Je me suis endormie paisiblement avec un sourire béat. Je me suis retrouvée dans mon rêve, maintenant je le savais car en y apparaissant, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, c'est étrange, j'étais beaucoup plus jeune, peut-être dix ans ou douze ans maximums. D'ailleurs il n'y avait aucune farine ici autour de mon lit, Mei, Chatouille et Fripouille n'étais pas là non plus. Pas non plus d'idole ici... Je suis descendue de mon lit, j'ai pris mon téléphone, qui me semblait vraiment plus grand. C'était noté la même chose « Monde des Rêves, année inconnu ». Mais instantanément en le saisissant il s'adapta à ma main. Oh excellent ! D'ailleurs ça aussi c'est très bizarre, j'ai le corps d'une enfant, mais mon esprit à moi de maintenant. J'ai éclaté de rire en me voyant dans mon miroir, car j'avais une partie de la tenue du lycée, enfin les sous-vêtements et les collants, mais comme rétréci sur moi. J'ai cadré pour prendre une photo souvenir de mon visage. Et dis donc ? Je suis mignonne tout même ! Dis-je en moi-même en me voyant. Je dansais et observais mon corps. Cela m'amusait. J'étais tellement contente. Allez arrêtons les bêtises. Je vais me diriger au balcon et monté les marches pour rejoindre la maison dans les nuages, seule, apparemment cette fois, car il n'était pas là. J'espère que je ne suis pas venu seule ? Il a bien dit que je pouvais venir quand je le désirais ? Ben j'espère avoir bien compris en tout cas ! J'ai commencé à monter les marches une à une, le premier pas fut le plus difficile, mais, j'y crois, j'y crois !! Hop ! Yes !! J'étais surexcité comme une puce. Puis la tenue de princesse est apparue sur moi, comme par enchantement en tournant sur moi-même.
Enfin après une longue journée je pouvais avoir mon moment à moi. Retrouvez mon « Prince »...Dis-je en fermant les yeux et en pensant à lui. Je me suis hâtée de le rejoindre, mais je ne comprenais pas pourquoi je mettais autant de temps à gravir l'escalier. La première fois c'était bien plus rapide. Après un moment, je me suis aperçu que je ne grandissais pas comme la première fois, était-ce parce que j'étais avec lui et que là j'étais seule, je ne savais pas pourquoi ? Du coup forcément le chemin était tout aussi long, mais il me semblait pour moi encore plus impressionnant car j'effectuais des pas beaucoup plus petit. Mais à force de courage et de patience j'y suis parvenu. J'adorais la vue incroyable, la sensation d'être au sommet du monde, au milieu des nuages légèrement rosé par le soleil, c'était une vue fabuleuse.
La porte de la maison se trouvait au bout d'un court chemin juste devant moi. J'étais un peu essoufflée, mais j'étais heureuse et contente de pouvoir le revoir. J'ai marché tranquillement vers la porte, afin de récupérer un peu. Après tout j'avais le temps. Cependant plus j'avançais plus mon esprit s'embrouillais. L'impression de perdre des facultés, de me sentir différente. Mes réflexions étaient moins constructives, moins complexe, aussi simple. Une sensation de régression très étrange. Je pense que mon esprit redevenait plus jeune lui aussi. C'est très curieux, mes pensées étaient presque identiques, mais pas mes facultés de langage, mes gestes ou même parfois mes émotions, elle était bien plus vive, moins préserver. Etais-ce la maison qui me faisait ressentir tout ceci ? J'ai poussé la porte et elle sait ouverte. Il y avait un immense jardin intérieur avec des fleurs disposés comme un parcours onirique avec des odeurs enivrantes, c'était agréable, il y avait un petit vent frais et un soleil, il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid. Il y avait des fleurs de tous les couleurs étendus comme un dégradé de ton très harmonieux. Puis un peu plus loin une cour intérieur spacieuse avec des arches en pierre et des arcades suspendus d'un grand édifice d'une couleur crème je dirais. A là l'intérieur des remparts il y avait un bâtiment au milieu du jardin, semblable, un peu à une grande hacienda. C'était coloré très aéré et avec beaucoup de lumière.
A travers le jardin, j'ai regardé un peu partout, mais je ne le voyais pas, puis sous les arcades, le balcon, j'ai observé chaque recoin, Pourtant il n'était pas ici. Je suis donc entré à l'intérieur, j'ai crié assez fort.
-Waydon ! Cela me faisait encore bizarre, ma voix était beaucoup plus fluette et comme hésitante. WAAAYYDONNN !!! Mais je n'avais aucune réponse. J'ai parcouru tout le rez-de-chaussée sans aucun résultat, je commençais à m'inquiéter un peu.
J'ai ensuite monté les étages, je n'y avais encore jamais été. J'ai découvert avec stupéfaction la beauté des lieux, c'était très bien décoré, tout comme au rez-de-chaussée d'ailleurs. Toutefois c'était plus personnel il y avait des chambres, des salles de bain, tandis qu'en dessous cela ressemblait davantage à un salon, des terrasses et lui de détente, si une cuisine et salle à manger. J'étais très contente, mais bizarrement j'ai trouvé plusieurs chambres, très distincte l'une de l'autre. Comme si elle était prévue pour des âges différents, c'était très étonnant et original. Soudain en m'avançant un peu j'ai vu une ombre dans le fond d'un couloir, j'ai pressé le pas pour le retrouver. Malgré cela, c'était juste la projection d'une statue qui était éclairé et de loin j'avais cru le surprendre. Je commençais à me dire qu'il n'était pas ici, j'étais presque en train de paniquée, calmes-toi Irem !! RRRhhhooo ! Dure avec la sensation d'être redevenue une enfant c'est difficile, tout s'agitais encore plus vite et se bousculait sans cesse dans mes idées, mes pensées... J'ai parcouru tout l'étage sans le trouver nulle part, à la fin j'étais presque épuisée. Puis soudain je suis passée devant un miroir. Oh my gosh ! Je me suis vu et j'ai eu une réaction horrible, je me suis effrayée moi-même. Punaise non ! J'étais rouge de honte. J'ai remarqué que j'avais les yeux jaunes, c'était étrange, comme un sentiment de ne pas se reconnaitre soi-même. C'était un peu la panique sur le coup, car je ne savais plus ou me mettre, je voulais juste le trouver, qu'il me rassure. J'ai couru directement dans une des chambres, réfléchit Irem, Je m'appelle encore ainsi ? C'est étrange tous ces questions ? C'était rangé plus ou moins par tranche d'âge, je suis une pré-adolescente, je dois, voilà ! C'est cette chambre si je me souviens bien. J'ai ouvert je suis entrée et j'ai ouvert l'armoire. Je voulais me changer, pourquoi faire ? Je ne sais plus ce que je veux ? Je suis devenue encore plus rouge et presque en état de malaise. Non c'est vide, il n'y a aucun habille ? Je vais faire quoi ? Je vais pas redescendre maintenant, je ne l'ai même pas vu ? Pis hors de question de le voir dans cette tenue de princesse ? Il va se dire quoi ? Je suis dans la merde ! Bien joué ! Tu pensais à quoi bon sang ? Tout se bousculait très vite dans mes pensées et réflexions. Peut-être pour être sure et certaines j'ai fait toutes les chambres, les armoires et meubles de l'étage, néanmoins pas le moindre vêtement. Mes recherchent furent vaine.
J'ai décidé de descendre sachant qu'il n'y avait rien sans doute au rez-de-chaussée et en saisissant la rampe de l'escalier je l'ai vu juste en bas qui allait monter. Il y eu un long silence, nous étions fixés l'un sur l'autre, tous les deux ne sachant plus quoi faire. Moi gêné parce que j'avais peur de le décevoir et lui car il me voyait ainsi alors que j'étais très jeune. C'était comme un volcan en éruption, tout ce que je désirais c'était disparaitre ou devenir invisible. Le moment à durer sans doute une seconde, mais j'avais l'impression que le temps était figé. J'ai crié et me suis cachée, tandis qu'il tourna et baissa la tête rouge comme une tomate. J'étais sur le côté du mur en haut des marches, lui était dos à l'escalier ne sachant plus quoi faire.
-J'aurais... J'ai besoin... de me changer ? Dis-je avec du mal à conserver mon calme.
-Euh... Oui... Je... Ils sont dans le meuble du... De la salle du fond, je ne les aie pas encore rangés ! Dit-il avec un ton stresser et très embarrassé.
-Par contre... Pourquoi suis-je encore aussi jeune ? Dis-je avec un peu plus de calme, car le voyant profondément gêné, je commençais à m'amuser un peu et me donnais plus d'assurance. Dans un sens pour une fois, j'avais un avantage sur lui. Car il n'avait pas le contrôle de la situation. J'ai souris en y pensant. Je n'avais même pas fait attention, pourquoi est-il vêtu en noir aujourd'hui ? J'ai avancé mon pied sur la marche faisant tomber exprès ma chaussure et je me suis placée vers l'escalier, comme pour l'attendre.
-Hem !! Hemm !! Il se raclait la gorge, comme s'il n'arrivait plus parler et prononcé un son. Je crois... Euh... Il transpirait à grosses gouttes, il avait chaud, ne savais plus quoi faire. Il me semble, non... C'est parce que j'ai oublié de te dire quelques choses... Il baissa la tête très gênée, rattrapant ma chaussure d'une main.
-Ah bon tu devais me dire quoi ? Dis-je en souriant et en le regardant plus détendu. Je me suis mise assise sur une marche, jambe croisée, m'amusant de la situation. Mais soudain j'ai eu un instant de lucidité. Pourquoi réagit-il comme ça ? D'ordinaire il a plus d'assurance que moi ?
-J'ai... Je dois... Me dit-il embarrassé brusquement par la situation. Il regardait la chaussure dans sa main, mais n'osait pas lever la tête vers moi.
-Waydon !! Je t'adore ! Dis-je d'en haut des marches.
-Appel-moi Prince, je préfère. Dit-il soudainement en relevant la tête vers moi. Je te nommerais Princesse, restons dans cet état d'esprit, sinon je n'y arriverais pas.
Puis il monta les marches une à une vers moi. Puis il baissa la tête et saisit ma cheville, s'arrêta une seconde, bougeant son pouce sur mon collant. Puis il enfila la chaussure à mon pied. J'étais intimidé, je ne savais plus quoi faire, je rougissais s'en doute de le voir d'aussi prêt.
-Comment-ça ? Dis-je très surprise tout-à-coup. Moi c'est Ir... Dis-je avant d'avoir son doigt contre mes lèvres.
-Chut ! S'il te plait. Pourquoi tant de question Princesse ? Dit-il en me fixant dans les yeux. Il était... ? Bleu-gris. Tout-à-coup j'ai eu comme des bouffés de chaleurs, j'avais la sensation d'avoir du mal à respirer, je le regardais bouche à demi ouverte, ne sachant plus quoi répondre. Allez Princesse, allez-vous changer si tel est votre désir. Dit-il en reposant ma jambe délicatement.
Je me suis levée des marches, un peu tremblante. J'avais tellement chaud. Mon esprit était en panique, c'est Waydon ou non ? Je ne savais plus ? J'ai souris, me suis retournée et me suis dirigée vers les chambres. J'ai trouvé quelques robes, j'en ai choisi une grise. Puis je me suis rendu à la salle de bain, j'ai pris un bain avec de la mousse colorée, d'un ton rose très flashy, j'ai changé de sous-vêtement. Je me suis parfumée en espérant avoir une odeur irrésistible, j'avais choisi de la jacinthe et un léger parfum de vanille. J'étais tellement joyeuse, amusée par la situation, mais un peu espiègle car j'aimais le voir dans l'embarrât pris au dépourvu. Car je savais pertinemment qu'il n'avait pas le droit de cédé à la tentation puisque j'étais bien trop jeune physiquement. Mais mon esprit était plus mature et je rêvais de jouer avec le feu, de le mettre sous pression. Soudain en me frottant je rêvassais et regardais le miroir en face de moi, quand j'ai aperçu mon reflet, enfin, ce n'était pas moi. J'ai été très surprise, j'ai saisi mon téléphone pour faire une photo. Elle me dévisageait à travers la buée. Elle avait les mêmes yeux que moi ?La même coupe de cheveux, mais elle était plus adulte, plus grande, j'ai regardé mes mains, j'étais encore une pré-adolescente, je n'avais pas changé. J'ai posé ma main sur le miroir effaçant la buée pour mieux la voir, mais elle a disparu subitement. En grandissant je ne suis pas comme ça ? Je suis... Heu... La princesse ? Mais qu'est-ce que je raconte ? Punaise je perds la mémoire ou quoi ?
L'apparition de la salle de bain m'a perturbé, je suis sortie de l'eau, me suis essuyé. Puis j'ai enfilé simplement un collant blanc, puis la robe blanc crème par-dessus, J'ai mis exactement la même tenue. Après cela je suis descendue avec une certaine élégance et une petite fierté. J'étais d'humeur tentatrice, pas mièvre, ni réservée cependant pas timide. Sans doute un peu observatrice et surtout curieuse de le découvrir. Je rêvais de le poussé à bout, afin qu'il retire son masque. J'étais assez exigeante c'est vrai... mais pleinement une femme qui savait ce qu'elle voulait. J'avais la fureur dans mes veines et essentiellement dans mes fantasmes, malgré mon corps je restais la même et lui également. Je savais très bien que c'était interdit, par la morale, mais bon sang, je ne faisais rien de mal. Je voulais juste tenter le diable sans aller trop loin, pour découvrir son visage.
En arrivant au rez-de-chaussée j'ai lancé un regard vers le salon droit devant et je l'ai vu très tendu assis dans un fauteuil. Il me fixa un instant et retrouva le sourire en me voyant habillé. J'ai souris aussi pour lui répondre.
-Voilà je suis un peu plus présentable non ? Je me suis avancée un peu et j'ai fait un tour complet sur moi-même.
-Oui c'est vrai, que c'est beaucoup mieux. Dit-il un peu anxieux tout de même en me voyant.
-Que voulez tu me dire ? Dis-je en avançant.
-Déjà c'est très inhabituel comme situation, car je n'avais pas prévu que tu restes ainsi en revenant ici. Dit-il gêné.
-Ah tu veux dire avec cette âge-là ? Dis-je en riant tout en m'asseyant dans le canapé à côté de son fauteuil.
-Oui c'est un peu particulier, je ne pense pas que cela pouvait se produire. Dit-il en se frottant les mains les unes contre les autres nerveusement.
-C'est pourtant toi qui à créer ce monde, je pensais que tu savais tout sur celui-ci ? Dis-je avec espièglerie.
-Je pense que l'escalier ne te fais grandir car je n'étais pas là pour le prendre avec toi, ou peut-être qu'indirectement l'essence magique a dû comprendre que tu désirais rester ainsi. Oui c'est sans doute ça, car si tu ne le veux pas cela n'arrive pas. C'est intuitif. J'ai conçu cette demeure uniquement pour toi, tu en possède toutes les clés.
-Tu peux venir à côté de moi s'il te plaît, pour une fois que je suis seule avec toi, j'aimerais que tu sois plus près de moi. Dis-je avec plus de réserve car j'hésitais à agir, je ne voulais pas être méchante.
-Oui, mais c'est compliqué, je ne peux pas décemment te prendre dans mes bras dans ces conditions, ni même parcourir la saveur de tes lèvres. Dit-il en remontant son visage pour me regarder dans les yeux.
-C'est vrai oui. Il avait cette candeur à me déstabilisée naturellement, ses yeux j'avais parfois la sensation qu'il pouvait dans mon esprit juste avec un regard. Mais viens tout de même, nous ne ferons rien.
Il se leva timidement et s'avança vers moi. Restant très droit, un peu crispé et ce mis assis à mes côtés. Mon cœur se mis à battre davantage en le voyant juste à côté de moi. Irem calme toi ! Souffle, respire, on a pas droit à l'erreur ! Je pouvais sentir son odeur particulière de bergamote, de vanille mais aussi le vétiver, seigneur qu'il sentait bon. J'avais presque envie de la croquer, mais je ne devais pas oublier que je ne pouvais pas, c'était difficile.
-Je dois faire quoi pour grandir ? Dis-je avec douceur en le regardant.
-Le vouloir tout simplement. Dit-il en ayant du mal à me regarder car lui voyait la petite fille. Alors que moi je le voyais tel qu'il était.
-Je le veux tout autant que je veux te découvrir, ton masque j'aimerais te le retirer. Dis-je en sentant des sensations contradictoires parcourir mon corps.
-Alors je ne comprends pas pourquoi cela n'arrive pas, il y a comme un blocage psychologique, une barrière invisible. Dit-il toujours en regardant devant lui.
Je le dévorais du regard avec mon esprit, j'avais chaud, j'ai soif de désir, d'être contre lui. Il était pourtant à quelques centimètres de moi, mais ce blocage comme il dit, cette barrière invisible me perturbais. Je voulais grandir vraiment profondément et je désirais plus que tout me jeté sur lui. Malgré tout cela n'arrivais pas.
-Peut-être dois-je retiré ton masque pour dissiper le blocage ? Dis-je avec amusement en m'étalant un peu et en mettant mes jambes et mes pieds sur ses genoux. Il se redressa dans le canapé alors qu'il était un peu plus cambré vers l'avant, il rougit et toussa car il avait avalé sa salive de travers.
-Je... Je ne sais pas... Mais par contre ne... S'il te plaît, cette situation me met mal à l'aise. Je ne sais plus comment réagir. Il était très stressé cela se voyais.
-Puis-je retiré ton masque mon beau prince ? Dis-je en m'avançant un peu plus contre lui en pliant mes jambes contre les siennes pour avoir un appuie et me redresser un peu vers lui.
J'étais presque assise sur ses jambes. Plus j'avançais plus il était déstabilisé et rouge. Je pouvais sentir la chaleur qui se dégageais de lui, mais aussi de moi. Je me suis avancée très près de lui en me redressant, il ne bougeait plus du tout. J'ai passé les mains de chaque côté de son visage et j'ai défait les liens de son masque, il ne disait rien, comme l'impression qu'il avait cessée de respirer. J'ai tiré délicatement dessus. Puis j'ai fermé les yeux, retournant le masque contre mon propre visage en le tenant, je l'ai attaché, ensuite je me suis tenu à ses épaules et j'ai passé l'une de mes jambes de l'autre côté pour être assise face à lui. Je ne savais pas si j'avais changé mais j'ai ouvert les yeux pour le regardé. Son chapeau est tombé, ainsi que son écharpe. J'ai doucement remonté ma main et l'ai prise en photo. J'ai ensuite lâché mon téléphone. Il était devant moi, comme dans un rêve, un regard transperçant, des anneaux aux oreilles, ainsi qu'une chaine accrochée à sa lèvre et se rattachant à son oreille. Un visage d'ange, seigneur, je n'arrive plus tenir...
Je me suis jetée contre ses lèvres, il ne m'a pas repoussé et nous nous sommes embrassés, j'imagine que s'il ne l'a pas repoussé, c'est que mon apparence était différente, j'étais redevenu moi-même, plus grande. Ce fut le long et savoureux baiser de ma vie entière. J'ai senti une force grandir en moi. Son visage était parfait, absolument au-delà de ce que j'espérais. Je ne voulais plus quitter ses bras et resté ici dans ce monde, avec lui pour l'éternité. Et l'odeur, non l'odeur ? Oh my Gosh !! La Bergamote... Il a attrapé m'a robe puis m'a soulevé pour me la retiré ce fut rapide, ensuite il a retiré sa chemise noire, la laissé tomber sur le canapé. Mon cœur s'emballait, il faisait tellement chaud, mais c'était agréable. J'ai saisi sa peau pour m'accrocher à lui, le pinçant, c'est réel, je me disais c'est réel ! C'est vrai ! J'avais la sensation de perdre la tête avec cette passion qui nous envahissait. Une fois torse nu, apercevant son corps, j'ai cédé à toute raison.
Il m'a saisi les cuisses pour me soulever en même temps qu'il se mettais debout et il m'a plaqué contre le mur. Il était musclé, il avait la peau douce, j'en avais des frissons partout. Oh seigneur !!! Je me sentais tout tremblante d'excitation, l'entrejambe du collant commençais à devenir humide. Je n'en pouvais plus d'attendre, il déboutonna rapidement son pantalon et le fit tomber tendit qu'il m'embrassait le cou. Ahhhhhmmmm ! C'était la sensation la plus intense de mon existence. Puis ses doigts ont glissé peu à peu de sous mes cuisses à mes fesses déchirant mon collant et brusquement il est entré en moi. J'ai ressenti une douleur et en même temps une délivrance, car c'était lui que je sentais en moi.
-Ahhhh ouiiiii !! Dis-je dans un cri.
Il restait silencieux et se resserra contre moi. Il avait de large épaule, que j'entourais de mes bras pour avoir un appuie. Puis il se retira lentement et commença doucement à me donner des à-coups brefs et profond au qu'elle je poussais un cri à chaque fois. Comme un pincement frétillant qui comblait mon cœur.
-AAAhhhhh... Dis-je dans un soupir profond.
Au fur et à mesure que je gémissais à ses oreilles il accélérait le mouvement devenant plus brusque, mais passionné, comme une fusion de nos deux corps. Je le sentais entrer et sortir avec force et puissance. J'étais troublée de ne jamais avoir ressenti un tel plaisir. Ses doigts compressaient ma peau, je pouvais appréhender qu'il me désirât plus que tout au monde. J'adorais cette émotion.
Les mouvements de son bassin vers moi changeait pour devenir davantage vif et plus robuste. Mes cris devenaient plus épais. Puis il accéléra brusquement et cela devint des cris continus jusqu'à l'explosion ou j'ai senti une très grande effervescence se propager en moi comme un feu dévorant et je l'ai vu pencher la tête vers le plafond et entendu pousser un hurlement de joie immense. J'avais tout à coup la sensation qu'il était apaisé, il resta en moi un moment et à rabattu sa tête sur mon épaule, restant contre moi. Il me saisit en passant ses bras dans mon dos pour reculer vers le canapé qui était derrière nous. Je me sentais si bien, si épanouie, je ne voulais plus quitter ses bras, j'avais totalement oublié tous mes soucis. C'est en ouvrant les yeux sur lui que j'avais vu mes bras, j'étais plus grande effectivement. Mais peu importe, j'étais vraiment heureuse car j'avais ressenti un plaisir inouï et je n'étais plus vierge. C'est la sensation de cet amour qui m'a fait percevoir cet sensation orgasme.
-Je t'aime Princesse, depuis le début, je n'ai jamais cessé de penser à toi ! Dit-il avec sa voix chaleureuse et douce.
-Tes mots me réjouissent et je ne regrette rien, car avec toi j'ai découvert ce que voulais dire l'amour. Dis-je en souriant avec une joie immense.
-C'est tous ce que je désirais depuis le début, je ne voulais pas que tu voies mon visage, je voulais que tu ressentes des émotions au-delà du physique. Dit-il en me regardant dans les yeux.
-Grâce à toi je suis heureuse. Dis-je en me serrant contre lui. Il était sorti de moi, j'étais assise sur ses cuisses. Je me suis mise un peu sur le côté pour mettre ma tête contre son cœur. Ohhhh j'étais tellement bien ici.
-Je rêvais de cet instant depuis toujours, que nous soyons ensemble, unis à jamais. Dit-il en glissant ses doigts dans mes cheveux et en massant mon cuir chevelu. Oh seigneur qu'est-ce que c'était agréable, j'avais des frissons partout...
-Ohhhhh oui... Dis-je doucement en expirant.
-Princesse tu es fabuleuse, tu as su remplir mon cœur de cette émotion si puissante que l'on appelle l'amour. Je ressens pour la première fois une satisfaction profonde qui m'exalte.
J'écoutais ses paroles et son cœur qui battais, apprécient ses massages, j'étais si bien que j'allais m'endormir, j'avais les yeux lourds, je me laissais presque partir. Il sait relâcher lui aussi en s'enfonçant un peu plus dans le canapé, me tenant contre lui. Je me sentais protégé et à l'abri dans ses bras.
Quand j'ai ouvert les yeux, j'étais dans ma chambre presque dans un soupir de revenir dans ce monde. J'étais presque déçu de réintégrer à la réalité triste et monotone ou j'avais des soucis, des problèmes à résoudre. En me tournant dans le lit j'ai vu le visage de Mei, j'étais presque triste car je me rendais compte que j'avais des pensées égoïstes, je devais l'aider et pourtant tous ce à quoi je pensais c'était de retournée dans la maison dans les nuages avec Waydon car j'y ressentais un bonheur important, de l'amour, plus aucune souffrance. Soudain, j'ai avalé ma salive. Je repensais à la scène que je venais de vivre. Etais-ce lui ? J'ai secoué la tête, perdu. J'ai caressé doucement le visage de Mei, en versant quelques larmes. Je pensais aux adversaires que je devais affronter dans ce monde, les humiliations subies et tous ces pièges insensés. Elle semblait presque heureuse en la regardant ainsi, j'ai eu l'impression de la voir sourire quand j'ai posé ma main sur sa joue.
Brusquement je me suis senti partir très violement vers le sol. Mon corps a est sortie du lit. Quelqu'un ma saisit la jambe et m'a tiré hors de mes draps.
-AAAAhhhh !! Dis-je dans un hurlement.
J'ai senti une grande force, j'ai heurté le sol me cognant le visage. J'étais surprise, que ce passait-il ? Soudain j'ai senti quelques qui me portait, me soulevait du sol.
J'ai tenté de me débattre, mais il n'y avait personne. Brusquement mon corps c'est complètement soulever du sol. AAHAHHHHHHH !! Mais qu'est-ce qui se passe putain !! Ouuuuuuhhhhh !! Mes bras, mes jambes se sont tendues d'un coup. Mon esprit était en panique, je devenais folle ou quoi ?
D'un coup je suis retombé au sol assez violement. Je me suis relevée très rapidement en regardant partout autour de moi, mais il n'y avait personne. J'ai repris ma respiration, j'étais agitée, confuse, je ne comprenais pas ce qui se produisait. J'ai entendu des bruits de pas sur la gauche, je me suis vite retournée, mais il n'y avait personne, j'ai regardé le sol, il n'y avait plus de farine sur le sol, j'ai levé les yeux très surprise et déconcertée. Puis j'ai senti un choc puissant, mon visage c'est écrasé avec une grande brutalité. Je suis tombée en arrière. Comme si quelqu'un me frappait.
-Hufff... Kofff... Hufff... J'essayais de respirer, mais je saignais en même temps. Je me suis reculée contre la vitre du balcon en tenant l'idole en bois dans les mains, mon esprit était en panique je ne savais plus quoi faire, rien devant moi, aucune trace pourtant il y avait une présence. Soudainement j'ai senti un froid intense près de mon cou en tournant la tête j'ai vu de la buée sur la vitre. Putain quelqu'un respirait juste à côté de moi.
-AAAAHHHHHhhhhhhhhh !!! J'ai hurlé très fort d'un coup en voyant apparaitre un visage face au mien. C'était comme dans un cauchemar... Il y avait un esprit dans ma chambre. J'ai vite repensé aux odeurs à la cantine, l'odeur de la terre et de l'herbe fermenté, les bruits de pas, la chute dans l'escalier... Plus je pensais à tout cela plus mes poils se hérissais sur mon corps. La porte de la cantine qui s'était refermer... Putain !! C'était un fantôme ,un esprit... Soudain c'est venu comme une évidence.
Je le voyais en face de moi. Son corps était étendu dans ma chambre, le putain de cinglé, Louis Abbott était revenu pour me hanter. Son cadavre se matérialisait, immédiatement, il sortit de mon armoire. Son corps était translucide, une énergie rouge ou rose, se dégageait de lui.
Je me suis levée et j'ai couru à mon bureau pour prendre mon téléphone. Mais putain ou son Fripouille et Chatouille ? J'ai donné un coup sec ma lame c'est formé et j'avais l'avant-bras couvert d'une armure. Louis c'est avancé en hurlant comme un timbré et en ricanant comme un dément. J'ai donné un coup, mais mon épée est passé à travers lui. Merde !!! Fait-chier !!! Il me repoussa avec bestialité. Je suis tombée en arrière heurtant un peu le meuble derrière moi. J'avais sans doute un hématome, vu comme ça me lançait. J'ai lâché le téléphone dans ma chute. Putain de fantôme de merde !!! J'ai frappé à plusieurs reprises dans sa direction rien à faire, mes attaques passaient à travers lui. Brusquement j'ai reçu un uppercut dans le menton, la pression sur mon visage a fait que je me suis mordue la langue et ma tête à percuté le mur derrière moi. Je commençais à ressentir des douleurs un peu partout, j'avais quelques saignements et surtout la fatigue se faisait ressentir beaucoup plus. J'ai voulu utiliser des pouvoirs, mais je n'avais rien sur moi pour effectuer une offrande. Pas le temps de fouillé mon sac d'école, sans compter que je n'arrivais pas le touché. C'était un combat perdu d'avance à ce rythme-là je ne tiendrais pas longtemps.
Mon seul espoir était d'évité un maximum de blessure, cependant c'était assez compliqué. Parfois je ne voyais qu'une partie de son corps, puis l'instant d'après il disparaissait, comme s'il était présent puis se dématérialisait en très peu de temps. J'ai frappé plusieurs fois devant moi, néanmoins j'avais beaucoup m'acharné dessus, je ne lui causais aucune blessure. Après quelques esquives j'ai reçu un coup sur le tibia et cela m'a fait perdre l'équilibre, en tournant la tête vers lui j'ai immédiatement reçu un coup de coude violent en plein visage, j'ai vacillé en arrière en hurlant.
-Putain !! Il y avait de plus en plus de sang par terre, dans la chambre, j'avais du mal à respirer, je commençais à en avoir marre de lui.
Je ne voulais pas lui donner le plaisir d'avoir le dessus sur moi, c'était hors de question de me laisser faire par ce psychopathe. Je me relevais chaque fois, même si j'éprouvais un mal de plus en plus présent et des douleurs plus fortes encore. Je l'ai regardé avec une grande rage et j'ai désespérément foncé sur lui en le fixant, il souriait, mais à la dernière seconde j'ai vacillé sur le côté saisissant mon sac, j'ai couru vers la porte de ma chambre, je suis sortie avec ce que j'avais pu. Je fouillais le sac tout en courant dans le couloir. J'ai récupéré le sac de sel. Je me suis retournée il était déjà presque derrière moi. Il venait de traverser le mur de la chambre.
Je me suis tournée vers lui projetant ma main en avant pour envoyer une rafale de vent. J'ai presque eu la sensation que cela ne lui faisait rien. J'avais les yeux grands ouverts d'étonnement. Punaise même la magie lui fait rien du tout ! C'est pas possible, je vais faire quoi ? Il se jeta sur moi sauvagement et me frappant dans l'estomac, me coupant la respiration.
-Salope !! Je vais te tuer !!! Dit-il avec une voie lugubre.
-Huuuuugggg... Huuuuuugggg... Je n'arrivais plus aspirer de l'air, j'étais à genou au sol en me tenant le ventre.
J'étais quelques peu désemparée, très énervé, mais en panique devant ce cinglé. Car je n'avais pas de solution. Tout à coup j'ai aperçu Waydon dans le couloir, il était sorti de la salle de bain et courait vers moi. Il portait les vêtements de prince, mais en blanc. J'ai souris en le voyant, comme un espoir.
-IRRREEEmmmmmm !! Dit-il en disparaissant tout aussi soudainement qu'il était venu. Son corps c'est distordu dans l'espace et il n'était plus là.
-Wayyy... Non ? Je n'ai même pas eu le temps de dire quelques choses.
Louis c'est tourné vers moi avec un grand sourire pour me frapper à nouveau. Mais quand son poing est descendu sur mon visage, il se stoppa à quelques centimètres de ma peau. Comme suspendu dans les airs. Toutes les décorations et l'ensemble des murs, du sol de ma maison son devenu noir complètement. L'esprit était figé et je n'avais pas encore vu, mais en levant la tête, Egolian avait saisi Louis à la gorge, je l'ai reconnu immédiatement à son odeur de chair putride, c'était assez insupportable. Puis j'ai entendu un bruit effroyable comme si tous les os d'Abbott se brisait, c'était un fantôme pourtant ? Comment Egolian faisait-il ça... Je m'en foutais sur le coup, j'étais juste heureuse que quelqu'un me sauve de se tarer.
Il s'est tourné, avec son masque vers moi, inclinant la tête comme pour me regarder, puis en se retournant à nouveau vers Louis, j'ai vu une bouche se dessiné sur son masque. Il a lâché Abbott sur le sol, il sait écrouler.
Elle était grande et imposante il a penché le visage d'Abbott vers lui et à pousser un cri violent et j'ai pu percevoir un mince filet d'énergie lumineux qui s'échappait de l'esprit pour entrer dans la bouche d'Egolian. Il absorbait son âme, dévorais son être. Le visage de Louis Abbott était tétanisé par une frayeur immense, ce qui restais de lui blanchissait a vu d'œil et ces yeux devenaient tous noirs. Egolian absorbait l'essence même de sa vie. A la fin il jeta une espèce de voile blanc sur le sol, dessus était comme imprimé le visage d'Abbott, c'est tout ce qu'il restait de lui. Le Croquemitaine c'est ensuite dirigé vers moi et m'a tendu la main.
Ces doigts, son bras devenait humain et l'odeur affreuse avait disparu, il sentait une odeur de forêt après la pluie, c'était différent et curieux car je ne connaissais pas ce parfum émotionnel. Cela n'a duré qu'une seconde à peine, mais j'ai eu l'impression de voir Egolian et Ayden en même temps. Il prenait la forme d'Ayden, il me regardait avec le visage couvert de larmes et une certaine colère dans les yeux.
-Pourquoi tu ne m'as pas appelé ? Dit-il en criant avec sa voix d'enfant. Il s'avança la bouche tremblante. Regarde dans qu'elle était tu es ma petite fleur, tu es toute fané... Il aurait pu te tuer ! Il était très en colère et pleurait devant moi. Tu es toutes cassés maintenant...
-Merci... Dis-je avec du mal en perdant du sang.
-Pourquoi tu m'appelle pas ? Dit-il avec une voix tremblante, les yeux très humides. Il serrait les poings en me regardant. Je... Je sais que tu aimes mon FILS !!! Que je ne suis pas ton âme sœur ! Dit-il en tournant la tête et en regardant le sol. Personne ne m'aime ! JAMAIS !! Il se tourna vers moi très lentement, ses yeux étaient couverts de chagrin. Il n'y a personne pour MOI !!! Je resterais seul jusqu'à la fin des temps... Il se frappait le visage nerveusement. Shlak ! Shlak ! Parce que je suis un monstre !
-Non... Ce n'est pas ça... Dis-je avec beaucoup de douleur.
-Silence !!! Menteuse ! Son corps ondulait d'une énergie immense, comme formant des vagues autours de sa silhouette. Gloups... Il avalait sa salive. Sniff... Reniflait. Je ne connaitrais jamais l'amour... Il disparut en tombant au sol et toute la maison redevint normal.
Il restait juste au sol, du sang, des gouttes un peu partout, le sac de sel et le voile de ce qu'il restait de l'esprit d'Abbott. J'étais seule moi aussi, un œil poché et douloureux, la lèvre enflée, des contusions et des hématomes. Puis Waydon est réapparu, mais avec un regard confus et fuyant. Il savait ce qu'il venait de se produire et cela le contrariait.
-Il est déjà venu t'aider n'est-ce pas ? Dit-il avec amertume.
-Ouiii... Dis-je le visage de travers perdant un filet de sang de la bouche.
-J'étais là avant lui ! Mais je n'arriverais jamais te secourir s'il intervient chaque fois. Je ne sais plus quoi faire ? Dit-il en s'agitant un peu et en venant auprès de moi.
-Il était triste. Il pleurait car il sait que je t'aime.
-Comment veux-tu que je sois là pour toi si mon père entrave cette relation à chaque fois. C'est lui qui te sauve presque à chaque fois, il prend ma place. Dit-il en sortant un mouchoir de sa poche et se baissant vers moi et en m'essuyant le visage, une carte rouge et noire glissa sur le sol, et tomba de sa poche en sortant le mouchoir. Elle glissa sous une porte.
-Aïe !!! Doucement, j'ai... Vraiment mal. Dis-je en le laissant prendre soin de moi. Toi, tu me soigneras, tu prendras soin de moi, non ? Dis-je en relevant la tête vers lui.
-Oui, bien sûr que je prendrais soin de toi, mais j'aimerais pouvoir venir avant que tu sois ainsi. Ce monstre ta complètement défiguré, tu souffres, pour moi c'est insupportable de te regarder ainsi. Dit-il en essuyant toutes mes blessures un peu énervées.
-Il sentait l'odeur de la forêt après la pluie, c'est ça les senteurs de la tristesse ? Dis-je en le regardant.
-Oui. Dit-il brièvement sans plus de détail.
-Tu sais toi ce qui a causé ce changement entre toi et ton père, qui fait qu'aujourd'hui tu ne peux plus venir quand tu le désir ?
-C'est compliqué, je connais une partie disons, de ce qui s'est produit.
-Et donc tu peux me le dire non ?
-Il y a parfois des choses que l'on préfère oublier... Dit-il pensivement.
-C'est sûr mais c'est important ! Dis-je en haussant un peu le ton et en le regardant avec attention. Il faut que tu en parles, que je sache, car je veux trouver la solution ! Dis-je en m'emportant un peu avec véhémence.
-Je sais bien. Il me saisit et me souleva pour m'emmener dans la chambre.
En entrant dans la chambre il regarda Mei dans mon lit et tout le sang au sol. Il claqua des doigts et tout le sang se dissipa. Il me déposa à côté de Mei et se mise assit sur le rebord en me regardant.
-Elle est encore vivante, c'est déjà une bonne nouvelle. Dit-il en observant Mei. Et les familiers ? Ou sont-ils ?
-Je ne sais pas justement, quand je suis revenue dans la chambre, il n'était pas ici. Dis-je en m'accrochant à son cou avec mon bras.
Il passa ensuite son pouce sur mes blessures et les retira de mon visage. Il claqua des doigts vers mon armoire, le tiroir s'ouvrit et les liens qui ficelaient les familiers c'est brisé, Fripouille et Chatouille sont ensuite sortis. Ils avaient été enfermer dans un tissu par Louis Abbott sous forme d'esprit. Ils ont flotté vers moi rapidement très inquiet avec une petite mine. Waydon regarda vers moi, ensuite il a regardé Mei.
-Elle a passé la fièvre, maintenant elle est plus calme. Dit-il en me regardant.
-Oui, c'est ça, cela veut dire quoi ? L'étape suivant c'est quoi ? Demandais-je un peu troublée.
-La prochaine étape ne sera pas la meilleure... Malheureusement. Dit-il en baissant les yeux.
-Elle va mourir ? Dis-je en le regardant sérieusement en lui serrant la main. Tu ne peux rien faire ?
-S'il faut en finir avec la créature qui change de corps. Je dois agir avant qu'il ne soit trop tard. Je suis désolé de tout ce qui arrive. Dit-il avec tristesse. L'odeur de forêt après la pluie reviens. J'ai immédiatement saisi la main de Waydon, mais j'étais rassuré parce qu'il ne disparaissait pas.
-Ne part plus ? Reste avec moi ! Dis-je en le regardant.
-C'est ma faute tout ça. Dit-il en regardant Mei et en voyant mon visage. J'ai voulu affronter cet humain et maintenant il s'en prend à vous pour m'atteindre.
-J'ai confiance en toi, tu y parviendras et tout rentrera dans l'ordre ! Dis-je avec conviction en le fixant.
-Je ne veux pas te perdre, ni ton amie, mais si je suis limité dans mes actions cela va devenir compliqué. Dit-il avec un peu d'amertume.
-Justement, dis-moi ce que tu sais vraiment sur ce problème avec ton père ? Parle-moi, tu me dis de tout te dire avec sincérité, il faudrait que tu en fasses autant au lieu de gardé tout pour toi. Dis-je calmement en tenant toujours sa main.
-A dire vrai... Il se mit plus bas vers moi, en ce penchant légèrement. Je ne sais pas vraiment pourquoi cela se produit, mais c'est arriver depuis que j'ai rencontré cette humain, Francesco, le Dopplegänger.
-Cela doit avoir rapport avec lui donc ? Dis-je en m'interrogeant.
-Tout ce que je sais, c'est que malgré mes dons, aussi grand soit-il, je ne parviens pas à me défaire de cette malédiction, c'est tellement bizarre, comme si j'étais privé de liberté d'action, dès que mon père semble venir dans ce monde, je disparais et rejoint l'Autre-Monde, le monde miroir. C'est très étrange.
-C'est comme s'il t'avait lié à ton père non ? Dis-je en posant des questions.
-Oui en quelques sortent c'est comme si nous n'étions plus qu'un seul, mais ce n'est pas moi qui décide. Moi je suis plutôt prisonnier de cette condition.
Soudain l'odeur de forêt après la pluie survint avec beaucoup plus de présence dans l'air ambiant. Je l'ai regardé me posant des questions.
-Tu es triste Waydon ? Dis-je en le regardant légèrement.
-Non pas du tout, je pense simplement que si nous ne faisons rien Mei ne restera pas longtemps ici. Je suis plutôt désolé pour toi car c'est ton amie. Dit-il en me regardant presque bizarrement, comme se posant des questions.
Juste après ces mots, j'ai vu Ayden juste dans le fond de ma chambre non loin du balcon, je ne comprenais pas, car il était tous les deux présents dans ce monde en même temps. Je me suis redressée brusquement dans mon lit et Waydon s'interrogeant c'est retourné lui aussi. Nous étions tous les deux en face de son père. Il avança de quelques pas, toujours aussi mélancolique les yeux humides. En arrière-plan il y avait ma fenêtre de balcon et le soleil se couchait, plus l'ombre de la nuit était présente plus il reprenait l'apparence du tueur, le type plus âgé avec la mèche de cheveux verte.
-J'ai commis une erreur... Sniff... Je te libère mon fils. Je ne le fais pas pour moi, mais pour que tu profites de ce que je ne pourrais jamais avoir... Dit-il en me regardant, il pleurait beaucoup. Tu dois pouvoir la protégée toi-même, je vais arrêter de m'introduire dans ta vie, tu es devenu un homme, ce que je ne serais jamais... Dit-il en serrant les poings et en essayant ses larmes. Je t'ai privé de tes pouvoirs, je t'ai contraint trop longtemps pour te protéger.
-Papa ! Mais... Non !! Ne fait pas ça !! Dit Waydon en voulant se relevé pour aller vers son père.
-Silence !! Dit-il nerveusement dans un cri strident. Laissez-moi finir ce que j'ai commencé... Tu as réussi à m'ouvrir les yeux en me l'envoyant dans la forêt, j'ai vu qu'elle tenait à toi, qu'elle... Il s'arrêta grimaçant. Elle t'avait choisi toi ! Dit-il plus fort presque avec rage se contenant. Moi je ne trouverais jamais personne... Dit-il tout bas en tournant la tête au sol. La nuit était complète et c'était l'homme aux yeux tristes qui était devant nous, le tueur du lycée. Je dois réparer mes erreurs, car je dois apprendre à vivre mieux, à grandir ! Dit-il plus nerveusement en bavant presque avec rage. Il fixa son fils, Waydon. Je t'ai privé de tant de chose, tu n'as jamais eu vraiment de mère qui t'aimais, j'ai choisi les mauvaises femmes pour devenir de bonne mère. Tu n'as jamais pu faire ce que tu désirais réellement car je t'ai privé de cette liberté. Puis il me fixa à mon tour. Toi... Ma petite fleur... Il a fondu en larmes en disant cela, et il avait honte de lui-même. Je te laisse avec lui, ne lui brise pas le cœur, prend soin de lui. Je sais que tu es une bonne personne. Pour moi... Son visage devint plus sombre. C'est la saison des larmes, car je t'abandonne ma petite fleur, je te laisse vivre ta vie. Mais je dois réparer ce que j'ai brisé. Il leva la main d'un coup vers nous. Donne lui tout l'amour qu'il mérite. Et soudain Waydon disparu complètement.
-Non !! Que se passe-t-il ? Dis-je en larme, car j'étais émus et déconcerté par les mots d'Egolian mais aussi troublé par la disparition de Waydon. Qu'est-ce que tu as fait ?
-Tu le retrouvera dans votre monde, en attendant tu deviendras sa mère ici, donne-lui la vie qu'il n'a jamais eu ! Puis il s'approcha du lit ou j'étais assise à l'intérieur avec Fripouille, Chatouille et Mei allongé. Il regarda Mei. Je dois encore réparer cela, car c'est ma faute aussi, un humain ne peut obtenir autant de pouvoir. Je vais réparer tous ceci ne t'inquiète pas. Il s'accroupit au bord du lit, tendit la main vers moi, effleurant ma joue. Je vais tout réparer pour vous deux, je dois partir, je suis un monstre, je n'ai plus ma place ici. Je suis désolé de vous avoir fait tant de tort, je voulais tellement obtenir ton amour, savoir ce que ressentais mon fils, le bonheur qu'il éprouvait, ce que je n'ai jamais pu connaitre. Quand il sait relever durant une seconde j'ai senti l'odeur de la chair putride. J'ai entendu un hurlement violent et déchirant, il est devenu tout noir et a disparu en levant la tête au plafond.
J'ai soulevé la couverture et j'ai regardé mon ventre bizarrement en posant la main dessus. Je vais devenir mère ? Mais non ? C'est l'homme que j'aime, c'est pas mon enfant ? Punaise qu'est-ce que je vais faire ? Soudain j'ai ressenti une chaleur, une douceur intense dans mon bas ventre. Ahahhhhhh !C'était étrange. J'avais chaud aux oreilles, je me sentais différente. C'est compliqué comme situation.
-Qu'est-ce que tu vas faire Irem ? Me demanda Fripouille en regardant mon ventre.
-Je ne sais pas, j'ai pas eu le temps de dire quoique ce soit, on me là imposé, mais c'est Waydon, je ne veux pas être désagréable avec lui, je dois... Je réfléchissais, les biberons et tous ce qui allait venir. Je dois devenir une bonne maman, je ne veux pas qu'il souffre. Dis-je en regardant Fripouille et Chatouille.
Puis je me suis tournée vers Mei.
-La « Tata » Mei m'aidera hein ? Dis-je en la regardant.
A cet instant elle ouvrit un peu les yeux comme sortant d'un très long sommeil violent ou après une soirée très alcoolisé. Elle regarda autour d'elle, me vit et fit de drôle de yeux. Chatouille était très heureuse et sautais partout.
-Qu'est-ce que je fais ici punaise ? J'ai rien compris putain ! C'est quoi ce bordel, pourquoi tu parles de bébé ? Elle était vaseuse, moitié endormi encore. Elle se tenait la tête et se frottais les yeux.
-Rien je vais t'expliquer. Je suis tellement heureuse de te voir te réveillé. Tu as été plus ou moins victime d'un démon et y a des choses, beaucoup de choses qui sont arrivés. Je pensais à la mort de sa famille. Mais déjà c'est bien que tu sois à nouveau parmi nous.
-Maîtresse !! Dit-Chatouille tout excité. J'ai eu tellement peur pour toi !!
Elle se redressa un peu en appuie sur un coude sur le matelas et la couverture descendit un peu on voyait l'un de ses seins.
-Punaise mais je suis à poils dans ta chambre ? Y s'est passé quoi ? Dit-elle toute rouge. En plus je me souviens de rien ?
-Wouais je t'ai emmené chez moi pour prendre soin de toi et pour surveiller, car il y avait un truc en toi. J'ai dû me rendre dans une église et tous faire un exorcisme... Je t'épargne les détails, mais c'était quelques choses. Du coup n'ayant pas d'autres lits tu as dormi avec moi et apparemment, la nuit il t'arrive de faire des rêves Ohlalala T'es une coquine ! Dis-je en souriant.
Mei était toute rouge et elle a saisi la couverture pour se cacher le visage.
-Non.... Rahhhh... Criait-elle dans mes draps. Puis elle sait redresser assise à côté de moi, seins presque nus avec sa chemise transparente. Et le bébé c'est quoi cette histoire ? Dit-elle soudain très perplexe en me regardant.
-Wouais, c'est bien plus compliqué... Disons que j'aime une personne, le gars de Tiktok, je l'ai trouvé et c'est l'enfant du Croquemitaine, un type très spécial... Qui a des pouvoirs de fou. Et pour offrir à son fils, donc mon Waydon, une meilleure vie, car il n'a jamais eu de vrai mère aimante, ben il m'a fait un sort et Waydon, son fils a disparu et apparemment je suis enceinte et c'est lui qui est dedans... Voilà en gros... Dis-je incertaine.
-Tu es enceinte ma belle ? Elle mit la main à la bouche en souriant beaucoup. Et ton enfant, ou futur enfant c'est l'homme que tu as choisi ? Non !! C'est un truc de dingue ? Me dit-elle avec de gros yeux.
Je me suis levée et elle est venue toucher mon ventre.
Maintenant je me pose beaucoup de question car le type qui t'as fait tout ça Chambers, entre temps, il avait ton apparence et il a fait des choses atroces. Dis-je en la regardant mais en aillant peur de lui dire. Et comme tu es réveillé, ça veut dire qu'il n'est plus toi.
-Il a fait quoi ? Demanda-t-elle.
-Ben c'est délicat, tu veux pas que l'on mange et tous avant ? Que l'on s'habille aussi ! Dis-je énergiquement.
-Non non ! Attends pourquoi tu dis rien ? C'est grave ? Irem parle-moi s'il te plaît ? Dit-elle très apeurée.
-C'est compliqué. Je pris une grande respiration. Chambers était un humain qui en faisant des pactes avec des démons a réussi à obtenir un don, celui de changer de corps. En prenant un corps, il créait une sorte de clone et l'original était dans un état de langueur et mourrais. C'est ce qui t'es arriver. Le souci c'est que le clone à ton apparence, on est d'accord ?
-Ouuuuaaiiis... Je vois. Dit-elle encore plus stressée.
-Malheureusement il a été chez toi, dans ta famille avec ton apparence, mais ce n'était pas toi. Dis-je avec plus de mal.
Elle n'a rien dit, juste éclatée en sanglot en serrant mes draps. Elle a beaucoup crié en compressant les couvertures contre elle.
-Ma famille est morte ? Dit-elle pleine de larmes en relevant la tête vers moi.
-Oui Mei, je suis désolé.
Elle à pleurer longtemps je l'ai serré dans mes bras. Elle voulait se venger, mais je lui ai expliquer qu'il y avait de forte chance pourque ce Dopplegänger soit mort vu qu'elle était réveillée. Nous avons discuté un moment, je lui ai répondu plus en détail pour lui expliquer ce qu'elle ne comprenait pas. Ensuite nous nous sommes levées toutes les deux, direction la salle de bain. Mei était réveillée, cependant elle était comme absente. Songeuse.
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