Après la forêt je me suis retrouvée dans une salle de pierre vaste et joliment décorée, j'avais un sentiment de familiarité très important, il y avait une très vieille dame qui préparais des linges, une bassine d'eau et plein d'autres outils en bois. J'ai regardé immédiatement mon téléphone, il indiquait « Monde-Miroir, Château d'Isalkah, Palais du Roi Brunulphe, année 504 ». La vieille dame avec un visage fermé et sévère, des sourcils noirs, de longs cheveux griset une grande robe longue et noire, avec des motifs rouge et jaune. Elle avait les yeux très bleus.
Elle se dirigea dans le fond de la salle où se trouvait une femme richement vêtue, avec élégance. Une robe rouge, en velours. Elle avait de longs cheveux bruns, elle semblait très heureuse et enceinte. La vieille dame, semblait être sa servante.
Elle préparait l'eau dans une sorte de baignoire derrière un grand rideau. La jeune femme semblait bienveillante. Je ne l'avais jamais vu auparavant pourtant, juste en la regardant, jamais les larmes qui me montais toutes seules, j'étais émus, sans savoir pourquoi. La dame se dévêtis et entra nue, dans l'eau du bassin et la vieille femme l'aidait et la lavait. Soudain elle fit une grimace et regarda la vieille.
-Génestine, cela commence, préparez-vous. Dit-elle avec une voix douce, mais avec un ton de noblesse.
-Bien madame. Placez-vous correctement s'il vous plaît.
Elle s'agrippa sur le rebord du bassin comme retenant son souffle et en écartant les jambes. Se penchant en arrière, la nuque posée sur un rebord arrière en dorure.
-Que dois-je faire maintenant. Dit-elle un peu perdue par les évènements, avec une voix plus tremblante.
-Laissez-vous aller cela viendra tout seul. Ne vous angoisser pas davantage, ce n'est pas bon pour l'enfant.
-Bien... Très bien... Ah ! Ça arrive... AHHH !! Je sens des... AAAAHH !! Des à-coups, des pressions...
-Chut... Chut... Dit la vieille en lui plaçant un linge humide sur le front. Respirer bien puis pousser de toute vos forces. Calmez-vous... C'est bien...
-Je... Aaaaaarrrggg !! Ça... c'est douloureux... Hummmm....
-C'est bien continué je vois déjà un bout de la tête. L'enfant arrive rester calme, ne vous agitez pas.
Un enfant sorti dans l'eau et la vieille dame finit une grimace avant de saisir le nouveau-né.
-Il s'agit d'une fille madame. Dit-elle avant de couper le cordon, de faire un nœud, puis d'essuyée l'enfant.
-Nous allons la nommée Iris, je trouve que c'est joli, ce me rappel toutes les belles fleurs que nous avons dans le jardin.
Oh... C'était ma naissance, enfin celle d'Iris, mais j'ai de plus en plus la sensation que c'est moi ou plutôt ma vie antérieure dans ce monde.
-C'est étrange madame...
-Quoi donc ? Dit la dame dans l'eau en la regardant brusquement.
-Elle a les yeux jaunes.
-Vous pensez qu'elle à la jaunisse ?
-Non madame, ce n'est pas le blanc des yeux qui ai jaune, c'est la pupille de l'œil.
-Cela veut dire quoi ?
Je n'ai pas eu le temps d'entendre la réponse que j'ai été emporté soudain dans un autre lieu. Chaque fois, c'était comme si on m'aspirait et brusquement j'étais ailleurs. Il s'agissait d'un évènement important et prestigieux, il y avait la dame qui était dans l'eau, Enorine d'après mon téléphone, la mère d'Iris, peut-être bien la mienne aussi, mais je ne savais pas encore quoi en pensée, même si j'avais un profond sentiment de bien-être en sa présence. Il y a eu un homme plus vieux et grisonnant, voir presque blanc à ses côtés, sans doute mon père. Un bouc, les yeux bleus, plusieurs cicatrices légères, un tatouage sur le côté gauche près de l'œil, un anneau dans la narine droite. Tout vêtu de noir, une tenue en cuir avec une ceinture et des bottes. Il semblait droit.
Il y avait tout autour de nombreuses personnes très richement vêtues et en face d'eux, sur un palier supérieur avec des marches en pierre, il y avait le Roi en Jaune et son épouse. Même si le couple était plutôt atypique, il semblait comme plus important ou plus riche que mes parents. Mon téléphone me marqua « Monde-Miroir, Château d'Omundra, Palais du Roi en Jaune, année 511 ».
-Avancez-vous. Demanda le Roi en Jaune avec une voix très sombre et gutturale, presque caverneuse. Sa voix me donnait presque des frissons.
-Nous venons à votre rencontre, pour vous proposer la main de notre fille Iris. Afin de forger une alliance avec vous seigneur. Dit mon père au bas des quelques dizaines de marche.
-Qu'elle s'avance devant nous. Répondit le roi en jaune.
Puis une petite fille de quelques années arriva avec une jolie robe simple et claire. Mais j'ai dû me tenir pour ne pas tomber en la voyant. Cela veut dire quoi ? Si elle s'est Iris ? C'est exactement l'apparence que j'avais dans le monde des nuages avec Waydon ou encore dans les souvenirs que j'ai vus et découverte grâce à lui. Ceux en Croatie, ceux de mon enfance à moi ? Comment cela se fait-il ? Je ne peux pas avoir la même apparence qu'elle ? Adulte nous sommes différentes !! Je ne comprends plus rien...
Soudain le Roi en Jaune se leva de son trône et descendit les marches très lentement, la foule semblait retenir son souffle à chacun de ses pas. Il n'y avait plus un seul bruit à part le bruit de ses bottes percutant la pierre des marches. La jeune Iris était debout devant les marches effectuant une révérence tête baisser et restant ainsi en attendant que le roi descend toutes les marches. Il leva la main et fit un geste vers le visage d'Iris et aussitôt j'ai été aspirer et suis entrer si je puis dire dans le corps de la jeune fille qui devait pas avoir plus de huit ou neuf ans. C'est très étrange cette sensation, j'ai presque pu sentir que c'est son geste qui m'avait agrippé et placé dans la fillette. Je ne savais plus quoi faire.
Je ne voyais que ses bottes qui descendaient les marches. Soudain j'ai senti sa main sur ma tête, c'était froid, comme une impression de vide intense.
-Redressez-vous mademoiselle. Dit-il en retirant sa main du dessus de ma tête.
En me redressant devant lui et en le regardant je respirais fort, je ne disais rien, mais je sentais une pression palpable dans l'air. Il me fixa dans les yeux, en silence, sans un mot puis s'avança pour mieux me voir.
-Ses yeux sont flavescent, c'est remarquable, j'accepte votre demande. Dit-il en se tournant vers mon père. Elle épousera mon fils Egolian. Quand il prononça ces mots, son épouse eut comme un visage de répulsion et son regard devint très froid, voir même menaçant. Comme si dame Enorine était contre ce mariage arrangé.
Un vieil homme frappa son bâton au sol trois fois de suite et un jeune garçon entrant dans la salle.
-Viens ici mon fils. Dit le roi en jaune, couvert de nombreux draps et capuchon. On ne voyait presque pas son visage. Le prince Egolian. Deux serviteurs lui retirèrent son capuchon et ont pu découvrir un très jeune enfant, d'environ six ans. Cheveux bruns, les yeux bleus. Je dois retenir cela, Egolian c'est brun et yeux bleus. Il portait une grande toge noire et grise, avec de nombreuses décorations sur le tissu. Il avait aussi un petit diadème avec un rubis sur le front en forme de goutte de sang. Il semblait très timide et gêné de rejoindre la foule.
L'enfant s'avança non loin de moi, plus près de son père, face à moi. Il semblait très réserver. Il avait exactement ou presque le visage d'Ayden. C'est tout à fait cela. Mais avec les yeux bleus. C'est très étrange, car en avançant vers moi, j'ai senti son odeur, son parfum, toujours cette même odeur enivrante.
-Sceller les vœux et que l'accord soit écrit. Le roi Brunulphe et son épouse dame Enorine, sont dorénavant nos invités et sous notre garde, que les vœux protègent nos deux royaumes contre le fléau du monde lointain.
Brusquement la reine c'est levé comme insurgé des mots de son époux.
-Il suffit !! J'en ai assez Roi en Jaune ! Vous ne cessez de blâmer mon peuple comme s'ils étaient une maladie infâme pourtant vous m'avez bien choisi comme épouse ! Dit-elle en descendant les marches. A ses pas, la foule entière se recula d'un pas. Vous me craigniez tous !! Comme si je représentais la mort elle-même !
Le Roi en Jaune se retourna lentement vers elle.
-Silence Ezéline. Dit-il très calmement et toujours sur le même ton. Vous me faites honte par vos mots. Je ne déclare que l'entière vérité. Dit-il en levant l'index en l'air. Vos frères sont des cannibales, vos sœurs des femmes sans aucune vertus, vos parents des personnes qui n'ont aucun principe. Mais vous le savez très bien n'est-ce pas ? Dit-il en la regardant.
Elle ne dit plus un mot, elle respirait fort et avait un peu peur de sa réaction, elle semblait essoufflée par la colère et la honte.
-Nous devions célébrez une alliance et un heureux évènement et au lieu de cela. Dit-il en levant un bras en l'air à auteur d'épaule en se tournant vers le roi Brunulphe. Tournant le dos à son épouse. Non, au lieu de cela vous me faite honte devant toutes la cours et le royaume. Car vous ne pensez qu'à vous seule, dame Ezéline. Votre égoïsme...
Il se retourna vers elle très rapidement un doigt pointé sur elle. Elle eut un sursaut de frayeur et recula. Voilà votre maladie ! Dit-il avec un ton plus agacé. Vous portez des robes de très belles confections, vous mangez tout ce qu'il vous plaît, vous vivez dans l'opulence, vous obtenez tous ce que vous désirez, mais vous n'en avez jamais assez !Vos frères se roule sûrement dans la boue et la crasse à cette heure, je vous ai donnez ce privilège de vivre parmi nous, mais vous n'avez aucun respect pour moi ! Plus le Roi en Jaune parlais plus sa voix devenait forte. La reine tremblait, les larmes coulaient de ses yeux. Elle ne parlait plus ne répondait plus.
-Seigneur ! Roi en jaune. Inutile d'aller plus loin, je pense qu'elle a compris son erreur. Dit tout à coup le roi Brunulphe dans un élan de courage.
Le Roi en Jaune resta figé vers la reine, mais tel une ombre ou un fantôme, son corps c'est dédoubler brutalement en énergie pure et ce tourna vers Brunulphe. On pouvait le voir devant la reine Ezéline et devant le roi en même temps.
Soudain et très rapidement son corps se replaça devant le roi Brunulphe à la place de sa forme d'énergie jaune. Il était très différent. Ces yeux, à travers le masque, brillaient d'une aura jaune très vive. Ses dents, sans doute, effectuant un léger cliquetis. Il était figé devant le visage de Brunulphe, comme un prédateur sur une proie.
-Bien... Dit-il. Je vais prendre en compte vos remarques. Dit-il en se reculant légèrement et lentement.
-Glurps... On entendit juste Brunulphe avalé sa salive.
J'ai perdu l'équilibre envoyant la scène et Egolian ma rattrapé et ne me lâchait plus la main.
-Fait attention, mon père n'aime pas que l'on dérange les réceptions. Dit-il tout bas à mon oreille.
-Merci. Dis-je tout bas.
-Je vois que nos enfants font déjà connaissance, c'est une bonne chose. Ajouta le roi en jaune. Débuté les festivités, je vais me retirer un instant. Puis il monta les marches pour disparaitre dans le fond de la salle.
-Je crois qu'il nous a entendu.
-Dis donc ton père à l'air assez rigoureux et rigide non ? Dis-je en le regardant.
-C'est normal Iris, c'est l'une des quatre vénérable éminences de cet univers.
-Ah bon c'est quoi ?
-Il détient une part de l'essence du cosmos.
-Cela veut dire qu'il possède un pouvoir important ?
-Oui c'est cela, mais en contrepartie il accorde des faveurs aux peuples et protèges des royaumes, il déteste l'injustice, mais ne supporte pas ou peu la critique.
-Oui, mais si l'on ne peut rien dire, comment donne ton son avis ?
-C'est tout le problème avec mon père.
-Je trouve que tu parles très bien pour un enfant de ? Dis-je en le regardant et attendant une réponse.
-Merci, huit ans. Répondit-il en souriant timidement. Mais toi aussi tu parles bien.
-Huit ans ? Tu ne les faits pas du tout. Oui enfin bon, moi, c'est particulier je dirais. Comme faire, je peux pas lui dire qu'en réalité j'ai l'esprit d'une femme de dix-sept ans dans la tête ! J'ai souris sans rien dire de plus.
-Oui je vois. Mais tu es heureuse d'être ici ? Tu désir vraiment partagé ta vie avec moi ?Me demanda t'il en faisant des grimaces et en semblant inquiet.
-Oui... Là vraiment je ne savais pas quoi dire, est-ce que mon dialogue allait changer le cours de l'histoire ou c'était juste des souvenirs ? Je ne voulais pas non plus faire n'importe quoi. Mais on est encore jeune pour se décider aussi vite non ?
-Humm... Il raclât sa gorge. Oui, mais ce n'est pas vraiment nous qui choisirons. Ce sont nos parents.
-Oui j'avais compris, mais c'est justement la différence entre avoir le choix et avoir des sentiments non ? L'amour c'est un choix, ce n'est pas une obligation.
Il me regarda durant plusieurs secondes comme absent, perdu, presque désorienté par mes mots. Il avait des expressions étranges qui se dessinait sur son visage.
-L'amour c'est quoi ?
-Tu ne connais pas l'amour ?
-C'est quand tu éprouves une sensation très forte à l'intérieure de toi, que tu ressens un bonheur absolu en voyant quelqu'un.
-Comme un ami ? Ou ma sœur ?
-Oui, mais c'est encore plus intense, Car tu veux vivre avec lui chaque seconde de ta vie, tu n'arrives plus vivre sans cette personne. Tu la regarde et tu te dis c'est cette personne ! Comme une évidence.
-Ah d'accord, non, j'avoue que je ne connais pas encore ça. Dit-il très crispé et timidement.
-Si tu veux on se met d'accord, toi tu me racontes tout ce que tu connais du fonctionnement de ce monde et moi je te raconterais c'est quoi l'amour ?
-Oui je veux bien. Dit-il en rougissant.
-Pour trouver l'amour de ta vie, tu dois chercher ton âme-sœur. Dis-je en souriant.
Le mot âme-sœur résonnait dans ma tête en le disant. Comme un écho profond, je voyais la scène, le souvenir changer, se figer, très lentement. C'était inhabituelle. J'ai eu l'impression de vivre plusieurs évènements, mais plus rapidement, comme en accélérer... Peut-être que cela avait moins d'importance, mais il m'avait dit que je pourrais comprendre, alors que si tout s'accélère sans cesse je vais sans doute rater des éléments. J'ai rencontré le prince plusieurs fois. Mais toujours et uniquement étant très jeune, car ensuite il y a eu un souci, je ne l'ai plus jamais revu. On sait perdu de vu. Nos royaumes ont rompu l'accord et la promesse de mariage et d'union entre nous. Je ne comprenais pas trop. Je cherchais à comprendre. Je me souviens avoir discutée avec mon père. C'est étrange en réfléchissant, j'arrive à me remémorer des souvenirs comme si je les avais vraiment vécus. Mon père m'avait confié que nous n'avions perdus la protection du Roi en Jaune car son fils, le prince Egolian recherchait l'âme-sœur et plus une union entre royaume. C'était très étrange car j'avais le sentiment de participé à cette histoire que je vivais en même temps. Comme un souvenir vivant, presque interactif.
Ce n'est que plus tard j'étais bien plus âgée, me parait-il. Que j'ai rencontré une personne. Des années se sont écoulés. J'ai presque une vingtaine d'année. C'est bizarre car le bal que j'ai vécu au début je devais être plus jeune, enfin je crois. Nous étions en bord de plage. Il était grand, assez mignon, une belle carrure, des cheveux bruns et surtout une chose marquante, des yeux bleus-gris. Mais il se nommais Jayson, c'était presque irréel car c'était vraiment des souvenirs qui m'avait marqué, comme si je les connaissais déjà. Le téléphone afficha « Monde-Miroir, Plage d'Escabade, année 520 ». J'ai reconnu immédiatement le visage que j'apercevais dans mes rêves, le visage de Waydon, mais c'était certainement Egolian... Il était vêtu de noir, avec une chemise ouverte, pantalon et bottine noir. Il avait une chaine du nez à l'oreille droite et une cicatrice sur l'œil gauche. Les cheveux bruns assez court.
-Salut. Dis-je simplement.
-Salut Iris. Me dit-il.
-Ça va bien ?
-Plutôt bien. Dit-il en tournant le visage avec l'air triste. Mais pour être honnête, j'ai du mal à comprendre les femmes. Tout en me lançant un regard. J'ai la sensation d'être une attraction rien de plus... Tu me pense beau parleur, mais j'ai du mal à contenir mes sentiments. Et toi, comment vas-tu ?
-Eh bien je vais bien on va dire que si je te dis beau parleur c'est parce que c'est ce que tu laisses penser. Maintenant à toi de prouvé le contraire.
-Tu sembles exigeante et plus froide que les autres. C'est étrange, je sens comme une colère en toi. Je me trompe peut-être. Tout en me regardant. Tu sais je n'ai pas choisi ce corps je suis né avec.
-Non c'est juste que j'ai bien compris une chose les apparences peuvent être trompeuse. Tout en le regardant aussi. Je me doute que tu n'y es pour rien.
-Je sens de l'amertume dans tes mots, je suis désolé si tu as souffert. Je ne fais pas attention aux apparences. Je me fie à mon instinct. A ce que je ressens simplement. Dit-il en se tournant vers le ciel. Tu as raison beaucoup de personnes sont hypocrite et c'est agaçant. Puis il se tournât vers moi. Penses-tu que je sois si mauvais, ou superficiel ? En me regardant dans les yeux. Dis-moi ?
-Honnêtement je ne sais pas je pense que chaque personne a sa part sombre en lui, mais pour dire je ne te connais pas assez pour te juger et je ne suis pas là pour faire cela je n'ai aucun droit là-dessus.
-Tu as tout fait raison. Dit-il en baissant les yeux. J'ai moi aussi une part d'ombre. Mais je ne veux pas t'ennuyer avec tous sa maintenant. Dit-il en effectuant un tour sur lui-même. Voici le grand Jayson en chair et en os ! Ajouta-t-il en se retournant vers moi. Tu es venu me voir, comme toutes les autres... Ou es ce pour me connaître sincèrement ? En se retournant légèrement, avec un regard en coin. J'ai du mal à comprendre. Nous avons tous nos souffrances.
-Qu'en penses-tu toi ? Et je ne suis pas les autres, me compare pas à toute ses femmes. Disons que derrière c'est belles paroles que tu dis... Je pense que tu caches quelques choses de plus profond. C'est peut-être juste mon instinct féminin.
-Moi, je cherche simplement celle qui me fera oublier ma vie, mes soucis, celle qui m'emmènera loin dans un rêve merveilleux... Ou je serais enfin heureux... C'est simple et pourtant si compliqué. Puis il détourna les yeux de moi. Tu es froide, moins ouverte. Je sens vraiment une chose différente en toi.
-Eh bien oui je le suis mais cela reste à voir encore. La vie n'est pas un rêve ! Elle est bien réelle !
-C'est vrai... C'est ce qui est si dur et redoutable à la fois. Puis je te poser une question sérieuse ?
- Vas-y je t'écoute.
-As-tu un petit ami ? Je sais... C'est étrange comme question... On se connais peu. Mais je refuse de m'aventuré a rencontré des femmes infidèles... C'est l'un de mes principes.
- Non ! Je suis seule ! Un point commun, je suis pareil sur ça.
-C'est une bonne chose. Que j'apprécie sincèrement. Tu as une carapace, une coquille, tu es difficile à comprendre. Mais j'avoue que ce principe me rassure. Dit-il en me regardant à nouveau.
-Merci toi aussi tu as ta part de mystère. Dis-je en le regardant aussi.
-J'ai des soucis importants mais ce n'est pas avec toi. Rassure-toi. Aimes-tu la nature ? Moi je rêve, encore je sais. Dit-il en souriant. Que nous puissions tous vivre dans ce monde sans le détruire. Pour te dire les choses avec franchise, car tu cherches la vérité, je ne veux pas être faux. J'ai rencontré une femme il y a peu, elle semblait sincère mais elle a disparu. Sans laisser de trace. Donc comme toi, je suis méfiant.
-La nature oui, j'aime beaucoup d'ailleurs en parlant de ça. Je viens d'acquérir une maison au bord de l'eau j'aime beaucoup la plage, la mer et avec cette demeure je vais vraiment pouvoir commencer une nouvelle vie. Oh ! Donc tu as quelqu'un en tête et bien ma fois tu verras bien.
-Non !Je n'ai personne ! Dit-il subitement.
Il se redressa d'un coup.
-Personne ! Comment pourrais-je parlé avec toi si j'aimais une autre femme ? Dit-il d'un air anxieux.
-Je n'est rien dit moi. Je dis juste tu verras vu qu'elle a disparu tu disais.
-Je t'ai dit j'ai des principes malgré mes apparence.
-Mais je te crois !
-Désolé, je suis impulsif. Dit-il en s'asseyant à nouveau. J'ai du mal à cerné les gens. Je suis méfiant, car il y a trop de mensonge dans ce monde. Je ne suis plus sûre de rien. Dit-il en me regardant avec une grande attention. Pourquoi es-tu venu me voir ?
-Je suis assez d'accord avec toi Iris. Dit en s'asseyant à même le sol contre un mur. Ma mère avant d'être malade me disait toujours le seigneur à créer des êtres avec quatre bras et quatre jambes, mais quand il vu qu'il manquait quelques choses il a décidé de les coupés en deux, ainsi sont apparus les hommes et les femmes... C'est d'après cette histoire que nous cherchons tous notre côté manquant... Celui à qui on était unis à la création. Dit-il en ayant un regard rêveur à l'horizon... Je suis toujours un rêveur car j'espère qu'un jour tous sera mieux, c'est plus de l'espoir que du rêve d'ailleurs. Dit-il en me regardant à nouveau. Oui je crois à la destinée ! J'ai encore foi et espoir de trouver quelqu'un qui me rendra mes rêves plus agréables. Dit-il en se tournant vers moi et en me tendant la main. Tu veux t'asseoir avec moi un moment, ainsi on apprendra à mieux se connaître ? J'aime savoir avec qui je parle.
Je l'ai regardé et lui ai souris. Puis j'ai tendu ma main pour prendre la sienne, un frisson m'a parcouru à son contact.
-Oui. Dis-je timidement en m'asseyant à côté de lui. Tu sais ta mère semble être une bonne personne pour penser ainsi. Elle pense comme moi. Dis-je en souriant.
-Oui devait. Dit-il en baissant la tête. Mais plus aujourd'hui, c'est étrange, elle ne sait même plus qui je suis, un inconnu, moi qui suis son fils...
-C'est vraiment moche. Dis-je en le regardant puis en tournant la tête. Cette maladie te faire oublier toute ta vie et même son propre enfant...
-Mais je ne suis pas là pour m'apitoyer sur moi-même. Dit-il en soupirant. Ça fait partie des inconvénients de la vie. Sert sa main dans la mienne et se tourne vers moi. Je préfère parler de toi ou de moi, voir si l'on pourrait se correspondre, s'entendre. Je suis nostalgique de mon enfance ou tous me semblaient parfait. Il n'y avait rien à pensées rien à faire tout été plus facile.
Il se retourna vers moi en me fixant dans les yeux.
-Je te trouve déjà un rien plus souriante que tout à l'heure. Ça me fait plaisir de te voir ainsi. Tu vois je ne mords pas !
Je l'ai regardé et j'ai souris, j'étais perdue dans son regard, la tête ailleurs.
-Oui c'est vrai je vais bien, je me sens plus détendue. Non en effet tu ne mords pas et t'en mieux... L'enfance oui c'était une période d'innocence et de joie. Moi je suis une fille unique j'ai mes deux parents nous sommes une famille très unie d'ailleurs en y pensant mes parents ont une belle maison dans les arbres j'ai vécu dans la nature ! Si je puis dire d'ailleurs, je pense que c'est grâce à eux qu'aujourd'hui je vais vivre dans ma maison sur la mer à pouvoir nagé avec les dauphins. Dis-je en regardant devant moi, en souriant les yeux pleins d'étoiles.
-C'est étonnant et merveilleux À la fois, tu es l'une des seule à éprouver des sentiments sincères pour la nature. J'envie ton comportement noble. Tu peux nager, parcourir la forêt, plonger avec les dauphins. Sa c'est ce que j'appelle un monde agréable. Tu as de la chance d'avoir une belle famille je t'envirais presque. Moi mon père est assez difficile, comme tu le sais ma mère à des problèmes de mémoire, j'ai ni frère ni rien, j'ai grandi dans les rues de la cité... Entre richesse et pauvreté. J'ai découvert des amis sincères avec qui nous organisons notre vie. Puis il me regarda avec plus d'attention. Tu vois mon amour de la nature est venu en observant le monde. En grandissant dans cette jungle urbaine j'ai vu le gâchis des gens... Et j'ai compris que peu défende la nature. C'est ma passion, la nature, les gens.
-Je le dois beaucoup à mes parents qui m'ont préservée de ça, mais qui m'ont appris à respecter la nature et son environnement et aussi a respecté les gens les personnes.
-Je comprends maintenant mieux ta souffrance. Puis il posa timidement sa tête contre moi. Ça ne te gêne pas que me met contre toi ? J'aime être proche, tu es sincère et honnête sa me parle beaucoup.
-Et bien je dois dire que je ne te pensais pas aussi tactile avec les gens, mais oui tu peux.
-Je suis plutôt direct c'est vrai, c'est vrai. Dit-il en souriant. Je ressens les gens comme ça, sans doute, en les déstabilisant. Cela aide à nouer des liens. Rapidement le monde se sépare en deux, les personnes sincères et les faux les superficielles, ceux que je déteste. Dit-il plus bassement. Toi tu es une bonne personne.
Il s'arrêta un instant de parler en regardant l'horizon, la mer juste devant nous. J'ai aucune emprise sur ce moment je le vivais simplement en observatrice, mais je me posais tout de même des questions, car il est évident qu'il s'agissait du Prince Egolian alors pourquoi s'appelle-t-il Jayson ? C'est bizarre et Iris ont dirais qu'elle ne se souvient pas de lui, pourtant moi je l'ai vu dans mes rêves, pourquoi Waydon a le même visage. Que s'est-il passé durant toutes ses années ? Depuis l'enfance, ils ne se sont pas vus une seule fois ? Et le bal pourquoi le téléphone n'indique aucune information ou date ??? Pourquoi j'ai la sensation que je ne sais pas toute la vérité ?Comme s'il y avait quelques choses que je devais me souvenir ?
-Je me sens bien ici avec toi. Nous parlons simplement sans soucis. Aucune préoccupation. Je me sens moi-même. Plus libre.
-Je suis ravie de l'entendre oui je suis quelqu'un de gentille et sincère, mais J'ai aussi mes défauts, mais cela tu le verras par toi-même enfin si tu le souhaite. Oui nous parlons tout simplement, c'est agréable et cela sert aussi à se connaître. Dis-je en riant.
-C'est pour ça que nous sommes là Iris, d'ailleurs tu as le prénom d'une fleur ! Pour quelqu'un qui aime la nature c'est peut-être un signe du destin !
-Oui. Dis-je en souriant et un peu gênée. Ça doit être ça... Le destin et peut être enfin clément je ne sais pas en tout cas c'est assez bien partie. J'ai peut-être bien fait de suivre mon instinct et de venir te voir et de te parler.
-C'est même certain, de moi-même je n'ai parler à personne, je n'ai fait que répondre à certaines femmes. Je suis trop timide. J'ai un physique qui semble me donner l'aspect de quelqu'un qui a de l'assurance, mais tous ceci n'est qu'une apparence. Je pense que si tu n'étais pas venu nous aurions pu louper cette chance de nous rencontrer. Je suis tout l'inverse de mon apparence. Pas sûre de lui, pas confiance. Et timide aussi. Donc tu as très bien fait. Dit-il en souriant.
-Alors c'est doublement une chance, car je suis timide aussi, mais le fait aussi que tu es répondu à mes lettres ma mise un peu plus à l'aise et du coup cela m'a donné du courage.
-Nous sommes bien ici, mais désir tu te balader un peu pour changer. Sur la plage ou ailleurs ?
-Oui j'aimerai beaucoup.
-Je me sens plus en confiance quand je te vois sourire. Puis il se leva et me tendit la main pour m'aider à me lever.
Je l'ai regardé se lever et me tendre la main en lui souriant puis j'ai pris sa main.
-Il ne tiens qu'à toi de me faire sourire et si cela te convient et bien je continuerais.
Il se dirigea vers le bord de plage et tout en me regardant il me sourit en me tenant par la main. Il avait des yeux... C'était le paradis.
-J'aime vraiment ce moment. J'ai la sensation d'être différent. Plus heureux plus en harmonie avec moi-même !
J'ai rougi en le regardant.
-Oui c'est agréable pourtant on a juste discuté et parlé ! On a juste commencé à se connaître.
Puis je me suis arrêtée devant la plage et j'ai enlevé mes chaussures et je les aie pris en main avec mes bas en coton. J'ai avancé juste un peu pour sentir le sable chaud sous mes pieds, Puis je me retournée vers lui. Il retira ses chaussures et chaussettes, les a mis dans les chaussures sur le sable et ma rejoint. Puis il m'attrapa parle cou avec son bras en marchant dans l'eau avec moi.
-C'est que le début c'est vrai, mais peut être celui d'une belle aventure. Je me sens plein de vigueur pour découvrir le monde à tes côtés. Ce petit moment, j'aimerais qu'il dure et ne s'arrête plus. C'est ce que je ressens. C'est à cette instant qu'en le regard durant une fraction de seconde que j'ai vu son visage devenir celui d'Ayden avec des larmes. Il me regardait tristement. Et la phrase se répéta comme un écho. J'aimerais qu'il dure et ne s'arrête plus... C'est le début d'un rêve pour moi. Le simple fait que tu sois honnête et souriante, sans arrière-pensée me conviens... Ton goût pour la nature ravit mon esprit.
-Ouije suis quelqu'un de très simple en fait.
Il s'avança dans l'eau et en effleurant l'eau avec ses pieds Jayson s'est mis à courir devant moi bras écarté en criant.
-Je suis libre ! Il éclat de rire en se tournant vers moi. Il semblait très heureux. Moi ce me convient parfaitement. Et j'aime ton sourire.
-J'aspire juste à vivre pleinement ma vie en toute simplicité et trouvé la personne qui me comblera de bonheur. Je l'ai regardé s'amuser et rire avec beaucoup d'amusement. Je me sentais vraiment bien.
-J'aimerais avoir la prétention d'être celui-ci. Mais je doute de moi-même. Puis il courut vers moi. Tandis que je le regardais.
-Oh ! Seul l'avenir nous le dira.
Il se baissa vers l'eau et plongea avec ses vêtements jetant ses chaussures dans le sable, il sortit la tête de l'eau cheveux plaqué et tremper sur le visage.
-Viens l'eau est bonne ! Il faut profiter de la vie ! Elle s'arrête si vite !
Je l'ai regardé étonner.
-Mais tes fous !Tout en rigolant. Ma foi ta raison pourquoi pas. J'ai posé mes chaussures et mes bas en coton sur le sable, et me suis mis à courir dans l'eau.
Ensuite j'ai plongé puis remonte à la surface. Oui elle est bonne c'est vrai !
-C'est rafraîchissant ! Dit-il en souriant. Je suis comme un chien fou, parfois inconscient. Je vis à deux cents à l'heure ! Il me regardait au loin avec un air pensif. Mais j'ai aussi mes défauts. Je ne sais pas si c'est le bon moment pour parler de ça. Puis il secoua la tête et souris. Il se rapprocha en plongeant. Sortant la tête de l'eau près de moi. Je suis comme ça ! Direct et sincère ! Je dis ce que je pense. Voilà tout...
Je l'ai regardé sortir la tête près de moi.
-Eh bien c'est aussi une bonne chose de dire ce que l'on pense même si parfois cela peut être dure j'aime aussi que cela soit clair alors je dirais que c'est même très bien... Faisant un petit sourire en coin. Puis je lui ai saisi la tête pour le faire couler. Puis me suis éloigné vite en nageant et en criant de joie.
-Gloooppsss ! Il but la tasse et souris. Attend que je t'attrape Iris ! Puis il a foncé dans sa direction. Yaaahhhh !! Puis il plongea.
Tandis que je nageais rapidement droit devant moi.
-Nonono !!! Non !!
Il s'avança vers moi et me saisit la cheville. Puis il m'a tiré vers lui d'un coup.
-AAAAhhhh !! Criais-je tout en buvant la tasse.
Puis il frappait dans l'eau vers moi pour m'éclaboussé, je me suis protégé avec ma main en me redressant. Soudain il s'avança me saisit à la taille et respira plus fort avec l'effort de la nage en me regardant dans les yeux.
-Bravo tu m'as attrapé, je ne te pensais pas si bon nageur.
-En tous cas, je peux te dire que je suis content de cette après-midi ensemble. Dit-il tout en étant pensif. Oui je m'entraîne sérieusement depuis tout jeune, pas que pour la nage... Dit-il en avalant sa salive comme étant gêné.
-Moi aussi je suis contente c'est une belle journée et une belle après-midi. Dis-je en souriant et en rougissant.
Puis il sortit ses mains de l'eau, il était plus bas dans l'eau, accroupie et me saisit et m'enlaça à la taille et je ne sais pas pourquoi... Mais il se blottit contre moi, la tête sur mon ventre, comme le ferais un enfant. J'ai saisi sa tête un peu surprise. Peut-être avait-il besoin d'un câlin, cela ma déconcerté sur le moment. Mais j'étais heureuse. Il était doux.
-Nous irons doucement ensemble, car précipiter les choses ne sert à rien. Sortons nous sécher dans l'herbe. Nous sommes trempés maintenant. Et nos vêtements aussi.
-Oui. Tout en frissonnant a son contact. Oui allons-nous séché. Soudain il sait écarter de mes bras et sais mise a nagé vers la plage. Etais-ce ma phrase qui était de trop ? Je me suis demandée en le voyant s'éloigné de moi.
Il nagea vers la plage, puis il prit ses chaussures, qui se retrouvait dans le sable, ensuite il sait assit à l'ombre d'un arbre qui longeait la plage. En m'attendant. Il retira son t-shirt tremper et son pantalon remplit d'eau de mer. Tout en les essorant et les à poser sur une branche. Il ne conserva que ses sous-vêtements. Puis il me regarda venir à lui en souriant.
-À force de ne pas réfléchir on se retrouve parfois dans de drôle de situation !
Je suis également sorti de l'eau à mon tour. J'ai pris mes chaussures et en m'avançant vers lui je l'ai regardé en détournant les yeux, un peu gêné. Puis je me suis mise assise sur le sable et il sait baisser vers moi, dans mon dos. Comme soulagé car il était gêné. Il a passé ces bras autour de moi.
-Tu as vu l'horizon, c'est magnifique n'est-ce pas ? Dit-il en souriant.
Soudain je me suis rendue compte qu'étant en jupe et t-shirt trempé, mes sous-vêtements était visible. Oh non ! C'est pas vrai ! J'étais mal à l'aise. Que faire de toute façon c'est trop tard ! Il m'a déjà vu... J'ai fait comme lui j'ai enlevé ma robe et je l'ai mis a séché. Puis je me suis assise vite, toute rouge en regardant droit devant moi. Il avait rougi aussi et me regardais discrètement. Rougissant encore.
-Qu'elle belle journée ! Kof... Kof... Toussotant. Ah ! Qu'elle belle journée ! Tout en regardant les arbres les fleurs gênées par la situation. Puis il parla plus doucement. Désolé pour ce moment de gêne. J'ai pas réfléchit à la suite. Dit-il en éclate de rire. On est bien comme ça en sous vêtement sous les arbres.
-Oui. En riant. Je dois dire que moi aussi je n'y ai pas pensée. Bah ! C'est surtout pas commun oui. Puis j'ai saisi mes cheveux les passent de côté et en les essorant. Mais heureusement avec cette chaleur on sera vite sec.
-Oui c'est vrai. Puis il leva la main et la passe dans ses cheveux en me regardant. Je te proposerais bien de dîner ensemble mais nous ne pouvons pas aller chez moi, vu que je ne vis pas seul. Ou sinon je te proposerais un restaurant.
-Ah bon, tu ne vis pas seul ? Et bien le restaurant me va très bien je vis seul mais comme je te l'ai dit je viens d'acquérir ma nouvelle maison et je suis en plein déménagement. Mais une fois tout cela fini je t'inviterai chez moi. Dis-je en lui souriant.
-Sans aucun souci, je suis impatient de faire la visite de ton lieu de vie. Moi oui je suis en collocation avec plusieurs gars c'est mon chez moi car j'ai nulle part d'autre ou aller. Je vis dans une grange que nous avons aménagée.
-Oh mais c'est cool ça doit être quelques choses ce sont des amis ?
Il se leva en touchant ses vêtements.
-Ils semble presque sec. En se vêtissent doucement. Tout en me regardant. Oui des amis proches, j'en parle peu. On forme un groupe. C'est m'a part sombre. Nous sommes des activistes considérés comme extrémiste nous arpentons les forêt la nuit et organisons des chasses nocturnes. Nous traquons des bêtes féroces qui oppriment les villageois. Dit-il en baissant les yeux. Quand je suis avec eux je ne suis plus le même. Je suis violent brutal et c'est ce que je ne veux pas que tu voies... Quand je suis avec eux je suis quelqu'un d'autre. J'agis différemment. Dit-il en mettant ses chaussures. J'adore te regarder. Ça me plaît. C'est aussi pour ça que je suis rêveur. J'ai deux vies !
-Je vois, mais pourtant ça fait partie de ta personne c'est une part de toi. Dis-je en rougissant. J'avais oublié que j'étais a moitie nu en me levant très vite j'ai pris ma robe et l'ai enfilé rapidement. Oh oui je vois, deux vies, tu fais des choses dangereux, mais en y pensant c'est pour la bonne cause peut être vous vous y prenez mal, je ne sais pas...
-Les animaux que l'on affronte sont sans aucune pitié, c'est ce qui nous rend violent. Des monstres qui ravagent les villages et détruisent tout.
-Oui je comprends, mais comment rivalisé avec ce genre de créatures alors qu'ils ont tout pour eux ? La puissance et la vitesse ? N'est-ce pas voué à l'échec ? C'est une noble cause que vous faites.
-Je vais te laisser Iris avant d'aller dîner je désir me changer. Puis il s'avança vers moi en me fixant dans les yeux. Il me saisit je le regardais en ressentant une forte monté de chaleur. Ces lèvres pulpeuses approchaient les miennes mais il inclina légèrement la tête et m'embrassa sur la joue, en rougissant légèrement. Puis Il s'écarta lentement, en me regardant. À tout de suite, ma petite fleur.
-Oh ! J'étais surprise, c'était si soudain. D'accord. Si personnes n'agit cela ne changera jamais. Je vais en profiter pour aller chez moi me changer aussi.
Puis il commença à partir tout en me regardant. Je lui ai fait un signe de la main en souriant. Soudain son corps se dédoubla et Ayden apparu sous forme fantomatique et vint vers moi. Plus il avançait vers moi et plus la plage disparue dans l'obscurité complète. Lui semblait brillant, comme en énergie bleutée.
-Il est temps pour toi de voir ce que tu ignores. Il leva la main et mon esprit est sortie d'Iris. Je retrouvais ainsi un certain contrôle des évènements.
-Attends ! J'ai trop de questions ! Je veux savoir ? Dis-je en le regardant.
-Le temps des réponses viendra juste après, je connais tes interrogations et je connais déjà les réponses, sois patiente et cela viendra. Je sais déjà tout avant que cela n'arrive, Irem.
-Mais, nous sommes avant ? C'est bien ça, dans le monde-miroir dans une vie antérieure ? Demandais-je. Pourquoi Waydon à la même tête, le même visage, c'est son jumeau d'accord, mais il y a trop de chose que j'ignore encore, c'est trop vague ?
Brusquement tout changea autour de moi et il disparut. Je me retrouvais dans le palais du Roi en Jaune avec son épouse. J'étais dans leur chambre. Le roi semblait dormir ou était allongé, en tout cas, dans un lit.
Son épouse Ezéline était assise juste à côté. Elle caressait son masque, il avait toujours son capuchon, je pouvais voir son corps avec sa toge noir et le symbole du soleil en dorure, Ezéline avait une parsemé des herbes, champignons et autres ingrédients dans un bol en bois. Puis elle versa le contenu, un liquide très étrange, à l'intérieure de sa bouche, au travers du masque. Après avoir observé la scène j'ai saisi mon téléphone, « Monde-Miroir, Château d'Omundra, Palais du Roi en Jaune, année 512 ». Soudain la reine c'est levé et à commencer à faire des sortent de prière étrange, en parlant une langue inconnue.
-Dors mon bon roi ! Fais de doux rêve ! Ne te soucis pas du royaume, j'en prend la charge ! Dit-elle en souriant.
Ensuite elle avança son visage du sien pour l'embrasser, mais elle absorbait son énergie vitale, enfin je suppose car on pouvait voir un flux de lumière sortir de la bouche du roi et se dirigé vers celle d'Ezéline. Elle semblait rassemblée une grande énergie dans ses mains et son corps. Puis elle se leva et se dirigea vers un balcon qui se trouvait dans la chambre en pierre. Elle regarda la vallée et un immense amas de maison.
-Votre peuple ci précieux, je vais m'en charger, car vous y tenez tellement ! Vous pensez que les miens sont inférieurs, des rebus ! des déviants ! Dit-elle en serrant les poings, enfonçant ses ongles dans la paume de sa main jusqu'au sang. Je vous prouverais que les rebus de ce monde sont bien plus puissant que les votre ! Dit-elle en rageant.
Puis elle leva les mains vers le ciel, comme si elle invoquait une puissance supérieure. Bizarrement elle utilisait une langue que j'avais l'impression de connaitre tout-à-coup, la langue noire des sorcières, non, c'était peut-être celle des Fallen, oh !! Je ne sais plus !! Je la connais... Soudain, malgré la nuit, tout devint encore plus sombre, le ciel, les nuages, une brume épaisse se leva des forêts sont devenues obscures et lugubres. Elle fit des mouvements qui semblaient n'avoir aucun sens, pourtant il était précis et ordonné puis une énergie violacée à commencer à apparaitre.
-Shaya da neva dula ! Nico yad ana shula ! Osgoroth natula ! J'entendais ses mots pas la traduction, mais la signification car les mots me venaient tout naturellement, comme celle des sorcières n'avaient aucun sens, j'entendais ses pensées. « Que les brumes des Terres Lointaines recouvrent le monde et que mon peuple gagne en puissance !! Je veux que ce monde sois détruit par un mal très ancien, celui qui sommeil dans les ténèbres ».
C'est cette femme, on dirait une sorcière ? Qui a déclenché la malédiction ? Par vengeance... C'est sans doute elle, le déclenchement de tout. J'ai quitté le balcon et me suis dirigée curieusement aux abords du village, entre les forêts et les champs ou la brume devenait plus présente. Il y avait des gens qui travaillaient dans les champs et des enfants qui jouaient soudain ceux touchés par la brume ont disparus et ont poussés de violent hurlement. Ils étaient trois à avoir pénétrés la brume et trois monstres en sortirent.
J'ai immédiatement pensée à Jayson quand il me disait qu'il affrontait des monstres... Il tuait son propre peuple ? Ceux-ci devenaient des créatures horribles, d'ailleurs assez similaire à la forme du Croquemitaine dans notre monde. Il était allongé, très fin, grand, avec des griffes et n'avaient plus de visage hormis une bouche qui se dessinait ou apparaissaient pour dévorer des gens sur un masque. Le sort d'Ezéline transforme le propre peuple du royaume pour tuer le royaume... Soudain je ne voyais plus la reine à son balcon donc je suis retournée plus haut dans le ciel pour la rejoindre.
En arrivant très vite j'ai vu Ezéline face à Egolian qui n'était encore qu'un enfant, peut-être dix ans, il était plus grand tout de même. Cela devait être quelques années après notre rencontre, il était en chemise de nuit. C'était lorsque le roi avait humilié, la reine Ezéline devant toute la cour.
-Que faites-vous mère ? Dit-il en regardant sa mère.
-Je prépare l'avenir de ton royaume. Je sculpte ton héritage. Vous possédez bien mon sang, prince Egolian, tout comme votre sœur, mais vous ne serait jamais ! Jamais de ma tribu ! Dit-elle avec colère, mais tout en conservant son calme.
-Pourquoi vous ne nous aimés pas ?
-Citez-moi une tradition de mon peuple ? Dit-elle sèchement.
-Les gens du sud, les Erenken, sont des mangeurs de chair.
-Exactement ce que votre père le roi vous à dictés, vous voyez bien, vous ne savez rien. Vous n'êtes qu'un ignare qui vit dans sa tour d'ivoire à l'abri du besoin, vous ne connaissez rien de la véritable vie !
-Non, je connais des choses ! Dit-il tristement les yeux humides.
-Qu'elle chose ? Dit-elle en s'approchant de lui.
-Je connais l'amour, le vrai ! Je venais voir père pour lui dire que je ne veux pas organiser cette alliance, je voulais que l'on me choisisse par amour et non par arrangement.
-Séchez-vos larmes Prince ! Dit-elle en le regardant avec mépris. Même l'amour vous n'y connaissez rien ! Ici rien n'a aucune valeur ! Et surtout pas l'amour !
-Mais c'est la princesse Iris qui me l'a dit !
-Cela suffit ! L'âme sœur ! Iris oui évidemment !! Oui je vois ! Ce n'est qu'un rêve une illusion ! Ici il n'y a que les arrangements, les territoires, le pouvoir et la fortune ! Dit-elle en se retournant et en regardant le roi allongé dans son lit. Voyez cette personne ! Il se prend pour un véritable seigneur tout puissant, pourtant il ne sait pas tout. Mon père était comme lui, l'un des quatre vénérable éminence de cet univers. Pourtant il est mort. Dit-elle avec haine. Puis elle se retourna à nouveau vers le prince. Dis-moi mon Prince, je vous propose un marché, je vous accorderais ce que vous désirez si vous l'obtenez. Le savoir est très important !
-De quoi s'agit-il mère ?
-Si vous parvenez à trouver l'âme-sœur, si elle existe, je vous donnerais ce que vous désirez. Dit-elle en souriant avec espièglerie.
-J'accepte votre marché très cher mère. Je suis sûre qu'elle existe, je la trouverais ! Dit-il avec conviction.
-Très bien, mon Prince. Elle se baissa et tendit son petit doigt vers lui.
Il s'approcha et croisa son doigt avec sa mère, la reine Ezéline.
-Kazlouraine ! Le marché est scellé mon Prince ! Dit-elle en le regardant dans les yeux. Alors qu'une énergie se dégageait de son doigt. Un marché se doit d'être tenu ! N'est-ce pas mon prince ? N'oubliez pas, je tiendrais parole, mais pour cela il va falloir trouver le véritable amour ! Elle lâcha son petit doigt et se releva en riant assez fort. Iris, humm... Vous l'aimez bien celle-là. Ne vous inquiétez pas, vous n'y arriverais pas !
Soudain on entendit des hurlements provenant de l'extérieure. C'était les monstres qui sortaient de la brume.
-Que ce passe-t-il ? Dit Egolian en sursautant.
La reine fixa sévèrement le prince Egolian et se baissa devant lui.
-Prince ! Ce n'est rien, c'est votre royaume qui se redessine. Dit-elle sournoisement en souriant, son visage face à celui du petit prince, son fils.
-Mais ? Pourquoi des gens hurlent ? Que se passe-t-il ? Dit-il en panique et effrayer.
-C'est votre destiné qui arrive, êtes-vous prêt à devenir un monstre ? j'ai hâte de voir cela sur votre si joli minois. Elle se redressa brusquement. Je vais devoir m'absenté un moment. Bonne chance à vous !
Elle s'approcha du balcon et devint une créature volante, semblable à un oiseau. Elle s'envola et quitta la château d'Omundra. Je ne savais pas quoi faire, car je voulais rester avec Egolian et en même temps je voulais savoir ou allait la reine...
Soudain le roi ce leva, assit dans son lit. Il tourna juste son visage vers son fils assez bizarrement avec son masque. A cet instant il semblait désorienté... Il souleva très légèrement son masque pour y passer deux doigts et se frottait le menton ou la gorge. J'imaginais qu'il avait goût étrange en bouche avec le liquide qu'Ezéline lui avait fait boire.
-N'ai pas peur mon fils ! Dit-il simplement en remettant en place son masque avec une voix plus douce.
-Père ? Que se passe-t-il ?
-La reine, ta mère est souffrante. Elle pense connaitre tout et elle déchaine sa colère sur nous. Alors que nous ne cessons pas, de la protégée. Elle pense qu'ailleurs l'herbe est plus verte sans doute. Elle ne m'a jamais apprécié pour ce que je suis, son sauveur. Elle éprouve une haine profonde pour moi. Puis il s'arrêta. Va chercher ta sœur immédiatement ! J'ai besoin d'un peu de temps pour réfléchir à la suite à venir.
Le prince hésita un instant et se mit à courir dans les couloirs du château. Soudain le roi se retourna vers moi, comme s'il savait que j'étais là, alors que j'étais un esprit !
-Toi, tu dois veillez sur lui. Dit-il quand je vis une larme de sang coulée sur son masque, s'écoulant de l'œil droit. Ce qui fait ne peut être défait, concentre-toi sur le présent. Ce qui est passé ne changera pas. Tu as commis des erreurs car des gens ont profités de toi Irem. Mais il ne tient qu'à toi de réparé ses erreurs ou tu perdras tout. Notre royaume va mourir tu le sais n'est-ce pas... Dit-il en baissant la tête. Notre avenir est déjà écrit.
-Je... Je ne savais plus quoi dire. J'avais tant de question que tout s'embrouillait. Pourquoi dites-vous que vous avez sauvez la reine ?
-Car elle n'a jamais fait partie de son peuple, les Erenken. C'est une enfant qu'ils ont capturés et adoptés, je l'ai choisi comme épouse pour ne plus qu'elle vive avec ses monstres... Mais elle a préféré ceux qui l'ont élevé plutôt que moi. Ne fait pas les mêmes erreurs, fait confiance à ton cœur... L'apparence est parfois trompeuse... N'oublie pas la reine Ezéline n'acceptera jamais qu'Egolian gagne son marché, alors elle fera tout pour te briser.
-Pourquoi dites-vous cela ? Je suis l'âme-sœur d'Egolian ? Je suis Iris ? Mais Waydon ? Qui est Waydon dans ce cas ?
-Tu le sais très bien au fond de toi. Maintenant part, suis la reine ! Egolian revient... Je dois veiller sur lui pour le temps qu'il nous reste à vivre ici... Nous allons sombrés dans le chaos... Egolian deviendra différent, mais à l'intérieur se sera toujours le même petit garçon, souviens-toi s'en Irem, car Iris elle... Elle là oubliée...
-Non répondez moi !! Dis-je en criant.
-Nous n'avons pas le temps, tu le sais très bien. Maintenant tu dois juste apprendre de tes erreurs pour ne plus refaire les mêmes. Ne brise pas mon fils deux fois... Sinon tout sera perdu à jamais. Je te préviens, je t'indique le chemin alors choisi la bonne route !
-Pourquoi n'empêchez-vous pas ce qui arrive ?
-Ce monde est régit par les émotions, nous sommes ce que nous ressentons. Vois-tu mon apparence disgracieuse, c'est parce que je n'ai jamais obtenu l'amour... Elle a préféré écouter son soi-disant frère et ma oublié a jamais. Alors que je désirais tout lui offrir... Elle ne m'a jamais choisi... Elle a préféré l'autre... J'entendis soudain des reniflements et des larmes je crois bien.
-Mais pourquoi vous ne lui avez pas dit ?
-Peut-être... Puis il leva son visage vers moi. Peut-être pour la même raison que toi... Il y a des choses que l'on garde sous silence, car on pense que l'on a raison... Malheureusement ses secrets nous rongent de l'intérieurs. C'est mon fardeau... Après je suis devenu plus froid, plus triste, sans vie, car j'avais perdu la flamme qui animait mon âme... Alors j'ai choisi un tout autre chemin. Ne fait pas la même erreur que moi.
Egolian et sa sœur arrivèrent dans la salle. Le roi se tourna vers eux en m'ignorant à nouveau.
-Mélusine, Egolian je vais faire une chose que je ne devrais pas faire, mais j'y suis obligé. Afin que vous puissiez survivre, je vais séparer votre corps et votre âme, vous serez divisé en deux. Ainsi même si vous devenez des monstres, un jour ou l'autre, votre âme sera préservée. Les autres auront l'impressions que vous avez deux corps, mais la seconde, n'est pas un corps réel, c'est votre âme qui pourra se matérialiser physiquement.
-Pourquoi ? Demanda Mélusine avec de gros yeux.
-Que ce passe-t-il ? Demanda Egolian agité.
Il leva simplement la main. Sans aucune réponse, se tourna brièvement vers moi.
-Part !! Dit-il dans un chuchotement. Attention aux ombres du passé !! Parfois c'est une douleur pleine de secret !
Puis je fus projetée au lointain, Juste au-dessus de la reine Ezéline et en me retournant je ne voyais même plus le château. Nous étions bien trop loin. J'ai suivi la reine presque à contre cœur comme par obligation. Elle sait dirigée vers un petit hameau en bois dans la forêt, la terre y était presque noire, comme de la poussière, les barricades en branche étaient couvertes de crânes et d'ossements, il y avait des cadavres gisant le sol, des animaux, des enfants, de toutes sortent. Ils y avaient une odeur de chair putride infâme. Le bois des demeures, des huttes était noirci par le sang et la terre du sol. Quand elle se posa au milieu du village en reprenant sa forme humaine, il n'y avait pas âme qui vivent dans l'enceinte fortifiée.
Puis peu à peu des personnes sont sortis des huttes, du sol, d'un peu partout, comme camouflé. Ils étaient couverts de suie, de poussière, ils avaient des tatouages, des cicatrices. Leurs peaux étaient sombres, sales, ils étaient couvert d'ossement, d'artefact, de queue ou masque d'animaux. C'était clairement des barbares et des guerriers.
-Mes frères ! Mes sœurs ! Je me suis libérée du joug du Roi en Jaune ! J'ai proféré une menace grandissante qui anéantira son royaume ! Je nous ai offert l'avantage !
Un homme colossal, Shamadaï, se dressa devant elle, celui de l'accouchement. Peut-être son frère ou comme le disait le roi, son soi-disant frère, car elle n'était pas de leur tribu.
-Tu n'as pas apporté les enfants avec toi ? Dit-il sèchement. Il avait une voix très grave sans aucune émotion.
-Je n'ai pas préféré les prendre car j'ai fait un marché avec l'un deux. S'il perd je prendrais son pouvoir et à travers lui j'accèderais au pouvoir du roi. Je deviendrais comme eux !
-Tu choisis le pouvoir plutôt que la force, tu utilises la ruse plutôt que l'affrontement. Nous ne fuyons pas nos adversaires, car nous sommes des guerriers, nous ne demandons pas la pitié, nous préférons mourir avec honneur ! Décidément... Ma sœur ! Dit-il en appuyant le mot comme en le méprisant. Tu n'aies peut-être pas comme nous !
-Quoi ? Il suffit je veux voir mon fils ! Dit-elle en haussant le ton.
-Ton fils dis-tu ? Tu ne là même pas nommé ! Maintenant il est l'un des nôtres ! Il n'a rien à voir avec toi !
-Mais j'ai accompli tout ce que tu m'avais demandé mon frère ? Dit-elle en se crispant, comme si elle hésitait. Ravalant sa salive.
-Cesse de gindre ! Comme une faible femme ! Je t'avais demandé les enfants ! Dit-il en s'avança vers elle.
-Mais j'ai tout de même fait un pacte, un accord avec lui ! Glurps... Dit-elle en avalant sa salive à nouveau.
-C'est très bien... Dit-il en passa sa main sur sa joue puis en saisissant sa tête par la nuque. Mais tu n'es pas ma sœur... Dit-il en voyant le visage d'Ezéline se décomposé. Avec l'autre main, d'un doigt il dégagea ses cheveux et mèches pour bien voir ses yeux rougeoyants. Tu ne comprends pas n'est-ce pas ?
-Qu'ai-je fait ? mon frère ? Dit-elle en s'inquiétant de plus en plus.
-Ne me nomme pas ainsi. Il plaça ses mains toute autour de sa tête, avec sa taille imposante. Tu as les yeux rouges, comme les habitants des marais, nous t'avons découvert lors d'une attaque sur ses terres, nous t'avons recueilli et nourri pour nous servir ! Tu as accompli ton devoir, mais tu n'as même pas réussi à obtenir ce que nous voulions... En parlant il serrait ses mains et la soulevait du sol.
Une vieille femme pleine de fétiche, de morceau de chiffon, s'avança.
-Tu n'as donc rien retenu ? De tes enseignements ? Les yeux rouge ou marron sont les habitants des marais, les Arboren. Les yeux vert ou turquoise sont les Erenken, notre peuple !! Les guerriers des terres brûlés ! Les yeux bleu ou gris sont ceux des Jorem, le peuple des montagnes, nos ennemis, nos adversaires ! Ceux du peuple des mers ont les yeux noirs comme l'abîme... C'est les Sealken. Chaque royaume avait sa vénérable éminence au tout début, mais il ne reste plus que le roi en jaune, le seul qui résiste et subsiste, il semble invincible !
-Je... Dit-elle en perdant du sang des lèvres... J'ai vu une fille avec les yeux jaunes... Arrrggg... Pitié ! Je sais des choses que vous ignorez... Dit-elle en souffrant de la pression des mains du colosse.
-Des yeux jaunes dis-tu ? C'est impossible ! Horrible menteuse que tu es !
-C'est la fille du roi Brunulphe, le Sealken qui vient des mers. Je vous jure que c'est vrai !!
-Lâche-la ! Va chercher l'enfant ! Ezéline s'écroula au sol quand le colosse la relâcha. Et ne t'avise pas de fuir ! Ou nous te traqueront comme une bête sauvage.
Le colosse s'éloigna et souleva une toile d'une hutte.
-Avance toi mon fils !
L'enfant qui en sortie avec un visage froid, fermé, bien plus sombre. Comme eux, il avait les yeux turquoise et étincelant, comme ceux de Waydon. Durant une seconde j'ai cru l'apercevoir, cela ne devait pas être un hasard. Il avait pourtant des très traits particuliers comme des cheveux gris blancs. J'étais dans un cauchemar... Je pensais à tout ce que je savais de lui, les déguisements... Mais c'est quoi ce bordel ?? C'est le jumeau d'Egolian, c'est Waydon, je suis sûre que c'est lui cette enfant ? Il s'avança auprès de la vieille dame et devant ça véritable mère qui était étendu à genoux au sol. Saignant et pleurant.
-Cette femme est ta génitrice ! Dit la vieille.
-Mon... Mon fils ? Dit Ezéline en crachant du sang.
-Qu'elle est le marché que tu as fait avec mon frère ? Demanda le jeune enfant sans aucune émotion.
-Je... Attends... Je voudrais te voir, te connaitre ?
-Aujourd'hui tu veux me voir femme ? Alors que tu m'as abandonné ? Tu veux savoir qui je suis ? Réponds-moi ! Dit-il l'enfant avec un ton froid.
-Femme ? Je suis ta mère ! Je... J'ai dit à ton frère que s'il trouvait l'âme-sœur il gagnerait mon attention et mes faveurs, mes attentions... Car je ne l'ai jamais traité comme mon fils... Je pensais à toi ici...
-Très bien. Il s'avança sortie une dague de sa manche et égorgea sa mère.
Il se tourna vers la vieille, Ivalia et le colosse, Shamadaï ensuite.
-Cette femme n'est pas ma mère !
Toute la tribu hurlait comme vénérant le jeune guerrier qui venait de naitre. Il était acclamé par le peuple pour avoir tué sa propre mère sans aucune émotion. Moi j'avais choisi cet homme plutôt qu'Egolian ? Non c'est pas possible ? Pourquoi me suis autant tromper ? Mais qu'est-ce qui sait passer ? J'étais dérouté et confuse, je ne savais plus quoi pensée, cela devenait compliqué...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire