Je me réveillée, après une longue nuit, le mercredi 15 septembre avec la peur au ventre, j'avais très mal dormi, les images de cette jeune femme dans les toilettes, allongés avec ses baskets et son jeans, sans tête, mais où était ça tête ? Pourquoi faire ça ? J'avais tellement de doute de questions dans mon esprit. Silka17 serais un tueur en série ? J'avalais ma salive avec difficulté, j'imaginais un beau jeune homme qui désirais me rencontrer, certes avec une façon peu orthodoxe, mais je m'étais habitué à ce petit jeux de cache-cache, mais un tueur, je voulais pas mourir, je venais à peine de débuter ma vie ? Je n'avais pas cours jusqu'à nouvelle ordre, l'école était fermée. Un médecin de l'établissement, avec mademoiselle Castillo l'infirmière m'avais donné des cachets pour me détendre psychologique suite au choc. J'avais deux policiers dans une voiture banalisé dans la rue en face de chez moi, qui surveillait la maison. La tension se faisait vraiment sentir très fortement. Je trainais dans mon lit, m'enroulant dans mes couettes, j'essayais de réfléchir, mais je n'y arrivais plus. Seth Azan, j'aurais largement préférée suivre mon plan, pas tombée sur le cadavre d'une fille de l'école. Soyons claires ! Je ruminais, enfonçant ma tête dans l'oreiller, prête à hurlée, mais je ne pouvais pas.
« Toc ! Toc ! Toc ! » Je sursautais dans mon lit, on toquait à ma porte. J'étais assise, couverture serrée contre moi, laissant juste apparaitre mes yeux et le haut de ma tête.
-Milo je peux entrer ? Dit ma mère.
-Oui maman. Ouf ! Je retombais dans mon lit soulagé.
Ma mère entra dans la chambre, il y avait mes vêtements de la veille en boule en tas un peu partout, le sac, tout était jeté au sol. Ce n'était pas mon habitude, mais hier ce n'était pas une journée ordinaire. J'avais la flemme. Elle tenait un petit plateau et m'apporta mon petit déjeuné au lit. Le médecin de l'école lui avait parlé de ce que j'avais vu quand elle était venue me chercher avec mon père qui attendait dans la voiture.
-Oh milo ne te laisses pas allez comme ça ! Regarde-moi ce bordel ? Dit-elle en posant le plateau et en commençant à ramasser mes affaires et à tout ranger, au sale dans le bac ou comme mon sac près du bureau.
- Ploc ! Ploc ! Elle se tourna vers la fenêtre, moi aussi très vite. Je vis ma mère s'y rendre, je me suis levée d'un coup.
-Maman ! T'inquiète pas c'est juste le voisin, s'il te plaît maman ? Ne dis rien, c'est le jeune voisin qui envoie des cailloux dans la vitre pour me parler.
-D'accord, comme tu veux. Dit-elle, puis elle se retourna vers moi. Par contre habit toi ! Pas comme ça !
-Oui maman je te le promets. Dis-je avec amour à ma mère. C'est sûr qu'avec juste un t-shirt léger, cela faisait peu de vêtement. Je lui ai souri et elle est sortie de ma chambre.
Je me suis dirigée à mon armoire enfilant très vite un pantalon de jogging gris et des baskets. J'ai été à la vitre, j'ai ouvert, me présentant sur le balcon. Et bien entendu il y avait Gabriel à sa fenêtre.
-Psssttt ! Poulette tu as un sachet pour moi ?Dit-il avec sourire et de grands yeux en me voyant.
-S'te plaît ? Vas-y j'en ai besoin ? Rends-moi ce service ? Dit-il presque en suppliant, un peu au dépourvu.
-Ouais comme ça tu me feras encore du chantage ? Dis-je en me retournant. Pas question ! Ajoutais-je en faisant non avec mon doigt et en haussant le ton.
-Pfffff ! Il soupirait désespérer. Merde t'es pas sympa, j'chui dans la galère là. Dan peut pas venir, Béa non plus, les flics en bas dans la rue, franchement ce n'est pas cool comme plan.
-Ah parce que tu crois que la fille qui sais fait tuer elle l'avait prévue elle ? Dis-je encore plus énervé.
-Ouais c'est clair, mais bon je la connaissais pas moi.
-Moi non plus, enfin je crois. Je me posais des questions. Un peu perplexe, même si j'avais vu la photo je ne pouvais pas lui dire. D'ailleurs tu sais qui s'était ?
-Ah tu ne sais pas ? Me dit-il avec un sourire en coin. Et tu veux savoir ? Donne-moi un sachet et je te donne son nom ? C'est honnête non ?
-Ah tu m'énerves ! Je suis rentrée, j'ai pris un sachet et je lui ai jeté. Tiens prends ça et donne-moi son nom ?
Il saisit son sachet trop heureux, l'embrassant presque. Ahhhh merci ma belle ! Tu es adorable ! Il se retourna vers moi avant de fermer sa fenêtre. C'est Sibyle Clarke la victime, c'est dans le journal du jour ! Allez bonne journée !! Dit-il en ricanant. C'est bien elle que j'avais vu en photo.
Dans le journal ! Punaise !! Y m'énerve ce type !! Je rentrais dans ma chambre en râlant toute seule. Je refermais la sécurité, la fenêtre. Punaise !! Punaise !! Sibyle, c'est la fille hautaine qui était avec moi en cours d'art. Elle avait pas l'air super sympa, mais bon de là à la tuée c'est un peu violent. En m'avançant j'ai saisi une tartine, mangé un peu et me suis jetée dans mon lit. Ahhhhhhhhhh !!! La merde !!!
-TUUUT TUUUUT TUUUUUT ! Hurlais une sorte d'alarme.
Je me suis relevée aussi vite, c'est quoi ce truc ? J'avançais en écoutant. Oh non ! ça vient du tiroir, c'est la tablette. J'avais presque peur d'ouvrir. Je l'ai saisi avec du mal je me demandais ce qui allait se passer, j'avais la pression. J'étais tendue et très nerveuse. Elle sait allumer, comme à son habitude avec ce smiley toujours aussi étrange.
-Salut Irem, comment vas-tu aujourd'hui ? La voix toujours déguisée, robotisé.
-Je... Je vais bien, enfin je ne suis pas sure. J'hésitais, je savais pas trop quoi dire, sans en dire trop. Et surtout est-ce que c'était le tueur que j'avais croisé.
-Le ton de ta voix, n'est pas le même, que ce passe-t-il ? Dit-il semblant inquiet.
-Disons que je suis malade, en ce moment, je vais plus à l'école.
-Tu as attrapés ce virus, le covid ?
-Non, non pas du tout, mais je... J'ai assisté à des choses atroces en vérité. J'avais la chair de poule, mes poils se dressaient sur tout le corps. Je ne veux pas chercher des excuses, des faux prétextes, je veux pouvoir y croire.
-Tu étais là quand il y a eu ce meurtre dans l'établissement ? Dit-il en parlant plus fort, comme choqué.
-Oui, voilà c'est ça. Un peu dépité.
-Je suis désolé Irem que tu es dû subir ça. Je comprends mieux le ton de ta voix. C'est sûr c'est que cette pauvre jeune femme n'avait sans doute rien demandé de tout cela. Ce type de personne devrait être en prison.
-C'est clair, mais apparemment, lui il est dehors en liberté et cela ne l'arrête pas, même la police. Un peu plus énervé.
-Je vois, je comprends ton inquiétude... Et du coup tu penses que c'est moi n'est-ce pas ? J'ai aussi lu l'article et il parle de dix-sept victimes, et je me nomme Silka17, tu as dû faire le rapprochement.
-Non, en faites si, mais non je ne sais pas. Comprends que c'est difficile pour moi. Je fais un challenge un peu spécial avec un inconnu. Il est dans mon établissement comme moi. Il m'envoi des cadeaux, dont d'ailleurs une photo et comme par hasard le tueur laisse des photos avec les mêmes mots notés au dos avec le visage des victimes. Ce chiffre dix-sept qui revient comme une coïncidence. Le tueur qui dépose la photo dans mes affaires au lieu de la posée comme à son habitude sur le corps ou à côté. Franchement il n'y pas de quoi flippé évidement ? Disais-je en faisant les cents pas autour de la tablette déposée sur mon lit. Mon corps était tremblant, mon cœur accélérait.
-Il a fait ça ? Sincèrement Irem ? Il semblait avoir un ton très énervé.
-Oui, bien sûr, sinon j'aurais pas aussi peur ! Disais-je avec fermeté.
Suite à cela, il n'a plus répondu, la tablette c'est éteint. J'avais un sentiment au fond de moi, qui me disais que ce n'étais pas lui, mais comment en être sure, peut-être jouait-il avec moi ? Il l'avait d'ailleurs peut-être fait avec les autres filles avant de les tuées. J'étais un peu perdue, embrouillée. Je voulais le croire, mais comment faire confiance à une personne que l'on ne connaît pas ? Je commençais presque à avoir la migraine à force de penser à tous cela. Aaaahhhhh !! Puis la tablette se ralluma.
-Comment puis-je faire pour te convaincre que je ne suis pas cette personne ? Car sincèrement, même si je veux faire ce challenge pour apprendre à te connaitre, je ne suis pas un tueur et encore moins je voudrais te faire du mal, surtout pas à toi. Je réfléchissais en tournant en rond. Ahh j'avais la tête en feu. Qu'est-ce que je pouvais dire ?
-Révisons le contrat du challenge ensemble ?
-Et en faisant cela tu me feras un peu plus confiance ?
-Non, c'est vrai je sais pas trop. Un peu confuse.
-Tu sais qui sait ?
-Cela commence à faire beaucoup de question disons gratuite.
-Rhhha tu vois ! Toujours avec ton règlement ! Je m'énervais encore. Faisant des gestes en l'air toute seule dans ma chambre.
-Irem, je suis prêt à beaucoup pour toi, mais je veux vraiment, oui, respecté le jeu. Après tout, si tu ne me faisais pas confiance, au moins un petit peu, tu pourrais ne pas croire mes réponses et pourtant, sachant que je tiens aux règles, tu sais que j'ai promis de répondre pars la vérité à tes questions. Et si tu pensais que j'étais le tueur tu aurais pu donner la tablette aux inspecteurs.
-Tu marques un point, mais c'est quand même un peu le flou dans mon esprit.
-Je veux bien te dire que ce n'est pas moi, mais je ne veux pas répondre aux questions disons qui me concerne directement si c'est hors du règlement.
-Comment ça, qui te concerne ?
-Je ne répondrais pas si c'est des questions qui t'aideront à trouver qui je suis.
-Voilà c'est flou, c'est vague et ça me dit pas qui tu es ou qui es le tueur, ou même si c'est toi !
-Parlons d'autres choses si tu veux, pourquoi voudrais-tu changer les règles ?
-Une semaine c'est long ! J'ai cent milles questions par jour, trop curieuse aussi sans doute, pis mince c'est le jeu non ? Je ne veux pas te découvrir dans dix ans ! J'espère très fort, j'imagine, je redeviens rêveuse ! Pis un jour, il faudra bien que l'on se rencontre en vrai, dans la vie non ? Je t'assure que je prends sérieusement ce jeu, je veux te trouver, sincèrement, mais j'ai besoin que tu me rassures.
-Oui je sais bien. Mais d'ici là j'espère que j'arriverais gagner ta confiance encore davantage et qui sais peut-être un jour tu n'auras plus aucun doute sur moi, mais moi aussi je veux être sure. Car... Il marqua un moment de silence.
-Alors pourquoi tu procèdes ainsi ?
Il y eut un grand silence.
-Je ne suis pas comme les autres tout simplement.
-Mais c'est naturel non, de chercher de se demander des choses ? Posé des questions ?
- L'univers est fascinant de mille et une façon Irem, j'aimerais que tu le découvre comme moi je le vois. Quand tu aimes une personne tu dois être capable de tout pouvoir lui dire, c'est une relation comme celle-ci que je cherche. Il n'y a plus à avoir peur, plus de doute, car il n'y a pas de trahison, juste de l'amour. Peut-être tu me trouveras trop rêveur.
-Fais-tu des rêves ?
-Oui cela m'arrive, pourquoi ?
-Il faut parfois suivre ses rêves...
-Oui je vois, moi aussi je cherche l'amour, mais sa veux dire quoi ? Tu as rencontré une femme qui te fais du mal et c'est pour ça que tu te caches ?
-Je... Je te dirais juste que parfois il y a des blessures qui ne s'efface pas, ce sont des douleurs impalpables. Je vois l'amour comme dans les contes des fées, avec innocence, avec les yeux d'un enfant. J'ai de l'espoir. J'y crois vraiment ! Pour aimer une personne afin de ne pas se tromper, je pense qu'il suffit d'écouter son cœur. Tu vois, l'amour est une promesse.
-J'aimerais rencontrer, vraiment l'amour que tu décris, car j'en rêve moi aussi. Sans aucun doute, ni aucune douleur.
-Nous nous écartons du sujet. Il marqua un silence. Nous devons parler du challenge. Comme s'il se remettait de ses émotions.
-Du coup ? A la place d'une semaine, on peut pas faire ça par exemple cinq questions par jour ?
-Ce serais possible.
-Comment le valide-t-on ? Tu dois appeler tes avocats ? J'ai eu un petit sourire en disant la phrase.
-Non, s'il te plaît, ne te moque pas Irem. Je te promets, pour moi c'est très important. C'est surtout pour me préserver, car...
-Ah d'accord c'est pour te protéger de moi ? Car quoi, tu commences des phrases et tu te bloque, tu as peur de quoi ? Dis-je avec la fièvre de savoir.
- Si nous commençons aujourd'hui, cinq par jour, c'est ta première question ?
-Non, non pas du tout. J'ai beaucoup trop d'autres questions à te demandé ! Mais encore une fois tu ne parles pas. Tu vois, tu restes parfois silencieux.
-J'ai besoin de temps, car j'ai le cœur fragile. Je suis hypersensible, je m'emporte vite dans mes émotions pour tout, colère, amour, je fonce tête baissée, car j'y crois à mille pourcents, mais lorsque je suis déçu c'est la dégringolade, c'est terriblement violent pour moi.
-Comme pour tout le monde, ça fait mal.
-Non ce n'est pas vraiment, pareil, je te l'ai dit, je ne suis pas comme tout le monde, je suis vraiment diffèrent.
-Arrête j'ai la sensation de parler à un monstre. Dis-je en riant.
-Qui sait, peut-être que c'est ça ? Dit-il en riant avec moi.
-Alors que décides-tu pour le challenge, on valide ça comment ?
-Alors je vais accepter ta demande. J'attends tes questions.
-Attends, laisses moi prendre mes notes, mon téléphone, j'ai aussi imprimé des plans, je me suis organisé un peu mieux cette fois. N'oublie pas, tu ne m'as toujours pas dit ce que je devais faire, car tu n'es pas Wiktor Novak ?
-Oui je le sais.
-Donc tant que tu ne me donnes pas de gage disons, je ne te proposerais personne.
-Ça me conviens.
-Très bien on est d'accord.
« Cling ! Cling ! Cling !! » Rhooo ! Mon application TikTok. Des notifications, ça y est ça recommence. Je l'allume.
-OMG !! 1789 abonnés ! J'avais envie de sauté de joie. Même si depuis Tiktok me passionnais vraiment moins. J'avais tellement d'autres choses en tête.
-Première question, Es-tu célibataire ?
-Oui sans hésitation.
-C'est bien, c'est une bonne chose. Deuxième question, je sais que tu me vois, mais moi, t'ai-je déjà vu ?
-Oui plusieurs fois.
-C'est vrai, donc, attends je réfléchis à haute voix, cela veut dire indirectement que tu es forcement une personne que j'ai déjà rencontrée. Je ris, je suis contente. J'espère que c'est le bon ! Hummm. Désolé. Je reprends. Troisième question. Es-tu déjà venu chez moi ?
-Je dois l'avouer, oui.
J'ai eu un moment de silence. Car malgré que je m'y attendais j'ai quand même eu un frisson, mais vraiment en bien. Car là sa ma foutue le cafard. Ça veut dire qu'un inconnu est rentrée chez nous ? J'avais le cœur qui s'accélérais.
-Ah ouais, quand même, c'est... Punaise j'espère vraiment que tu mens pas ! J'espère que tu n'es pas un taré et un tueur ! Avalant ma salive. Bon je continus, même si là, ça me choc un peu de l'apprendre. Quatrième question. Comment fais-tu pour être dans mes abonnées puis disparaitre tout à coup ? Alors que j'ai le même nombre d'abonné.
-Ah tu es très maline, j'aime beaucoup.
-Merci ! Mais tu peux répondre ?
-J'utilise des comptes qui ne sont pas les miens.
-Quoi ?
-Je t'ai répondu.
-Mais ça veut dire que Silka17 n'a aucun rapport avec toi, c'est juste un pseudo bidon ?
-Est-ce ta cinquième question ?
-Rhhhaaaa ! MMMMmmmmmmm ! Un peu fâchée, car depuis le début je m'acharne avec le chiffre dix-sept et je m'obstine, alors que cela peut-être aucun rapport. Oui je veux savoir ! D'un ton plus sec.
-Silka17 est un pseudo inventé, aucune lettre ou chiffre n'a de rapport avec moi, ni date, ni âge, ni victimes ou je ne sais quoi d'autres.
-Ahhh ce n'est pas juste ! Disais-je en criant un peu.
-Tu as posé tes cinq questions Irem. Je vais donc définir un gage d'ici la fin de la journée ensuite tu pourras me donner ta proposition.
-Ouais Ouais ! D'un ton un peu vexé.
-Ne sois pas si dur avec toi-même, tout le monde peut se tromper de chemin. Ce qui est mieux c'est que tu t'aperçoives que tu as emprunté le mauvais chemin et que tu retrouves la bonne route. Tout est pardonnable tant que l'on ne blesse personne.
-Ouais beaucoup de phrases pour dire un sens caché. Je vais préparer des questions plus fermées et surtout réfléchir à tout ça.
-Je cherche simplement une relation à distance, bien avant une relation physique, ainsi le physique n'influence pas tes pensées, tes sentiments.
-Oui, toujours ce truc physique et les sentiments, l'amour, mais si je te rencontre jamais, comment fera-t-on ?
-Nous discutons non ? Me dit-il.
-Oui c'est vrai, petit à petit plus ouvertement.
-On gagne la confiance de l'autre.
-Oui je vois ce que tu veux dire. J'avoue c'est vrai.
-C'est ainsi que naisse les sentiments. Plus le temps passe plus on se découvre des émotions, pourtant, on ne sait jamais vu. Mais on y pense tout le temps, comme une complicité. Cela veut dire que même si tu ne m'as jamais vu tu éprouves des sentiments. Je te souhaite une bonne journée Irem !
-Bonne journée Inconnu ! Bisou ! J'avais un petit sourire de satisfaction sur le visage. Il parlait de sentiment pour moi.
La tablette c'est ensuite éteint. Je l'ai saisi pour la ranger dans le tiroir. J'avais moins de stress même si je ne savais pas encore qui proposé vraiment. C'était compliquée. J'étais juste un peu énervée contre moi-même d'avoir décidé de suivre une piste complètement fausse depuis le début. J'ai rangé la tablette à sa place, avec le livre et la photo. Je l'ai d'ailleurs observé quelques secondes, cette femme avais un lien, je devais découvrir son identité. Normalement c'était une piste fiable. Il porte aussi un uniforme, mais qu'est-ce que l'on nomme ainsi ? Les professeurs qui sont en costume, peut-on dire que c'est aussi un uniforme ? Je devais tout prendre en compte. Une femme de ménage, c'est aussi un uniforme si elle met une tenue spécifique. Moi je me focalise sur celui de l'école, mais je ne dois pas m'emballé trop rapidement. Après tous les membres d'un gang ont aussi des logos et couleurs qu'ils portent pour se démarquer des autres, on peut voir ça comme un uniforme aussi. Je dois faire attention à tout, sans me focaliser en écartant les autres car ensuite j'élimine trop rapidement d'autres possibilités.
Ahhh ce n'est pas vrai ! Disais-je en me jetant dans mon lit. Le chiffre dix-sept m'avait clairement trop influencé. Cela m'avait écarté de nombreux autres choix. Et ce tueur qui s'ajoute à l'équation, pourquoi avoir changé son rituel juste pour moi, ce n'est pas un hasard, j'en suis certaine. Les études sur le sujet le prouvent, un tueur en série, possède un rituel et c'est très important pour lui. Donc s'il a modifié ses habitudes pour moi c'est que je dois être tout aussi importante que son propre rituel. Oh punaise ! ça me donne des frissons tout ça. Peut-être que la photo en noir et blanc dans mon tiroir n'a rien avoir avec le tueur, mais bon, je trouverais ça très bizarre. Il y a aussi le livre, c'est évident. Donc éventuellement un lien avec la magie et pour le moment hormis Ayden un enfant certes étrange et son grand-père qui traverse des miroirs je trouve cela chelou. Je ne sais pas si les autres élèves ou professeurs arrivent à faire de la magie ? Il m'a dit «Ce sont nos origines », moi perso je connais pas la magie, mais est-ce vraiment cela nos origines, c'est peut-être aussi une fausse piste. Le livre parle sans doute d'une région, d'un lieu et ce lieu serait nos origines à tous les deux ? Etrange quand même, il est né au même endroit que mes parents, c'est un Croate ?
Ahhhh lalalallaa !! Deux millions de questions par seconde, c'est épuisant. En plus je suis coincé ici, à cause du tueur, plus d'école pour le moment. Ça va être dur de voir du monde, mais bon en même temps il m'a dit que je l'ai déjà vu, punaise j'aurais dû simplement lui demander si je l'avais déjà pris en photo ! Mince je suis pas assez précise... ça c'est sûr que dans l'établissement, il y a plein de gens partout, au détour d'un regard, j'ai dû le voir sans faire exprès, punaise sa m'énerve !
Je me suis levée, j'ai saisi mon chocolat chaud, mdr ! Il est froid maintenant. Bon je vais le boire quand même. Je dois me secouer, ne pas me laissé allez. Pour le tueur a choisi Sibyle ? Est-ce vis-à-vis de moi ? Quand même pas, Irem tu n'es pas le centre de l'univers, calmes-toi ! Mr Chambers suspect, il s'intéresse à moi, peut-être même de façon malsaine, Mr Blake très étrange aussi. Le doyen pour le moment aucun intérêt si ce n'est la magie. Ayden, il m'a dit qu'il me trouvait joli, c'est mignon et c'est un garçon, donc je vais le garder dans les suspects. Seth bon lui je le garde, il est intéressant, même si son lien est indirect. Gabriel, franchement je le vois pas faire ça, cela ne semble pas être son domaine. Mais il agit pas intérêt et il est rentré chez moi. Je dois approfondir tout ça. Adrian Abbott, j'espère vraiment que ce n'est pas lui. Le tueur évidement on sait jamais, mais là aussi pourvus que ce n'est pas lui. Je ne veux pas finir dans une valise. C'est clair ! Les autres garçons pour le moment ou professeurs non je vais garder cette mini liste pour l'instant et me concentrée déjà sur eux. Ce sera un bon début.
Rightful Staten Island High School, c'est fermé à cause du meurtre ou c'est juste moi qui suis à la maison ? Car Mei m'a dit que c'était souvent ouvert même la nuit. Je peux peut-être allez fouiner la nuit dans le bâtiment j'y découvrirais des choses ? La nuit ? Tu es folle Irem ? Comme ça ma mère me tue de suite ! En même temps c'était tentant de voir, je pourrais découvrir des indices importants. Pis le gardien de nuit je ne le connais pas encore. Mais bon s'il travaille la nuit pourquoi je l'aurais vu le jour, il doit dormir. Surtout que cela rallongerait ma liste. Non sincèrement si je dois faire ça, je dois avoir un objectif et ne pas m'en détourné, sinon je vais me perdre dans un truc qu'il ne faut pas. Le bureau de Mr Chambers et celui de Mr Blake, cela me ferait deux suspects en moins. Je dois en avoir le cœur net ! J'étais presque décidée. Mais je devais sortir en douce, échappée à la police, s'il reste devant je ne devrais pas avoir de mal. Je descends par derrière je dois juste préparer ma trottinette, mon casque et les mettre derrière dans le jardin. Je pourrais toujours voir si je peux trouver un chemin au fond du jardin pour sortir dans la rue plus loin derrière la maison. J'avais surtout pas envie de me faire attraper et surtout après le meurtre, j'ai pas du tout le besoin d'avoir d'autres soucis. Je me suis enfin décidée, j'ai fini mon plateau, mes tartines, je me suis dirigée à la baignoire, je me suis détendue, je me sens propre, je suis descendue et j'ai préparé le matériel pour ce soir, même si ma mère me regardait bizarrement du coin de l'œil. Elle faisait la cuisine pour préparer des gâteaux. Je me suis dirigée au fond du jardin, il y avait une haie tout au fond, un petit ruisseau après notre terrain et plus loin encore une rue qui passait derrière la maison. Je cherchais un passage, un buisson moins épais. Voilà parfait ici je peux passer normalement. Je devais mettre une tenue, facile pour sortir, un pantalon serré près du corps, empêchant un accrochage, des bottes aussi, la terre, le ruisseau, tout devait être près. Voilà une tenue plus adaptée !
J'avais soigneusement tout vérifié, chaque centimètre de mon chemin, de mon parcours, et si vraiment c'était fermer, tant pis je rentre à la maison. Je ne devais pas m'attardé sur les choses inutiles. J'ai déposé la trottinette et le casque dans le fond du jardin. J'ai été aidée ma mère, nous avons parlés du meurtre. J'ai raconté comme c'était horrible ce que j'avais vu. L'après-midi j'ai regardé tranquillement des séries novelas, des séries plus latine, mexicaine que ma mère aimait regardés. Novelas veut dire « Romance », ce sont essentiellement des séries de drame et passion amoureuse d'Amérique latine que des millions de femmes suivent. Nous avons passés une après-midi entre fille à rire et pleuré devant ses feuilletons télévisés. J'avais sans doute un peu honte de moi, de ne pas tout lui dire, mais je devais découvrir seule et résoudre ce challenge. J'espérais de tout mon cœur découvrir, peut-être naïvement en regardant les novelas, l'âme-sœur au travers de ce challenge, même si ce n'était pas l'inconnu de la tablette, peut-être que j'en rencontrerais un autre qui sera parfait pour moi.
Ce soir-là, j'ai mangé avec mes parents avec un objectif en tête, vaincre, réussir, découvrir ! J'étais prête combative et décidé, en regardant droit devant moi. J'ai salué mes parents, mon père a été devant la télévision pour voir le journal, ma mère la rejoint après avoir mis en route le lave-vaisselle. Je suis montée, j'ai pris une douche rapidement et je me suis dirigée dans ma chambre. J'avais préparé mes affaires sur mon lit. Je me suis mise assise, j'ai enfilé mes chaussettes, puis mon legging en cuir noir, mes grandes bottes, avec un talon pas trop haut et carré pour avoir un meilleur appuie au sol. Elle montait jusqu'aux genoux. J'ai ensuite pris un t-shirt noir et une petite veste avec manche courte. Tout en noir, de nuit c'est mieux.
Diling ! Diling !! Diling ! Punaise c'est quoi ça ? Qui sonnait chez moi à l'heure-là ? J'ai entre ouvert la porte de ma chambre pour écouter ce que je pouvais entendre. Ma mère a couru pour ouvrir la porte. Cette voix, merde !! L'inspecteur Cartwright. J'ai refermé vite ma porte, me suis jetée sur le lit retirant mes vêtements très vite, car je voulais pas que l'on me voit ainsi. J'ai vite saisi une chemise de nuit longue, j'ai gardé les grosses chaussettes, j'ai pris mes pantoufles en dinosaure. J'ai tout déposée mes affaires sous ma couette. Puis pas longtemps après ma mère m'a appelée dans l'escalier.
-Milo !! Viens voir, le monsieur de la police est là ! Il veut te voir ! Dit ma mère en criant dans l'escalier.
J'ai juste crié juste Oui ! mais je les avais déjà. J'ai attendue quelques secondes et je suis descendue en restant détendue. L'inspecteur était dans le salon, debout saluant mon père, puis envoyant ma mère et moi, il avança vers nous.
-Bonsoir, excusez-moi de vous dérangez si tard, mais je venais voir comment vous alliez ?
-Tout va pour le mieux, j'essaie de continuer à faire comme avant, mais j'y pense encore.
-C'est normal, c'est un choc important. Je tenais à vous avertir que l'ADN retrouvé sur vous n'a servi à rien, tout semblait insuffisant ou corrompu, parfum ou d'autres substances, gel hydroalcoolique etc... Les gènes étaient détériorés. Même le cheveu prélevé n'était pas utilisable. D'après vos souvenirs, c'est sans doute un homme, cela rejoint nos suppositions de départ, il a aussi sans doute des cheveux verts plusieurs mèches teintées. C'est déjà un bon indice. Les agents postés devant chez vous seront relevés toutes les six heures et cela jusqu'à nouvelle ordre.
-C'est pour nous protéger de ce tueur ?
-C'est bien ça, comme il a changé ses habitudes en vous rencontrant, ce qui est inhabituelle, cela veut dire qu'il a une idée en tête. D'ordinaire il laisse la photo auprès du corps et là il la volontairement glisser dans vos affaires.
-Oui je vois, j'espère qu'il ne viendra pas.
-Soyez tranquille, ce sont de bons agents. Il se tourna vers mon père, ma mère et moi. Bonne soirée, monsieur, madame et vous rassurez vous, tout ira bien.
Il se dirigea vers la porte, ma mère l'accompagna et il sortit comme il était venu. J'ai regardé ma mère, elle me fit un câlin et me dit bonne nuit. Je suis remontée, je me suis changée à nouveau. Je suis restée patiente avec ma tenue, j'ai éteint les lumières laissant juste quelques leds en volume réduit. Il faisait sombre et j'étais prête à agir. J'ai pris mon téléphone, j'ai regardé un peu Tik Tok pour voir, j'avais 2145 abonnées, et maintenant ce n'était plus ça le plus important. J'avais l'impression d'avoir subi un sevrage d'un coup. Aucun Silka17, en même temps il pouvait être n'importe lequel de ses abonnées, avec un autre nom. Donc qu'elle importance. J'ai attendu jusqu'à presque vingt-trois heures, car mes parents ne se couchent pas trop tard, pour être sure qu'ils dorment. J'ai hésité pour la tablette, car il devait me donner mon gage avant que je puisse faire une proposition, mais il n'avait pas signe de vie depuis le matin.
J'ai juste pris mon téléphone en mode silencieux dans une poche et j'ai ouvert ma fenêtre, je me suis glissée dans le jardin, j'ai couru vers le fond, prenant mon casque et en le portant déjà sur la tête, cachant le plus possible mes cheveux. J'ai pris ma trottinette et je suis passée entre les buissons de la haie, j'ai passé le ruisseau et en arrivant plus loin sur la route, j'ai démarré ma trottinette électrique sans un bruit.
Après un passage de plusieurs rues je suis arrivé devant l'établissement, j'ai regardé partout, il n'y avait personne sur les lieux. J'ai posé ma trottinette en l'attachant et j'ai monté les marches en gardant mon casque. Je respirais fort dans mon casque, puis j'ai poussé la grande porte principale et elle sait ouverte. Je l'ai entre ouverte doucement et je suis rentrée. En regardant vers le bureau du garde de nuit, la porte était fermée, mais il n'y avait aucun bruit. J'avais tellement peur de me faire attraper, ce côté interdit me donnait des frissons.
J'ai tenté la franchise, j'ai frappé à la porte trois fois, mais personne ne semblait bougé à l'intérieur. Aucun mouvement. J'ai donc utilisé mon téléphone en mode lumière pour avancer plus loin. J'ai passé le grand couloir pour me rendre à l'escalier en face de moi. Il n'y avait personne, aucun bruit. J'ai monté toutes les marchent en m'arrêtant parfois pour écoutés, mais il n'y avait que le silence. En arrivant au deuxième étage je me suis dirigée dans le couloir principal. Mr Blake ou Mr Chambers en premier. J'ai été dans celui de monsieur Blake. Laporte était ouverte, mais il n'y avait vraiment rien de passionnant. Un bureau ressemblant plus à un studio photo qu'autre chose, des projeteurs, un grand décor d'angle blanc très grand prenant tout le coin droit du bureau. Des trépieds, appareils photos, des clés usb, un pc portable.
J'ai regardé plusieurs photos, mais à première vue il n'y avait rien d'étrange. Dans un coin il y avait juste une caisse en bois, assez grande et elle était vide, il restait juste le cadenas ouvert. Les photos représentaient des projets, des souvenirs ou encore des photos de classes avec des années passés.
Bizarre il y avait une photo de groupe ou figurait Seth Azan et d'autres types avec des cagoules, des masques, des logos bizarres, c'est noté au dos the « Skull's ». J'ai tout de même pris en photo ce groupe, c'était étrange. Le professeur n'était pas dessus à première vue. Il semblait passionné par l'art, la photographie. Il y avait aussi quelques tableaux, avec des signatures, possiblement des élèves dont il avait conservé les œuvres. Je crevais de chaud avec ce casque j'ai juste soulevé deux secondes la visière pour souffler un peu, prendre l'air.
Il y avait plusieurs membres c'était peut-être sa la hiérarchie invisible que j'ai cru voir en classe d'art avec monsieur Blake. Bon lui c'est évident, c'est Seth Azan, même avec un masque, je sais que c'est lui. C'était en plus noté au crayon à encre derrière les photos des prénoms uniquement. Justement celle que je tenais en main était celle de Seth et derrière il y avait son prénom. J'avais donc bien raison. Je vais quand même prendre la photo, une habitude, un besoin de tout enregistré.
Alors, je cherchais dans la caisse, seconde photo. Cela ne me dit rien bizarre. C'est noté quoi derrière Caleb ? Je ne l'ai pas encore rencontré. Je me demandais ce que faisait ce groupe ensemble, surement des choses pas très légal, sinon ils n'utiliseraient pas des masques c'est clair. Et la première rencontre avec Seth, maintenant je comprends mieux ces réflexions sur la police, ils ne veulent pas qu'on les trouve. Ils savent donc qu'ils font des choses interdites ? Je ne pense pas que Silka17 soit dans ce groupe, mais bon, sait-on jamais ? Je vais déjà prendre celui-ci, Caleb donc!
Bon courage, ils sont six sur la photo, j'espère trouver tous les portraits, même masqué ce sera un départ d'indice pour savoir qui sont ces personnes. Peut-être des hackers ou un groupe extrémiste, un truc pas très clair en tout cas. Punaise j'avais chaud avec ce casque sur la tête, je n'en pouvais plus, je transpirais comme une folle. La sensation que de l'eau ruisselait sur mon visage tellement j'avais chaud. Bon je dois trouver le suivant, attends voilà, j'en tiens un c'est qui celui-là ? Hummm c'est noté Slater, ok un de plus dans mon album.
J'en ai trouvé très rapidement un autre, mais ça m'énerve, derrière la photo il n'y a aucun prénom, en plus on voie rien. Super ! Voilà qui devient très bizarre, il y a un membre inconnu. Très intéressant, mais on voit clairement, en tout qu'à moi je le reconnais, à ses cheveux, c'est mon professeur, Mr Blake. C'est donc ça son secret ? C'est le membre ou le chef d'un groupe ?
Tiens voici un cinquième, punaise-lui aussi est très caché on voit vraiment rien du tout. Vite, accélère Irem, je vais pas passer la nuit dans ce bureau sinon je vais mourir étouffer avec ce casque. Derrière la photo, ahh ! Cool c'est noté un prénom, Wade. Je le prendre aussi en photo, il ne m'en manque plus qu'un seul. Lui il est bien camouflé on ne voit rien.
Allez, je dois en trouver encore un et c'est bon je sors de là ! Mais en regardant les photos j'ai remarqué certains détails. Je me rappelle avoir déjà vu quelques choses, ça m'évoque simplement le port, les dépôts du bord de mer, ça doit-être ça ! A mon avis, comme Gabriel, ils doivent avoir une planque, un entrepôt dans la zone portuaire. On le voit sur la photo de groupe. Ah voilà, à force de chercher c'est bon, le sixième type, c'est noté Euh... Troy. C'est bon une dernière photo, j'ai tous les groupes ! Tout compte fait je ne connais que Seth Azan, maintenant le prof, Blake il dirige le groupe depuis le lycée, en tout cas c'est vraiment étrange.
Je suis ressorti doucement du bureau pour rejoindre celui de monsieur Chambers. Le bureau était ouvert, j'étais assez surprise. Rien avais changés, toujours aussi glauque comme ambiance. J'ai avancée doucement avec la crainte que la porte ne se referme. Je suis passée de l'autre côté du bureau je me suis mise assise à sa place et là j'ai découvert sous le bureau un petit bouton, qui censément actionnais la fermeture de la porte, comme un interrupteur. Voilà comment il faisait ! En relevant la tête j'ai vu des portraits, mais l'un d'eux me semblaient étranges, je l'ai prise en main. Mais c'est elle ? C'est la femme de la photo que j'ai dans ma chambre, je crois bien que c'est elle. Longs cheveux noirs, un visage doux. J'ai pris mon téléphone pour faire une photo. Les yeux foncés, ont voyais pas bien. Mais elle était de face.
Bon sang qu'est-ce qu'elle faisait dans le bureau de monsieur Chambers et le lien c'est quoi avec moi et l'inconnu de la tablette, ou encore le tueur ? Ah punaise c'était encore pire de savoir ça ? J'avais l'impression d'avoir un lien avec toute cette histoire, un tueur, une femme, un prof psychopathe, un inconnu qui me contact, bon sang c'est quoi ce puzzle infernal ? Puis en levant la tête j'ai vu une porte sur le côté que je n'avais pas vu la première fois. Il y avait un recoin et une autre pièce plus loin. C'est beaucoup plus grand.
J'ai avancé ensuite vers les bibliothèques, il y avait beaucoup de vieux livres. J'ai fouillé, regardé quelques titres, c'était beaucoup de livres sur la religion, les mythologies, les rituels anciens, les cultures disparues, les légendes. Légendes d'outre-tombe, l'art des anciens, la voie ancestrale, les larmes de Dieu, l'enfer est-il sur terre ? Mais qu'est-ce que c'est que tous ces bouquins de cinglés ? Il y avait aussi quelques ouvrages d'ésotérismes, les énigmes du temps que des grimoires chelous. J'avais presque la chair de poule, j'ai regardé les boites, certaines détenaient des trucs bizarres, ont auraient dit, beurk !! Des poils ou des cheveux. Mais putain c'est dégueulasse ! Il y avait de petits cailloux, mais ils sentaient très mauvais, du coup en regardant de plus près. OMG ! Je crois que c'était des os humains ou d'animaux, des morceaux.
Seigneur c'est quoi cette pièce, les tableaux sont différents, des jambes de femmes, des pieds, c'est un taré ? Il y avait plus dans le coin un petit frigidaire, en l'ouvrant j'ai vu diverses bouteilles d'eau, bon tout va bien. En voulant refermer j'ai aperçu un reflet dans le fond, je me suis baissée et en contre fond il y avait une plaque. C'était très étrange, j'ai tout laissé, je préférais pas savoir, on aurait dit une peau tendue congelée ou conservée au froid, Bouuhhhh... J'avais des frissons partout. Mais ce type est pas normal c'est certain ! Un micro-onde, un fauteuil, un petit bar en forme de planisphère, même un pendoir avec des costumes de rechange. Une machine à café, un vrai petit confort dans son bureau, c'est son petit temple de relaxation ?
Soudain, en sortant de la petite pièce secrète, j'ai entendu un bruit très léger derrière moi, comme un coup de vent plus frais sur la peau de mes épaules. Je me suis vite cachée sous le bureau, sans faire de bruit. J'ai ressenti une frayeur terrible subitement. Seigneur j'étais tétanisée, j'entendais quelqu'un qui entrait. Et il n'allumait pas la lumière. J'avais les poils hérissés sur tout le corps, presque l'impression que ma vie défilait devant mes yeux.
-Tu es là mon petit chat ? Dit la grosse voix rauque et très pesante. Il avait vraiment une voix qui faisait frémir. C'était pas Chambers en tout cas, mais c'était qui ?
Il referma la porte, je crois que je me suis arrêtée de respirer deux minutes, j'avais tellement chaud avec mon casque sur la tête, je devenais folle. Plus d'air, j'ai ouvert délicatement la visière pour souffler un peu. J'ai attendu quelques secondes de plus et je me suis relevée. J'ai entrouvert la porte, rien, je suis sortie et tout à coup une lampe m'a éclairée d'un coup. Je me suis figée sur place, avant de me tourner, j'ai très vite baissé ma visière avant que la lumière arrive à mon visage.
-Je savais bien qu'il y avait un autre chaton ici ? Dit la même voix qui avait ouvert la porte.
Je me suis retournée pour le regardé. C'était un homme, un élève je dirais de douzième année, plus âgé, mais je pense pas que c'était le veilleur de nuit. Il avait une allure très gothique très étrange, un chapeau haute forme, la peau très blanche, des yeux sombres et profonds. Des chaines, des lanières de cuir partout, des gants non complets, des bagues, des piercings. Il était assez grand, plus que moi. Loin avec une lampe braquée sur moi.
-Tu ne dis rien mon petit chat ? Dit-il en ricanant un peu nerveusement. Puis il baissa la lampe très doucement.
Je le voyais beaucoup mieux, j'avais encore mon téléphone en main, j'ai fait une photo sans flash, sans bruit, je l'éclaircirais plus tard avec un filtre. Punaise ce mec ressemblait à un taré. Il parlait avec beaucoup de calme et d'assurance, comme un prédateur. C'est ce que je ressentais. Il avait du maquillage, des marques noirs autours des yeux, une chaine venant de chaque oreille se joignant à son front.
-Je me présentes à toi, ensuite toi tu me diras ton petit nom, d'accords ? Dit-il en faisant de léger mouvement sur la gauche ou la droite. Il avait des chaussures style bottes épaisse en cuir noir avec des lanières.
Je fis juste oui de la tête, je cherchais une échappatoire, l'escalier était juste à gauche et le type était à droite. Je devais gagnée du temps.
-Tu sais que tu n'as rien à faire ici, c'est pour ça que tu ne dis rien. Je suis Théodore Senex et toi ? Dit-il avec le sourire. En tout cas, il s'en foutait que je sache qui il était ?
Puis une personne arriva derrière lui. Plus loin dans le fond. Une ombre très étrange, plus épaisse moins grande. Il y avait une personne, je dirais une femme, mais j'ai pas cherché à comprendre, j'étais choqué par ce que je voyais. Elle était à quatre patte et suivait l'ombre, comme un chat. Mon dieu !! C'est quoi ces cinglés ?? Je suis tombée où ? L'esclave était en tenu de latex ou de cuir noir, avec un masque à gaz sur le visage. J'ai avalé ma salive avec du mal.
-Théo qu'est-ce que tu fais ? Dit la voix qui me semblait familière, non... Je connais cette voix !
Oh mon Dieu, je crois que c'est monsieur Chambers qui arrive, il est avec lui. Ni une ni deux je me suis tournée et j'ai couru dans l'escalier. Mais punaise c'est quoi tout ça. Avec monsieur Chambers, du moins son ombre, je tremblais de partout. Il tenait une chaine dans la main et une femme je pense marchais à quatre pattes comme un chat avec une tenue intégrale en latex noir. Je crois que je n'ai jamais couru aussi vite de toute ma vie. J'ai entendu du bruit en haut mais ils ne semblaient pas me poursuivre, plutôt comme des rires. S'il me capture et qu'il sait que je suis entré dans son bureau je suis morte, ma vie est foutue ! Mon avenir ?
Je suis arrivée en bas au rez-de-chaussée, j'ai couru très vite vers la porte de sortie et là un type se mit devant moi. Putain ce n'est pas de chance ou quoi ? J'étais à bout de souffle je n'en pouvais plus, je crevais de chaud, j'étais vraiment mal. La respiration avec ce casque je devenais folle.
-Excusez-moi ou allez-vous comme ça ? Le type me braqua lui aussi de sa lampe, je mettais mes mains devant moi, même avec le casque sa me gênais. Elle était assez forte la lumière.
-J'ai vu des gens, j'ai eu peur, j'ai couru très vite, c'est des cinglés avec des chapeaux bizarres, tout en noir, il y avait une femme à quatre pattes comme un animal... J'arrivais plus parler et avalé ma salive, j'ai marqué un arrêt. Il y avait un professeur avec eux ! j'étais en panique. Je parlais très vite, avec essoufflement, de manières saccadées. Punaise c'est des cinglés !! Laissez-moi sortir !
-Calmez-vous, venez là deux minutes. Il m'indiqua son bureau. Vous êtes élèves apparemment vus que vous parlez de professeur, vous êtes dans cet établissement ? C'est bien ça n'est-ce pas ?
Je savais pas si je devais le suivre, était-il avec eux. Il semblait costaud, sa voix était chaude, pas agressive, calme.
-Entrer ici, s'ils reviennent vous serez à l'abri avec moi, n'ayez crainte. Tout ira bien.
J'ai hésité et je suis entrée dans son bureau. Ce n'était pas très grand, il y avait plein d'écrans de caméras dans le fond, tout était éteint. Merde pourquoi c'est éteint, il est avec eux, j'ai eu un coup de pression, j'ai fait demi-tour, mais il était déjà devant moi et fermais la porte derrière lui à clé. Putain, c'est un malade aussi lui ? Je me suis reculée contre le mur un peu tendu.
-N'ayez pas peur. Il partit s'assoir sur sa chaise de bureau. Laissez la porte fermée, ils n'entreront pas ici. Vous ne craignez plus rien, asseyez-vous retirés votre casque, détendez-vous. Je veux juste savoir ce que vous faisiez ici ? Plus tard vous pourrez partir tranquillement.
Mei m'avait dit que le gars était sympa, j'espère que c'était vrai, j'étais pas du tout rassurée, j'ai tiré la chaise vers moi, me suis mise assises plus loin, près du mur, un peu écartée du bureau. J'ai doucement retiré mon casque. J'étais en âge, je n'en pouvais plus. Tête baissée je respirais si fort. Puis il se leva, j'ai immédiatement levé la tête pour savoir ce qu'il faisait. Ouf ! Il va au fond, on dirait qu'il me donne de l'eau. J'étais à la limite de craquer, la peur, le stress, j'étais vraiment allez très loin cette fois. Il me tendit le verre et le posa sur le bord du bureau de mon côté.
-Il n'y a aucun piège. C'est juste de l'eau.
Le type avait les cheveux presque mauve ou bleu, une coupe avec les cheveux en l'air retombant devant, propre sur lui, musclé sans doute, cela se voyait. Un visage assez dur, fermé, pourtant il semblait super-sympa. Il portait une chemise noire avec des motifs gris ou plus clair. Un pantalon noir et des chaussures noirs également montante. Des anneaux noirs aux deux oreilles. Des tatouages aux dessus de l'œil droit. Les yeux bruns. Et une grande cicatrice sur l'œil gauche. Un septum, des piercings aux lèvres.
-Je suis Wade Leroy, le gardien de nuit de l'établissement, ne vous inquiétez pas, je n'appellerais pas la police pour votre effraction.
Effraction et les autres en haut, ils jouent à cache-cache, c'est quoi ce délire ? Restons calmes, je devais reprendre mon calme, réfléchir surtout. Il avait environ vingt-cinq ans ou plus. Belle homme en tout cas. Mais attends, deux minutes il a dit Wad, ce n'est pas un hasard ? Mais oui Mei m'avais déjà dit son prénom et tous, Wad Leroy, le gardien de nuit. Le type de la photo du bureau de monsieur Blake ! C'est un des membres du groupe des Skull's.
Son tatouage au-dessus de l'œil droit, ressemblait presque à des éclairs. Il avait aussi de petit tatouage peu visible, comme des mots écrits sous les yeux.
-Je suis Irem Kovacic, Je suis élève ici oui. J'avais oublié des affaires en classe, car je suis partie dans la journée avec la police, suite au meurtre. Et je suis venue, maintenant, recherchée ses affaires, mais en entrant j'ai toqué ici il n'y avait personne. Regards fuyants, essoufflée.
-Voilà on avance un peu, Ah ! Oui désolé, je devais être aux toilettes quand vous êtes arrivés, j'oublie parfois de refermée la porte. Dit-il en haussant les sourcils.
Bam ! Bam ! Bam ! Bam ! Bam !!
-Leroy ! Dit tout à coup la voix du malade d'en haut, Senex.
Il me regarda et me fit « Chut ! » avec le geste.
-Quoi ? Répondit-il sèchement.
-Ouvre la porte, je t'entends discuter ?
-Je suis au téléphone ! Laisses-moi tranquille !
-Mmmmm ! Tu m'énerves ! Pourquoi tu nous refoules ainsi ?
-Vous êtes pas ce que je recherche ! Casse-toi ! Je vais rallumer la caméra du corridor d'entrée, alors dépêches toi de partir rejoindre tes amis si tu ne veux pas être sur les vidéos. Tu as compris Senex ?
-Très bien, mais un jour, on devra régler se problème entre nous. Dit-il plus sèchement, on entendait des bruits de pas claquer sur le sol.
-Merci ! Dis-je tout bas presque en tremblant.
-Ce n'est rien, mademoiselle, mais ne revenez plus ici sans passé par moi, vous avez compris ?
-Oui je suis vraiment désolée. Mais c'est qui ces gens ? Ce n'est pas très normal non ?
-Je ne suis pas là pour répondre à vos questions, eux c'est mon problème pas le vôtre ok ? Me dit-il avec plus de véhémence.
-S'il vous plaît j'ai vu monsieur Chambers et cela m'inquiète beaucoup, car c'est un prof un peu bizarre.
-Vous l'avez vu ? Dit-il plus énervés. Comment ? Vous êtes sûr ? Ne le dites à personnes vous avez bien compris ! Dit-il en se levant devant moi avec un air plus autoritaire.
-Oui je ne dirais rien, mais ce qu'ils font n'est pas autorisé la nuit non ?
-Ahhh !! C'est la merde ! En plus c'est une chieuse qui pose des questions... Dit-il en pensant à haute voix. Ils ont le droit d'être ici, ok ? C'est... C'est un arrangement entre nous. Ils font ce qu'ils ont à faire, je veux plus rien savoir, vous avez compris ? Moi je reste ici je fais mon boulot. Dit-il rouge, énervé que je sache, en s'asseyant dans son fauteuil et en soupirant fort. Putain ! Il avait entre deux prit un sandwich. Il le jeta sur le bureau. Voilà ! J'ai même plus faim maintenant !
-Je suis désolée de vous embêtez à ce point. Dis-je timidement. Mais j'ai vraiment peur.
-Moi je fais rien de mal, je fais juste mon boulot, ok ? Je veux juste qu'on me laisse tranquille !
-Oui mais vous devez savoir ce qu'ils font ?
Il y eu deux minutes de silence, une larme sortie de son œil, il se retenait et faisait des grimaces.
-Je préfères pas savoir, ok mademoiselle. Dit-il avec un ton moins sûr de lui, plus tremblant. Moi je prends juste l'argent qu'ils me donnent, je sais qu'ils sont mauvais, mais je ne peux pas sauver le monde tout seul, d'accord ? Je sais qu'ils font des choses. Il me fixa en versant une autre larme. Assez moche ! Je préfères pas en parlés c'est tout.
-Mais si vous ne dites rien, cela ne s'arrêtera jamais. Dis-je en me levant. Il faut agir pour faire arrêter ça ! Refusez l'argent ! Ne les laissez plus faire ! Vous pouvez agir, mais vous ne voulez pas.
-J'ai besoin de cet argent, je suis coincé dans un cercle sans fin. Comme pris au piège. Dit-il avec un regard proche de la détresse. C'est facile à dire. Il reprit son sérieux. Mais agir c'est toujours plus difficile. Il me fixa d'un coup. C'est comme dire la vérité, c'est toujours plus difficile ! Pourtant c'est ce qui nous libères.
-Pourquoi vous me dites ça ?
-Grâce à vous je me sens moins seul, vous savez tout vous aussi. Sa ma fais du bien de vous le dire.
-Et l'argent vous en avez besoin pourquoi ? Vous gagnez pas assez déjà avec votre travail. Dis-je les bras croisés en le regardant assit. Il était franchement mignon et virile en plus, dommage qu'il laisse faire ses cinglés.
-Je... J'en ai besoin pour... Un projet. Il parlait avec hésitation. Il rougissait un peu. Je suis écologiste voyez-vous. Malgré que je sois coincé ici dans ce bureau, que des malades arpentent les lieux pour faire des rituels étranges, mon but est de me battre pour sauver la planète. L'homme détruit la terre et c'est insupportable ! Dit-il avec plus de rage.
-En plus vous avez du cœur ? Pourquoi les laissez agirent ? Oui l'argent, pour votre projet, c'est noble, mais comment réaliser un projet aussi beau si c'est avec de l'argent aussi malsain ! Il a parlé de rituel, punaise c'est des magiciens sans doute, il y a des élèves donc qui pratique ce truc.
-C'est vrai, je vais voir, je... Je changerais tout ça bientôt je vous le promets à vous. Il semblait déterminé mais je sais pas, le fera-t-il vraiment ?
-Vous parliez de rituels ? C'est quoi des magiciens ?
Il éclata de rire.
-Non ça n'existe pas ! Soyons sérieux, par contre, les... Il se tourna partout et regardait à gauche à droite en avalant sa salive. Les Satanistes, oui, ça sa existent vraiment ! Dit-il tout bas.
-C'est quoi la différence ? Dis-je en l'interrogeant.
-La magie c'est des contes de fées, par contre les sacrifices humains et autres saloperies de ce genre, ça c'est réel.
-Je vois, je vois. Bon monsieur Leroy je vais vous laisser et je vais partir, je dois rentrer chez moi.
-Je vous en prie et fermer bien la porte. Je suis ravi d'avoir pu échanger quelques mots avec vous. Vous êtes une jeune femme charmante et agréable, un peu sèche parfois et dur, mais vous avez des idées, j'admire cela.
Je lui fis salut de loin et fermais la porte derrière moi, dans le couloir, il n'y avait personne, j'étais rassurée. J'ai remis mon casque et je suis sortie par la grande porte d'entrée, j'ai récupéré ma trottinette, il pleuvait dehors. C'était léger, mais ça tombait en continu.
Je me suis mise en route pour la maison. J'accélérais il était déjà assez tard au détour d'un tournant j'ai suivi le mouvement, mais un homme, colossal traversa la route devant moi. J'ai juste entendu le fracas du choque contre lui, j'ai volé au sol, sur le trottoir à moitié dans l'herbe, allongé. J'avais mal partout, mais surtout ma jambe. Aïe !! Punaise c'était quoi ? Ahhhhmmmm !! Je gémissais de douleur. J'arrivais pas me relever, puis un homme s'avança sur moi.
-Ça va Irem ? Dit-il avec une voix posée, détendus, presque douce dans son intonation.
-Ah !! J'ai mal ! Comment connaissez-vous mon prénom ? J'étais un peu perdue. Déboussolée, j'avais froid avec la pluie qui devenait plus forte. Et ce type ? Je voyais rien avec cette foutue visière.
Il me tendit la main pour m'aider à me relever. J'avais peur de retirer mon casque, j'ai tellement mal la jambe. Je l'ai quand même fait. Quand je l'ai vue, ma douleur a presque disparu tout d'un coup. J'étais terrifié, je n'osais plus bougés, je voulais hurler, j'étais tétanisée. Je respirais par à-coup sec et brusque comme si je manquais d'air.
-Ou tu as mal ? Dit-il en se baissant vers ma jambe sa voix était étrange, très douce et agréable.
Il n'était pas loin de moi et j'ai ressenti une odeur, punaise, la même que celle du nounours, bergamote, vanille, la même que celle d'Ayden...
-Vous ? Putain, c'est le tueur qui est devant moi j'en suis certaine, mes poils se sont tous hérissés d'un coup j'étais en panique complète. Pitié, ne me tuez pas ! Dis-je en pleurant nerveusement, presque terrorisé, je crois que je craquais psychologiquement.
Il avait les cheveux sombres et un peu vert sur chaque mèche, une épaisse moustache épaisse, ainsi qu'une barbe. Mais que sur un côté du visage, comme s'il était brûlé du côté droit. Il fumait et jeta sa cigarette, comme s'il voulait m'aider. J'avais la chair de poule. Tout une partie de son visage était balafrée sur la gauche de l'œil jusqu'au nez. Il semblait n'avoir aucune gêne et me parlait tranquillement. Il avait des boucles d'oreilles rouges très visible, comme des cristaux qui pendaient. C'était presque irréel, inconcevable, je savais que c'était un tueur, j'en étais quasiment certaine, mais il avait une voix douce, mielleuse, agréable, des yeux avec une profonde tristesse dans le regard. C'était très étrange. Il devait pas avoir loin de trente ans ou plus. Je ne savais plus quoi faire, faire une photo oui ? Si je meurs sa sert à quoi ? Mes muscles se crispaient avec la panique. Il avait les yeux bleus-gris très clair. Il était entièrement vêtu de noir, une sorte de legging ou un pantalon très serré, une veste avec des cordelettes blanches et des chaussures montantes.
-Ne t'inquiète pas ma petite fleur, je vais m'occuper de toi. Je prendrais bien soin de toi. Il me souleva dans ses bras épais comme une brindille. J'ai ressenti une chaleur intense, presque anormale, en avalant ma salive. J'étais terrifier, mais son comportement me rassurait, je ne savais plus quoi faire.
Je pleurais, j'avais tellement peur. Pourtant il m'aidait, mais c'est lui, je me souviens de ses yeux tristes, quand il m'a bousculé devant les toilettes de l'école. Mon cœur tapait si fort dans ma poitrine, j'ai cru qu'il allait éclatés. J'étais tellement à bout de nerf que je crois que je me suis évanouie dans ses bras. Je me suis réveillée dans mon lit en sursaut comme une sauvage en me débattant. Ohhh !! Ahhh !! Je suis chez moi. Que s'est-il passé ? Mes vêtements ? Non il m'a déshabillée ? Je me suis agitée d'un coup. Ouille ! Ma jambe, il m'avait fait un bandage, mis de la crème. Mes lunettes étaient posées sur la table de chevet, mon téléphone aussi. La fenêtre de la chambre refermée. J'ai éclaté en sanglot, me tenant le visage, j'ai eu tellement peur que ce soit les dernières minutes de ma vie. Je ne m'arrêtais plus.
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