Egolian se leva après ces mots et quitta immédiatement la demeure de Lilith, je l'ai suivi avec Mei pour sortir de cette maison angoissante.
-Qu'allons-nous faire maintenant ? Demandais-je a Egolian.
-Je ne sais pas Irem, mais je crois que nous allons bientôt le savoir. Dit-il en restant fixe et en regardant devant lui.
Nous entendions un petit bruit de clochette qui semblait s'approché de nous. Une troupe imposante de soldats en armures blanches arriva devant nous. Un carrosse blanc immaculé s'arrêta non loin de nous.
Puis un soldat accouru et ouvrit la porte. Une dame avec une grande robe pailleté rose en descendit. Elle avait les cheveux roses et longs sur le devant, comme deux grandes mèches retombantes. Ainsi que deux chignons à l'arrière. Elle avait des deux marques roses sous les yeux, des traits, comme des éclairs. Elle semblait elfique, mais très étrange, elle avait les yeux roses également. Des bagues dorées sur les doigts, ainsi que des brassards en tissus brodés roses aux avants bras. Il n'y avait pas loin d'une dizaine de soldats à cheval, à pied, tous en arme. Elle avait sans doute une importance plus importante aux vus de ses troupes. En descendant de son carrosse elle s'avança vers nous avec élégance. Elle replaçait ses cheveux.
-Bonjour Seigneur Egolian, bonjour Princesse Irem, bonjour à vous Dame Kitsune ! Dit-elle avec une voix très gracieuse et avec une certaine noblesse.
-Bonjour. Dis-je brièvement en la regardant. Egolian et Mei firent de même.
-Je suis Dame Clémentine Seldorienne. Je suis envoyée par la Reine Mélusine pour venir vous cherchez.
-Je ne veux pas venir, je ne veux pas la voir ! Dit brusquement Egolian.
-Oh ! Qu'elle dommage, car la Reine souhaiterait vous prouvez son attachement et aimerais vous confiez certaines choses importantes. Princesse Irem, j'aimerais que vous puissiez le convaincre du contraire, car nous avons besoins que vous veniez tous les trois.
-Mais que désirez-vous ? A part que l'on vous suive ? Dis-je en la regardant.
-Cela ne dépend pas de moi, seule la Reine, sais ce qu'elle désir de vous. Répondit Clémentine.
-Egolian qu'avons-nous à perdre ? Je sais ce que tu ressens, mais ta sœur aura peut-être quelques choses pour nous ?
-Du temps, voilà ce que nous allons perdre. Répondit Egolian ayant une posture contrariée.
-Mais outre ta rancœur, moi aussi elle m'a causé du tort, mais nous pouvons passer au-delà de cela pour avancer non ? Dis-je pour lui répondre.
-Très bien nous allons la suivre, mais je ne dirais rien. Répondit Egolian.
-Arrête de faire ton boudeur Egolian. Dis-je en souriant.
Nous nous sommes dirigés vers le carrosse avec Mei, Egolian suivait, mais trainait les pieds. Nous suivant un peu à contre-cœur. Un garde elfique s'avança vers moi, c'était une femme je crois bien. Elle avait la peau bleue, les yeux cachés par un casque étrange, formant des cornes sur les côtés. Elle avait les cheveux longs et roses, une cape et des vêtements en feuilles et plantes. Elle avait des tatouages étranges de forme géométrique sur le haut du corps. Elle semblait peu souriante. Elle m'ouvrit la porte du carrosse.
-Madame. Dit-elle en me regardant, enfin elle avait le visage vers moi, mais on ne voyait pas ses yeux, c'était perturbant.
Nous sommes tous montés dans le carrosse avec Clémentine. Une fois la porte fermée nous avons entamés la route vers le palais de la Reine Mélusine.
-Excusez-moi Dame Clémentine. Pourquoi cela se nomme la Forêt des Chagrins ? Demandais-je.
-C'est parce que tous les gens qui s'y rendent pleurent très souvent.
-C'est à cause de Lilith ?
-En partie, la Dame aux Larmes de Sang, fait beaucoup de tort, mais nous devons la laissez tranquille.
-Pourquoi ?
-Car c'est la mère de la Reine. C'est la volonté de Mélusine.
Nous sommes sortis de la forêt pour emprunter un chemin plus tranquille sur des pavés menant à une colline ou séjournais de nombreux petits villages de créatures étranges. Les plantes semblaient plus grandes et au milieu de ses plantations on voyait ses villages miniatures comme des millier de lucioles.
-Et là nous sommes où ? Demanda Mei en regardant avec émotion.
Mais Clémentine resta silencieuse.
-Vous pourriez lui répondre au lieu de l'ignoré ? Dis-je à mon tour.
-Ce sont les Terres Volubiles ou séjourne le peuple des Fées qui sont un peuple très représentatif de notre monde.
-Est-ce parce que les Fées parlent beaucoup que cela se nomment ainsi ? Dis-je en souriant.
-Sans doute, sachez que je suis l'une d'entre-elle. Dit-elle avec un ton plus irrité.
-C'est magnifique ! S'écria Mei qui semblait très heureuse.
-Ne vous penchez pas trop par la fenêtre Dame Kitsune, nous approchons des Marais de la Viscosité. Je vous conseillerais de faire attention.
Après quelques minutes nous sommes arrivés sur un pont en pierre. Il semblait avoir été construit pour traverser le marais dont nous parlait Clémentine. Nous avons emprunté le pont de pierre, pour surmonter cette région très brumeuse et peu accueillante. Le Carrosse semblait avoir accéléré davantage pour franchir la région plus rapidement.
Puis nous avons traversés un marécage grouillant de craquement, de bruit de liquide, tout y était bien plus sombre et verdâtre. Mei a réussi à apercevoir le marais alors que nous quittions la région, j'ai réussi à prendre une photo avec mon téléphone. Juste avant de partir. J'ai dû zoomer un peu pour voir mieux. C'était franchement glauque, des lianes pendaient des arbres qui étaient enracinés sous les eaux marécageuses. L'eau était très sombre, il y avait beaucoup de plantes bleutées. Il y avait sans doute des grenouilles ou encore des crapauds que l'on entendait très bien. Mais l'eau parfois avait des remous, des bulles étaient visible en surface, comme s'il y avait des mouvements sous l'eau. Il y avait des nénufars et quelques fleurs roses, violet. Mais c'était très peu coloré.
-Qui a-t-il dans ses marécages ? Demanda Mei.
-C'est le territoire des Lamashtu, des vers immondes qui dévorent tout ce qui s'approche. Je vous déconseille fortement de vous y aventurés, c'est très dangereux.
-Oh !! Mon dieu, c'est quoi cette odeur !! Cria Mei en se pinçant les narines.
-Oui, c'est vrai ça sent vraiment fort... Dis-je en faisant de même.
-Ce sont les vapeurs des eaux usées et putrides ou vivent ses monstres. Il y a de forte émanation de méthane et d'autres odeurs toutes aussi néfaste, comme celle des cadavres qui se décomposent. Répondit Clémentine.
Puis après le pont et quelques minutes nous avons atteint un petit bois qui semblait beaucoup plus accueillant. Nous entendions des musiques festives et bien plus joyeuses. Il y avait de nombreux sapins et des fleurs partout, avec quelques champignons, par contre nous n'avons vu aucun gnome, ni aucune maison, rien de particulier, juste la beauté des lieux.
-Et ici c'est quoi ? Demanda Mei très curieuse de découvrir ce monde.
-Ce sont les Bois des Enchantements, c'est ici que vivent en majorité des Gnomes. Ils sont réputés pour être honnête et de bon travailleur, ils sont courtois et aiment faire la fête.
-Cela semble vraiment beau comme endroit ! Dis-je en regardant avec Mei.
Je m'inquiétais pour Egolian qui avait les bras croisés et ne parlais plus vraiment, il n'était pas vraiment ravi de revoir sa sœur. J'ai posé ma main sur sa cuisse.
-Ça va Egolian ? Dis-je en le regardant.
-Ne t'inquiète pas, cela passera. Dit-il brièvement.
Nous avons poursuivi et traversés les bois, mais juste avant il y eut un moment d'arrêt. Le carrosse s'arrêta soudainement.
-Que ce passe-t-il ? Demandais-je à Clémentine.
-Ce n'est rien nous nous préparons pour traverser la zone la plus violente du royaume.
-De quoi s'agit-il ?
-Ce sont les Terres du Languissement, en vous penchant de l'autre côté du carrosse vous verrez que l'on est en haut d'une colline et ses terres obscures sont en bas. C'est le seul moyen que vous aurez de les apercevoir. Dépêchez-vous car bientôt vous ne verrez plus rien.
-Il n'y a pas de pont ici ? Demanda Mei.
-Non. Dit-elle brièvement sans regarder Mei. Il faut juste avoir de l'espoir. Dit-elle en me regardant.
Avec Mei on sait penchée de l'autre côté du carrosse pour voir cette fameuse terre sombre. Déjà nous entendions des cris très étranges provenant de plus bas. Des corbeaux aussi, s'envolaient. Des branches de bois commençaient à craqués alors que nous n'étions pas encore sur les lieux. Il y avait sans doute, déjà des créatures en mouvement dans cet endroit. Comme nous attendant, se préparant à notre venu. Avec Mei nous regardions la photo que j'avais prise en zoomant beaucoup. C'était inquiétant, le sol était couvert de sable, très sombre et poussiéreux, des ossements couvraient le sol. Le décor était rempli, d'arbre noir, sans aucun feuillage, comme mort. Il y avait de nombreux cactus, de toutes sortes et de toutes les tailles. Sur la photo on a cru voir un monstre ou étais-ce une statue ? C'était une créature obscure, ressemblant presque à une gargouille. Je n'aimais pas cet endroit, ce me donnait des frissons. Nous avons à peine eu le temps de regardé qu'un soldat couvrit la fenêtre avec une épaisse toile ciré, puis on entendit comme un objet qui dégringolais le long du carrosse.
-C'est quoi ce bruit ? Dis-je tout haut.
-C'est simplement une protection en bois elfique qui est attaché sur des cordelettes, nous les faisons descendre pour faire une double protection au-dessus de la toile. Nous allons partir bientôt au galop pour traverser la zone, donc accrochez-vous cela va secouer un peu.
-Mais il y a quoi dans ses terres ? Demanda Mei.
Soudain le carrosse à démarrer sa course. Il y eut un grand mouvement de secousse.
-Il y a les plus sombres et virulentes créatures du royaume, les BanSidhs, ce sont les Fées Noires. Ce sont des monstres corrompus par le Chaos.
-Comment cela se fait-il ?
-Vous l'ignorez ?
-Oui, bien entendu, sinon je ne demanderais pas.
-Egolian est le dernier lien avec le Monde-Miroir, tant qu'il sera vivant une partie de la malédiction du monde d'avant, ce que l'on appelle le Chaos, se répand ici et corrompt les âmes des êtres. Nous espérons qu'un jour Egolian pourra mourir et venir dans ce monde sous une autre forme. Mais tant que des créatures de l'Autre-Monde sont en vie dans notre monde, enfin celui de la Terre, nous devrons affrontés la corruption. Avant la Reine était comme lui, mais plus maintenant.
-Ah bon !! J'ai lu des choses sur ce monde et de la corruption de ce monde, mais aussi de la Terre, de la magie par le Chaos, j'ignorais que c'était lié à la malédiction de l'Autre-Monde.
-C'est le cas pourtant.
Soudain nous avons entendus des hurlements et des cris violents.
-Que ce passe-t-il ? Demanda Mei pas tranquille.
-Je crois que le fait qu'Egolian soit avec nous attirent les êtres du Chaos, l'attaque est bien plus violente que d'ordinaire. Je dirais que nous perdons des soldats. Dit Clémentine bien moins rassurée.
Brusquement trois piques ont traversé les protections et ce sont enfoncés de quelques centimètres dans le carrosse.
-J'espère que nous arriverons traversés ! Dit Clémentine qui commençais à avoir du stress.
-WhhhooooouuuuAAAaaahhhh !!!Nous entendions des hurlements sauvages de créatures qui semblaient extrêmement violentes. Des jappements de chiens ou de créatures que l'on ne pouvait qu'imaginer. J'ai avalé ma salive, mais en regardant Egolian, je me suis demandée pourquoi il semblait si serein. Cela ne l'inquiété pas du tout.
Nous avons traversé ses terres avec beaucoup de mal, mais nous y sommes parvenus. Peu après nous nous sommes arrêtés à nouveau et les protections ont été retirés, les piques. Un mage elfique ouvrit la porte du carrosse et s'adressa à Clémentine. Il avait comme tous les gardes, le casque étrange qui couvrait les yeux. Il avait aussi un sceptre imposant et des vêtements blancs, une longue robe ou tunique. Sa peau était presque blanche ou grise.
-Madame nous avons perdus près de la moitié des soldats.
-Dire que nous ne pouvons même pas les honorés comme il se doit, je l'annoncerais à la Reine. Répondit Clémentine.
-Pardon, Dame Seldorienne, j'ai une question ? Pourquoi ont-ils tous ce casque étrange sur la tête ? Comment font-ils pour voir avec ça ? Dis-je en la regardant.
-Ce sont les gardent royaux de la Reine, ce sont ses gardes personnels. Elle les a envoyés pour vous. Ce sont les plus puissants soldats du royaume.
Puis le mage elfique se retira. Ensuite nous avons repris la route. Dehors plus on avançait plus il y avait du soleil, c'était très calme, une sensation de paix. Nous remontions dans une colline, une sorte de haut plateau. Le soleil se couchait, mais il faisait encore jour. Nous arrivions peu à peu à l'abord d'un gigantesque château blanc avec des toitures noirs. Cela devait être le Palais de Mélusine, mais il avait l'allure d'un monastère.
Le carrosse s'arrêta auprès d'une porte imposante et nous sommes descendus. Une troupe de soldat nous encercla et nous accompagna vers une cour, un petit jardin passible et très beau. Il y avait une sorte de pergola en pierre. Nous étions en hauteur. Les gardent nous ont laissés ici et sont partis.
Nous nous sommes tous avancés entrant sous la pergola, une dame nous attendait au centre. Clémentine qui était devant nous, s'avança et plia un genou et s'arrêta. Egolian se stoppa debout à côté de Clémentine, Mei et moi-même nous fîmes pareilles qu'Egolian, en restant debout. La dame se tourna vers nous en nous regardant de haut, avec un air très hautain et supérieur. Elle bien coiffé, cheveux longs blancs, un maquillage léger et une peau bleue. Elle avait un joli visage, mais caché par un voile devant la bouche et le nez. De grandes oreilles avec des bijoux, une armure verte et des antennes en branches bleutés sur la tête, peut-être un bijou, un serre-tête décoratif.
-Bienvenu dans ce royaume. Je suis Bérénice de Saint-Maude, l'une des trois régentes du royaume de la reine Mélusine. Dit-elle avec une voix posée et très calme, mais assez froide. La reine désir vous voir Seigneur Egolian. Dit-elle en passant à côté de lui, en nous regardant étrangement. Puis-je savoir qui sont ses dames qui vous accompagnes ?
-Irem, l'héritière du Roi d'Emeraude, mon âme-sœur et son amie Mei une jeune Kitsune. Dit-il en parlant peu.
-Très bien. Cela conviendra. Mais je vous demanderais de conserver une attitude calme et sereine en présence de la reine. Je peux comptez sur vous et vos amis ? Demanda-t-elle en passant autour de nous et en nous observant avec attention. Par contre les familiers n'entrent pas.
-Pourquoi cela ? Dit immédiatement Egolian.
-Les distractions ne sont pas autorisé pour la reine, cela dissipe son esprit et l'empêche de voir ce qui est nécessaire.
-Très bien, mais ou doivent-il nous attendre ?
-Ici ou plus loin, n'ayez crainte, nous serons les garants de votre sécurité, vous êtes... Elle marqua une seconde de silence. Nos invités, après tout. La reine décide et nous appliquons ses décisions.
La dame s'avança ensuite vers Clémentine.
-Levez-vous Clémentine, c'est très bien, vous avez réussi votre devoir, vous pouvez vous retirer, la reine en sera informée.
Puis Clémentine se redressa et salua, ensuite elle partit du jardin.
-Les gardent vous accompagnerons, pour votre sécurité bien entendu. Vous pouvez rejoindre la salle du trône. Je vais rester ici un peu pour reprendre mes pensées.
-Bien madame Saint-Maude, passé une agréable journée.
-Merci, vous également. Dit-elle en frappant des mains. Puis plusieurs gardes sont entrés, tandis que Clémentine se dirigeait vers la sortie de la pergola et nous attendait.
Ensuite les gardes se sont avancés un à un comme formant un demi-cercle derrière nous. Nous attendant pour aller vers la suite de nos rencontrent. Puis nous nous sommes dirigés vers l'entrés du palais. Les portes semblaient immenses. En nous approchant elles se sont ouvertes. Les gardes nous suivant en rang par deux enligne. Ils devaient être une bonne quinzaine environ. Devant nous se trouvait une salle gigantesque, tant par sa profondeur que par sa hauteur, c'était impressionnant. On aurait dit une salle pour des géants, nous avions la sensation d'être minuscule. On avançait lentement en regardant les sculptures. Tout au fond de la salle se trouvait une foule de gens. Sur les côtés un nombre important de soldat sur toute la longueur de la salle. Le Carrelage au sol était vert sombre avec d'autres blancs pour dessiner un chemin jusqu'à la reine.
Nous marchions et sommes parvenus à la moitié de la salle quand soudain de chaque côté deux soldat, un à gauche et un autre à droite on saisit une trompe et ont soufflé dedans.
-Brooommmmm !!!
C'était pour annoncer notre arrivé à la reine sans doute. La foule devant nous sait écartés en demi-cercle vers notre direction et nous regardaient venir. Au centre, il y avait un trône en pierre blanche et une femme brune assise dessus. Mélusine, la Reine des Fées. Elle avait de grandes ailes blanches dans le dos, une robe courte avec un collier épais en or, retombant de chaque côté du cou. De fine épaulette dorée, des avant-bras en tissus blanc, comme des gants, mais qui ne couvrait pas ses doigts, qui eux étaient couvert de bagues. Elle avait un anneau lumineux sur la tête, avec des piques. Un peu comme une auréole. Des collants blancs en dentelle, des chaussettes blanches larges retombant sur le bas des jambes. Avec des chaussures ouvertes également et toujours en blanc.
-C'est ta sœur ? Demandais-je tout bas vers Egolian.
-Oui... Dit-il un peu énervé. Il semblait très nerveux. Plus on avançait plus il était tendu.
-La dernière fois que je l'ai vu elle n'avait pas cette apparence... Bizarre... Dis-je tout bas.
Bérénice s'avança puis s'arrêta bien avant les marches menant au trône, elle s'inclina. Puis se plaça avec les autres membres de la cour en nous montrant de la main.
-Votre altesse, voici votre frère et ses deux amis. Dit-elle.
-Très bien, merci bien à vous Dame Saint-Maude. Je suis heureuse de te revoir mon frère après tout ce temps. Dit-elle avec les yeux pleins d'humidités et de joie.
-Si vous me permettez. Dis-je en m'avançant. Je prendrais la parole pour Egolian, car il est venu, veut bien vous écoutez, mais nous lui avons forcés la main, car il ne voulait pas venir. Par contre il ne désire pas s'exprimé.
-Bien. Dit-elle en baissant la tête une seconde comme ressentant une blessure, puis en relevant la tête vers moi. Ses yeux étaient rouges. Faites-donc comme cela.
-Le Seigneur Egolian souhaiterait savoir pour qu'elle raison nous sommes présents dans votre royaume ?
-Cela à au moins le mérite d'être assez directe. Je vais vous répondre. J'ai besoin de dire les choses après tout ce temps à conserver des secrets.
Juste avant de poursuivre elle frappa dans ses mains et les cornes de brume des soldats retentirent, la foule quitta la salle, ainsi que tous les gardes. En quelques minutes, il ne restait plus que nous quatre. Mélusine, Egolian, Mei et moi. Même Bérénice a quitté la salle. C'était impressionnant. Apparemment elle ne souhaités pas partagés ses secrets avec sa cour et son peuple.
-J'ai conservé une douleur dans mon cœur, une certaine haine, qui ma rongée durant des siècles. Mais j'ai besoin de dire certaines choses, que tu ignores mon frère.
Elle descendit de son trône, elle avait une allure fabuleuse avec ses ailes. Une jeune femme brune avec des yeux rouges comme le sang. Elle avait d'ailleurs une traine derrière sa robe et un voile blanc transparent devant le bas du visage, ainsi que de grandes boucles d'oreilles argentés en triangle.
Elle agita ses bras en passant devant nous en visant derrière nous. De ses doigts s'échappaient une énergie visible et soudain des brumes et presque des personnages fantomatiques sont apparus comme des hologrammes, générés par la magie. Pour le moment il y avait le Roi en Jaune uniquement debout comme une statue figé. Elle s'écarta et se mit sur le côté comme pour présenter un exposé. Nous nous sommes tous retournés vers elle et l'hologramme.
-C'était il y a si longtemps. Presque au début du monde d'avant. Il y a une chose que père n'a jamais avoués, mais il y avait auparavant non pas quatre Vénérables Eminences, mais peut-être huit en tout, mais mes souvenirs sont flous. Et il se peut que père ne sois même pas le créateur du monde d'avant.
Pendant qu'elle parlait des images apparaissaient bougeaient devant nous.
-C'est tout ce que je sais à dire vrai, ce que je me souviens, car à l'époque j'étais proche de notre mère et un jour, père à fait quelques choses à notre mère et elle m'a rejeté comme si je n'existais plus. Donc ce que je dis n'est que supposition, mais il est possible que le pouvoir acquis par notre père soit uniquement parce qu'il a tué les quatre autre Vénérables Eminence du monde. Peut-être même Jorem, en prenant sa place. Car vous ne le saviez pas, mais les Vénérables portait à l'origine le nom de leurs peuples. Jorem, Sealken, Arboren et Erenken. C'est pour cela qu'il était craint par les autres, car il avait de plus grand pouvoir que tous les autres. Aujourd'hui mon frère tu as acquis ces dons, en partie car j'avoue en avoir obtenu également. Père a scindé son pouvoir en deux parts, je ne pense pas également, mais bon. Une pour toi et une pour moi, c'est pour ses raisons que j'ai des dons très mystérieux. Mais il y a une chose que je sais, une chose que vous ignorez, c'est très étrange... Mais le Roi d'Emeraude, avant la venue d'Iris, avait un fils que personne n'a jamais vu. Ou presque car moi je l'ai aperçu. J'étais une enfant curieuse... Je voulais tout savoir, tout apprendre du monde. Donc j'ai parfois vu des choses que je n'aurais pas dû voir. Cela veut dire Dame Irem que vous avez aujourd'hui quelques parts dans la nature un demi-frère, mais faite très attention. Je ne sais même pas si Ezéline, nôtre mère, qui est devenue, Lilith, est au courant de son existence. Je ne l'ai jamais entendu parler de lui. Je la tolère sur mon royaume, c'est notre mère, mais je la surveille car je sais qu'elle est dangereuse malheureusement.
-Comment ça ? Dit Egolian et moi, en même temps.
-J'ai un demi-frère ? Ajoutais-je.
-J'ignore son nom, sa véritable nature, mais je sais qu'il existe. La raison de son absence, de son secret, je ne le sais pas. Pourquoi son père la caché... Mais je pense que notre mère devait savoir tout ceci et père à...
-Il a scellé sa mémoire, ses secrets. Nous l'avons constaté en lui rendant visite. Dit Egolian en répondant un peu vite.
-Je savais bien qu'il y avait un souci.
-Je ne comprend pas pourquoi père à fait cela ? Dit Egolian en se posant des questions.
-Moi également mon frère. Lui répondit-elle.
-C'est étrange, comment savez-vous pour les huit rois ? Dis-je en la regardant.
-Mamère me la confié indirectement, quand j'étais une très jeune enfant, elle me lisant des comptines. Aujourd'hui j'ai la sensation qu'elle m'aimait vraiment, pendant cette période. Car plus tard tout à changer. Elle nommait huit grands rois dans le monde. Les quatre rois rouges et les quatre rois noirs. Comme une guerre fratricide, car il semblerait, comme elle me le disait dans la comptine, que tout était lié aux origines du monde.
-Tu penses qu'il y a des secrets encore plus anciens ? Demanda Egolian. Ou as-tu vu cette comptine, mère ne me la jamais raconté ? Ajouta Egolian très étonné.
-Elle était dans ma chambre. Dans le monde d'avant, l'Autre-Monde ou Monde-Miroir. Dit-elle avec évidence.
-Je vais devoir aller chercher se livre, je veux le voir, peut-être a-t-elle caché des choses dans ce livre afin de préserver ses secrets aux yeux de notre père.
-Je pensais à ce livre la dernière fois, car je sais que notre mère est très obtu, tête comme une brique, il est possible qu'enfant, ou bien avant de perdre ses souvenirs, elle est notée des secrets dans ce livre. Ajouta Mélusine.
-Connaissant un peu votre mère, c'est très possible. Par contre je ne comprends pas pour mon demi-frère ! C'est donc le frère d'Ezéline. Dis-je en les regardant tous les deux.
-Je ne sais pas, c'est un peu le problème de cette question et de ce secret... D'après ce que j'ai entendu, Médruka avait un fils avec son épouse. Brusquement, un jour il a eu une fille et il est tombé amoureux ensuite il a eu Iris... Il y a quelques choses de très étrange dans cette famille. Je ne dis pas ça pour vous. Dit-elle en me regardant. Mais il y a sans doute un étrange secret, enfouie dans la mémoire de Lilith.
-Cela me semble très étrange aussi ! Maintenant que vous le dites, pensez-vous que Lilith soit le fameux frère, qu'elle est changée ou que ce soit vraiment quelqu'un d'autre ? Si c'est le fils d'une Vénérable Eminence, il doit avoir des dons comme tous les autres, pourquoi personne n'a jamais entendu parler de lui ? Dis-je en m'agitant toute seule.
-Nous avons encore tant de chose à découvrir, c'est très embêtant de grandir dans un monde ou le secret, les mensonges sont aussi présents... Dit Egolian avec amertume.
-Cela n'est pas tout, mon frère... Dit Mélusine en ayant le visage en berne. Elle semblait vraiment triste et pleine d'émotion.
-Pourquoi qui a-t-il encore ? Demanda-t-il.
-Il semblerait, que tu es subi toi aussi... Des actes de privation de la part de notre père. Je pense, avec une grande certitude, que tu ne te souviens pas de tout. Tes pouvoirs sont limités, pas complet, idem pour tes souvenirs. Quand nous étions petits tu as changé aussi. Tu étais différent auparavant. Dit-elle en osant plus le regardé. Je me rappel de toi, quand nous étions petits, tu n'avais pas la même apparence.
-Qu... Quoi ? Dit-il avec une profonde inquiétude.
-Comment pouvons-nous libérés ses souvenirs ? Demandais-je. Car si le Roi en Jaune à ce pouvoir de scellé des morceaux de mémoire et que même disparu cela perdure, comment pouvons-nous procédés ? De quelle apparence parles-tu ma sœur ?
-C'est pour cette raison que je t'en ai voulu également, j'avais la sensation que tu n'étais plus mon frère. Tu étais différent. J'ai eu l'impression que l'on t'avait remplacé par un autre. Alors oui j'ai été injuste avec toi. Dit Mélusine.
Soudain Mélusine s'avança vers Egolian. Elle avança doucement ses mains de son masque et le retira.
-Je ne connais pas le passé, mais ta forme, l'ombre, c'est toi mon frère. Les apparences spirituelles que tu utilises, ce n'est pas toi, c'est une illusion, un mensonge... Ajouta Mélusine en le regardant.
-J'ai l'impression que plus nous découvrons de secrets, plus il y en a encore de plus grand... Dit Mei avec étonnement en entendant la conversation.
Egolian commençait à avoir les cheveux qui poussait et ses deux yeux étaient bleus-gris. Brusquement j'ai eu une vision qui s'imposa à moi et qui fut virulente. J'ai aperçu l'apparence d'Egolian quand il était enfant. Il avait les yeux bleus-gris et les vêtements de prince. Les cheveux noirs.
-Vous devriez allez voir Yahdéwus, il aura peut-être des réponses. Il créer des objets, des choses grâces à son imagination, il aura peut-être la solution. Ajouta Mélusine.
-Mais tu ne peux pas le faire toi ? Dis-je en parlant à Mélusine.
-Non, moi je donne vie aux objets, aux choses, je les anime, je les rends vivants. J'ai d'autres dons, mais ils sont différents. Samael, est trop dangereux, pour espérer obtenir ce que vous désirez.
-Mais c'est vrai... Tout le monde sait tout ou presque... Il n'y a que moi et Egolian qui avons été écartés du jeu durant de milliers d'années ? Dis-je avec un peu de colère et de consternation.
-Désolé, Irem, mais j'ai dû apprendre à agir avec eux, donc oui, je les connais. Je me suis écartée du jeu, pour vivre ma vie et créer mon propre monde. Yahdéwus, Samael, Lilith sont très dangereux et ambitieux.
Après cette discussion nous avons doucement quitté le palais, la cours de Mélusine. Egolian semblait moins stressé, mais plus pensif, il n'avait plus son masque.
-Il va falloir trouver le livre, je vais devoir y aller seul, car vous ne pouvez pas aller dans les Brumes Maudites du Monde-Miroir avec moi.
-D'accord, mais tu n'avais pas dit que l'on devait rester ensemble ? Ne puis-je pas venir sous forme astrale ? Je veux rester avec toi. Mei toi aussi ? Tu nous accompagnes ?
-Oui. Dit-elle assez rapidement.
-J'ai évidemment d'autre soucis, ils sont mineurs comparés à ceux que l'on vient d'apprendre, mais je cherche un appartement. Nous allons pouvoir y vivre tous les trois, ainsi tu pourras vivre avec nous. Tu ne seras plus seul et isolé ! Eh c'est pas tout, nous n'avons pas encore évoqué la solution de Lilith concernant ta renaissance ? Dis-je en le regardant.
Nous sommes sortis et avons retrouvés Fripouille et Chatouille.
Nous sommes ensuite montés dans un autre carrosse, en meilleur état que le dernier. Mais en rentrant dedans Egolian réfléchissait.
-Non, nous allons procédés autrement. Le voyage en carrosse, les créatures ici ressentent ma présence et attaque plus sauvagement, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs... Tous ceux liés à mon pouvoir son néfaste et dangereux, se transforme... J'ai l'apparence d'un monstre... Mais il doit y avoir une autre explication, tout ceci n'est pas un hasard. Je viendrais vivre avec vous sans aucun soucis Irem, mais je vais juste chercher le livre, la comptine de l'enfance de Mélusine et je reviens très vite. Pour ce qui est du retour utilisons plus simplement un miroir ce sera plus rapide. Moins dangereux et plus prudent. Tu vois pour l'appartement avec Mei, tandis que je vais récupérer ce livre, on est d'accord ? Je te l'apporte dès que je l'ai. Dit-il en me regardant.
-Très bien Egolian. Dis-je un peu tristounette.
-Pour ce qui est de la naissance ou renaissance, j'accepte de le faire, mais uniquement quand je serais certains que nous n'avons plus besoin du Monde-Miroir. Enfin que nous découvrions les secrets étranges qui manquent. D'accord ?
-Bien, mais ne crois-tu pas que justement Lilith nous pousse à le faire et que c'est peut-être une mauvaise chose, car elle espère sans doute réaliser quelques choses en nous poussant à te faire renaitre ? Il est même possible, même un petit peu. Dis-je en faisant le geste avec les doigts et en souriant. Que le Monde-Miroir ne se détruise pas quand tu revis, car il y a toujours des ombres qui y vivent, en quelques sortent ce sont des âmes, des gens ? Tu es juste le lien vivant entre les deux mondes non ?
-Ce n'est pas faux Irem, je reconnais bien là ton intelligence, car tu penses à des choses, aux qu'elles je n'avais pas pensés. Je t'aime... Dit-il soudain avec de gros yeux en se retournant. Il semblait très gêné comme si le mot lui avait échappé.
Egolian demanda tout à coup un miroir à l'un des gardes et ils apportèrent un grand miroir. Nous l'avons presque tous empruntés, enfin Egolian nous a ouvert le chemin, puis Mei et moi avec nos familiers nous sommes retournés sur Terre, nous sommes arrivés dans une rue étroite ou trainait une vitre contre un mur. De la rue nous apercevions l'école plus loin, c'est la ruelle pas loin ou je me suis fait agressée la nuit. Puis Egolian arriva aussi derrière nous. Tout à coup on entendit un bruit étrange derrière nous. La rue était un véritable dépotoir, un bidon en métal, un oreiller sur le sol, des papiers, des tags sur les murs de brique rouge. Une valise au sol, des livres, des journaux. Il y avait même du papier toilette.
-Ohhh ! !! AAhhh !! Ned !! Vas-y !! Dit une femme qui gémissait dans la ruelle. Nous n'avions pas vu immédiatement, dans un renfoncement de la rue, il y avait un vieux canapé ou se trouvaient deux personnes. Nous nous sommes retournés un peu choqués. Un clochard, maigrelet, les cheveux colorés, très sale était couché sur une femme sur un canapé abandonné. Ils s'éclataient tous deux dans une rue étroite et nous étions juste à côté, génial !
-T'inquiète pas poulette !! Ned va bien s'occupé de toi ! Hihihi !! Dit l'homme en donnant de grand coup de bassin très sec et virulent, la cadence était très rapide.
-AAhh ! Ahh !! Aaahh !! AAAhhh !! Ahhh !! Dit la femme qui avait les jambes en l'air. Pendant que le type entrait et sortait si vite qu'elle hurlait encore plus. Parfois ses yeux se renversaient et devenaient blancs, sans pupille. Elle semblait presque perdre connaissance tellement c'était jubilatoire.
-GGGGrrrrr !!! Je vais te démonter !! Nadinnnneeee !!! Dit le type qui tapait de grand et violent coup de bassin. Le vagin de la femme coulait tellement elle était humide. Cela entrait et sortait sans arrêt, dans un rythme très tendu.
-AAAAAhhhhhhmmmmmmm !!! AAAAhhhhhmmm !! Elle hurlait comme une démente. Elle n'en pouvait plus. Parfois elle tremblait comme si elle était en convulsion. Soudain elle s'écroula dans le fauteuil et le type hurla à son tour en la remplissant de son épais liquide.
Le type riait comme un dingue et mettais des claques à la femme qui était tombée dans les pommes. Il jeta les jambes de la femme sur le côté et elle s'écroula au sol. Juste à côté d'elle, il y avait aussi un petit chiot qui dormais sur les journaux au sol.
Le type se recula, presque en tombant en arrière, remettant son pantalon, en s'appuyant sur un mur. Il tourna la tête et nous vis à côté de lui. Il remit son pantalon en sautillant d'une jambe à l'autre. Je n'avais pas vu, mais il tenait un couteau.
-PUTAIN !!! Qu'esss-ce vous faites là ?? Bande de batard !! Vous êtes des voyeurs !! Hein ? Dit-il avec une voix cassée, en postillonnant partout, en parlant une odeur d'alcool et de sueur c'est répandu jusqu'à nous. Il avait une grande crète rose sur la tête, finissant en longue queue derrière la nuque. Tout le reste était mal rasé et très foncé, comme sa barbe. Il avait du maquillage rose sur les yeux et des balafres, des cicatrices partout sur le visage. Mais surtout une marque bleutée sous l'œil gauche, un peu comme celle d'Elvira, deux traits bleus. Il avait des boucles et des épingles dans les oreilles. Un tatouage « Wild Life » sur le haut du torse, niveau du cou. Un long t-shirt noir, avec un nounours rose noté « Go to Hell ». De grosses chaines autour du cou, des piques pour certaines. Un pantalon noir et des chaussures également noir. Quelques tatouages sur les avant-bras. Les yeux gris.
Rien que de respiré son odeur, j'avais la nausée, sa sentais un mélange de chaussette sale et d'urine. Soudain il s'avança et tendit son doigt vers Egolian, poing fermé mais index tendu.
-Tu regardes quoi ? Tu veux que j'm'occupe de toi !! Vas-y gros ! HHihhihhihhiii !! Son rire était strident et aigu, sa voix était très criarde.
Egolian le saisit par sa chemise et le souleva d'un bras. Tandis que le type se marrait comme un débile.
-Excuse-moi, msieur !! J'ai pas toute ma tête !! Hihihihihiii ! S'te plaît batard ! Pose-moi... Dit-il plus en voulant faire la victime. Soudain il fixa Egolian et hurla d'un coup. Putain de ta race !!! POSE-Moi !! L'air méchant et agressif, faisant des mouvements de tête, comme s'il voulait lui donner des coups de tête. Puis il redevint plus peureux avec une voix plus de désolation. Pitié chui Ned ! Nédéric ! Pose-moi mec !
Egolian l'a jeté sur le sol en arrière, sans trop forcé, ce pauvre type qui avait la peau sur les os, était sans doute un drogué à la méta-amphétamine. Il n'avait plus toute sa tête. Il sait relever d'un bond, comme un cinglé.
-Putain !! Puis il frappa d'un coup de pied Egolian. Puis il recula d'un coup en voyant qu'il n'avait même pas bougé. Tu te prends pour qui ? Qu'est-ce qui a ? Tu veux te la faire aussi ? Dit-il en regardant la femme écroulée sur le sol. Hihihihi !! Allez profites elle dort, elle remarquera rien mon pote ! Je lui ai mis son compte ! Heiiinn hihihihhi Heinn hihihiii !! Ricanait-il comme un malade.
Nédéric avait les dents cassés, abîmés ou manquante. Et cela ne le gênait pas de rire la bouche grande ouverte. Son haleine était clairement horrible et fétide.
-Tu veux ? Attends ! Dit-il en attrapant Egolian par l'épaule. Il parlait plus bas vers lui. J'veux prendre la petite là tu me la laisse deux minutes ! Vas-y tranquille frère ? Il indiquait Mei du doigt. Je veux savoir si sa chatte est bridée !! HHaaaahihhihihi !! Dit-il en éclatant de rire comme un fou. En tapotant le dos d'Egolian.
-Nous allons te laisser mon ami. Dit Egolian calmement. Mais non, elle ne veut pas. Elle part avec moi.
-Attends frère, si t'es un ami, donne-moi un billet putain !! Ta vue ou je vis tête de wouam ? Dit-il en montrant la rue, le canapé pourri. Vas-y putain donne-moi !!! Dit-il soudain en gueulant et en approchant, il s'agitait avec son couteau et planta d'un coup Egolian. Donne-moi ta tune fils de pute !! Puis il fit de très gros yeux en voyant qu'Egolian n'avait rien sentit. Alors il jeta son couteau sur le sol en criant et en se jetant à genoux. J'sais pas pourquoi j'ai fait ça mec !!! Pitié me frappe pas !! Dit-il avec sa voix criarde et stridente. Il baissait la tête presque en pleurant. Chui un batard, une merde ! Pitié j'ai rien !
Egolian se tourna vers nous.
-Bon y vas, sinon on va rester bloquer toute la journée ici avec ce type.
Avec Mei on fit oui de la tête, je ne connaissais pas trop ce milieu, vivant dans un cocon familial protégé j'étais un peu sans voix. Mei semblait énervée par les phrases dégradantes du gars qui n'avait aucune limite, aucun respect pour rien. En voyant que nous partions il cria vers nous.
-Tu veux pas !! Juste un coup vite fait !!!
Il ouvrit son pantalon, sortie son sexe et commença à uriner sur la femme, semble-t-il pour la réveillée, il ricanait comme un taré.
-Tu veux pas baiser Nadine ? Elle est chaude comme la braise et elle mouille bien cette salope ! Haaahihihihhi !! Dit-il en criant vers nous.
La femme se réveilla en gueulant, alors qu'elle était aspergée d'urine. Elle sursauta et essayait de se levée.
-Alors Nadine !! Ta vue y veulent même pas te baisée ! Tes bonnes à rien ma vieille !!
La femme lui donna un coup de talon sur le sexe, Ned se plia en deux avec la douleur. Elle saisit sa crète et son crâne et agita son visage sur l'urine qu'elle avait sur elle.
-Alors espèce de batard ! Elle est bonne ta pisse ?? Tiens bouffe moi ça enculé !! Tu vas voir si chui bonne à rien !! Puis elle le jeta en arrière, il tomba pantalon sur les genoux, sexe à l'air.
Elle se leva et elle s'avança vers lui avec sa jupe de travers, une chaussure et des collants troués, un t-shirt à moitié débraillé, un sein pendant à l'air.
-Fils de pute ! Tu me pisse dessus ! Elle écrasa son sexe avec son pied.
-AAArrrrgggg !! Nadine pitié !!?? Non ? AAAaaahhh ! Putain !! AAAhhhh !! Tandis que la femme l'écrasait en tournant le pied dessus.
-Range-moi ta saucisse ! Tu en aura peut-être encore besoin.
Nous partions s'en y prendre attention. En les voyant je me suis dit c'est un truc de dingue, comme les gens peuvent devenir comme ça ? On dirait qu'ils n'ont plus aucune humanité. La rue les détruits complètement, ils sont abandonnés, laissé à eux-mêmes. Tout à coup. On entendit hurler juste derrière nous.
-Hey !! Excusez-moi mesdames, msieurs ! Dit-elle avec sa voix criarde et désagréable. Elle mâchait un chewing-gum bouche ouverte en faisant du bruit, elle sentait clairement l'urine. Même assez fortement.
-Pardon ? Dit Egolian en soupirant.
-Gros ta pas un billet pour nous s'te plaît, allez sois, soyez sympa ? Demanda la femme.
Elle était dressée derrière nous, cheveux blonds longs et tressés, un make-up mauve pailleté marqués sur les yeux qui avait coulé. Des collants troués, un t-shirt noir, humide, sentant l'urine. Une jupe noire. Des chaussures noires ouvertes à talon. Elle se grattait partout et semblait avoir des croutes sur les bras et les jambes. De nombreuses chaines au cou, sur le visage, attaché à la narine, à la lèvre. Les yeux bleus très clairs. Quand elle parlait, elle avait une haleine très alcoolisée. Nadine portait une veste en cuir brun ouverte.
-Vas-y si tu veux je m'occupe de toi bien ! Dit-elle en voulant caresser son sexe et en s'approchant. Egolian se recula d'un coup.
-Non ! Désolé, cela ne m'intéresse pas.
-Tiens et casses-toi ! Dis-je en tendant cinq billets de dix dollars.
Elle saisit le paquet de billet et le mit dans sa culotte.
-Merci mademoiselle ! Haaahahahah !! Ned on va pouvoir acheter un remontant !! Dit-elle en hurlant la tête un peu penchée en arrière.
Son gars Ned, se relevait du sol, doucement. Mais nous sommes ensuite parties quittant la ruelle étroite. Nous étions assez mal à l'aise, c'était une situation très bizarre.
-Pourquoi on a atterri ici ? Demandais-je à Egolian.
-Justement, c'est ce que je me demandais, c'est étrange, c'est comme s'il y avait eu une erreur, un décalage... Comme si quelqu'un avait dévié notre trajectoire... Je ne comprends pas ce qui est arrivé. Répondit Egolian inquiet.
-Tu es sûre que c'est pas dû à tes émotions, ton stress ? Demanda Mei en le regardant.
-Oui c'est vrai Mei à raison, tu m'as dit que les émotions s'étaient important, peut-être que la tension générée par le fait que ton père avait des secrets à brimés tes pouvoirs, tout ça te travail l'esprit et ça joue sur tes pouvoirs non ? Dis-je en ajouta ses mots.
-Je l'ignore, cela ne m'était jamais arrivé avant. Dit-il très anxieux.
-Mais tu vas faire comment pour rejoindre ton monde ci tes pouvoirs déconnes ? Dis-je en le regardant très soucieuse.
-Ne t'inquiète pas Irem, je vais y parvenir, vous cherchez un appartement, on fait comme prévu. Dit-il en me regardant.
-Wouais tu dis ça pour me rassurée ? Dis-je un peu inquiète.
-C'est clair ! Ajouta Mei.
Egolian leva un bras pour ouvrir un passage vers une vitrine de magasin fermé. Il regarda à gauche et à droite.
-Bon les filles, je prends le livre et je reviens très rapidement.
J'étais un peu mécontente car il cachait ses faiblesses de peur de quoi ? Qu'on se disent que le puissant Egolian n'était pas dans son état normal à cause d'un trouble familial très étrange ? Ahh !! C'est énervant, en même temps je manquais un peu d'intimité, je vais pas dire à Mei de dégagée, mais parfois j'aimerais être seule avec lui. Egolian a traversé la vitre et disparus, nous nous sommes dirigés vers le lycée en traversant la rue. Une fois devant l'établissement j'ai pris mon téléphone et j'ai appelé un Uber pour rejoindre la maison. Après l'expérience avec les clochards, j'avais plus envies de rentré en trottinette, pour une fois. Au pire je verrais avec ma mère pour la facture. Après plusieurs appels et commande, je n'ai pas réussi, il fallait payer en ligne avec une carte bleue et je n'en avais pas !! La poisse !! Avec Mei on a récupéré nos vélos et trottinette et nous sommes partis pour la maison. Il fallait que je voie aussi ce problème, j'ai pas d'argent rien, pas de carte !! Je vais faire quoi si j'ai faim ??Le comportement d'Egolian m'énervais dans un sens, mais les clochards de la rue aussi, le fait que son pouvoir ne fonctionne plus vraiment normalement, c'est étrange et pas normal surtout !! AAhh !! Punaise sa me stress !! J'étais dix fois plus forte pourtant j'avais toujours une trottinette !! Je voulais changer tout ça !
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