Soudain j'ai entendu un sifflement violent et fort. Et il n'y eut plus un bruit. J'avais la sensation de me sentir moins compresser moins envahit. Monsieur Abbott ne semblait plus là, comme disparu. J'ai ouvert les yeux essayaient de bouger légèrement malgré les contusions et les blessures aux visages. Je toussais du sang, entre les larmes, la bave, le sang et l'écoulement du nez, j'étais totalement méconnaissable. Ma virginité était en jeu, ma liberté, j'étais soulagé de savoir que j'étais sauvé. En ouvrant un œil je vis monsieur Abbott empalé dans le mur face à moi. Il y avait quelqu'un derrière moi.
Je me suis tournée avec du mal, mais cette personne m'a aidé, il s'est penché sur moi, m'a remis mon collant, ma culotte, puis il m'a soulevé dans ses bras forts et vaillants, comme une plume.
Il m'a déposé dans mon lit. C'était une ombre étrange, il y avait beaucoup de lumière comme un aveuglement. Je trouvais qu'il avait une tête sombre tout en longueur, inhabituelle. J'avais du mal à discerner les couleurs, les formes véritables. La douleur sur mon visage, me faisait terriblement mal. Je pleurais de joie, car j'étais encore vierge et je l'étais resté malgré tout. La peur que j'eusse ressentie était indescriptible, comme irréel, pourtant c'était bien arrivé. Je ne pensais pas que l'on pouvait éprouver une telle violence psychologique. Les gens comme lui n'avait pas le droit de vivre en société, caché parmi nous, c'était intolérable. L'odeur de la bergamote, c'est bête, mais tout à coup je me suis sentis rassurer, cela sentait tellement bon, mais là je dois dire que je m'en foutais complètement, car il m'avait sauvé d'un terrible évènement. Mais j'ai eu un sursaut, c'était qui ? Je n'avais pas mon téléphone et pourtant il me le déposa dans les mains, comme s'il savait tout de moi. Avec un doigt j'ai fait glisser l'écran, pris une photo, j'avais besoin d'avoir le souvenir de son visage.
Ma main serrait la sienne avec force, j'étais en panique, j'ai besoin qu'il reste auprès de moi, même dans cet état, je n'étais pas au meilleur de ma forme, mais, j'étais heureuse que cela n'a pas été plus loin, je crois que je l'aurais regretté toute ma vie. Il passa sa main sur mon visage et essuyais mes larmes avec son pouce, plus il passait son pouce sur mon visage puis mes blessures semblaient s'estompés. Je n'avais plus mal, je le voyais de mieux en mieux. Il paraissait beau, malgré son masque noir et son chapeau haute forme qui cachait beaucoup son visage. Il avait un masque noir recouvrant le bas de son visage, avec par-dessus un masque en forme de squelette, aucun tatouage, les yeux très clair, bleu et gris, peut-être bien un mélange des deux... Il était différent. Il dégageait une énergie de bien être absolu. Cela me rassurait. J'avais la sensation de le connaitre déjà, comme un sentiment de déjà-vu. La même odeur que le Bubak, les yeux d'Ayden, mais il était très beau.
-J'aurais aimé être là bien avant petite fleur, je suis désolé. Dit-il brièvement. J'en suis sure, c'est Silka17, je reconnaissais sa voix, celle de la salle de bain.
-Tu es là pour moi. Dis-je comme confuse ou ailleurs, j'avais l'esprit embrouillé.
-Oui je serais toujours là pour toi. Tu es celle que j'ai choisis.
-Moi aussi je te choisis, je te veux avec moi. Je me suis relevé pour l'embrasser, je voulais sentir ses lèvres contre les miens j'ai fermé les yeux, mais il y avait un obstacle, j'ai ouvert les yeux, il avait mis son doigt devant mes lèvres.
-Ne précipite pas les choses. Dit-il en souriant.
-Tu es un agent d'entretien, le fils adoptif de monsieur Crow, enfin non pas tout à fait, c'est ton Démon familier, pas réellement ton père, tu vis avec lui dans une petite chambre, annexe au bureau de monsieur Crow, salle 210. Tu vois j'ai bien avancé dans mes recherches, il ne me reste plus qu'à trouver ton prénom, ensuite je pourrais enfin te découvrir, comme dans un rêve. Pourquoi sens-tu bon la bergamote, la vanille ?
-Oui je vois bien, tu as très bien avancé. Je le reconnais. Pour l'odeur, je sens des odeurs différentes suivant mes humeurs émotionnelles. Quand je suis amoureux, j'ai cette odeur particulière.
-Pourquoi as-tu remplis mon livre de magie ? Merci, il est apparemment bien plus complet que les autres.
-Oui... Il sourit à nouveau. C'est vrai j'ai fait cela...
-Pourquoi est-tu différent aujourd'hui si tu avais l'apparence d'un enfant pendant presque des centaines années ?
-Tant de question dans ton esprit, pourtant tu n'en possède pas encore toutes les réponses. Que puis-je te dire, tu es l'intérêt de mon existence tout entière, je consacre chaque parcelle de mon énergie pour toi.
-Encore une fois tu évites la question.
-Je vais devoir te laisser, ton amie Mei a besoin de toi, je dois m'effacer encore un temps, avant que tu me retrouve vraiment. N'oublie pas ouvre les yeux.
-Pourquoi par tu chaque fois ?
-Je n'ai pas vraiment le choix. Bientôt tu comprendras.
Puis il sait lever en me regardant allongé sur mon lit, il sait diriger vers mon balcon, ma terrasse et marchait vers le ciel comme s'il empruntait un escalier invisible. Puis il a disparu.
J'ai eu du mal à le croire, mais c'est arrivé, il était bien là avec moi, dans ma chambre, assit sur le rebord de mon lit. Nous n'étions que tous les deux. Malheureusement il a fallu un évènement intolérable pour nous rapprocher un peu plus l'un de l'autre. Brusquement je me suis relevé un peu j'ai regardé le mur et monsieur Abbott, n'était plus là, pas de trou dans le mur, rien du tout, comme s'il n'avait jamais existé. Je me suis levée du lit encore sous le choc de la scène violente et traumatisante, même s'il m'avait guéri mes blessures, j'avais l'impression de les ressentir encore, comme si elles étaient là, comme des marques psychiques sur mon esprit. Mais je ne devais pas me lamenter sur mon sort, car j'ai survécu et je devais penser à Mei. Je me suis dirigée vers ma penderie, avec une forte appréhension, l'armoire était ouverte, mais je le voyais encore sortir de mes vêtements. J'ai saisi une robe et je l'ai enfilé, j'ai pris des bottines et j'ai saisis mon téléphone, puis je suis partie retrouver ma trottinette et mon casque pour rejoindre Fripouille qui devait m'attendre.
Je suis arrivée presque dans les temps pour le rejoindre, durant le chemin je lui ai raconté certaines choses, mais pas la totalité, car c'était trop dur et difficile tous ses détails sordides. Nous nous sommes rendus dans un quartier que je ne connaissais pas du tout, il y avait une grande église, The church of saint Raphaël, l'église de Saint Raphaël. Nous sommes arrivés devant cette grande bâtisse et Fripouille m'a dit que c'était ici.
J'avais comme une appréhension, un malaise, car j'étais une Sorcière et non semble-t-il une créature de Dieu. J'avais peur sans doute, d'être rejeté. Nous nous sommes arrêtés juste à côté de l'édifice, j'ai posé, attaché ma trottinette et nous avons montés les marches, je me suis arrêtée quelques secondes avant de pousser les grandes portes.
Madame Castillo était bien là, me regardant avec attention, Mei était couché sur l'autel et un homme était debout auprès d'elle.
Il avait la peau assez légèrement mate, une barbe et des cheveux gris, il avait les yeux très clair, bleu, un voile sur la tête avec des motifs bleus et dorés. Une veste bleue marine, avec un pantalon dans les mêmes tons, toujours avec quelques motifs dorés. Il avait un visage fin, un peu en longueur. Comme pointu. Il me regarda venir vers eux avec une certaine froideur. Il était dressé devant l'autel ou gisait Mei allongé sur le ventre.
-Cine este această femeie ? Dit-il en regardant madame Castillo. Dans un langage que je ne comprenais pas. [Cine este această femeie : Qui est cette femme (en roumain)].
-C'est son amie, c'est une Sorcière monsieur Ionescu. Répondit madame Castillo.
-C'est qui le monsieur là ? Demandais-je.
-C'est le père Alexandru Ionescu, un puissant Thaumaturge. Je pense que c'est le seul qui puisse aider ton amie. Répondit madame Castillo.
En voyant Mei, j'ai eu peur, sa peau était devenue blême, des veines noirâtres encerclaient son visage. Elle transpirait à grosse goutte et se tordait de douleur. Ces cris semblaient à ceux des animaux, ils étaient inhumains, distordus et complètement anarchique. Castillo était différente, plus en tenue de travail, plus décontracté, malgré la situation, des collants noirs, une robe stylée avec une moitié comme un tailleur et l'autre comme une robe simple mais plus courte rouge et noir. Elle avait aussi des chaussures qui rappelait la couleur de ses cheveux.
-Tout se passe bien ? Dis-je très anxieuse pour Mei.
-Espérons. Dit madame Castillo. Elle est entre les mains de monsieur Ionescu.
Il plaça ses mains sur son corps et effectuait des mouvements juste au-dessus, on pouvait voir une légère vibration de lumière, plus ses mouvements devenaient précis plus on aurait dit qu'il insérait de la lumière dans le corps de Mei, comme en piquant des endroits. Les perforations créaient un trou dans le corps de Mei, qui était presque inconsciente ou agonisante. De ces trous, sortaient un filet de lumière. Plus il piquait son corps plus elle s'agitait et hurlait.
-Il introduit de la lumière dans son corps pour en expulser les ténèbres qui se dérobe, se cache dans ses entrailles. Me dit madame Castillo.
Soudain Mei se tourna vers moi.
-Irem, j'ai mal, aide-moi, cet homme est en train de me tuer ! Pitié !
-Vous voyez, cette interaction montre que le Démon se sent de plus en plus encerclé dans le corps, il nous suppliât, indirectement de l'aidé en jouant sur l'affectif. Dit madame Castillo avec beaucoup de calme.
L'homme continuait ses mouvements soudain Mei hurlant soulevant son corps comme un arc, tête d'un côté et les jambes de l'autre, pour hurler très fort et un filet noir sortie de sa bouche pour s'extirpé vers une paroi du bâtiment. Alexandru, scella son corps avec des files de lumière et ce tourna vers le Démon. C'était plutôt une forme sombre et sans réel contour, comme de la fumé ou quelques choses s'en approchant.
-Vous, ne bougez pas, moi occupe Démon ! Dit Ionescu avec une grosse voix et un accent des pays de l'est, mais plus Roumain je dirais, mais je n'étais pas sure.
Il descendit de l'autel et se dirigea vers l'ombre. Il plongea ça main à l'intérieur de cette épaisse noirceur.
-Ou es-tu, être malfaisant ! Dit-il en cherchant. C'est étrange ça main était dedans comme dans une profondeur invisible, la fumée n'était pas très massive pourtant son bras presque entier était plongé dedans, comme dans un trou, dans une autre dimension.
-Vous êtes sûr que c'est une bonne idée ? Demanda madame Castillo un peu apeurée.
Il se tourna vers nous avec les yeux remplis d'une flamme bleuté et blanche très brillante.
-Démon pas loin, petit Démon ! Il va venir ! Ah voilà je te tiens ! Il retira son bras, l'ombre rentra dans ce qu'il tenait dans une main, une masse noire, un peu comme du slim tout huileux et brillant, gluant aussi sans doute. Il s'approcha de l'autel et le déposa dans un récipient en or, comme une assiette large.
La boule, tomba en liquéfaction et se dissipa, à l'intérieur il y avait une petite boule fripée, de tissus. Je me suis approché pour regarder, c'était étrange. Oh ! Ce sont des collants, c'est un objet de Chambers. Il a mis le Démon dedans ou quoi ?
-C'est un collant roulé en boule, on m'avait dit que monsieur Chambers était bizarre, mais là je suis étonné, il a dû enfermer le Démon à l'intérieur de cet objet. C'est très étrange, car d'habitude les Démons sont des esprits, disons indépendant libre. Dit madame Castillo.
-C'est étrange. Ce Démon est faible, comme usé de ses forces. Il n'a plus rien d'un vrai Démon. Où est le Magnus qui a fait cela ? Dit-il en nous regardant toutes les deux.
-Je l'ai tué en lui tranchant la tête tout à l'heure dans son bureau ! Dis-je instinctivement comme une libération.
-Hummm... Comment est-il mort ?
-La tête c'est décroché et après un temps il est tombé au-sol et son corps est devenu comme de la cendre et il a disparu.
-Cela devait-être l'essence du Démon, à qui le Magnus a dû offrir un corps, mais je doute que ce soit lui. S'il arrive à faire cela, emprisonné un Démon, l'asservir, je doute qu'il soit mort.
-Punaise je le savais ! Merde ! J'étais trop sûr de moi ! Dis-je un peu en colère en tournant un peu sur moi, puis je me suis tourné vers l'homme. Mais... Mon amie, Mei, ça veut dire que ce n'était pas un vrai Démon qu'il l'a possédé ?
-Non simplement une trace éthérale de lui, ce qui en restait. Le Magnus a dû séparer son esprit de son corps, il a enfermé son esprit et laisse son corps agir pour le servir. Faites très attention à vous mesdames, car ce Magnus semble très puissant et très intelligent, il ne se laissera pas faire facilement.
-Ne vous inquiétez pas père Ionescu, je chasserais cette créature infernale avec honneur ! Dit madame Castillo avec fierté et véhémence.
-Je l'aiderais comme je peux ! Dis-je aussi.
Soudain l'homme me dévisagea très attentivement puis tourna la tête comme pensif et descendit les marches vers moi. Il me scruta.
-Je peux mademoiselle ? Dit-il en regardant la manche de ma tunique.
-Euh... Oui, allez-y ? Vous voulez faire quoi ? Qui a-t-il ? Dis-je en l'observant.
Il souleva ma main sans toucher ma tunique et respira juste quelques secondes une odeur. Puis il relâcha ma main et se recula d'un mètre. Il regarda madame Castillo.
-Fait sortir immédiatement cette Sorcière d'ici ! Je ne veux plus la voir ! Elle porte la marque du Croquemitaine sur elle !
Madame Castillo me saisit le bras d'un coup.
-Viens avec moi Irem, sortons car sinon il n'acceptera plus de me voir.
-Mais pourquoi a-t-il dit cela ?
En me retournant je l'ai vu se laver les mains dans l'eau bénite, plusieurs fois en se frottant et il semblait regardé chaque recoin de son église. Cet homme, ce thaumaturge venait de vaincre un Démon très facilement et il avait soudain peur.
-Attends, je dois récupérer Mei, on ne va pas la laisser ici ! Dis-je en me dirigeant à l'autel.
-Irem attends je viens avec toi, je vais t'aider, mais ensuite nous sortons ? Dit madame Castillo.
J'ai regardé monsieur Ionescu.
-Pourquoi dites-vous cela ? Je veux savoir pourquoi vous avez peur comme ça ? Dis-je un peu énervée.
-Tu ne comprends pas, si le Croquemitaine est si peu connu, que tout le monde a peur de lui, c'est parce que tous ceux qui ont croisés ça route ne sont plus là pour en parler. Sa légende est fondée sur des rumeurs, des on dit, des suggestions, l'imagination fertile des gens, rien de plus. Et si tu es encore debout sur tes deux jambes, alors seigneur Tout Puissant, protège là, car cela veut dire qu'il ta choisi. Et quand il choisit une personne, c'est très mauvais. Car tout ce que je sais, c'est que c'est un enfant, mais il réfléchit vraiment comme un enfant, il ne fait aucune différence entre le bien et le mal. C'est bien il te protègera, mais sois en sure, plus personne ne t'approchera jamais ensuite. Même tes parents, car une simple claque et il coupera le bras de la personne, une blague, peu importe, il ne cherchera pas, pour lui si c'est une moquerie il tuera la personne. Tu sèmeras derrière toi une nuée de cadavre, car le Croquemitaine tuera tout le monde et un jour quand tu en aura assez de lui, tu le rejetteras... Oh Seigneur !! Dit-il en regardant le ciel. Et ta vie changera à tout jamais, tout ce que tu toucheras pourrira, les gens tomberons dans un état de langueur autour de toi, t'es proches, des morts inexpliqués subitement, certains disparaitrons à jamais. Personne ne sait ! Alors s'il te plaît ne reviens plus ici ! Car tu apportes la mort avec toi !
J'étais complètement stupéfaite par ses mots, pétrifié, totalement paralysé, je me sentais toute bizarre d'un coup. C'était ça qui m'attendais ? J'espère que non, pourvu qu'il se trompe ! J'ai repris mes esprits, prononcé un profond soupir et j'ai saisi Mei pour sortir d'ici avec Mei et madame Castillo.
-Cool sa me met pas la pression ses mots, il est super sympa ce type ! Dis-je un peu contrarié par ses mots.
-Mais, c'est vrai tu as vu le Croquemitaine ? Dit-il avec stupeur.
-Pourquoi tu vas changer de pays ? Je l'ai vu oui, c'est vrai il m'aide, il dit qu'il m'aime, mais moi je veux rencontrer son fils. Dis-je en souriant et en pensant à l'homme assis sur le rebord de mon lit tout à l'heure.
-Son fils ? Comment ça ? Dit-elle choquée.
-Ouais c'est compliqué, je l'ai rencontré par hasard, c'est une longue histoire.
-Je n'ai jamais entendu parler que le Croquemitaine avait un fils ?
-Si, je dois lui faire confiance. Je ne veux plus douter. Je ne peux pas tout lui dire. Monsieur Crow est son familier et tout, si je lui dis tout elle ne comprendra pas, je préfère me taire. Par contre je dois trouver Chambers, ce bâtard me le paiera ! Il a fait du mal à Mei, j'étais tellement contente de l'avoir tué ce matin ! Putain, je savais ! Dis-je en serrant les dents. Je le savais que c'était trop simple ! Tu m'aideras ? Dis-je en la regardant.
-A la base ce n'est pas plutôt toi qui dois m'aider ? Dit-elle en riant. C'est toi l'élève ici non ?
-Oui, mais je ne veux pas vous manquez de respect, mais cela fait combien de temps que vous êtes dans l'école ?
-Heu deux ans, pourquoi ?
-Moi ça fait une semaine et je pense que j'en sais beaucoup plus que vous sur ses agissements. Dis-je en souriant et un peu fièrement.
-Humm... Comment-ce pas à trop te la raconté ma petite ! Dit-elle en riant avec moi. Tu auras besoin d'une personne comme moi à tes côtés, je suis rapide, forte et très doué au combat.
-J'espère avoir l'occasion de voir ça ? Dis-je en la regardant.
En sortant nous avons déposés Mei dans la voiture de madame Castillo, punaise ça va tranquille l'infirmière ! Une Audi e-Tron GT, wouhhh ! Une voiture à plus de cent mille euros ! J'étais étonnée.
-Ben dit donc on ne se refuse rien ?
-Désolé, j'ai une fortune familiale. J'en profite. Dit-elle en me souriant. Elle allait entrer dans la voiture, quand tout à coup elle me fixa. Tu ne viens pas ?
-Euh... Si je veux bien, mais j'ai ma trottinette électrique.
-Met là dans le coffre je vous dépose.
J'ai déposé mon casque et ma trottinette. Puis je suis monté à l'avant avec madame Castillo.
-Je vous dépose où ?
-Heu je ne sais pas trop, chez moi, je vais voir avec ses parents, je vais l'héberger le temps qu'elle aille mieux. Je veux prendre soin d'elle, je m'en veux pour ce qui est arrivé, c'était mon idée d'entrer chez monsieur Chambers.
-Arrête de t'accuser, cela serait arriver de tout façon, d'une manière ou une autre. Ce n'est pas en t'accablant que tu avanceras ! D'accord ?
-Oui.
La voiture à démarrer et Fripouille et Chatouille nous suivait tous les deux en flottant dans les airs. Nous avons traversé plusieurs rues et après quelques minutes de route nous sommes arrivés devant ma maison. Elle a soulevé Mei et est entré chez moi, à parler à mes parents pour expliquer ce qui c'était passé, un accident à l'école et elle ajouta que je m'étais proposé pour aider mon amie. Mon père ronchonnait un peu, car il pensait à l'argent, mais il accepta. Elle monta Mei dans ma chambre et l'allongea dans mon lit. Elle semblait encore légèrement fiévreuse et très blanche de peau, pauvre Mei, je m'en voulais. J'ai ensuite dit aurevoir à l'infirmière et j'ai joint les parents de Mei pour expliquer la situation, oh seigneur, je n'aime pas mentir, mais c'était important, je ne voulais pas les inquiétés avec des choses plus compliqués et en parlant de Démon. Je devais me préparer mentalement pour la soirée qui s'annonçait, les cours du soir, revoir monsieur Chambers ou découvrit son plan, comme j'avais encore du temps devant moi, je devais fouiller mon sac, son pc et tout ce que j'avais récupéré. Je désirais aussi plus que tout parler avec Silka17, il me manquait plus que tout. J'avais la sensation que je n'avais pas vu ma tablette depuis très longtemps. Je faisais confiance à Mei, je pouvais la laisser dans ma chambre, le livre au pire était protéger dans une langue inconnue et indéchiffrable pour elle donc je n'en avais pas à m'en faire. Pour la tablette Silka17 savait que si ce n'était pas moi, il ne répondrait pas, en tout cas j'espère bien ! Je me suis douchée après cette longue journée très chargée en émotion, il y en a eu de toute sorte, même jusqu'à un début de viol, j'ai eu peur, j'avais encore des frissons rien que d'y repensée. Après la douche j'ai apporté des lingettes froides et humide pour Mei, je lui ai mis sur le front, je l'ai déshabillé pour la mettre à l'aise dans mon lit, elle avait juste une chemise t-shirt assez transparente, je ne pensais pas ça d'elle. Pour dormir au pire je demanderais un petit matelas à ma mère pour me coucher un peu plus bas, mais en restant auprès d'elle. Je voulais vraiment prendre soin d'elle, je me sentais responsable de son état. Déjà que je ne pouvais pas lui offrit ce qu'elle désirait vraiment de moi, alors je devais tout faire pour qu'elle soit heureuse sans moi, d'ailleurs je devrais peut-être jouée les chaperonnes et lui trouvé une fille sympa ! Oui bonne idée !
Parfois j'avais l'impression qu'elle était ailleurs, je la voyais gigoté, parlé presque comme si elle faisait des cauchemars. Mais si c'est passé pourquoi était-elle encore comme ça ? L'infirmière et le Thaumaturge n'ont rien dit, c'est que c'est normal, c'est eux qui en savent plus que moi, normalement ? Je demanderais à Silka17 c'est plus sûr, je préfère, lui il sait ! Il m'aidera, mais j'étais inquiète des mots du père Ionescu... Cela ne me sortait pas de la tête.
Il était environ quinze heures, j'avais encore pas mal de temps, je devais déjà revoir les pouvoirs des Kitsunes, j'avais un petit trou de mémoire, je me suis mise en tenu à l'aise, jogging léger et t-shirt simple. J'étais à mon bureau avec le livre de magie. Ah voilà, peuvent se rendre invisible, c'est bien ça ! Séducteur, ah oui c'est Mei ça ! Pensais-je en riant. Créer des illusions, j'aimerais bien voir ça ? Cool. Cracher du feu ! Punaise trop bien, mais était capable de tout ceci, elle est encore jeune, ça doit être comme les Sorcières, ont devient pas des tueuses en deux minutes qui maîtrise tous les arts de la magie. Je devais fouiller maintenant mon sac, d'ailleurs j'ai posé exprès mon livre en évidence sur le bureau. J'ai soupiré un grand coup, je lui fais confiance. De temps en temps je regardais dehors, Fripouille et Chatouille jouait ensemble dans le jardin. Alors qui a-t-il dans le sac des pierres je vais les prendre, pour utiliser le vent c'était quoi déjà ? Ah oui de l'eau qu'il fallait rendre, donc avoir du sel, je m'en prendrais dans un sachet, dans mon sac à main. Je préfère être prête, mais je devais m'entrainé, contre un arbre dans le jardin par exemple. Le téléphone en arme et des cisailles de vents ça me plaît bien, quand Mei ira mieux ou avec madame Castillo il va falloir que j'apprennent le combat physique, car je n'y connais rien, je repensais à mon affrontement avec la folle dans la rue et monsieur Abbott, punaise non c'est trop dur, je suis nul en combat pour l'instant ! J'ai assuré contre Chambers, mais ce n'était même pas le vrai ! Dommage ! J'aurais kiffé le butté lui !
Je me suis mise assise en tailleur sur la chaise de mon bureau je mangeais des petits gâteaux secs et j'ai saisi la tablette pour lui parler un peu.
-Hello ? Dis-je.
Bon je devais attendre un peu sans doute. Merde c'est long que fait-il ? J'ai allumé mes R-pod pour mettre un peu de musique avec mon téléphone. J'ai ouvert le pc de Chambers sur le bureau, j'ai allumé pour voir déjà ce que je pouvais trouver. Il eut le temps de démarrer je regardais la tablette toujours rien. Vraiment j'étais en train de me demander ce qui se passait ? Aucun mot de passe tout s'allume tranquillement, tant mieux. Il n'y avait presque rien sur 'écran, juste un seul dossier noté « Me ». J'ai cliqué j'ai ouvert dedans se trouvait quelques vidéos. J'ai ouvert la première. J'ai vu de l'herbe, des arbres, c'était agité et très sombre, quelqu'un qui marchait dans un endroit avec de la végétation. Puis la caméra se retourna. Oh my God ! C'était mon voisin ? Le vieux tout seul isolé, monsieur Woods. Il parlait tout doucement.
-Voilà nous y sommes, elle habite juste ici ! Puis il tourna la caméra on vit un reflet, c'était bien lui, un flash de lumière et ensuite, punaise c'est ma chambre, on me voit dormir. Cet jeune femme, Irem Kovacic, est arrivé en ville depuis peu, ce sera notre nouveau projet d'étude, nommé Silka17, « Service Involuntary Labs Kid Abducts number 17 ». Ainsi grâce à elle nous allons pouvoir capturer le Croquemitaine et cette fois nous réussirons à faire ce que nous désirons. La capture de l'enfant ce fera via son intermédiaire. J'ai offert un travail de collaboration à son père dans la région, l'invitant ainsi ici, parmi nous ! Comme je vous l'ai dit mes amis, nous allons bientôt goûter à la vie éternelle et à un pouvoir sans limite. Attention je dois y aller, il y a du mouvement. On le voyait courir sur la terrasse et dans le jardin.
J'ai ensuite ouvert la seconde vidéo. C'était encore monsieur Woods, devant son miroir.
-La jeune femme est venu me voir aujourd'hui ! Hihihihi ! Dit-il en ricanant. Je l'ai repoussé évidement, ainsi elle ne se doute de rien et me prend pour un pépé isolé et un vieil acariâtre. Je vais pouvoir rentrer chez elle et placé un petit objet sur son armoire qui nous servira de lien pour suivre ses agissements. Je suis tellement heureux mes amis ! Nous allons enfin réussir ! La vidéo se coupa net dans sa salle de bain toute pourri, on aurait dit une maison abandonnée.
J'ai ouvert la troisième vidéo. On voyait monsieur Chambers dans son bureau, le téléphone était posé devant lui, on l'entendait parlais avec une personne que l'on n'apercevait pas, merde c'est ma voix ? Punaise c'est le jour où il m'a bloqué dans son bureau, lors de notre première rencontre. On a entendu ensuite la porte claqué violement. Il s'est penché vers son téléphone, on le voyait en gros plan.
-Parfait elle me déteste déjà, j'espère que bientôt elle voudra me tuer, comme ça on passera à l'étape suivante ! Hihihihihihi !! J'adore toujours autant ce moment. Chut les amis restés discret ! On ne doit pas être découvert.
Puis la vidéo s'arrêta. Quoi il faisait ça exprès pour que je le tue ? Mais pour faire quoi je ne comprends rien ?
Il y avait encore une vidéo et je l'ai lancé pour regarder son contenu. Elle démarrait dans son bureau.
-Punaise elle parle apparemment à quelqu'un dans sa chambre, qui l'aide beaucoup on dirait et ce n'est pas le Croquemitaine, nous avons un problème et cette garce ne fait rien ! Je l'ai humilié aujourd'hui et elle est juste parti, je me suis dit c'est bon je la pousse à bout elle va me tuer, même pas !! Du coup avec Angelis nous avons pensées à l'invité au cours du soir. J'ai besoin de comprendre encore certaines choses qui sont étranges chez elle. Senex ? Tu m'as bien dit que c'était une Babaroga et que sa grand-mère était Irina non ? Elle aussi il va falloir la capturée, je la veux vivante et surtout gardé moi là au chaud, elle se souviendra de moi elle ! Hier soir j'ai préparé des éléments pour notre grand rituel, tout est prêt, mais on doit encore attendre. Si on ne trouve pas de solution j'improviserais ! Et toi Elvira tu es prête pour agir ? Je vous préviens nous n'avons pas droit à l'erreur. Senex j'espère que tu arrives à gérer la meute de Lycans, ses connards sont parfois tordus et un peu chiant, je ne veux pas qu'ils foutent la merde ??!! Et putain !! Surtout dit-moi qui est ce putain de Silka17 avec qui elle parle ? Le mec utilise le nom de notre projet ?? Comment fait-il pour savoir tout cela ? Si c'est le Croquemitaine, ce serait bizarre, c'est un enfant, il ne réagit pas ainsi. Mais putain si c'est lui on est tous morts ! Vous m'entendez bande d'incapable !!!
La vidéo c'est coupé net etil n'y avait plus rien. Wouahh... Super, bon Angelis la Nagaraja, Senex le Upir, Elvira la Sorcière noire et les Lycans, sa commence à faire du monde !
CommeSilka17 ne me contactais pas, je me suis levée de ma chaise. Je me suis tournée, Mei était en traine de gindre. Chatouille était rentré et était posé contre elle. Je me suis approchée et je lui ai servi de l'eau, changeant la lingette toute sèche de son front. Mais putain, elle a toujours de la fièvre ce n'est pas normal ? Chatouille me regarda tristement.
-Je sais Chatouille, c'est difficile, mais il faut tenir le coup ! On y arrivera, on sauvera Mei je te le promets ! Parole de Sorcière ! Dis-je avec affirmation.
Je l'ai embrassé sur le front.
-S'il te plaît Mei bat toi ! Dis-je en tenant ça main contre la mienne. J'ai besoin de toi !
Bon je vais aller m'entrainé dans le jardin. J'ai pris un sac de congélation, j'ai renversé la moitié du sel de la cuisine de ma mère, discrètement car je ne voulais pas que ma mère m'engueule ou me pose des questions. Je suis parti dans le jardin. J'étais prête. Je venais de me souvenir que je pouvais aussi rendre au feu, au cas où le sel ne suffise pas. J'ai creusé quatre trous autour de l'arbre assez écarter, j'ai mis du bois dedans et j'ai versé de l'huile du barbecue de mon père, j'ai allumé les feux avec l'allume gaz de ma mère. Je me suis mise en position d'attaque. J'étais toujours en legging et mon pull. Je canalisais ma concentration et parfois j'effectuais un coup en avant avec la main, mais il n'y avait rien. J'ai fait les gestes plusieurs dizaines de fois. Puis Fripouille est venu vers moi.
-Irem tu devrais te concentrer sur un adversaire, pense que l'arbre c'est Chambers.
-Ok ! J'étais déjà un peu essoufflée.
C'est parti c'est Chambers, ce connard qui m'utilise pour capturer le Croquemitaine.
-AAAAHHHH !! J'ai tranché une branche d'arbre entière !! Merde !! C'était violent ! Les quatre flammes sont descendues de moitié d'un coup ! Ohlalala !! Attention je ne veux pas finir en vieille défoncer avec des pattes de canard ou un truc du style.
J'ai recommencé plusieurs fois en faisant d'autres mouvement au sol, accroupis, en sautant en envoyant des gestes plus légers moins violent, parfois je voyais un trait sur le sol, comme si une lame coupait le sol. Le vent filait en rafale très vive et précise, j'étais contente ! Franchement très satisfaite du résultat je me suis entrainé durant deux heures à lancés des rafales dans le jardin après j'ai éteins les feux avec un sceau d'eau, punaise j'étais épuisés. Hors de question d'être une victime ! Je voulais être parmi les vainqueurs ! Je suis remonté avec Fripouille, direction la douche... Je me suis occupé de Mei, j'ai passé du temps avec elle, la tablette ne fonctionnais plus j'étais préoccupé, que faisait-il ?
Soudain elle s'alluma ! Cool enfin ! Je me suis levée du lit et je l'ai saisi.
-Qu'est-ce que tu faisais Silka17 ? J'attends sur toi ?
-Je sais Irem, Je sais, je suis désolé, mais je ne pouvais pas, j'ai de gros souci, mon père évidement sais où je vis, ou je dors, je ne peux pas quitter le lycée, je suis coincé, sa deviens étroit et difficile, en plus avec ces infernalistes qui n'arrête pas de me chercher cela devient compliqué ! Je t'assure que je ne pouvais pas venir avant...
-Bien je comprends et je ne comprends pas, tu as des pouvoirs, des dons, sers-t'en ? Non pourquoi as-tu autant peur de ton père ?
-Tu ne comprends pas Irem, c'est compliqué, il a une emprise sur moi, sur tous ceux qui ont peur de lui. Enfant, même si ce n'était pas avec monsieur Crow, c'était il y a bien plus longtemps, il exerçait une emprise sur moi, il me terrorisait, car j'étais humain d'apparence, il ne comprenait pas pourquoi je n'étais pas comme lui. Moi évidement j'avais peur de lui, de son apparence. Je vivais avec ma mère, avant d'être élevé par ta grand-mère. Ce fut très difficile pour moi. Ensuite de resté si jeune, si petit, si longtemps, durant des siècles je suis resté un enfant. Il y a tellement de chose que moi-même je ne comprends pas encore. Je n'ai pas de manuel, comme celui que j'ai conçu pour toi, pour m'expliquer qui je suis, j'ai dû tout chercher par moi-même avec du temps. Mon père lui à poursuivit son chemin jusqu'au jour où j'ai décidé de fuir et de ne plus le voir du tout. Ça la rendu fou.
-C'est sûr que vu comme ça, cela ne doit pas être évident. C'est vrai je me plein, je râle, mais tu n'as pas de manuel toi, tu as du tout découvrir par toi-même, je n'imagine même pas sans ton aide comment j'aurais fait.
-Je ne veux pas être rabat-joie mais beaucoup de tes sœurs sorcières ont finis avec des affections dû à la transgression, sans livre c'est très compliquer de vivre et même quand tu as un ouvrage, faut-il encore qu'il soit complet. Le vrai livre des sorcières ne fait même pas la moitié du tien, donc je l'ai bien complété.
-Merci encore à toi, même pour le téléphone, car déjà avec les cinglés que j'ai rencontrés j'aurais vite fini à la morgue.
-Je n'en doute pas, mais tu es une femme forte, il te fallait juste une motivation, un but, de l'espoir pour y croire et te rendre compte de ton potentiel, moi je crois en toi Irem. Tu y arriveras !
-Mais tu veux que j'accomplisse quoi en vrai ?
-Tu as des choses à apprendre, à comprendre ! Je t'aiderais ne t'inquiète pas. Dit-il soudainement.
-Et pour les questions ? Nous n'en avons plus besoin, il ne me manque plus que ton prénom ? Je pourrais en proposer des centaines, mais bon ça risque d'être long y a du choix.
-C'est vrai, disons qu'aujourd'hui, la seule chose qui te reste à faire est de me retrouver.
-Tu veux que je te retrouve ? Tu veux t'amuser à cache-cache alors qu'il y a des ennemis partout qui te pourchasse et certains ont des plans et idées vis-à-vis de moi, excuses-moi, mais là j'ai dû mal à comprendre ?
-Je n'ai pas le choix. Tu sais, quand tu trouveras la solution, tu comprendras toi aussi. C'est compliqué comme situation, j'ai cherché longtemps des solutions, mais je n'ai trouvé que celle-ci. Pour moi ce n'est pas un jeu, c'est important.
-Bien, en même temps je n'ai pas le choix, mais ça commence à être long, j'ai hâte de te voir, ce matin, j'étais plus que ravi que tu arrives, car c'était un cauchemar indescriptible, j'ai eu la peur de ma vie.
-Je n'en doute pas, ah ! Mince ! Excuse-moi... Je...
La tablette c'est éteint tout à coup, il a comme disparu, c'est de pire en pire. Il n'a même pas eu le temps de dire aurevoir ? Cela devient inquiétant. C'est bizarre même, comme un type qui a plein de pouvoir, semble autant disons contraint... C'est quoi qui l'empêche d'agir, peut-être son père c'est évident, les Chambers etc... Oui sans doute, mais je n'y crois pas. Doit y avoir un truc vis-à-vis de son père ou encore de son monde ? Un truc étrange que je n'ai pas encore compris.
J'ai rempli à nouveau le sac de sel, me suis occupé de Mei, puis j'ai confié sa surveillance à Chatouille et Fripouille. J'ai demandé à Fripouille de resté avec eux, je me suis dit oui seule c'est difficile, mais je ne voulais pas laisser Mei toute seule. J'ai mangé avec mes parents, j'ai apporté une assiette de riz à Mei, pour lui donner un peu de force. J'ai rempli la cruche d'eau. Je me suis changée, une tenue plus tranquille, libre de mes mouvements, un pantalon noir large avec des écrits, des baskets noirs, un t-shirt long bleu et large avec une ceinture à la taille pour resserrer, parfait. Pour une fois j'ai mis mes lunettes plutôt que mes lentilles, mais bon ça passe partout ! Ma sacoche en bandoulière avec mon sel dedans, mon téléphone dans la poche près des mains, bouche d'oreille avec des plumes vertes, un collier, toujours celui de ma mère. Rouge à lèvre chair classique. Cela devrait le faire. J'étais prête pour me rendre au cours du soir.
En ouvrant la porte du garage, je tenais ma trottinette et mon casque quand tout d'un coup j'ai aperçu l'Audi e-tron de madame Castillo, j'ai regardé, elle m'attendait ? Pourquoi ? Elle m'a fait signe de venir. J'ai déposé mon casque, refermer le garage et je suis monté avec elle.
-Qu'est-ce que vous faites là ? Dis-je très surprise.
-Je vais assister au cours du soir avec toi, après tout si c'est nécessaire tu ne seras pas seule ! Ok ma grande ?
Elle démarra la voiture et donna un coup d'accélérateur.
-Punaise tu as la classe comme ça ? Me dit-elle en souriant. J'espère que ça va être sympa ses cours, j'ai hâte de voir ça.
-Merci ! Madame Castillo !
-Appels-moi Luna !
-Ok pas de soucis.
Nous sommes arrivés bien plus vite que prévu et sa voiture franchement, c'était le top ! On est entrée ensemble dans le bâtiment puis monsieur Crow était devant nous, ils nous attendaient lui aussi.
-Bon mesdames, vous êtes prête ?
Nous sommes montés tous les trois ensembles vers le premier étage salle 206. En arrivant la porte était ouverte comme toujours, mais la salle était pleine, évidement plusieurs que je connaissais, mais aussi des inconnus, nous étions au moins une vingtaine dans la salle. Il y avait toute la bande des Lycans, Cobos, Bertrand, Yan, Night et Gregory, Senex était avec Angelis et Elvira. Il y avait chez les professeurs monsieur Güldayakan et monsieur Wolfstein, madame Zaleski, d'ailleurs l'agent de jour madame Woflstein était aussi présente. Nous trois... Ça commençait à faire du monde dans la salle, nous étions presque à l'étroit. Il y avait Dragan le Cavalier Noir. Il y avait un inconnu très étrange, à la peau bleutée, ça c'est clair je ne le connaissais pas. Luna m'a dit que c'était un surveillant, Zalan Mohan, un être féerique, mais elle ignorait ça race exacte. Un type avec la peau bleue, les cheveux bleus très vif, des yeux bleus, c'est particulier quand même, j'ai pris une photo. Il avait un cercle autour de la tête en feuille de laurier doré, avec un t-shirt vert très flashy en matière lisse, un pantalon militaire gris et des baskets vertes. Il avait aussi un collier avec un fille des lèvres très rose. Il avait de très nombreux tatouages, même dans le visage, sous les yeux il avait une chaine qui pendait, rattaché aux oreilles.
Puis non loin de lui se trouvait une femme à la peau verdâtre. Très bizarre, avec des cheveux roses, du maquillage. Luna me dit que c'était madame Fobos, une enseignante de musique. Tiens-je ne l'ai pas encore eu elle. C'est certain je m'en serais souvenu. Elle était à côté d'un type lui aussi tout vert, avec une barbe brune et une moustache, avec des cornes en bois sur la tête, les yeux roses, c'était assez choquant, c'était des gens très chelou. Il était propre sur lui, costard, cravate, il était évident qu'il s'agissait d'un professeur, couvert d'une veste longue et grise assez foncé.
Luna me dit que c'était son époux monsieur Yuan Fobos, il était professeur de théâtre. Elle me confia qu'il venait d'arriver, c'était leur première année ici et qu'ils étaient probablement des êtres féeriques. Sa femme, Misya Fobos était vraiment spécial, elle aussi. Les cheveux bleus, très lisse, mi-long, plaqué sur la tête et retombant sur les côtés. Elle avait deux cornes prolongeant son crâne, ainsi qu'un bijou sur le front, enfin je crois que c'est un bijou, très brillant et jaune. Par contre elle avait comme des tentacules, ou des racines à la place des oreilles, vers l'arrière de la tête, cela lui donnait un style bien personnel. Son rouge à lèvre était rouge, mais très foncé avec des yeux bleus ou verts. Mais aussi avec tatouage ou marque bleuté sur les joues presque sous les yeux. Elle portait une robe noire, courte, très simple, sans manche et des collants blancs avec des chaussures, ressemblant à des tongs ou claquettes, mais avec des semelles compensées. De la même couleur que ses cheveux.
Bien après deux jeunes femmes aux looks ultra punk sont entrés ensemble, des élèves sans doute. Je ne les avais encore jamais vus. Luna ne m'a rien dit sur eux. Monsieur Crow lui me dit que c'était les sœurs Whycott, Ezer, la plus petite avec un serre-tête avec des pointes et sa sœur Drew. Ils ne connaissaient pas la race des deux sœurs, mais c'étaient des teignes, souvent en retard, insultantes etc... L'une des deux, Ezer sans doute avait les cheveux rouges tressés et longs sur la tête. Retombant sur l'arrière comme un chignon. Elle avait des traits traversant les yeux verticalement, un serre tête avec des piques. Elle avait la peau très blanche, le contour du regard très sombre et les yeux bleus très perçant. Une tenue très serrer en cuir avec des lanières avec des manches longues. Mais version crop-top, laissant le nombril apparent. Elle avait aussi un legging en cuir et des chaussures à talon noir. Par contre elle était très maigrelette.
La Seconde Drew, portait de grosses lunettes arrondis avec des verres jaunes. Des cheveux en dreadlocks un peu rouge, brun, avec des trucs dedans, plastique, ferraille, très bizarre. Elle avait trois gros anneaux orangés au cou très serrer, je me demandais comment elles les avaient mis ? Piercing à la lèvres inférieurs et des autres sur les côtés sous les lèvres. Drew portait une robe rouge, assez foncé, longue, mais large, sans manche. Mais aussi des bottes montantes, jusqu'aux genoux. Elles étaient toutes les deux tatoués partout.
Peu après elles, une femme est entrée, elle semblait plus âgée, mais ce n'était pas une enseignante, me dit monsieur Crow, dont ni moi, ni Luna ne la connaissions, mais le doyen nous dit que c'était mademoiselle Diana Krüger. Une femme influente et riche, surnaturel évidement. Elle avait les cheveux blanc platine, coiffés en arrière, rasé partout autour, un visage très froid, les yeux vairons, un vert et un marron. Elle avait des piercings près des lèvres, des boucles d'oreilles en croix dorés. Une veste épaisse, semi-cuir je dirais, un pantalon en jean clair et déchiré, avec de vraiment grande coupure dans le tissu, laissant apparaitre ses jambes munis de collant. Elle avait des chaussures à talon noir. Un collier très voyant et très brillant.
Nous étions vraiment très nombreux. Après elle plus personne n'est entré dans la salle. Monsieur Chambers n'était toujours pas là, lui qui aimait être à l'heure. Monsieur Güldayakan c'est levé pour prendre la parole devant tout le monde.
-Je suis honoré de tous vous accueillir ici, vous êtes de plus en plus nombreux parmi nous. Il y a des professeurs, des élèves, nous sommes ravis ! Bienvenu à tous ! Il marqua un instant de silence. Mais je dois vous dire, qu'à partir de maintenant, je dis ça pour ceux qui était présent depuis le départ, cela ressemblera moins à des vacances, nous allons bientôt débuter les véritables enseignements.
Je trouvais ça étrange car madame Zaleski était assise avec nous, parmi les élèves, elle semblait moins présente, plus effacé.
-Madame Krüger, ici présente. Il là désigna. Viens d'un autre établissement de New-York, elle est avec nous ce soir pour voir comment se déroule nos enseignements. C'est une très importante collaboratrice de notre établissement. Madame Krüger est une sorcière de la lignée des Black Annis, c'est une personne très influente. Donc faisons lui honneur.
Puis madame Krüger, se leva et s'avança, monsieur Güldayakan se mis en retrait.
-Le temps est aujourd'hui que jamais important pour nous tous. Je sais que certains d'entre vous ont déjà choisi une voie à suivre, vers les ténèbres ou plus vers la lumière, certains sont indécis, mais nous allons devoir momentanément travailler ensemble durant quelques temps. Madame Zaleski, m'a contacté car elle est persuadée que l'engeance du mal plane fortement sur votre établissement. Certains adeptes sont recrutés par une entité sournoise et entièrement corrompu. Nous nous devons d'être juste, tolérant, mais nous n'accepterons pas de nous soumettre à des enseignements malsains et monstrueux. Nous nous devons de vous dire que cela existe oui, que c'est possible, mais quoiqu'il en soit de vous avertir que ce chemin sera difficile.
C'est bien, apparemment c'était une bonne sorcière, j'avais eu peur qu'elle soit mauvaise avec son air froid et glacial.
-Je vais devoir nommer certaines personnes parmi vous, car nous ne pouvons pas assumer les cours correctement si certaines personnes sont ici, uniquement pour nuire aux autres. Vous allez devoir partir dans une autre salle pour suivre des cours différents, car vous avez choisi de suivre les enseignements de la douleur, de la haine et de violence.
Soudain une personne entra dans la salle en applaudissant particulièrement fort. Mon Dieu ! Qu'est-ce que c'est que ça ? Même Luna et monsieur Crow ont eu un sursaut en la voyant, c'était une femme, mais pas n'importe là qu'elle, j'étais tétanisé en la voyant, c'était Mei ! Mais ce n'est pas possible car elle était couchée dans ma chambre ? C'est quoi ce bordel ? Elle se dressa entre les sœurs Whycott et Elvira qui étaient restés près de la porte. Elle avait de grandes bottes cuissardes noirs en cuir avec haut talon très épais, des collants noirs, un string noir ou body rouge à longue manche. Rien d'autre en bas ? Puis des lanières par-dessus, formant un pentacle sur le haut du corps, niveau de la poitrine et plus bas, idem, mais dessinant un porte-jarretelle en lanière de cuir noir. Enfin elle avait un veston noir réhaussant ses épaules, couvrant légèrement le haut du corps. Elle portait de grands ongles noirs. Elle avait un regard très sombre, espiègle, sournois, un maquillage noir.
J'ai immédiatement senti un froid important, cela se voyait comme une évidence que ce n'était pas Mei. Son comportement extravagant, son attitude, cela me rendait folle. Elle avait tout de son apparence physique, mais c'était une autre personne, très clairement.
-Va t'assoir ma belle, je vais poursuivre le discours, s'il te plaît ! Madame Krüger la regarda avec mépris. Ahhhh !! Mei enfin cette femme qui lui ressemble cria d'un coup vers la sorcière et une partie de son visage devint tout ridé et comme parsemé de brulure. Veux-tu voir si tu es de taille ? Je t'ai demandé de t'assoir. Dit-elle calmement en souriant. Elle jeta un œil sur moi, en mâchant un chewing-gum de façon vulgaire.
Je suis certaines que c'est monsieur Chambers qui a l'apparence de Mei, je suis dégoûtée, pourquoi Mei ?
-Comme disait ma collègue juste avant moi ! Dit-elle en s'assaillant sur le bureau et en sortant son chewing-gum et en le posant sur le bureau. Nous allons séparer les faibles et les forts. Dit-elle en souriant. Car bientôt nous allons avoir sans doute des soucis, donc évitons tant que faire se peut d'engendrer la guerre. Ce serait vraiment dommage de perdre déjà certains d'entre vous si vite ! Dit-elle en ricanant comme une connasse.
Punaise heureusement que Mei n'est pas comme ça ! C'est tellement énervant de la voir agir comme ça, j'étais toutes rouges, énervés.
-Vous ! Devant ! Levez-vous ! Je veux avoir mademoiselle Kovacic sous les yeux, j'ai quelques choses à lui dire. J'étais juste devant elle, ceux devant moi ce sont levés. Tu as été très étonnante mon enfant, je t'ai trouvé remarquable quand tu m'as coupé la tête ! C'est clair au moins c'est lui ! Il n'y a aucun doute. Vous avez fouillé l'une de mes nombreuses demeures, cela m'a permis d'obtenir une nouvelle apparence ! Dit-elle en regardant ses mains, ses jambes. Ta copine est tellement sexy ! J'adore ! J'ai menti, je l'avoue, je n'ai pas besoin de toi pour effectuer un sort de jeunesse... Dit-elle en éclatant de rire. Je suis déjà éternelle !! Dit-elle en criant plus fort et en me fixant méchamment. Je suis un Magnus doté de don que les autres ne possède pas.
Punaise ce personnage est vraiment horrible, c'est bien Chambers, enfin peu importe, son véritable nom, car le professeur devait lui aussi être juste une apparence, super un Magnus qui change de corps. Donc mon voisin c'était lui, y change par de forme, y fait un truc, je ne sais pas quoi. C'est trop bizarre je ne comprends pas. S'il ne change pas de forme, c'est la vrai Mei devant moi ?
-Tu te poses milles et une question n'est-ce pas ? Tant que je possèderais cette apparence, Hummm... Cela me plaît ! Ta copine sera en train de mourir. Par contre je suis désolé Oups ! Dit-elle en mettant la main devant la bouche en haussant les sourcils. J'ai emprunté des vêtements à elle, ces parents étaient très gentils, je suis désolé, ils m'ont fait perdre du temps. Tu lui transmettras mes amitiés !
Puis elle se leva.
-Comme ça tout le monde connait tout le monde ! Les règles sont fixées ! Nous ne sommes pas vos amis ! Dit-elle en criant. Dès que la neutralité basculera, on vous exterminera tous ! Elle scruta la salle. Cercle intérieure levez-vous !
Tout à coup les Lycans, Senex, Angelis se sont tous levés en même temps comme des soldats. Mei avança et ils ont tous suivit comme des moutons vénérant le diable.
-Il ne reste plus un grand nombre d'élèves parmi nous, c'est très décevant, à croire que tous les jeunes d'aujourd'hui préfère suivre le Diable que croire à l'espoir. Dit madame Krüger.
Puis monsieur et madame Fobos ce sont levés, l'homme pris la parole.
-Nous sommes désolés, mais nous n'allons pas rester ici, ce n'est pas notre combat. Nous allons rester neutre, diront nous, pour ne gêner personne. Il avait une voix mielleuse et bizarre, un accent étrange, comme allemand ou russe, en tous cas très spécial, je n'arrivais pas savoir.
Puis ils ont quitté la salle tous les deux très rapidement.
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