Le lendemain, lundi 20 septembre je me suis levée avec une forme olympique !J'avais le sourire, une joie intense, en plus j'avais Fripouille avec moi, j'avais la sensation que ma vie aboutissait enfin à quelques choses de concret. J'ai la sensation que j'ai très bien dormis, je me suis réveillée avant la sonnerie de mon alarme. Il était encore très tôt, mais j'étais bien ! Je me suis lavée, préparer et je me suis habillée pour allez en cours. J'avais hâte de trouverSilka17. Là pour une fois les cours m'intéressaient moins, j'avoue, mais j'avais un objectif bien défini. Je me suis préparée avec beaucoup d'attention, parfum, coupe de cheveux.
J'allais surement enfin percer le mystère et rencontré l'homme avec qui je parlais depuis un petit moment déjà, je m'en faisais tout une joie. Je suis descendue pour une fois, ma mère n'était pas encore debout, j'ai préparé le petit-déjeuner pour tout le monde. Pour mon père et ma mère. Pour Fripouille je lui ai dit de resté invisible, je ne savais pas si mes parents étaient prêts à le voir.
Je préparais tout sur la table quand je vis ma mère, encore en robe de chambre.
-Que fais-tu déjà debout ? Dit-elle surprise.
-Maman je crois que j'ai trouvé l'amour de ma vie !
Elle se mise à rire, puis elle me serra dans ses bras.
-Je suis contente Milo ! C'est une bonne chose ! Me dit-elle le sourire aux lèvres.
Elle sursauta un peu et s'écarta.
-C'est quoi ça ? Me demanda-t-elle les mains sur les hanches en me regardant en regardant Fripouille.
-Euh... bah oui tu peux le voir toi. Je souris. C'est un familier. Il s'appelle Fripouille.
-Hummm... Il est mignon, tu as de la chance, car ton père ne veut pas de magie dans la maison. Il a peur que cela attira ta grand-mère chez nous.
-D'accord maman.
Je pris mon petit déjeuné, salua mon père et me dirigea doucement vers ma trottinette, saisit mon casque. J'avais prévu d'arriver à l'école beaucoup plutôt pour rencontrer monsieur Crow le doyen. Je pris mon sac, mes affaires, quelques coquillages dans des poches intérieurs de ma veste, un peu de sable qui me restais, je n'avais pas eu le temps de me fabriquer des bijoux. J'avais mis des boucles d'oreilles plus ancienne, avec des perles. J'en ignorait la matière, mais sa pouvait toujours servir.
J'étais prête à partir.
-Fripouille tu crache du feu ou quelques choses du genre là ?
-Heu, je ne sais pas j'ai pas essayer.
-J'aimerais savoir ce que tu es capable de faire.
-Volé enfin flotté dans les airs, être invisible, parler. Me dit-il en souriant.
-Essaie de faire un rayon ou cracher quelques choses pour voir, dans le livre c'est noté que vous pouvez apparemment faire ça.
-Ici ?
-Essaie juste pour voir, on est dans le garage vise le sol.
Il se concentra quelques secondes et comme hurlant il toussa, il essaya plusieurs fois et fit un tout petit rayon de lumière de sa gueule vers le sol, créant une petite tache noire sur le sol.
-Oh génial tu as réussi !
-Oui mais j'arrive pas trop.
-Ce n'est pas grave, tu dois être comme moi, un débutant. Dis-je en riant. T'inquiète pas on y arrivera Fripouille.
Nous étions prêts. J'ai ouvert la porte du garage et nous nous sommes lancés sur la route, au début Fripouille courais derrière moi, mais il sait vite mit à flotter dans les airs c'était plus simple pour lui. Nous nous dirigions vers l'établissement, plus on avançait plus j'étais pressés d'arriver. Il faisait encore sombre, c'était un temps sec, avec un peu de vent, mais sincèrement c'était bien. Il n'y avait pas vraiment de circulation surtout cette heure-là. Après quelques rues nous sommes arrivés à destination. J'ai stationné ma trottinette, déposer mon casque, mit mon cadenas avec ma chaine. Et j'ai couru avec Fripouille vers les marchent de l'établissement. J'ai ouvert la grande porte d'entrée avec énergie, c'était sans doute encore le gardien de nuit, sa porte était comme à son habitude fermée. J'ai poursuivi et couru dans le couloir, quand soudain je cherchais ou était Fripouille ? Que se passe-t-il ? Il est où ? J'ai ralenti, j'ai regardé derrière moi, il était à l'entrée de l'établissement, il avait une mine triste. Quoi ? J'ai été dans sa direction très vite pour le voir en chuchotant car si quelqu'un me voyait parlé seule !
-Qu'est-ce qui se passe Fripouille ? Dis-je inquiète.
-Je ne peux pas ! Dit-il.
-Comment ça ? Tu parles de quoi ?
-Je n'arrive pas entrer dans l'établissement.
-Quoi ? Mais pourquoi ?
-Je ne sais pas, il y a comme une barrière invisible, un mur infranchissable. Je suis obligé de rester dehors.
-Mais ? Il n'y a rien. Je passais entre les deux, la porte, l'entrée. Puis il s'envola et fonça droit devant et s'écrasa contre une paroi invisible devant moi. Oh mon Dieu ! ça va ? Tu n'as rien ? Dis-je en panique, car il s'était peut-être blessé.
-Non t'inquiète pas, mais ce qui me dérange, c'est que je ne peux pas être avec toi. Dit-il tristement.
-Je ne comprends pas ce qui se passe ? Je vais devoir demander à quelqu'un c'est bizarre ce truc, moi je suis une Sorcière, je peux entrer et toi non, c'est plutôt étrange.
-Oui demande, car je ne comprends pas non plus, en tout cas ça montre bien que c'est une école protégée et pas comme les autres. Me dit-il en essayant de garder le sourire.
-Désolé mon pauvre Fripouille, du coup je vais devoir y allez seule, sans toi. Ça va allez pour toi ?
-Je vais tenter de te suivre dans l'établissement, de voir par les fenêtres, ou tu te trouves.
-Très bien je vais entrer.
Je me suis retournée un peu à contre cœur, car je devais laisser Fripouille devant la porte, j'étais contrariée. Je n'avais pas prévu ce genre d'obstacle dans ma journée, tout devait se dérouler à la perfection. Pourtant cela n'a pas encore débuter et j'ai déjà quelques petits soucis, je vais devoir être prudente et faire attention. Pour la barrière magique je vais devoir en parler à quelqu'un, mais je ne sais pas à qui je peux demander cela ? Je m'avançais tout à coup moins rapidement, dans les couloirs vides et désertiques du lycée. J'avais mon téléphone en main, en mode lampe, pour voir un peu mieux devant moi car les couloirs étaient encore sombres à l'heure-là. Il était beaucoup trop tôt, six heures vingt-deux du matin. Je devais trouver le bureau de monsieur Crow. La majorité des classes de 101 à 110 je crois était au rez-de-chaussée, les salles de 201 à 210 environ étaient toutes au premier étage, les bureaux, la majorité étaient quant à eux au deuxième étage. Mais je ne savais pas, car il y avait des bureaux aussi au rez-de-chaussée comme celui de l'agent d'accueil, ou encore celui du gardien de nuit. J'avançais en regardant toutes les portes une à une, non pas celle-là, non pas ici... Puis après avoir fait tout le rez-de-chaussée je me suis dirigée à l'un des escaliers pour monter au premier étage. Après quelques marches je suis arrivé devant la salle 210, c'était noté « Bureau du Doyen », voilà j'y était enfin. Je me suis avancé calmement, j'ai été ma lampe sur le téléphone, je me suis mise droit et j'ai frappé à la porte.
-Entrer ! Me dit-il.
J'ai ouvert et je suis entrée dans son bureau, très simple, les décorations étaient légères, presque classique rien de personnel on dirait, le bureau de monsieur tout le monde. Mur blanc, bureau en bois, chaise, une étagère sur la droite. Je le trouvais presque trop vide. Il leva la tête vers moi, ce demandant.
-Vous êtes ?
-Bonjour, monsieur Crow, je suis mademoiselle Kovacic, mon nom ne vous dit sans doute rien, mais j'avais besoin de vous parler en privé un moment, j'avais quelques questions pour vous. Dis-je timidement en faisant tout à coup de gros yeux en voyant Fripouille parla fenêtre.
-Très bien, je vois, asseyez-vous s'il vous plaît, nous allons voir tout cela. Dit-il très calmement.
-Merci ! Dis-je avant de tirer la chaise devant le bureau et de m'assoir.
-De quoi souhaitez-vous me parler jeune fille ? Il me scrutait entièrement, mes mains, bijoux, ou toutes choses, il était attentif au moindre détail.
-Je désirais savoir si vous aviez adopté un enfant ? Il eut un léger froissement dans son visage, comme un sursaut de tension très bref.
-Mon fils vous voulez dire ?
-Vous l'avez bien adopté ?
-Pourquoi c'est question ?
-Je suis à sa recherche, j'ai compris que vous étiez son père adoptif.
-Je n'aime pas parler de cela mademoiselle, pour moi c'est simplement mon fils, c'est moi qui m'en occupe oui, chaque jour, chaque instant.
-Oui je comprends, mais vous avez bien un fils en tout cas. Dis-je en souriant.
-C'est exact pourquoi ?
-Il est en qu'elle classe ?
-Pourquoi le cherchez-vous mademoiselle ?
-J'ai disons débuté un dialogue avec lui il y a quelques temps et je cherche à le rencontrer maintenant.
-Bien je vois très bien. Il n'est pas en classe ici voyez-vous, il est employé au personnel d'entretien de l'établissement.
-Ah d'accord... Légèrement déçu par la réponse. Mais il est dans le bâtiment ?
-Bien-entendu, parfois.
-Parfois, d'accord. Je réfléchissais puis tout à coup j'ai pris mon téléphone et lui est montré la photo de son fils en tenu d'ouvrier. Voilà il s'avère que j'ai réussi à le prendre en photo, car apparemment il s'est aussi occupé de mon déménagement.
-Ce n'est pas mon fils, enfin si, mais. Pffff... Il soupira très fort devant moi, en amenant ses mains au visage pour se frotter. Mademoiselle ! Il se redressa un peu. Mon fils est une personne particulière, vous le savez ?
-Euh... Oui bien sûr. J'étais tout de même attentive à ce qu'il allait dire.
-Vous êtes vous-même une Sorcière, de la ligné Babaroga, vous étiez l'autre nuit dans la classe des cours du soir, d'ailleurs petite parenthèse si monsieur Chambers vous importune encore, faites-moi le savoir, je ne supporte plus ses manières outrageantes. Bon bref... Mon fils aussi est spécial, mais pour beaucoup de raison, davantage que tous les autres et surtout ne le dites jamais à personne.
-Oui bien-entendu, mais pourquoi me dire dans ce cas ? J'étais étonnée par ses mots. L'impression qu'il savait tout.
-Je vous le confis car je sais que vous discutez avec lui très souvent, il me parle beaucoup, je suis un peu son confident. Depuis le début je guette vos pas dans cette école. Je fais attention à vous et surtout à lui, vous comprenez je ferais tout pour lui, tout ce qui est en mon pouvoir pour le préserver.
-Bien je comprends tout à fait. Voilà c'est pour ça qu'il me surveillait chaque fois !
-Mon fils est un maitre du déguisement, il adore ça depuis tout jeune. Nos voyages, le besoin de se cacher, de se protéger contre son vrai père Egolian ou Bubak comme vous l'appelez, l'on amené à aimez beaucoup les déguisements. Sur la photo que vous m'avez montrée par exemple il a cousu des mèches de cheveux sur l'intérieur de la casquette pour passer plus discret. Parfois il entre chez les gens, dans leurs vies, sous de fausses identités... Comme son père, il essaie de comprendre les humains à sa façon à lui. L'autre jour il était devant chez vous déguisez en policier, effectuant des rondes, il est presque constamment derrière vous, pas loin à surveiller, regarder ce que vous faites, car il est attiré par vous. Il adore le cosplay et tous ses trucs de déguisement... Dit-il en souriant quand il parle de lui.
-En policier vous dites ?
-Oui l'autre jour il était chez toi, il portait un casque.
-Comment pouvait-il me parler sur la tablette s'il était chez moi en même temps ? Dis-je suspicieuse.
-C'est moi qui étais ici sur la tablette, il me dictait ce que je devais t'écrire, il était connecté avec moi en audio, nous avions un casque.
-Donc vous fuyez bien son père ?
-Oui bien évidement.
Il se leva d'un coup et se dirigea vers sa porte et la verrouilla. Qu'est-ce qu'il fait ? Je me suis tournée pour le suivre du regard et brusquement j'ai repensé a ce qui disait Mei, c'est un gars chelou et tous, il est pas comme Chambers, en plus il me surveille, donc il ne veut pas du mal, je dois me calmer, je dois rester zen. Irem arrête de te stresser pour rien. Il se retourna vers moi avec un visage anxieux, près inquiétant.
-Désolé je préfère que personne ne rentre. Il se dirigea vers le côté gauche de son bureau et poussa un cadre qui ouvrit une porte dérobée dans le mur. Qu'est-ce-que c'est ? Venez avec moi mademoiselle. Je me suis levée et je l'ai suivi, mais j'étais un peu tendu.
-Oui bien sûr. Mais on va où ?
-Ne vous inquiétez pas mademoiselle Irem. Tient-il connait mon prénom.
Nous sommes entrés dans une sombre salle très étrange. Il y avait de nombreux symboles magiques sur les murs, des portraits très ancien, des livres de magie, des fioles, des objets, vraiment un tas de chose très étrange.
C'était un entrepôt d'objets mystiques, il y avait peu de lumière. Sur un bureau contre un mur il y avait une tablette comme la mienne, plus loin sur un côté entre deux étagères. Il y avait de nombreux portraits d'une femme, brune un peu comme moi, c'était très étrange. J'avais la sensation de l'avoir déjà vu mais je n'en avais aucun souvenir.
Il y avait un matelas et des couvertures, avec un nounours identique au mien. Oh mon Dieu ! C'est la salle ou vie sans doute silka17 ? Il y avait la tablette ou il me parle, le lit ou il dort, il vie dans l'école ? Pourquoi a-t 'il le même nounours que moi ? La pièce était séparée en deux par un paravent. C'était son studio au sein même de l'école !
-Ce nounours c'est le sien ? Demandais-je en regardant monsieur Crow.
-Il la reçu de son père, tout comme vous. Dit-il en faisant la grimace. Egolian est belle est bien dans la ville, je ne sais pas pourquoi ou comment il nous a retrouvés, on ne sort presque jamais d'ici. Brusquement il me montra un second lit avec son doigt. Moi je dors juste là avec mon fils, nous vivons comme des gens en fuites, nous n'avons pas de chez nous. Dit-il presque tristement. Je n'ai jamais eu le bonheur de lui offrit une vie normale. Son père me la confier il y a plusieurs années, c'était un bébé, il ne semblait pas savoir quoi faire avec lui. J'étais à ce moment-là employer dans un domaine en Croatie. J'étais serveur dans un bar et je m'occupais d'une maison d'hôte. Puis un soir, je ne sais pas pourquoi il m'a choisi moi, un homme étrange, avec des mèches de cheveux verts est venu vers moi, il semblait très sympa et il m'a demandé si je pouvais prendre soin de son fils. Après j'ai remplis les documents d'adoptions, j'étais très jeune. Ahhh ! Tout à coup il se tenait la tête comme s'il avait des migraines atroces. Désolé c'est souvenir son pénible, non pas pour mon fils, mais Egolian, je pensais pas que cela existait au début les sorcières, le surnaturel, je l'ai très rapidement compris. Ahhhhh !!! Cria-t-il subitement.
-Vous êtes sûre que tout va bien ? Monsieur Crow ? Dis-je inquiète. Punaise l'histoire de fou je comprends mieux.
-Egolian n'a pas arrêté une seconde de persécuté son fils, dans le berceau, dans la chambre, partout. Il ne voulait pas l'éduquer mais il était curieux, il était différent, c'était son fils, il était presque comme lui, mais en même temps pas vraiment. AAAAAaahhahhhhh ! Il cria à nouveau de douleur et tomba à genoux. Que se passe-t-il d'habitude ça passe bien plus vite que cela ?
-Qu'est-ce qu'il vous arrive ? Monsieur Crow ? Répondez-moi ? Dis-je encore plus inquiète.
-Rien, je vais boire de l'eau, ça va passer. Il se redressa et passa à son bureau pour prendre un verre et boire de l'eau.
Brusquement j'ai vu un petit miroir dans le coin de l'étagère, pas loin du bureau de monsieur Crow. Des ombres s'ondulaient. Les vitres devinrent toutes très obscure, je ne voyais plus Fripouille. Des insectes commençaient à courir sur le sol. Mon Dieu, je me suis reculée, j'étais effrayés. Une main sortie du miroir puis le reste d'un corps très sombre, rachitique très difforme, long et maigre. Il sortait du miroir pour entrer dans le bureau. Comme en lévitation il posa le pied dans le bureau, sortant du miroir.
C'était Egolian, le Croquemitaine sous son apparence originale. J'ai arrêté de respirer en le voyant sortir subitement. Mais malgré tout j'ai senti une odeur terrible, celle de la putréfaction, de la charogne, de la chair qui se décompose. Il marchait très bizarrement, comme de manière anormale, vers monsieur Crow. Il avait toujours une tête sans visage mais un sourire remplit de dents très pointues. Il était très grand et touchait presque le plafond, ce penchant vers le doyen. J'ai pris rapidement une photo.
-Te voici enfin Démon Familier ! Dit-il avec une voix stridente et sarcastique, mais beaucoup plus adulte. Pourquoi dit-il cela ? Monsieur Crow est un Démon familier ? Je ne comprends plus rien ? C'est le familier de qui ? Egolian leva la tête vers moi. Merci Sorcière ! Je savais que tu m'amènerais à eux. Quand il dit cela je fus horrifié car il s'était servi de moi pour les atteindre.
-Quoi ? Dis-je un peu énervée et en colère d'avoir été utiliser.
-Qui a-t-il seigneur ? Dit monsieur Crow en regardant vers Egolian.
-Ou est mon fils !!! Dit-il en hurlant avec une rage immense. Monsieur Crow venait de se faire pipi dessus et tremblait devant lui en tombant à genoux.
Tout à coup Egolian se tourna vers moi et traversa la pièce comme si son corps était pas naturel, des ombres et des mouvements irréels émanaient de lui, il se pencha pour passer la petite porte ou j'étais. Puis il se figea un moment et tourna son visage sans forme vers moi montrant juste ses dents aiguisées et souriant.
-Ne t'inquiète pas petite fleur, je ne te ferais rien. Dit-il avec presque plus de douceur.
Puis il entra dans la salle et vit son lit et le nounours.
-Il à conserver mon cadeau, c'est une bonne chose. Il se tourna vers moi. Toi aussi tu as mon cadeau si précieux. Garde-le, cela me fait très plaisir.
J'avalais ma salive et ne savait plus vraiment comment réagir devant lui, tantôt il était doux tantôt monstrueux et agissait bizarrement. Je me suis reculé contre le mur.
-Pourquoi toi aussi tu as peur de moi ? Dit-il tristement.
-C'est... C'est votre façon d'agir, votre apparence ? Dis-je en le regardant du coin de l'œil.
-Je ne suis pas beau ? C'est pour ça que tu ne m'aime pas ? Me demanda t'il en s'approchant contre moi, visage contre le mien à quelques centimètres.
-Je n'ai pas dit que je ne vous aimais pas ! Dis-je en me redressant. Irem tu doit prendre sur toi, c'est pas le moment d'avoir peur de lui. Mais je crois que je suis amoureuse de votre fils.
-Vraiment ? Dit-il surprit.
-Pardon mais pourquoi dites-vous que monsieur Crow est un Démon familier ? Demandais-je avec plus d'assurance ne montrant plus de signe de peur.
-Il ne t'a rien dit n'est-ce pas ?
-Qui ?
-Mon fils ! Dit-il plus intrigué.
-Pour monsieur Crow ?
-C'est son Démon familier, mon fils est bien plus vieux que tu le penses. Il a créé monsieur Crow, à modifier sa mémoire pour avoir une couverture sociale parmi les humains. Parfois je reconnais bien les manières de mon fils.
-Alors ce n'est pas un humain ?
-Non il se fait passer pour un humain, même c'est souvenir, sa vie entière est fausse. Il est enfermé ici car il y a une barrière qui empêche tous les familiers d'entrés OU de sortir. Dit-il avec un sourire en accentuant le « où ».
-Pourquoi fait-il cela ? Demandais-je.
-Il se cache car il a peur de moi. Dit-il contrarié tout en retournant dans le bureau. Bien évidement il n'ait pas ici ! Dit-il avec plus de colère.
Egolian leva la main en agitant ses doigts, la paume vers le plafond et ses doigts se redressait un à un très doucement l'un après l'autre dans un mouvement continu, il se redressait et retombait comme une vague. Brusquement monsieur Crow se souleva du sol comme en lévitation dans les airs et Egolian s'approcha de lui le regardant en tournant autour de lui.
-Tu diras à mon fils que je veux le voir ! Puis il enfonça l'un de ses longs doigts noirs et pointus dans le crâne de monsieur Crow. Je vais débloquer un peu ta mémoire, comme un jouet cassé, je vais te réparer un peu.
-Pourquoi faites-vous cela ? Vous n'arrêtez pas de poursuivre votre fils ? Si vous lui faites si peur ?
J'ai à peine prononcé le mot qu'il se rua sur moi très vivement et se plaqua tout contre moi, sortant une langue longue et fine et me toucha la joue alors que je me collais contre le mur. Oh my gosh ! C'est horrible. C'était froid, j'avais des frissons partout.
-Il a peur car je suis différent ! Mais je veux mon fils ! Dit-il avec un peu de rage. Il serra les poings très violement, j'entendit tous les os qui craquaient.
-Désolé je ne voulais pas dire ça comme ça. Mais je me pose trop de question.
-Hummmm... Toi aussi tu as davantage peur de moi parfois. N'est-ce pas ? Je le ressens, mon corps tout entier frémis de cette énergie qui se dégage de toi. C'est comme un met délicieux qui me tente de plus en plus, mais je ne peux pas faire ça, je dois contrôler ma faim, tu es spécial, je ne te veux aucun mal. Tu as cette lueur dans les yeux que je cherche à comprendre, celle de l'âme sœur. Dit-il en passant son visage à gauche à droite comme s'il m'occultait. Puis il se recula sans un bruit et se dirigea au miroir. Puis il entra sa main dedans comme pour ouvrir un passage. Pour disparait dedans. Et toute la noirceur de la salle c'est dissipé avec lui, ne laissant que moi et monsieur Crow en pleure à genoux au sol, sans doute agité par ses souvenirs. J'apercevais enfin Fripouille par la fenêtre. Il était parti.
J'ai accouru vers monsieur Crow.
-Vous allez bien ? Dis-je en compatissant. Il sait tourner brusquement vers moi en me regardant étrangement.
-Je me souviens de toi ! Dit-il presque inquiet.
Il m'a saisi le bras très fortement et j'ai eu un choc violent, comme si je n'arrivais plus respirer. Tout c'est suspendu autour de moi, j'avais la sensation que le monde était figé, mon corps aussi mais pas mon esprit, j'étais encore consciente. Puis tout autour c'est dissipé dans un brouillard très épais. Les décors se sont bousculés les uns après les autres, soudain monsieur Crow n'était plus là, mais une main tenait toujours mon bras, il était plus petit, j'étais moins haute, plus petite. C'était un garçon à côté de moi, j'avais mal aux yeux, il faisait chaud, il y avait beau coup de soleil. Nous étions à la plage, il riait avec moi.
J'étais là dans ce corps sans vraiment y être, comme un souvenir, très présent, presque devenu réel. Je voyais tout de mon propre corps. J'ai réussi malgré tout à prendre une photo nerveusement, avec la force de ma volonté, comme une selfie, je n'avais aucun téléphone, mais moi j'en voyais un, le mien dans les mains de la petite fille que j'étais. Il avait une apparence bleutée, comme astrale. Dessus était d'ailleurs noté « Terre, Croatie, Plage de Splitz, 2013 ». Cela voulait dire que j'étais presque au même endroit que la dernière fois, à la même époque.
-Tu viens on va dans l'eau ! Dit-il en riant, me tenant le bras. Je devais avoir huit ou dix ans je ne sais plus et lui pas loin je pense.
-J'arrive ! Yaaaooouuuuhhh !!! Dis-je en criant et en courant avec lui dans la mer.
Nous avons beaucoup joué ensemble durant plusieurs jours. Des mâtinés et des après-midis entiers. Il y avait une baraque sur piloris pas loin, j'y ai vu monsieur Crow bien plus jeune qu'aujourd'hui. Lui aussi je voulais en obtenir une photo, mais à force de faire cela j'avais la sensation de m'épuiser. J'ai tendu les bras vers la maison comme pour faire un zoom et j'ai pris une photo de monsieur Crow. Le garçon me vit et me demanda ce que je faisais avec mes mains en l'air car je n'avais pas de téléphone, rien dans les mains. C'est comme si ma conscience plus adulte était revenue dans le temps et à l'époque réellement. Je revivais vraiment les souvenirs, tous les moments.
-Rien je regardais juste ton papa, ils nous surveillent.
-Non ! Il nous a vu ? Dit-il inquiet.
-Oui je crois pourquoi ?
-Je n'ai pas le droit d'être avec quelqu'un.
-Ah bon pourquoi ça ?
-Je te le dirais c'est promis.
Je passais d'un souvenir à l'autre très bizarrement comme si tout revenait petit-à-petit, ma mémoire se reconstruisait. Soudain nous nous sommes retrouvés plus tard sur la plage, le souvenir que j'avais vu brièvement avec Silka17 lors du sort. Mes parents sont arrivés sur la plage et ma mère ma saisit le bras.
-Svuda te tražimo Irem, što radiš ovdje? (On te cherche partout Irem, que fais-tu ici ?) Me dit ma mère, en Croate.
Elle se redressa en riant et en regardant mon père arrivé et monsieur Crow. Ce dernier saisit la main du garçon.
-Što se ovdje događa? (Qu'est-ce qui se passe ici ?) Dit mon père en Croate avec une forte voix, ils étaient beaucoup plus jeunes.
-Oprostite, gospođo, gospodine, ali vaša kći stalno dolazi na našu plažu! (Désolé, madame, monsieur, mais votre fille n'arrête pas de venir sur notre plage !) Dit monsieur Crow en Croate aussi.
-Što? Ta plaža? (Quoi ? Cette plage ?) Répondit mon père.
-Ona je moj, stekli smo. (Elle est à moi, nous l'avons acquise). Répondit monsieur Crow plus froidement.
-Žao nam je. (Nous sommes désolés) Dit ma mère. M'emmenant plus loin direction notre maison en m'engueulant.
Puis tout à changer brutalement, nous nous sommes retrouvés moi et le garçon à nouveau dans une espèce de grotte en bord de mer. Elle n'était pas très haute, nous étions accroupis et ont discutaient ensemble.
-Irem, tu es gentil avec moi, tu m'aime bien ? Dit-il en me regardant.
-Oui ! Dis-je en souriant et en rougissant.
-Mais tu sais ce que cela veut dire l'amour ?
-Ma maman m'a dit que c'est quand on aime bien être avec une personne et qu'on est heureux avec lui.
-Moi je crois que je ressens cela aussi pour toi. Dit-il en tournant un bâton contre du sable au sol.
-Oh c'est bien, comme ça on est des amoureux alors ?
-Je le voudrais vraiment. Car j'ai dû mal à comprendre les sentiments humains Irem.
-Pourquoi ? Je lui ai saisi la main. Regarde c'est facile. Tu vois on se tiens la main comme ça on sera toujours ensemble !
-Oui... Il souriait, mais pleurait en même temps de chaudes larmes. J'ai l'impression de profiter de ton innocence. Tu sais je ne suis pas vraiment un enfant. Dit-il en pleurant. C'est juste mon apparence.
-Pourquoi tu pleures ? Dis-je en m'approchant de lui et en le serrant dans mes bras. Je comprends pas, tu es un garçon non ?
-J'ai déjà plus de mille an... C'est difficile pour moi de grandir dans ce monde. Mon père est un monstre. Dit-il en reniflant.
-Qui ça monsieur Crow ?
-Non mon vrai père... Mais bon je préfère pas en parler c'est trop difficile.
-Pourquoi qu'est-ce qu'il ton fait ?
-Chut, Irem, est-ce que tu m'aime ? Demanda t'il en se tournant vers moi, les yeux encore humides.
-Oui bien sûr que je t'aime, je t'aimerais pour toute la vie ! Dis-je avec joie lui faisant un bisou innocent sur les lèvres.
Il a rougi d'un coup et ne disait plus rien.
-Pourquoi... Tu m'as embrassé... Irem... Dit-il gêné, comme confus, très rouge, envahit par un sentiment très fort. Je sentais son cœur qui battais très fort.
-Parce que je t'aime beaucoup ! Dis-je en souriant.
-Tu aime la magie ? Me demanda t'il en changeant de sujet.
-Oui j'adore ! Un jour j'aimerais voir des sirènes et des licornes, voyagés partout dans le monde pour traverser les étoiles du ciel. Dis-je en regardant le ciel.
-Un jour je t'y emmènerais, je te le promets. Dit-il.
-C'est vrai ? Tu me le promets ? Dis-je en tenant mon petit doigt pour le croisé avec le sien.
-Je te le promet. Mais toi, Irem, tu promets que tu seras toujours amoureux de moi ? Dit-il avec une voix mielleuse.
-Oui je te le jure ! Je t'oublierais jamais, je t'aimerais toute la vie ! Dis-je heureuse.
Soudain le souvenir changea et je me suis vu dans un endroit inconnu, une maison on voyait la mer juste devant. J'ai aperçu le garçon dans un fauteuil, nous devions être chez lui. Son père, enfin monsieur Crow ne semblait pas être là. Le jeune garçon était en train d'écrire dans un ancien livre.
-Tu fais quoi ? Dis-je.
-J'écris des choses importantes pour toi, pour moi, tu veux toujours allez dans les étoiles ? Me dit-il en souriant et en me regardant. Mais il semblait caché le livre à la jeune Irem.
-Oui je veux toujours ! Dis-je avec un grand sourire.
-Alors t'inquiète pas j'y arriverais. Puis il referma le livre et le posa sur une petite table, à côté d'un carte ancienne et étrange. Il ressemblait à un livre de magie, mais différent. Par contre la carte ressemblait à celle d'un jeu de tarot divinatoire. Il tendit ses mains vers moi.
-Qui a-t 'il ?
-Donne-moi tes mains, Mets-toi en face de moi s'il te plaît. Dit-il en souriant. Il était assis en tailleur sur son fauteuil.
-Pourquoi tu me dit pas ton prénom ? Dis-je.
-Tu sais bien que je ne peux pas. Sinon quand tu me chercheras tu auras déjà la réponse. Soudain j'ai vu un sourire très étrange et ses yeux, j'ai eu l'impression une seconde qu'il savait que j'étais dans le corps de la petite Irem, comme s'il me voyait.
-Oui c'est embêtant je ne même pas t'appeler... Dis-je déconcerté.
-Je sais bien Irem. Mais vas-y approche-toi, viens là. Je me suis approchée de lui puis lui tendit mes mains. Tu sais qu'un jour tu obtiendras de grand pouvoir ?
-C'est vrai ? Dis-je en riant.
-Oui, mais tu ne les auras pas tout de suite, il faudra attendre. Soudain ses yeux sont devenus très brillant alors qu'Irem, la jeune avait fermé les yeux. Puis un livre, Oh !! C'est mon livre de magie ? Sortie du corps de la jeune Irem. Il tomba sur lui. Je t'aiderais comme je peux, je te le promets. Il y a trop de pages vident, trop de chose flou dans tout ça, je t'ouvrirais les yeux pour que tu vois l'ampleur du monde.
-Comment ça ?
-C'est rien Irem, je vais faire un jeu avec toi, pour voir si tu m'aimes et tu me retrouve, quand tu deviendras une femme fabuleuse.
-Merci ! Dis-je gêné. Je peux ?
-Quoi qui a-t 'il ?
La jeune Irem se jeta sur le garçon et l'embrassa. Les lèvres collées au sienne. SMACK ! J'aime bien être avec toi et tu es très gentil.
Le garçon était très gêné par la situation. Rouge dans le visage.
-Cela fait déjà deux fois que tu m'embrasses, s'il te plaît arrête c'est gênant. Je t'aime, vraiment très fort. Mais tu es encore une enfant, je ne veux pas profiter de ton innocence, c'est pour cela que je prépare notre rencontre quand tu seras plus grande.
-Pourquoi, on est des amoureux, on a le droit de se faire des bisous ? Dis-je en souriant. Pis arrête de dire que tu es grand, tu es aussi un jeune garçon.
-Oui mais juste en apparence. Pas dans la tête.
-Ouais d'accord, mais on fait comment alors, car je veux vivre avec toi, pis avoir des bébés, une maison, hein ? Dis-je en le regardant.
-Peut-être vaut-il mieux que tu m'oublies pour le moment, sinon tu seras sans doute malheureuse et je ne veux pas que tu souffres à cause de moi. La jeune Irem était toujours assise contre lui. Je suis désolé Irem. Il caressa son front. J'aimerais que tu arrives à comprendre ce que je ressens vraiment pour toi, mais tu dois grandir encore un peu.
Puis je me suis retrouvée dans l'avion avec mes parents et nous sommes partis et je ne l'ai plus jamais revu. Nous avons entamé un long voyage à travers de nombreux pays, la France, l'Allemagne, la Russie, la Norvège et tant d'autres. J'ai passé mon enfance à gauche à droite ne sachant pas pourquoi, si aujourd'hui je sais que c'était pour échapper à ma grand-mère, mais j'ai tout oublié, aujourd'hui j'ai ouvert les yeux, je me souviens de tout. J'ai ouvert les yeux et j'étais allongée sur un petit canapé, sur la gauche, dans le bureau de monsieur Crow. Il faisait jour, j'ai saisi mon téléphone, j'avais bien les photos, Yes !J'ai tourné la tête, monsieur Crow était à son bureau. En me voyant bouger et ouvrir les yeux, il se leva et vint vers moi. Dire que lui non plus ne savait même pas qu'il était un Démon familier, c'est vraiment étrange tout ce qui arrive. Mais je me sentais bien et heureuse.
-Vous allez bien mademoiselle Kovacic ?
-Oui, ça va bien, j'ai vu ou revécu tous les souvenirs que j'avais oubliés.
-J'espère que ce n'était pas usant pour vous. Mais tout à coup j'ai ressenti un besoin de vous toucher et d'agir, je ne sais pas vraiment comment, mais vous êtes partis et votre corps est tombé. Je vous ai allongé ici en attendant.
-Merci monsieur Crow. J'ai l'impression d'être un peu plus entière, grâce à vous.
-Ou plutôt grâce à Silka17, car après tout c'est mon maître, je suis son serviteur, il m'a créé pour devenir son père, pour avoir une sorte d'assurance devant d'autres adultes.
-Oui. Je me suis redressé et mis assise devant monsieur Crow. Et vous ça va la mémoire ?
-Cela reviens par moment. Apparemment je ne me souviens pas encore de tout.
-Vous êtes arrivés en Croatie quand ?
-Je crois que c'était en 1934.
-Et vous avez été créer quand ?
-Je ne m'en souviens pas vraiment, je me rappel de gens avec des perruques, du temps des lumières... Peut-être à cette époque je ne sais plus.
-Vous avez déjà eu une sacrée vie, enfin bon apparemment, mais je demanderais à Silka17 pour qu'il vous rende votre mémoire.
-Non c'est inutile, je préfère pas pour le moment.
-Pourquoi ?
-Le peu que j'ai appris est déjà assez bouleversant. J'ai l'impression d'avoir vécu une vie en tant que père et tout à coup je me rends compte que tout est faux, c'est perturbant. Je ne le déteste pas, mais c'est bizarre. Je comprends ses raisons.
-Rhhhhaaaa ! ça m'énerve vraiment, vous faites exprès de faire attention pour ne pas dire son prénom ! C'est trop injuste. Dis-je en l'écoutant mais en faisant attention aux détails.
-Oui désolé, c'est par habitude. Dit-il en souriant.
-J'ai aperçu un livre aussi, une sorte de journal intime ou Silka17 écrivait dedans des notes. Ensuite j'ai aperçu une carte de tarot divinatoire, noir et rouge. Vous pouvez me dire de quoi il s'agit ?
-Oui, il avait l'habitude de prendre des notes dans un livre, c'était comme un besoin, comme s'il établissait un rapport. C'est sa mère qui lui a offert ce livre. La carte je ne sais pas, je pense que c'est elle aussi. Répondit monsieur Crow.
-Qu'elle heure est-il ? Je saisi mon téléphone, 07h11. Ouf ! Je ne suis pas en retard ! Dis-je en riant. Sérieusement vous allez faire quoi, pour Egolian ? Vous n'allez pas partir avec Silka17 et me laissez ici seule ?
-Non, mais nous allons devoir en discuter sérieusement.
-Mais où est-il ? Silka17, ou est-il ?
-Dans le bâtiment, ailleurs, je ne sais pas.
-Tiens j'ai une question, l'autre jour je vous ai vu descendre à la cave et vous êtes allé dans la salle des miroirs pour entrer dans l'un d'entre eux. Vous pouvez donc sortir d'ici ?
Il me regarda avec un regard intrigué et suspicieux. C'était quand ? Vous m'avez vu quand ? Il y a une salle avec des miroirs ici ? Non franchement c'est important, ou ça ?
-Comment ça ? Ce n'était pas vous ? Dis-je très surprise. La salle est au sous-sol.
-Il n'y a aucun sous-sol dans l'établissement, Irem je pense que vous avez victime de quelques choses de très étrange.
-Quoi ?
-C'est peut-être Egolian ou quelqu'un d'autres qui utilise mon apparence pour... Il marqua un instant de silence, il réfléchissait. Vous l'avez dit à quelqu'un ?
-Pour ? Vous me parlez de quoi ?
-Pour Egolian ! Dit-il avec évidence.
-Euh... Oui quelques personnes oui... Mais pas volontairement.
-Je suis sûre que c'est monsieur Chambers ! Ce scélérat est un puissant Magnus, d'un ordre très ancien. Il était l'un des amants de votre grand-mère, mais avec lui tout est toujours par intérêt, pas pour les sentiments. Il s'est servi d'elle pour en apprendre le plus possible sur les sorcières, la magie et de très nombreuses choses. Avec un cercle de plus de quinze Magnus il a réussi, il y a longtemps a attiré Egolian dans un piège et l'enfermer durant quelques décennies, le torturant pour en apprendre plus sur la créature. Sa magie, ses dons...
-Oh mon Dieu ! Dis-je en étant très effrayer.
-N'allez surtout jamais en confrontation directe avec monsieur Chambers, parfois on peut le supposer faible, serviable, mais tout ce qu'il fait c'est pour obtenir quelques choses, directement ou indirectement, il veut juste le pouvoir, l'immortalité, la jeunesse éternelle. Et c'est un dangereux psychopathe.
-Oui j'avais bien compris tout ça. J'étais pensive, car tout ça ou en partie était écris dans mon livre de magie, mais maintenant j'ai la sensation que mon livre à moi est plus important que celui de n'importe quelle Sorcière car je crois que Silka17 le rempli avec plus de détail.
-Il y avait quoi au sol ?
-Euh... Attendez j'ai fait une photo ! Dis-je tout à coup. En saisissant mon téléphone et en ouvrant la galerie de photo, non, non, voilà c'est celle-ci. Je lui montrais la photo.
-Voilà c'est bien ça ! C'est un cercle de magie noire. Sans doute monsieur Chambers.
-Oui j'avais vu, mais je n'étais pas vraiment sûr de moi.
-Il y a des bougies, des ossements, la salle est remplie de miroir, ce que je ne comprends pas c'est que je n'ai jamais vu de sous-sol dans ce bâtiment, pourtant j'y vis presque en permanence.
-C'est vrai que c'est étrange, mais je peux vous montrez.
-Oui c'est une solution, mais j'espère qu'il n'essaie pas d'invoquer des Démons dans le bâtiment, je sais qu'il c'est créer un cercle avec monsieur Senex et mademoiselle Angelis, il doit y avoir d'autres membres dans son cercle. Vous devez être prudente, car un Magnus est presque toujours un lien avec le mal et sa propagation. Si le mal envahit l'établissement cela va très vite devenir un véritable carnage.
-Oui j'ai lu ça dans mon livre de magie, les Magnus sont souvent la cause de possession etc... Car ils veulent servir les Démons, c'est des cinglés qu'il faut butés ! Dis-je en soupirant.
-Certainement, mademoiselle, mais n'oublier pas, pour eux ce n'est pas un jeu. Et comme vous êtes une Sorcière, qu'il sait qu'Egolian est dans le coin, vis-à-vis de vous, cela peut vite devenir dangereux. Car que ce soit vous ou peu importe, son but est sans doute de capturer à nouveau le Croquemitaine. Peut-être il veut d'autre chose, je ne sais pas. Mais sincèrement soyez prudente.
-Ah ben justement il m'a parler de flacon ou une fiole, un rite pour rajeunir, car il veut redevenir jeune.
-Avez-vous fait des cauchemars, ces derniers temps ?
-Oui quelques-uns, mais pas très significatif.
-Mais c'est un début d'empreinte du mal.
-Comment ça ?
-Vous a-t 'il fait une promesse contre un service ?
-Oui mais c'était presque du chantage ! Dis-je énerver en y repensant.
-Voilà qui est inquiétant car si vous avez accepté vous allez devoir le faire ou le tuer, il n'y aura pas d'autres choix. C'est presque comme un pacte direct avec le diable lui-même, car il obéit à des forces supérieures. La dernière fois il n'a pas réussi à obtenir ce qu'il désirait d'Egolian, car Chambers veut devenir lui-même un Démon, devenir éternel comme eux. Son cercle en entier a été tué et la créature sais enfuie.
Puis il me fixa d'un coup
-Je peux ? Il tendit la main pour obtenir mon téléphone et voir la photo, je lui laissais l'accès à mon portable. Quand il le saisit entre les mains il s'éteignit directement et une coque noirâtre l'entoura d'un coup, comme une carapace de protection. Il fut surpris et le lâcha au sol.
-OMG ! Dis-je en regardant.
-Qu'est-ce que c'est que ça ? Dit-il en se reculant.
-Je ne sais pas ! Dis-je surprise. Je me suis penché et j'ai saisi mon téléphone, la carapace c'est retiré brusquement, comme en ce dissipant. J'ai regardé monsieur Crow en lui tendant. Tenez ! Prenez-le voir dans les mains. Il refit la même chose.
-Oui je comprends c'est un sort de protection sur votre téléphone.
-Ok mais c'est pas moi qui l'ai fait ! Dis-je un peu déconcerté. J'ai toujours trouvé sa bizarre, mais c'était cool en même temps, j'ai été en Ether, j'ai réussi à prendre des photos, dans mes souvenirs j'arrives aussi etc... Depuis peu il me note les lieux, les évènements, les dates, les années...
-Ah bon ? Mais ça veut dire que ce n'est pas un téléphone ordinaire ? Dit-il surprit. Vous l'avez acheté où ?
-C'est un cadeau de mes parents.
-Il est probable que Silka17 l'ai conçu pour vous, je ne sais pas. Grace à une empreinte ou je ne sais quoi.
-Cela pourrais être Egolian aussi non ?
-Je ne pense pas, Silka17 est très secret et prudent, il réfléchit beaucoup à tous les possibilités et cet objet lui ressemble. Il est fait uniquement pour vous. Mais attendez, je pense à quelques choses. Levez-vous. J'avais mon téléphone en main. Je me suis levé. Serrez-le trait fort dans vos mains d'un coup et faite un geste comme si vous le jetiez au sol.
-Je veux pas casser mon téléphone ? Dis-je avec étonnement. Non j'y tiens !
-Mais non, ne vous inquiétez pas, il ne cassera pas.
Je fis le mouvement en serrant un peu le téléphone, mais il n'y avait rien.
-Vous voyez, il ne se passe rien.
-Vous ne le faites pas assez fort, cela doit être net, rapide et bref, comme un sentiment d'agression.
J'ai recommencé avec plus de virulence, soudain mon téléphone c'est allongé tout le long de mon bras recouvrant une partie de mon bras comme une armure sur l'avant-bras et une épée en main.
Oh Putain !C'est quoi ça ?Dis-je en sursautant, j'étais heureuse et m'agitais en sautant de joie.
-Doucement, mademoiselle Kovacic, vous allez me crever un œil.
-Oui désolé, c'est l'excitation du moment, c'est tellement cool comme truc, c'est génial ! Moi en tout cas j'adore ce nouveau jouet ! Dis-je très heureuse avec mon épée en main. Puis je me suis tournée vers monsieur Crow. Comment le saviez-vous ?
-Je ne le savais pas justement, mais j'ai vu parfois... Silka17 faire des gestes similaires, du coup je me suis dit, c'est peut-être ça. Il se peut qu'il ait vendu ce téléphone précisément à votre père, peut-être même l'a-t 'il rencontré, au travail ou ailleurs, il se déguise très souvent, moustache, faux cheveux etc... Et quand il prépare quelques choses il fait des essaies avant.
-Rahhhhaaaa... Vous alliez dire son prénom, mais vous vous êtes retenu encore une fois. Dis-je en souriant. Par contre je l'enlève comment ?
-Aucune idée, car j'ai vu certaine chose, mais pas tout. Peut-être en refaisant le même geste je ne sais pas trop.
J'ai exécuté le même geste, mais rien ne sait produit.
-Bon cela ne doit pas être ça !
-Attendez que je réfléchisse, c'est important. Il est possible que cela soit ça. Fait un geste simple, comme si vous lâchiez le téléphone et vous le rattraper de suite.
J'ai fait ce geste et tous est revenu en même sous la forme d'un téléphone.
-Excellent ! J'aime beaucoup ! Dis-je super contente.
-J'espère vous avoir suffisamment aider. Désolé de ne pas en savoir davantage pour vous soutenir un peu plus.
-Merci monsieur Crow. Je vais me préparer pour mes cours. Lundi ! Je vais commencer une semaine qui s'annonce beaucoup mieux !
-Ne soyez pas trop sûre de vous, n'oubliez pas soyez prudente tout de même.
-Oui ne vous inquiétez pas.
Je suis sortie du bureau de monsieur Crow il était pas loin de sept heure trente-six.
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