mais en même temps je me disais que si j'arrivais le faire craquer, peut-être qu'il parlerait plus et ferais des erreurs afin que je le découvre plus vite.
« Tu es fabuleuse, j'ai honte de moi, bonne nuit »
La buée se déroba d'un seul coup rendant le miroir plus net qu'au début. J'étais déçus cela m'avais coupée dans mon élan. Ça m'avait clairement refroidi. J'ai ensuite pris ma serviette et suis partie dans la chambre. J'ai déposé le livre dans le tiroir et j'ai très vite enfilé un slip, un soutien-gorge et un t-shirt. Je me suis presque couchée sur le moment, mais je tournais dans les couvertures, j'étais agitée pas tranquille. Béa c'est bon, évidement Gaby et Dan, ben pas de chance, voilà c'est ça ! J'ai sauté du lit je me suis dirigée à mon armoire ou il y a la penderie et j'ai ouvert. Plus rien, plus de sac, je le savais ! Débarrassée du souci de la drogue, mais à qu'elle prix, en plus Béa serait sans doute accusée aussi je ne sais pas. Poooouuuuhhh, un soulagement. Je me suis recouchée l'esprit plus serein.
Aussitôt que je touchais mes couettes de lit, la tablette se mis à sonner. J'ai regardé le tiroir étonné, je me suis relevée à nouveau et je l'ai ouvert prenant la tablette en main.
-Que se passe-t-il ? Tu as oublié de me dire quelques choses ?
-Comment ça ?
-Ben... Comment ça quoi ? On vient de se parler devant mon miroir dans la salle de bain ?
-QUOI ? Dit-il en hurlant. Mais c'était pas moi !!
-Hein ? J'étais tellement choqué que mon cerveau à buguer. De quoi ? Mais ? En plus j'étais nue devant le miroir et je ne sais pas qui c'était qui me regardais et qui me lançais des compliments. Je mis ma main à la bouche horrifiée par la situation. Honteuse d'avoir cru immédiatement que c'était Silka17.
-Il a dit quoi ?
-Il m'a demandé de lui poser les cinq questions, comme toi. C'est pour ça que j'ai tout de suite pensée à toi. J'étais certaines que c'était toi, personne d'autres ne me pose des questions ! J'étais presque en colère de ma connerie. Je me vois encore baissé les bras et montré mon corps fièrement comme une débile !
Je lui ai dit toutes les questions et les réponses, puis il n'a plus parlé durant quelques secondes.
-Je suis sûr et certain que c'est mon père ! Il n'y que lui qui peut tout savoir ! Bon je dois faire avec je n'ai pas le choix, mais tu devras faire attention, n'utilise que la tablette pour parler avec moi, je ne te contacterais jamais autrement pour l'instant.
-D'accord. Mais je dois te dire un truc. Dis-je d'une voix plus basse.
-Quoi ?
-J'étais nue dans la salle de bain, je finissais ma douche quand j'ai vu la buée et les lettres qui se notais dessus. Tu crois qu'il me voyait ?
-Je suis certain que oui. En tout cas ça me tue, mais je suis ravi tout de même, car au moins tu me dis la vérité. Car sois sure qu'il me l'aurait dit exprès pour faire du mal et me blessé, donc merci, je préfère l'apprendre de toi.
-Par contre je suis désolé, mais tu dois me faire ta proposition, même si ce n'est le moment idéal. Disait-il avec hésitation.
-Oui je sais, si je te le dis demain en matinée cela te conviens ? Dis-je tristement.
-Aucun soucis, prend garde à toi Irem, car mon père entre en concurrence avec moi, pour lui c'est réel ou juste un jeu.
-Mais moi je ne veux pas ton père ! Disais-je pas contente.
-Je sais bien, mais s'il arrive te faire céder par n'importe quel moyen et qu'il touche ton cœur, qu'il te charme, tu lui appartiendras. Dit-il presque de façon triste mais énervé, avec une voix tremblante.
-Je ferais attention je te le promets ! Disais-je avec véhémence. Je ne veux plus me faire avoir comme ça. En plus il m'a demandé de bouger de tourner etc... J'y croyais vraiment, même si tout au fond de moi, j'ai eu un petit doute, te savoir près de moi, je me sentais en confiance, jusqu'à ce que j'apprenne que ce n'était pas toi, là je ressens une très grande honte.
-Bonne nuit !
-Attends je vais te donner une réponse car de toute façon même si j'ai un gage, cela me fera du bien. Intérieurement j'étais humiliés pleine de rage, je voulais être puni, c'est étrange, mais je voulais subir, car je n'ai jamais voulu cette situation. Puni moi d'un gage. Cela me soulagera peut-être de savoir que j'ai mal agis. Dis-je en baissant la tête. Je vais te dire comme proposition Wade Leroy, il n'a pas les cheveux noirs comme toi, donc ce n'est pas toi, il n'est pas dans ma classe, ainsi cela éliminera tout de même une personne et ainsi j'aurais un gage.
-Très bien je vais te répondre, mais tu ne devrais pas t'infligés cette déception, ce n'est pas ta faute. C'est lui qui la voulu, toi tu y as juste cru c'est tout.
-Alors tu me réponds ?
-Je ne suis pas Wade Leroy, comme tu le savais.
-C'est très bien, maintenant choisi un bon gage plus dur s'il te plaît ! Un peu plus sèchement, j'étais en colère contre moi.
-Je ne peux pas te faire du mal.
Je me mise à pleurer brusquement.
-Tu devrais, j'ai été mauvaise. Mais dis-moi si c'est le cas, l'autre jour en salle de classe aussi tu m'as contacté sur le pc, dans la classe de monsieur Blake, ce n'était pas toi non plus ?
-Non Irem, ce n'était pas moi. Je suis désolé. Mon père est un être particulièrement doué.
-J'ai été trop bête, tu dois me donner un gage plus dur ! Pour me punir d'avoir fait toutes ses conneries ! Je m'en veux ! Dis-je avec agitation.
-Mais non Irem. Mon gage je vais te le dire, ai confiance en moi et je serais ravi de cette faveur.
-Je te fais confiance déjà, sinon je n'aurais pas poursuivi ce jeu. Au début oui je me posais des questions, mais maintenant j'ai hâte de te découvrir, c'est pour ça que je m'en veux.
-Je comprends, je voudrais t'aidé mais je ne peux pas. Je peux juste te dire que je suis déçu de mon ancien gage, car tu n'as pas eu de souvenir qui ont refait surface. Je n'ajoute rien de plus. Pour le gage j'y réfléchis. Bonne nuit à toi.
-Oui réfléchis bien, je veux un vrai gage. Bonne nuit. Dis-je d'une voix plus douce.
La tablette s'éteignit et moi je me suis recroquevillée sur moi-même morte de déchéance en pensant à ce que j'avais fait. Je me suis laissée tomber dans le lit abattu par l'acte. Cela me restait en tête comme un accomplissement malsain et indigne, pourtant je l'ai accepté, je l'ai fait ! On ne m'avait même pas forcément la main, volontairement... J'avais presque le sentiment d'être souillée.
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