Je me suis levée ce matin-là avec un rêve pas très agréable, je m'en souvenais à peine, mais c'était perturbant. Gabriel me parlait, je roulais une voiture, j'avais une tablette dans la main une personne me parlais à travers l'écran, après je courrais ça hurlait il y avait une alarme, un truc de fou, comme si j'étais poursuivis tout le rêve. Mais un visage revenait toujours celui de la tablette, c'était encore la même personne que dans mon dernier rêve. Bizarre, je ne le connais pas. La sonnerie du téléphone m'a fait émerger d'un coup. Je me suis levée rapidement, j'ai couru à la douche. Je suis restée plus longtemps sous l'eau, qu'elle s'écoule sur ma peau, j'avais besoin de me réveiller. Après j'ai enfilé les collants dans la salle de bain puis le reste de mon uniforme de lycée. J'ai préparé mes cheveux, aucuns bijoux, un maquillage très léger. J'ai pris mes lentilles de contact, car pour mon premier jour, je ne voulais pas mettre mes lunettes. J'ai préparé mes affaires, mon sac, mon téléphone, je regardais ma batterie, c'était bon, j'avais pas oubliée de le charger, j'ai ouvert le tiroir, hummm... Je prends, non, je prends pas la tablette, je vais voir comment je fais. Si ça sonne en plein cour, je vais être très embêté, je préfère pas prendre de risque. J'ai déjeuné, ma mère était contente de me voir habillée comme ça. J'avais un peu le trac quand même. Mais elle me rassura, en me disant que j'étais très belle comme ça. Beaucoup de chose était interdite dans le lycée. Punaise j'essayais de pensée à tous en même temps c'était compliquée !
Je me suis préparée au mieux et j'ai dit aurevoir à ma mère et je me suis dirigée vers le garage pour prendre ma trottinette électrique et mon casque pour arriver à l'heure dans ce nouvel établissement. Il y avait plein de jeune qui discutait au loin, certains étaient en uniforme mais pas tous. Quand tout à coup j'ai senti quelqu'un derrière moi qui me tirais l'épaule.
-Hey ! Attends ! Dit-il.
C'était Gabriel. Ben dis donc en uniforme ça fait plus sérieux, ça donne un autre style. J'ai souris.
-Toi aussi tu vas en trottinette ?
-Non, mais juste aujourd'hui, je vais t'accompagner en vélo. Sinon c'est Béa qui m'emmène avec sa BMW, enfin celle de Dan ! Dit-il en souriant.
-Ah ok ben merci bien. Un peu gênée.
-Mais si tu veux on peut t'emmener tous les jours aussi, qu'est-ce que tu en dis voisine ?
-Euh... Je vais y réfléchir.
Il avançait à côté de moi, plusieurs jeunes sur le chemin n'arrêtaient pas de nous dévisager comme si c'était pas normal.
-Dis-moi, on a un truc, pourquoi tout le monde nous regardes comme ça ? Un peu surprise et curieuse.
-Je les connais presque tous et certains ont peur de moi, je ne viens jamais ici. Dit-il en riant. Notre quartier ce n'est pas trop mon truc. Mais je me suis douté que ton père ne t'avait pas acheté de voiture.
J'ai ri bêtement et fort, comme si j'étais contente, je ne savais pourquoi j'avais fait ça. Punaise je suis mal à l'aise. Il a fait ça pour moi ? Vraiment ?
Tout s'est bien passé durant le trajet, nous avons un peu discutés jusqu'à notre arriver prêt de Rightful Staten Island High School. Là nous avions encore deux rues à franchirent. Mais en arrivant devant le bâtiment, il a jeté son vélo, n'a même pas mit de cadenas. Puis Gabriel m'a lâchée d'un coup et c'est évaporé. C'est bizarre en approchant j'ai eu la sensation que le ciel était plus sombre, j'ai ressenti un frisson, comme un moment étrange, un coup de froid.
Je me suis retrouvée seule dans la foule. J'ai monté quelques marches pour entrer dans le hall principal et là j'ai vu tellement de monde, il y avait des escaliers face à moi et un long couloir de gauche à droite. Des bureaux, des portes, sans doute des casiers, j'étais presque un peu désorientée et perdue.
Puis un groupe de gars descendit l'escalier, mon cœur s'est arrêté, enfin c'est mon impression, j'avais très chaud. Le temps c'était comme figé et s'écoulait au ralenti, plus il descendait les marches plus j'avais chaud. Je me rappel plus si je me suis figée la bouche ouverte, je l'ai refermée, j'ai avalé ma salive, j'étais en admiration. Mon corps était comme en ébullition devant le premier type qui descendant, un blond platine, cheveux en crète ou en épis. Yeux bleus très profond, des tatouages sur chaque côté du visage, ainsi qu'une grande cicatrice sur l'œil droit. Je regardais fixement, quand brusquement tout s'arrêta. J'entendais mon propre cœur qui tapait fort à l'intérieur, comme une chaleur qui montait dans les oreilles et les joues, Oh My Gosh !! J'avais envie de crié ! C'était bien ça ! Le lycée ! C'est ce que je voulais ! Du monde partout, des gens, des jeunes de mon âge, oh... Des garçons, des rencontres ! Tout s'emballait dans ma tête. J'avais considérablement chaud, surtout le visage. L'impression de ne plus savoir ou me mettre.
-AHHHH ! J'ai crié un peu c'est vrai. J'avais la grosse tête d'Adrian Abbott devant moi souriant bêtement avec ses oreilles assez décollées. Je ne voyais plus le type. Il me faisait coucou de la main. Pffff... Ce n'est pas vrai...
-Tu veux de l'aide ? Dit-il gentiment. J'entendais sa voix pour la première fois. Elle était spéciale ou particulière pour ne pas dire désagréable.
Puis une femme arriva sur nous comme un char d'assaut. C'était Béatrix.
-Toi dégages ! Dit-elle à Adrian, qui s'effaça très vite puis elle se tourna vers moi.
-Toi tu restes avec moi et tous se passera bien. Me dit-elle.
-Ok, je cherche la salle 105 pour mon premier cours. Dis-je nerveusement.
-Suis-moi !
-Deux minutes. Je lui ai demandée discrètement qui était le type qui descendait l'escalier avec ses potes.
-Laissez tombés, si tu t'approches de lui, tu vas brûler ton joli minois et tu t'en remettras pas ok ? Dit-elle blasée. C'est Dimitri Louchenko, c'est un jeune russe, assez violent.
Je l'ai donc suivi, en croisant le regard de Dimitri qui m'avait regardant du coin de l'œil en passant. Elle m'expliqua l'emplacement des salles principales, le système des étages les salles de 101 à 110 c'est rez-de-chaussée, ensuite 201 à 210 c'est au premier étage, au deuxième étage c'est l'administration, salle des profs etc... Les bureaux principaux qu'il fallait connaitre comme la conseillère d'orientation, la salle des surveillant, l'agent d'accueil, les agents d'entretiens, le jardinier, l'infirmière, la cours, le gymnase et aussi les toilettes lieu de rendez-vous des filles, le quartier général. C'est ici, comme elle disait que beaucoup de chose se règle à l'abri des regards, car elle me montra les caméras dans les couloirs, ici tout est surveillés.
-Bon j'ai encore un peu de temps devant moi, avant de commencer mon cours je te remercie pour ton tour d'horizon. J'étais ravis souriante, mais je voulais pas trop trainée avec elle, sa réputation devait-être sulfureuse et bon, pour elle j'étais plus un boulot qu'autres choses.
-Ah ouais tu me laisses comme ça ? Dit-elle plus agacée.
-Non, mais je dois voir Mr Chambers ! Toujours souriante et nerveuse.
Puis j'ai vu son visage se décomposée deux secondes.
-Qui a-t-il ? Inquiète.
-Chambers ? Haussant les sourcils.
-Oui, pourquoi ?
-Bon, tu as raison, je vais te laisser. Bizarre, elle a peur de personne on dirait et là elle fuit juste en entendant son nom ?
Je suis montée seule à l'étage administratif ou il y avait les bureaux des professeurs. Un peu timidement, j'ai regardé les noms sur les plaques, arrivée devant le bureau, j'ai remis un peu mes vêtements droits et j'ai frappée à la porte. Je ne savais pas ce que le professeur voulait me dire, mais j'espère qu'il n'allait pas me faire la morale pour avoir senti une odeur de cannabis sur moi ?
-Entrer !
En entrant j'ai vu un long couloir, remplit d'étagère et de livres très ancien. Il y avait quelques tableaux aux murs, des peintures peu communes je dirais, un peu sombre. La majorité représentait des scènes bizarres ou des trucs du d'art mais presque morbide. Il y avait des portraits.
En me voyant il se leva de son bureau, il y avait deux grandes statues une de chaque côté, une sorte de femme à genoux tenant un objet tendu vers une gigantesque et étrange statue dresser derrière son fauteuil, ce n'était pas ordinaire. Je n'étais pas très à mon aise dans cette ambiance très glauque. C'était très rustique. Il s'approcha puis me montra la chaise de ses mains.
-Installez-vous mademoiselle Kovacic ! Dit-il avec élégance faisant une révérence en m'indiquant la chaise. Puis je l'ai entendu partir dans le couloir. En avançant je me suis sentie presque étouffés dans cette ambiance, enclaver je dirais. J'entendis la porte se fermer derrière moi. Il marcha vers moi, j'entendais ses chaussures sur le marbre qui claquait en marchant et il saisit le dossard de ma chaise, ce penchant vers ma tête me chuchotant quelques mots.
-J'espère qu'aujourd'hui vous n'avez rien consommez ? Dit-il avec un ton plus sérieux.
-Euh... Non ! Je suis désolée si j'ai fait quelques choses qui... Me levant très vite, car je me sentais mal à l'aise.
-Asseyez-vous ! Dit-il plus fermement, mais sans crier.
Je me suis rassise, sans bouger, j'osais plus regardée devant moi, j'avalais ma salive, me sentant coupable. Il est allé à son siège et sait assit face à moi, posant les coudes sur le bureau et joignant ses mains.
-Je n'ai rien dit devant vos parents. Il est évidement que je ne désirais pas vous m'être dans l'embarrât. Je comprends très bien là situation. Je ne cherche pas à vous nuire d'aucune façon. Les jeunes ont besoins de s'amuser, de faire la fête et de profiter des excès de la vie.
-Merci. Dis-je tout bas.
-Je comprends, vous êtes une jeune femme, vous voulez jouir de la vie, mais ici il va falloir bien plus de rigueur. Il me fixa d'un coup. Vous comprenez n'est-ce pas ? Ajoutant un mot insistant. Mademoiselle ?
-Bien sûr. Je comprends, je ferais mon possible pour réussir.
-Qu'allez-vous faire pour réussir ?
-Je vais éviter de recommencer. Dis-je étonner de ne pas comprendre sa demande en relevant la tête.
-Voilà, vous relevez enfin votre visage, votre posture, abattue, coupable. Prenez une position plus droite, c'est mauvais pour vos muscles, pour votre dos ! Voyons. La discipline commence par la tenue ! Dit-il en tournant légèrement son siège sur le côté.
-Je comprends monsieur. Me redressant.
-Allez mademoiselle Kovacic, ne soyez pas en retard à vos cours. Avec un sourire presque provoquant.
Je me suis levée un peu perplexe, ce n'était pas normal. Je me suis dirigée vers la porte d'un pas plus rapide, j'ai saisi la poignée de la porte. Seigneur c'est ça ? J'ai senti comme une résistance, c'était verrouillé, putain ? Là je commençais un peu à perdre la notion du temps, je commençais à paniquer.
-Laissez-moi ajouté une chose, Mademoiselle, évité les gens qui vous tires vers le fond. Si vous désirez apporter de bonnes appréciations et notes à vos parents sachez que vos relations seront importantes et il vaut mieux que je sois de votre côté. Dit-il en me déshabillant du regard et en souriant, tandis que je tirais et tournais le poignet.
La porte s'ouvrit brusquement, je sortis de là très vite, pleine de frisson et d'angoisse. Je repensais à Béatrix et sa réaction et je commençais à comprendre. J'avais la sensation de respirer plus vite, je voulais marcher mais j'hésitais à courir. Je voulais me passer le visage sous l'eau froide comme si je sortais d'un mauvais rêve, mais je n'avais plus le temps, les cours allaient commencer ! Je ne voulais pas être en retard le premier jour, super la journée commençait bien ! Directement chez le psychopathe de l'école ? Ahalalala ! J'étais agité, en panique, perdue et confuse.
Je descendis d'un étage un peu tremblotant, j'avais l'impression d'avoir subi un choc, comme prise au piège par un inconnu c'était insupportable. J'arrivais en salle 105, tête baissée m'asseyant à la première place libre, c'était des pupitres personnels, ça me changeait des places à deux. Tant mieux j'avais besoin d'être seule, tranquille. J'avais même pas regardé ceux de ma classe. Trop préoccupée. Il y avait du bruit, des jeunes discutaient entre eux. J'avais la tête complètement engourdie, je voulais presque pleurer, je ne savais plus quoi faire... J'ai complètement zappé le prof, les élèves ceux à côté de moi. Je me tenais la tête, sentant le pouls qui tapait fort, le stress, l'anxiété, presque une migraine qui arrivait, la sensation de manquer d'oxygène, je voulais hurler pour me soulager, mais je ne pouvais pas.
-Excuses-moi ? Dit une jeune femme à côté de moi à droite.
-Quoi ? Je me suis tournée vers elle un peu ailleurs.
Elle était plutôt belle, avec une coupe de cheveux longs et noirs, elle semblait sino-américaine à première vue. Des yeux noirs, un visage fin. Elle me regardait attentivement, attendant ma réaction, ma réponse.
-Tu es nouvelle ici ?
-Oui c'est ma première année ici.
-Cool, moi c'est Mei. Dit-elle avec le sourire.
-Irem.
-Ça va ? On dirait que tu reviens de loin ?
-Oui, doucement, je reviens du bureau de Mr Chambers.
-Ah ok, j'ai entendu des rumeurs, mais moi je n'y suis jamais allez.
-Tu as de la chance, c'est une ambiance assez pesante, je dirais. Dis-je en y repensant.
-Tu sais que je te connais ? Dit-elle avec allégresse et pleine d'énergie.
-Ah bon ? D'où ? J'étais étonnés.
-Figures-toi que je suis abonné à toi sur TikTok, On m'a recommandé ton compte, mais ta presque aucune vidéo, j'étais assez déçue.
Puis un homme noir, grand et massif entra dans la salle avec précipitation. Un pantalon gris ou brunâtre, chemise noir et brune avec des motifs orangés, une sacoche en cuir usée. Des cheveux très épais noirs ou brun foncés, des lunettes, une grosse barbe.
-Excusez mon retard, mais j'ai eu du mal à reprendre le rythme scolaire ! Dit-il en entrant et en ce dirigeant à son bureau.
-Bonjour tout le monde, mettez-vous en place ! Il parlait avec un accent léger, africain, de qu'elle pays je l'ignorais. Il se tourna vers le tableau et commença à écrire son nom. « Mr Bakunda ». Je suis votre professeur de calcul, de géométrie et d'algèbre ! Il se retourna vers nous. Je vois que je connais certains d'entre vous, mais j'apprendrais à tous vous connaitre. Il se plaça à son bureau, assis dessus plutôt que sur la chaise, l'air très détendu. Puis il se redressa d'un coup, comme au garde à vous, en voyant la directrice devant l'entrée de sa classe. Madame Perkins. Il semblait très étonné.
-Mr Bakunda. Dit-elle avant d'entrer.
Elle s'avança très sévère avec ses petites lunettes.
-J'ai le regret de vous demander d'excusez. Elle se tourna cherchant un élève au fond de la classe. Mr Novak pour la journée, car il doit me suivre, immédiatement. Elle le dévisageait. Rangez vos affaires et suivez-moi, s'il vous plait. Dit-elle à l'élève.
En me retournant je puis voir un beau brun ténébreux cheveux courts avec les yeux bleus très clair, j'étais assez surprise, je ne l'avais pas vu lui ! Il était plutôt mignon, même très beau. Tiens étrange il ne portait pas l'uniforme scolaire ? Il avait une grande cicatrice sur l'œil droit. Je le vis se lever sans rien dire et suivre la directrice avec son sac. Il portait un t-shirt noir avec des traits blancs géométriques et de nombreux tatouages sur les bras. Assise, quand il est passé à côté de moi, je l'ai trouvé si grand et costaud. Ce fut assez bref. Il avait des avant-bras en entouré de gant et lanières noirs en cuir, un pantalon sombre militaire, une veste en cuir sans manche. Il avait une barbe légère et rasé sous le menton. Un grand tatouage sur le côté droit du visage. Il avait plusieurs boucles d'oreilles et un grain de beauté côté gauche de la lèvre. Avant de sortir il se tourna vers la classe en levant le bras en l'air.
-Soyez contre ce système fasciste !! Nous devons luttés pour notre liberté et notre individualité !!! Dit-il avec sa voix très rauque.
-Cela suffit jeune homme ! Suivez-moi ! Ajouta la directrice en coupant court à son discours
-Bon ! Nous allons pouvoir poursuivre ! Dit Mr Bakunda.
Ok cela devait être un anarchiste ou un truc du style, contre les uniformes, bizarre pourquoi venir ici si on est opposé à ce système ? Bon en tout cas j'aimais bien les mathématiques, mais là j'avais autres choses en tête. Mei me connaissait, elle était l'une de mes abonnés, j'étais très surprise, je pouvais peut-être en savoir plus sur ces fameuses recommandations. Et c'est vrai que tous ces types assez beaux Dimitri et le dernier « Novak » me plaisait bien. Bon si j'écoutes Béa, pourquoi ? Dimitri était à éviter, mais j'étais assez grande pour me faire mon avis, non ?
-Mlle Ko... Kovacic ?
-Quoi ? Oui ? C'est moi ? Dis-je tête en l'air, ne sachant pas de quoi on parlait.
-Pouvez-vous me dire, s'il vous plait, pouvez me dire ce qu'est un nombre rationnel ?
J'étais perdue, je devais réfléchir, un nombre rationnel, j'ai étudié ça ? Putain c'est quoi ce truc, merde, je vais passer pour une débile !
-Levez-vous s'il vous plait et répondez à vos camarades. Ajouta Mr Bakunda. Je suis sure qu'ils sont impatients de connaitre votre réponse.
Mei se leva à ma place.
-Un nombre rationnel est, en mathématiques, un nombre qui peut s'exprimer comme le quotient de deux entiers relatifs.
-Excellent Mlle Lin, mais j'attendais une réponse de Mlle Kovacic. Bon pour cette fois vous êtes sauvés, mais pensée bien à connaitre la réponse si je vous interroge à nouveau.
Je me tournais vers elle. Merci ! En chuchotant.
-T'inquiètes pas Irem, je sens que l'on va bien s'entendre. Dit-elle discrètement.
Mr Bakunda écrivait sur un tableau blanc et parlais des nombres rationnels et d'équation.
La sonnerie de fin de cours retentit et je crois que nous avions ensuite Littérature. J'étais contente d'avoir trouvée si l'on peut dire quelqu'un à qui parlée. Surtout qu'elle semblait plus proche de moi et ne ressemblait pas à Béatrix. Nous avons rangé nos affaires, nous sommes allées salle 108. Le professeur était déjà dans la salle. D'ailleurs c'était une femme, son visage, froid, comme sans vie, ce n'est pas la joie on dirait. Mais le plus impressionnant c'est quand je me suis avancée, j'ai remarqué qu'elle était assez grande et très âgée, à mon avis pas loin de la directrice. Je me suis installée, Mei était à mes côtés on discutait un peu ensemble.
-HEY !! Cria une fille qui se dressa devant nous avec rage.
J'ai levé la tête vers elle, avec Mei. Nous étions surprises. La jeune fille avait les cheveux longs blonds, un visage très fin, elle semblait menue, les yeux très bleus. Mais surtout des marques sur le visage, comme près de sa bouche, une cicatrice. Un mascara qui coulait, elle avait dû pleurer. D'ailleurs c'est étrange, c'est un détail, mais pourquoi elle sa jupe à des croix au lieu d'avoir des lunes et des soleils ? Bizarre...
-C'est toi Kovacic ?
-Oui ! J'étais stupéfaite, elle connaissait mon nom.
Puis elle me colla une gifle assez violente en plein visage. J'étais totalement sous le choc. Qu'est-ce qu'il venait de se passait ? Mei se leva brusquement lui saisissant le bras.
-T'es cinglée ou quoi ? Dit Mei à la jeune hystérique.
-Je me retiens ! Sinon ça va mal finir ! Elle serrait ses poings puis éclata en sanglot avec de partir.
Je me suis redressée avec du mal, car j'avais basculé sur le côté avec la violence du coup. J'avais la joue enflée ou marquer. Punaise-elle frappe fort. Je me sentais toute commotionnée, comme enflée.
-Ça va Irem ? Me dit Mei en se penchant vers moi.
J'ai levé la main en regardant la prof.
-Madame ! Excusez-moi madame ?
Elle tourna un œil vers moi, de haut. L'air agacée.
-Qui a-t-il mademoiselle Kovacic ? D'un ton glacial, elle avait une voix forte et presque un ton agacé.
-Vous n'avez pas vu ? Une jeune femme vient de me giflée ? Elle haussa les sourcils.
-Vous désirez peut-être aller à l'infirmerie ? Essuyez-vous, vous saignez de la lèvre. En tous cas, c'est votre premier jour ici et vous vous faites déjà remarqués. J'étais sans voix devant ce qu'elle disait. Je ne sais pas qu'elles sont vos histoires, mesdemoiselles, mais la petite qui vous a agressé est la fille de Mr Chambers, je vous conseillerais de faire très attention, elle est très susceptible. J'ai le visage très endolori, sourcils en haut bien levé, comme si le ciel s'écroulé.
La prof me laissa sans voix. Elle avait un visage fin, elle ressemblait à une petite dame fébrile. Elle avait un chignon grisonnant, avec quelques cheveux retombant devant. Elle avait des lunettes, les yeux verts, un pantalon simple et un petit chemisier cyan.
Mei se leva en me tenant le bras.
-Viens on va à l'infirmerie. Me dit Mei.
Je me suis levée et je suis partis avec elle, en la suite me tenant la lèvre, qui saignait quand même pas mal. Ce n'est pas possible elle avait une bague où je sais pas quoi dans la main quand elle m'avait giflée, car j'ai trouvé ça assez violent et brutal.
-Mei, pourquoi elle m'en veut à ton avis ? Elle est tarée punaise !
-J'en sais rien c'est une folle.
Elle m'accompagna à l'infirmerie, Mei frappa à la porte salle 209, même si elle était déjà ouverte. Là une femme nous reçut. Whoooaaahhh ! Clairement on dirait vraiment une infirmière comme dans les films. Elle avait une blouse verte tout équipée, j'étais surprise par cette couleur qui ressortait son teint, ce vert bleuté. Elle était métisse à première vue, peau sombre très cuivrée. Elle avait les cheveux mi-long vert ou bleuté. Des boucles d'oreilles discrètes. Elle avec les yeux verts avec un make-up rappelant cette couleur. Les sourcils foncés. Elle avait des chaussures style sabot gris et des collants noirs avec des inscriptions. Une ceinture épaisse à la taille avec deux boucles. Elle avait sa petite toque sur la tête, verte aussi. Sincèrement je la trouvais très agréable. Elle se tourna vers nous.
-Que s'est-il passé ? Venant vers nous et me saisissant le bras. Elle avait une voix très gentille, agréable, même rassurante.
-Une fille l'a giflée dans la classe de Mme De Grandidier. Répondit Mei.
-Et bien entendu, Mme De Grandidier n'a rien dit, rien fait, rien vu, comme d'habitude. Dit-elle avec lassitude.
-Je ne sais pas si elle avait quelques choses, mais elle m'a ouvert la lèvre. Disais-je en levant la tête en montrant ma lèvre.
-Tu seras légèrement gonflée un moment, mais ça devrait aller. Dit-elle en essayant la plaie avec un désinfectant.
-Merci bien Madame. Dis Mei, ravis de voir que ce n'étais pas plus grave.
-Je suis Mademoiselle Castillo, Luna Castillo, si vous avez un soucis les filles, venez me voir.
On sortit de l'infirmerie avec un mot signé, pour le temps perdu passé hors des cours. En traversant un couloir on vit de loin, la jeune fille, Chambers recroqueviller dans un coin en train de sanglotée toutes seules.
Je me suis redressée et j'ai marché vers elle, décidée à comprendre. Mei me rattrapa au bras.
-Qu'est-ce que tu fais ? Dit-elle en chuchotant.
-Je veux savoir pourquoi elle m'a agressé ?
-Pas de connerie ? Répondit Mei.
-Non, t'inquiète pas.
-Ok, je viens avec toi.
On s'approcha d'elle.
-Hey ! Je peux savoir ce qui t'a pris ? Ta vue la tête que j'ai maintenant ? Pourquoi tu m'as frappé ça va pas ? Dis-je énervée.
Elle leva la tête vers nous, les yeux presque tout noirs, son maquillage coulais partout.
-Pardon ? Elle se redressa elle aussi en colère. Ne t'avise plus d'approcher mon père ! Répondit-elle en criant sèchement. On pouvait presque ressentir une haine profonde dans ses yeux.
-Quoi ?
-Tu ne te rends pas compte de ce que tu fais ? Avec ton air d'innocente ? Tu transmets des sensations à mon père, sa lui fait tourner la tête, après il est énervé et il s'en prend à moi ! Ok ? Dit-elle pleine de rage.
-A parce qu'en plus c'est ma faute, c'est lui qui ferme la porte de son bureau et qui me fait flipper plutôt ! Avec ses airs supérieurs et c'est moi la coupable ? Ton...
-Ta gueule ! Espèce de salope ! Tu ne comprends vraiment rien... Elle fit demi-tour et partis au fond du couloir pour ouvrir une porte qui menais dehors.
Mei semblait outré et moi je m'interrogeais en ayant entendu ses mots. Elle était persuadée que c'était moi la fautive ? Après cela, nous sommes retournées toutes les deux finir le cours de littérature avec Mme De Grandidier, nous avions ratés quelques minutes avec l'agression et le détour à l'infirmerie. Ce fut assez lourd, car la prof ne semblait pas vraiment sympathique, ni vraiment aimé ce qu'elle nous enseignait. Cela se voyais qu'elle faisait cela uniquement par ce qu'elle avait besoin d'argent et non pas par plaisir d'enseigné. Du coup c'était plus théorique, plus d'exercice, moins de passion dans ses discours et explications. J'étais presque heureuse quand il y a eu la sonnerie de fin de cours. Je me suis tournée vers Mei en rangeant mes affaires.
-Tu vas ou maintenant ? Me demanda Mei avec le sourire.
-Euh... Attends. Je sortis mon téléphone avec mon planning. Je me suis tournée vers Mei. Euh... Salle 207, avec... Mme Zaleski.
-Ah ben on est pas ensemble pour ce cours. On se retrouve plus tard ok ?
-Pas de soucis.
Puis Mei se dirigea plus loin en me faisant signe de la main et je me suis retrouvée seule.
Je me suis dirigée vers l'étage de la salle 207. Il n'y avait personne encore, j'étais la première, cool je pouvais choisir ma place. Je me suis installée tranquillement en attendant les autres. Puis plusieurs jeunes arrivèrent. J'en avais déjà vu certains ou croisés. Ensuite arriva Mme Zaleski. J'étais un peu curieuse de la voir, on l'entendait marcher de loin avec ses talons. Tout à coup un type derrière moi m'appela pour me donner un message sur une feuille. Je le saisis. « Tu veux faire coco, moi j'trouve que t bonne ? » Lol, c'est quoi ce mot ? Mdr, sérieux y a des nanas qui kiff se faire séduire par ce genre de mot ? En tout cas pas moi. J'ai froissé le papier et l'ai jetée au sol accompagné d'un soupir en réponse. J'entendais deux ou trois gars ce marrés dans mon dos, surement pour ce moqués de celui qui avait écrit le mot. Quand arriva Mme Zaleski. J'étais surprise, on aurait dit une veuve, ou une gothique, toute en noir. Une grande robe noire très longue touchant presque le sol, mais très ouverte sur une cuisse, pratiquement jusqu'à la hanche. Elle avait des collants noirs chargés de motif en dentelle. Elle avait de petits escarpins à talon noir. Une coupe de cheveux très courte, noir, muni sous un chapeau rouge, on aurait dit un style début vingtième siècle ou peut-être période prohibition. Avec deux mèches retombant ou glissant le long du visage. Des boucles d'oreilles rouges, un anneau suivit de filent chutant. Deux marques sous les yeux un trèfle et carreau argenté mélanger. Ses yeux étaient sublimes, vrai ou lentille, c'était spécial, orangé ou marron très clair. Un rouge à lèvre brun. On aurait vraiment dit une femme en deuil. Je la trouvais très originale. Mais à dire vrai, je trouvais qu'elle avait un look de sorcière. Et son collier avec le médaillon noir, je le trouvais très joli. Zaleski, cela doit être polonais je suppose. J'espère qu'elle sera sympa ! Quand elle marchait on entendait le bruit de pas de ses talons sur le sol. Elle semblait un peu froide et autoritaire. Son regard était glaçant avec des sourcils épais, très bien dessiné et très droit avec un symbole de carreau au milieu du front. Elle avait de longs gants noirs et un tissu en dentelle noire qui couvrait ses épaules et son cou.
-Bonjour ! Quand je dis bonjour à vous, vous vous levez, s'il vous plaît. Dit-elle avec un fort accent des pays de l'est.
Toute la classe c'est lever d'un coup. Je me suis levée également.
-Vous attendez quoi ? Dit-elle en nous regardant. Vous dites, bonjour Douchenka, comment allez-vous ? Avec un air détendu et souriant.
Toutes la classe se mit à rire.
-Demain je veux entendre ça. Nous avons compris ?
-Oui Douchenka. Dit toute la classe.
-Bien. Asseyez-vous. Dit-elle calmement. Je suis votre professeur d'histoire, mais aussi d'économie. N'est-ce pas amusant ? Dit-elle avec ironie. Moi une femme des pays de l'est qui vient vous enseigner l'histoire de l'Amérique ? Je trouve cela cocasse.
Elle s'arrêta de parler et fixa un élève derrière moi, je me suis retournée, celui-ci riait et levait la main. Elle lui fit signe de parlée et il se leva.
-Madame vous pensez que le coronavirus vient réellement d'un laboratoire chinois ? Riant bêtement en posant sa question.
-Je pense que vous lisez trop d'articles à tendance fabulatrice. Faites-vous partis des gens qui pensent que la terre est plate ? Ou encore que personne n'a jamais été sur la lune ? Elle parlait sérieusement puis soupira d'un coup. Peut-être pensez-vous que la base 51 abrite de petit homme vert ? Mr Rockwell asseyez-vous donc, cela vous évitera de dire des bêtises. Je vais vous enseigner l'histoire et l'économie, ce qui est écrit dans les livres, pas des fables.
Soudain une fille se leva à son tour.
-Douchenka, ne dit-on pas que l'histoire est écrite par les vainqueurs, donc ce n'est peut-être pas la réalité des faits écrits ?
Mme Zaleski se mit assise à son bureau.
-Oh je vois très bien où tu veux en venir. Mais nous n'allons pas débattre de philosophie, vous avez des cours concernant cette matière peut-être pour certains. Moi je vous enseignerais uniquement la réalité de l'histoire et parfois son économie, car bien entendu l'histoire et l'économie sont deux proches cousines.
Elle me fixa un moment, regarda son bureau et ses documents.
-Toi jeune fille, Mlle Kovacic, que penses-tu de tout cela ? Pourquoi me demandait-elle de répondre alors qu'elle disait ne pas vouloir débattre du sujet ? Je me suis levée.
-Je penses qu'il est important d'avoir des opinons différentes et de pouvoir en débattre pour échanger nos idées.
-Des mots justes, sans doute, mais nous allons juste parlés d'histoire se sera plus simple. Car sinon je vais perdre mon temps. Nous n'avancerons pas sur le programme de l'année.
-C'est juste madame. Et je me suis assise.
-J'espère que vous aurez tous autant de réponse quand nous ferons des examens.
-Je dois également vous avertir que vous n'aurez pas cours exceptionnellement cette après-midi car les enseignants, devrons se réunir pour préparer le rentré d'autres classes.
Les deux heures avec Mme Zaleski se sont écoulés assez rapidement, je la trouve très sympa et avec beaucoup d'autodérision. Elle ne se prend pas trop au sérieux et semble vouloir que l'on réussisse. J'ai finalement survécu à ma première journée de cours, c'était enrichissant et curieux tout de même, il y a des gens cool, même des profs, par contre d'autres sont clairement à éviter. Et je suis restée concentrer sur mon enseignement, mais en rentrant, je devais réfléchir, avec tout ce monde que j'avais rencontré, qui pouvais bien être Silka17 car franchement aujourd'hui je n'y avais pas trop pensé, mais malgré tout j'ai retenu certaines choses et j'ai quelques idées en tête pour plusieurs questions. Je voulais savoir pourquoi il désirait me rencontrer, car apparemment c'était son objectif principal, pour qu'elle raison. Je n'avais pas vu de personne particulière qui m'avait heurtée au point de me dire, c'est lui ! J'étais encore dans le flou. Je mourrais d'envie, plusieurs fois, d'en évoquer le sujet avec Mei, mais j'ai gardé mon secret car je me suis dit que peut-être cela pouvait être une femme, pourquoi pas ? Après tout, c'est exactement ce qu'elle avait fait, s'approcher de moi, pour devenir mon amie. Je me devais de garder une certaine distance avec les personnes que j'allais rencontrée, car je ne savais pas qui il où elle était. Ce n'était peut-être pas une arnaque pour me soutirer de l'argent, juste un challenge de drague, ou un jeu un peu chelou pour me connaitre. Mais j'avais envie d'en savoir plus. En rentrant avec ma trottinette et mon casque j'étais heureuse de retrouver ma mère, puis mon père. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été aussi libre, sans eux, donc pour une fois j'étais ravi de les retrouver. Souriante et heureuse, malgré la gifle et la rencontre avec Mr Chambers. J'ai mangé avec mes parents, je me suis changée, douchée et je me suis relaxé dans ma chambre.
J'avais pris la tablette, mode détente, j'avais lancé ma musique et connecté mon enceinte, tranquillement dans mon lit. « Mindplay – Roza » Ah enfin un peu paix et de bonheur. Bon ce n'est pas tous, je devais voir, avant de parler avec Silka17, mon compte TikTok, car depuis que j'avais tous ces soucis en tête, j'avoue que j'y allais beaucoup moins. J'ai lancé l'appli et j'ai crue m'évanouir. « 1245 Abonnés » Mon dieu !! C'est quoi ce délire ? J'avais même pas cinq ou sept vidéos maximums.
-Bonsoir Silka17 ! Disais-je en regardant la tablette avec le sourire.
Etrange aucune réponse, sa fait maintenant cinq bonne minute que j'attends et rien.
-Bonsoir. Toujours avec cette voix robotiser, transformer.
-Ah enfin tu te décides à me répondre !
-Oui, enfin comme tu dis. Ta journée était passionnante ? Tu as pu voir toutes les choses que tu voulais ?
-Oh ! Que de question ! Je croyais que c'était à moi d'en poser ?
-Tu as raison. Cela compte comme une question n'est-ce pas. J'ai répondu.
-Non, non ! C'était juste une phrase ironique, rien avoir avec les questions. Sérieux respect les règles que tu m'imposes.
-Bien, je t'écoute.
-Est-ce que tu me vois ?
-Oui parfois.
-C'est une réponse un peu vague. Un peu déçue de la réponse.
-Ta question n'étais pas assez précise non plus.
-Ok, je vais tenter de l'être un peu plus. Par contre j'ai une question avant de poursuivre, il s'agit du contrat. Je peux te la posée ?
-Je t'en prie.
-J'ai dix questions a posées cette semaine, puis ensuite je dois faire une proposition c'est bien ça ?
-C'est bien ça.
-Alors je vais être plus précise. Est-ce que tu me vois quand je suis à l'école de Rightful Staten Island High School ?
-Oui.
-Donc ce challenge concerne bien l'établissement de Rightful Staten Island High School ?
-On va dire que oui.
-Est-ce que tu portes un uniforme ?
-Bien entendu. Je tapais des mains en entendant la réponse en disant Yes !
-Je n'ai pas droit au physique ni au lieu, Rhhhooo... C'est compliqué ! Est-ce que tu as une voix grave ou plus aigüe ?
-Ahahah ahahah. Petit ricanement. Je ne sais pas si je peux l'accepter, c'est quand même une particularité physique.
-Oui et non, mais c'est sûr que cela m'aiderait.
-Je vais te dire que j'ai une voix passe partout dans ce cas.
-Super vive la réponse. Je fis en soupir en entendant la réponse trop évasive.
-Désolé je ne peux pas te laisser éliminer cinquante pourcents de personne d'un coup.
-Ouais... Laisse-moi réfléchir. Je réfléchissais en cherchant une question plus particulière. C'est qui sur la photo en noir et blanc dans le livre que j'ai reçu de ta part ?
-Pardon ? Une photo en noir et blanc ? Il y a un mot derrière ? Dit-il avec un peu d'agitation comme si c'était étrange.
-Oui il est écrit un mot en Croate.
-C'est une jeune femme que j'ai connue autrefois.
-C'est une ex à toi ?
La tablette ne répondait plus. Plus rien. Soudain elle se ralluma quelques minutes après.
-Oui mais pas dans le sens que tu l'entends.
-C'est quoi le rapport entre la photo et le livre ?
-Ce sont nos origines à tous.
-Nos origines, à qui ?
-A nous.
-Non tu ne peux pas me dire ça comme ça ce n'est pas juste.
-Tu comprendras en avançant dans ton challenge, mais tu as posé dix questions. J'attends maintenant ta proposition ?
-Mais... La semaine vient de commencer !
-Personne n'a dit qu'elle venait de commencer, il est écrit nulle part qu'aujourd'hui c'est le début de la semaine. Si tu donnes ta proposition, nous commencerons une nouvelle semaine à partir de demain. Vu que nous sommes le Lundi 13 Septembre 2021, les semaines seront du lundi au lundi, tout simplement. Donc, lances-toi qui tu penses que je suis ?
-Laisses-moi quelques instants de réflexion... Je réfléchissais à haute voix. Non c'est impossible je ne trouverais pas avec si peu d'élément. Bon je vais dire Wiktor Novac, car il est assez mignon.
-Mignon ? Ah ok, je vois le genre.
-Comment-Ça tu vois le genre ?
-La meuf qui juge sur le physique.
-Ah oui c'est vrai que c'est superficiel ! Toi tu choisis pas le physique. Non ce n'est pas intéressant. Tu cherches la fille la plus moche, Oh je regarde la beauté intérieure ? Ouais c'est ça fait moi rire ! Dis-je un peu vexée.
-Non je suis d'accord c'est important, mais il n'y a pas que ça ? C'est tellement évident pour moi, une belle femme tu la regardes, tu l'as désir sans doute, mais après ce simple visuel tu ne peux pas dire, voilà c'est elle la femme de ma vie !! Non ce n'est pas vrai. Là oui c'est complètement superficiel. Je pense que connaitre l'autre c'est le plus important, après oui évidemment, le physique peut avoir une conséquence, mais c'est cette petite différence qui permettra au couple de durée plus longtemps. Car je ne suis pas du tout d'accord. On se dit pas, Oh my Gosh ! C'est lui, c'est l'homme de ma vie, juste en le voyant !! Il est trop beau !! Alors qu'il se peut que ce soit le pire des connards de l'univers, infidèle, superficiel, charmeur, dragueur, alcoolique etc... On devrait apprendre à connaitre les gens avant de les jugés physiquement comme des objets ! Il fit un discours, un monologue avec beaucoup de passion, de véhémence, s'emportant presque.
-Oui c'est vrai. Punaises-y a des sujets qui te touche à cœur on dirait ? Mais tu m'as toujours pas répondu ? Es-tu Wiktor Novac ?
-Non ce n'est pas moi. Désolé je ne suis peut-être pas aussi mignon que lui ! D'un air presque vexé insistant sur peut-être et sur mignon en prononçant la phrase.
-Ohlalala monsieur est-susceptible ?
-Je vais simplement arrêter de te parler car indirectement tu n'arrêtes pas de me poser des questions. Je dois garder mon calmer et poursuivre le jeu.
-Oui c'est vrai !! Le jeu, le challenge c'est plus important que simplement discuté normalement avec les gens ! Hein ?
-Ce n'est... Non ce n'est pas ça c'est tout... Désolé je vais te laissez. Mais j'ai tendance à parler et... J'aime... Oui avec toi... Désolé je dois te laissez... Parlant comme avec des coupures, de manière hachurée.
-Ah et tu oublies les règles ? Dis-je un peu contrariée et en même temps contente, il aime parler avec moi. J'ai perdue, donc c'est quoi le truc que je dois faire pour toi ? Tu vois moi j'oublie pas les règles, je suis sérieuse !
-Je... Je ne sais pas... Désolé... Je ne peux pas continuer à te parler ainsi...
-Ah oui et pourquoi ça ?
-Je risque. Je risque... simplement de tomber amoureux, alors je préfère arrêter là pour aujourd'hui. Dit-il en arrêtant la tablette.
Il n'a plus répondu et m'a laissé en plan comme ça, en me disant qu'il risque d'être amoureux de moi ? Je rougie, c'est bien possible. J'espère quand même qu'il est un minimum mignon ? Mais ce jeu commence à me plaire. Mais il va falloir être plus attentive, je vais devoir connaitre ma classe, les élèves et relever le moindre indice qui pourrais m'aider. Peut-être aussi préparer les questions. Je me suis retournée d'un coup dans le lit et j'ai saisis dans mon sac pas très loin du lit mon emploi du temps. Voilà, cours d'art demain deux heures avec Mr Blake, dois-je vraiment convenir qu'il s'agit d'un élève ? A réfléchir, Silka17 c'est juste un pseudo après tout, pas vraiment un indice. Bon sinon ensuite j'ai cours de physique, mince ça me passionne pas trop. Ensuite cours d'espagnol, après je mange, l'après-midi sport deux heures, après terminé. Je dois être prête à prendre des photos, et commencer à enquêter sérieusement tout en poursuivant mes cours, car si je ne réussis pas, mon père et ma mère vont m'en vouloir. Je me suis levée, j'ai ranger la tablette, mes affaires. Puis j'ai été à la salle de bain pour me brosser les dents pour dormir au calme.
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